LE FESTIN DE PIERRE, ACTE III, SCÈNE I
( Il aperçoit D. Juan qui l'écoute.) Et... Cela n'est pas vrai : si l'on vient vous le dire, Répondez hardiment qu'on se plaît à médire : Que mon maître n'est fourbe en aucune action, Qu'il n'épouse jamais qu'à bonne intention, Qu'il n'abuse personne, et que s'il dit qu'il aime... Ah! tenez, le voilà; sachez-le de lui-même.
D. JUAN, àSganarelle.
Oui!
SGANARELLE
Le monde est si plein, monsieur, de médisants, Que, comme on parle mal surtout des courtisans, Je leur faisais entendre à toutes deux, pour cause. Que, si quelqu'un de vous leur disait quelque chose, I] fallait n'en rien croire ; et que de suborneur. . .
D. JUAN
Sganarelle!...
SGANARELLE
Oui, mon maître estun homme d'honneur, Je le garantis tel.
D. JUAN
Hom!
SGANARELLE
Ce seront des bêtes, Ceux qui tiendront de lui des discours malhonnêtes.