‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 708 sur 766 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

D. JUAN, SGANARELLE , habillé en médecin. SGANARELLE.

Avouez qu'au besoin j'ai l'imaginative Aussi prompte d'aller que personne qui vive. Votre premier dessein n'était point à propos. Sous ce déguisement j'ai l'esprit en repos. Après tout, ces habits nous cachent l'un et l'autre Beaucoup mieux qu'on n'eût pu me cacher sous le J'en regardais le risque avec quelque souci, [vôtre; Tout franc, il me choquait.

D. JUAN

Te voilà bien ainsi.

Où diable as-tu donc pris ce grotesque équipage?

SGANARELLE

Il vient d'un médecin qui l'avait mis en gage : Quoique vieux, j'ai donné de l'argent pour l'avoir. Mais, monsieur, savez-vous quel en est le pouvoir? Il me fait saluer des gens que je rencontre, Et passer pour docteur partout où je me montre : Ainsi qu'un habile homme on me vient consulter.

D. JUAN

Comment donc?

SGANARELLE

Mon savoir va bientôt éclater.

Déjà six paysans, autant de paysannes, Accoutumés sans doute à parler à des ânes, M'ont sur différents maux demandé mon avis.

D. JUAN

Et qu'as-tu répondu ?

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