B„ II
les différences
et par
*) T, I, pages 617—636.
les fonctions entières qu'on obtient à l'aide de la formule % = (— 1)""' E î„ («„ V — E Q„ V), nous aurons pour développer la fonction v d'après les valeurs
la série que voici
(6) t) = rj y -I- «j E, H- «g jÇg -I- Ug iïg -f- . . . .
où hj désigne la partie entière de la fonction, et oii l'on admet que m et « sont des fonctions développablea suivant les puissances entières et décroissantes de la variable a:.
Pour déterminer, à l'aide de cette série, le polynôme
y ^ Aq-i- A^x -i~ A^x^ -+- . . . .-^A^^^x^~^,
au moyeu duquel la différence
Il y — w,
est réductible à une fontion entière, exactement jusqu'aux termes en x^"* inclusivement, désignons par
le dernier dénominateur des fractions convergentes
Çi ' «2 ' "Ça ' '
dont le degré soit inférieur à m, et par
F^, F^^, F„ Fj,
les quotients et les restes obtenus par la division du polynôme y par Q , du premier reste r par Ç„j, du second reste par Q,^^, et ainsi de suite.
En égalant les dividendes aux produits des quotients par diveseurs ajoutés aux restes, nous obtenons une suite d'équations
En éliminant des équations les restes
et eu observant que le dernier reste r^, qu'on obtient par la division de l'avant-deruier reste par Qi = l est zéro, nous sommes conduits à l'espressiou de î/ que voici
Maia comme notre polynôme ciicrché
y = AQ-i-AjX--t-A^x^~t-. . . .■+- ^,„, a;'""' ,
ne sera jamais d'un degré supérieur km — 1, ii est évident que la fonction F , qui s'obtient par la division de y par Q^, ue pourra pas être d'uu degré plus élevé que celui de
et par conséquent son degré sera inférieur à celui du quotient
Q^ ' car, par hypothèse, Ç„^., est d'un degré supérieur à m — 1. Quant aux fonctions
leurs degrés serout inférieurs à ceux des quotients
car elles résultent de la division des restes
par
et ces restes eux-mêmes obtenus pai' la division de y par
et ainsi de suite, seront nécessairement de degrés inférieurs à ceux de
Q,„ 0„-„ Qi, «.-
Pour déterminer les facteurs
F^, i?'j^,, , F^, Fj
dans le développement de y par la formule
(6) !,=p^e^-t-F^,e^,-H....-t-E,ô,-HF,e„
nous observons que le binôme
uy — V,
devient, en y substituant pour y sa dernière valeur, et en y exprimant v par la formule (5),
d'où, en y remplaçant
par leurs valeurs déduites des égalités
\ = Qr.«-F^, «„~, = Q„--,u-p^^ ,
nous obtenons la formule que voici
uy-v=~'Ev^F,P,-^-F,P,-^. .... ^F„,P,.^,-^F^P^ -.-(-P,-»,) B,-i-{F,^u,) n,-t- H-
En examinant cette nouvelle expression de la différence
nous voyous que ses termes
forment une fonction entière, et que les autres, comme il est aisé de le voir, sont tous de puissances négatives qui vont en décroissant. En effet, conformément à notre notation,
i!; = 0,îi — P,, B,= Q,u—P, , a^, = «,,, 11 — P„^,,
et ces restes, d'après les propriétés des fractions réduites, sont de degrés égaux à ceux des fractions
En rapprochant ces considérations de ce qui a été dit, dans le numéro
précédent, sur les fonctions
et, dans le Mémoire cité, sur les fonctions
il devient évident que daus les derniers ternaes de la formule
{F, — Oi) B^ -+- (Fa — Ojj) Ba -I- -+- {F^^ — m^,) F<y^^
les facteurs de
seront des fonctions entières de degrés inférieurs à ceux de
Ç2 Qi Ç|^ Q^-^ V«
Donc le premier de ces termes {F^ — o,) B^ sera d'un degré inférieur ''' -^ TT ^ TT et ne sera pas inférieur à ^^ ; le second terme (F. — tj„) B, sera d'un degré inférieur à -^ 7^ = 77- et ne sera pas inférieur à 77-, .... ;
V2 Va Vï „ , Va
sera d'un degré inférieur à
9ii^ .
D'où il résulte que dans l'expression ci-dessus trouvée pour le binôme
uy — V
la partie fractionnaire sera exprimée par la série
(F^ ~~ Oj) i^^ ^ (iT — 03) iï, -)- -H (F^^ — (ù^;) B^^ -t-
(K-'^JK-'^.^.K^.- ;
où les puissances des membres vont eu décroissant. Donc le degré d'exactitude avec lequel notre binôme se réduit à une fonction entière sera déterminé par le degré du premier de ses termes qui ne devient pas zéro.
A l'aide de ce résultat, il nous sera aisé de trouver les valeurs des fonctions