‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 635 sur 766 · LÉON · texte numérisé non relu

LÉON

Qui lies illusions de gloire chimérique, Quels faroucht s égards de dure politique ?

Enfin, il demande devant qui il doit se retirer. — ï\e pouvant choisir elle-même, elle lui ordonne de n'être point jaloux ; quel que soit le choix du sénat, personne ne se verra maître de sa personne : elle le jure, et laisse son cœur aux mains de son amant. A moins que le sénat ne le nomme empereur, et il est assemblé en ce moment, Léon ne doit espérer rien de plus. — Adieu, j'attends son arrêt, dit-elle en sortant.

Léon s'emporte contre une telle perfidie ; restée seule avec lui , Justine lui conseille d'éveiller la jalousie au cœur de la princesse, qui ne manquerait pas de le rappeler. Il se refuse à un moyen qui paraîtrait autoriser la conduite de son infidèle, et sort en conjurant les dieux de mettre un terme à ses tourments. C'est la seule réponse que Justine obtienne de lui en échange de l'aveu de son amour.

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