‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 707 sur 766 · LA RAMÉE · texte numérisé non relu

LA RAMÉE

Dans un moment doivent ici descendre Douze hommes à cheval commandés pour vous pren- Ils ont dépeint vos traits à ceux qui me l'ont dit. [dre; Songez à vous.

SGANARELLE

Pourquoi s'aller perdre à crédit?

Tirons-nous promptement, monsieur.

D. JUAN

Adieu, les belles; Celle que j'aime aura demain de mes nouvelles.

MATHURINE , s'en allant.

C'est à moiqu'i promet, Charlotte.

CHARLOTTE, s'en allant.

Oh ! c'est à moi .

Il faut céder ; la force est une étrange loi.

Viens ; pour ne risquer rien, usons de stratagème;

Tu prendras mes habits.

SGANARELLE

Moi, monsieur?

D. JUAN

Oui, toi-même.

SGANARELLE

Monsieur, vous vous moquez . Comment sous vos ha- M'aller faire tuer ? [bits

D. JUAN

Tu mets la chose au pis.

Mais, dis-moi, lâche, dis, quand cela devrait être, N'est-on pas glorieux de mourir pour son maître ?

SGANARELLE

(à part.) Serviteur à la gloire... 0 ciel ! fais qu'aujourd'hui Sganarelle, en fuyant, ne soit pas pris pour lui !

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