‹ Œuvres de P.L. Courier précédées de sa vieChapitre 117 sur 141 · LETTRE DE M. RENOUARD · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. RENOUARD

Paris , le 6 février 1810.

Monsieur, vous avez sans doute reçu la lettre que je vous ai écrite fl y a quelques jours, et vous aurez vu que j’attends, non sans beaucoup d’impatience, le bienheureux fragment et tout cé qui s’ensuit : j’espère que vous allez m’envoyer bientôt tout cela , et je me repose sur votre activité et votre bonne amitié; mais il est question de bien autre chose. Connaissez-vous le bel article mis par nos honnêtes messieurs ' dans te Corriere Milanese ? en voici une copie pour votre édification. Comme c«6 excellentes personnes n’ont pas été jusqo’à signer leur petit libelle, il me semble que le remède est à côté du mal , et qu’on peut leur ménager un expédient pour chanter la palinodie, sans compromettre leur dignité, et leur grande réputation de sincérité et probité. 11 suffirait qu’ils voulussent bien (sur la demande que leur en ferait monsieur le préfet ) signer une déclaration , portant que l’article inséré dans le journal est faux dans presque tous les détails, expliquant par quel accident la tache a été faite au manuscrit, et par qui. Je suis persuadé qu’ils ne s’y refuseront pas, et ce sera une affaire terminée. Dans le cas contraire , j’ai tout piôt un factum moitié sérieux, moitié plaisant, dans lequel ces messieurs ne seront pas trop ménagés. Mais je vous avoue que cet expédient ne me plairait guère, et que je ne suis aucunement curieux de ce petit bruit qu’on fait en se querellant

■ Les bibliothécaires de Florence Furia et Bencini .

ÉCBITES DE FKANCE ET d’iTALIE. 529

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