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En substituant à la fraction continue
la fraction ordinaire qui lui est égale
et en posant
on aura
En portant cett« valeur de la fonction F{3) dans les formules (1), nous trouvons
ou bien
Or, les résidus intégraux
c ^oM r ?pQ,(^)
OÙ w désigne une quantité infiniment petite, s'étendent seulement sur les valeurs voisines de ^f = f ; et comme cette valeur de s, qui annule Op, (s) en vertu de (2) et (3), coïncide avec l'une de leurs limites, la valeur commune de ces résidus sera
et les dernières formules nous donnent
^ flx\dx> r *^-^I-£aW.
On voit par là que la différence entre le résidu intégral
f 2WS
est au plus égale à la fraction
— 2 0\lv)
C'est la plus grande approximation avec laquelle la valeur de l'intégrale peut être déterminée d'après les valeurs données de 2m intégrales
r f{x) dx, \ xf(x) dx,...., \ x^'"~^ f(x) ôx,
si par rapport à la fonction inconnue f{x) on sait seulement qu'elle reste positive pour les valeurs réelles de x entre x= a et x^b. Nous allons maintenant étudier la fraction
et quelques formules qui peuvent nous conduire à la détermination de sa limite supérieure. Dans un cas particulier très remarquable nous trouvons par ces formules la limite supérieure de la fraction
sous la forme d'une fonction du nombre des intégrales données h b b
\ f{x)dx, ^ xf{x)dx, \ x^f{x)dx,. . . ,,
et qui tend vers zéro quand ce nombre augmente indéfiniment.
§ 2. Nous profiterons ici de quelques résultats que nous avons obtenus dans notre Mémoire sur les fractions continues *). Dans ce Mémoire nous nous sommes occupé de la fraction continue
— 447 ~qu'on obtient en développant la somme
,^,^ — iïï,- « — a-Q 2 — ^1 ■ ' ' " 2 — a;„
OÙ les quantités
sont toutes réelles et distinctes, et
sont des quantités positives quelconques. En désignant par
'J'û(^)' 'Jv?)' 'l'îW —
les réduites de la fraction continue, nous trouvons, en vertu des formules démontrées dans ce mémoire, les égalités suivantes:
qui montrent que les coefficients
Kj, «2, Kg,. . , .
sont tous positifs. li résulte de là que les premières termes des fonctions
îo{^)' ?i(^). ïsW. .
ordonnées suivant les puissances décroisantes de ^, auront des coefficients positifs.
D'autre part, comme nous avons vu dans ce même Mémoire, pour toute fonction entière /è [z) d'un degré inférieur à ja on doit avoir l'équation (4) ^U\)%(.^,)6'(^,) = <l.
De cette équation nous allons déduire quelques propriétés des fonctions
'i.W, 1,^, fcW
dont nous nous servirons après. Pour cela nous remarquons que la dernière réduite
doit donner la valeur exacte de la somme
et son dénomluateur '\i„^^ (s) sera une fonctloo entière du degré (» -+- 1) de la forme
oîi C désigne un coefficient constant. L'expression ■l'„-^i (^)
sera donc une fonction entière du degré (n — 1), et d'après (6) on devra avoir l'équation
qui se réduit en vertu de (7) à l'égalité
d'où nous déduisons
Or, les racines
sont toutes réelles et distinctes, et en les supposant disposées dans l'ordre de leurs grandeurs on voit que la dérivée
aura des signes contraires pour les deux racines consécutives x^ et Xj^^^ , et par conséquent la fonction
aura aussi des signes opposés pour
c'est à dire eutre deux racines consécutives quelconques de l'équation
on aura au moins une racine de l'équation +„(s)=0
On voit par là que les n racines de l'équatiou
seront toutes réelles, distinctes et situées respectivement dans les n intervalles des (n-i- 1) racines de l'équation
En désignant par
les racines de l'équation
iées dans l'ordre de leurs grandeurs, on aura la série de grandeurs croissantes
3!g, x\, a;,, a>\,....Xy, x\, x^^^^^ x'-^^^. . . .x'^^, x^.
§ 3. Les n racines
a^'p, x\,. . . ■x'^^ de l'équation
étant inégales, la décomposition de la réduite
en fractions simples nous donnera la somme (6)
où, comme il est facile de voir, les facteurs
sont tous positifs.
En effet, les fonctions
des réduites
sont liées par la relation
Eu divisant les deux membres de cette égalité par
et en y faisant
nous trouvons l'égalité
Pour déterminer à l'aide de cette égalité le signe de la fraction nous remarquons d'abord que le produit
sera positif pour ^ = 00, puisque les premiers termes des fonctions t}; (^), ordonnées par rapport aux puissances décroissantes de s, ont des coefficients positifs (§2).
Si maintenant on passe de 3 = 00 à la plus grande racine 3 = x'^^ de l'équation
la fonction '^^^^^{s) changera son signe en passant par sa racine s=-x^, tandis que la dérivée '^'^{^) n'ayant pas de racine entre s=x^^ et2=oo conservera son signe. Le produit
sera donc négatif pour z = x'^^, et il est facile de voir qu'il conserveras» valeur négative pour toutes les racines
de l'équation
car, d'après le § 2, eutre deux racines consécutives de l'équation on trouvera toujours une racine pour chacune des équations
eu vertu de quoi le produit doit avoir le même aiguë pour toutes les racines de réquation
Ainsi, le produit sera négatif pour les valeurs
et la fraction
sera positive pour f^^O, I, 2, . . ., n — 1.