‹ Œuvres de P.L. Tchebychef (volume 2)Chapitre 83 sur 90 · IF^ [X · texte numérisé non relu

IF^ [X

par la méthode du§ 9, nous n'altérerons pas lesproprietés de cette équation déduites au paragraphe précédent et d'après lesquelles toutes ses racines croissent d'une manière continuée, lorsque les quantités

dans le voisinage de

croissent également d'une manière continue. Par conséquent, en observant que pour

l'on obtient

ÔE^ = ôec , dE^ = de^ , ÔE^ = de^, . . . et qu'aux valeurs de

voisines de

correspondent les valeurs de

voisines de

^o = <^o — 0o, E, = C\~c„ E, = c,— C„..., nous en concluons qu'eu remplaçant la série

par la série

Cq^ Eq ^ c, -t- JE, ^ c, — E^

dans la formation de l'équation

d'après les méthodes du § 9, nous obtiendrons une équation dont toutes les racines croissent d'une manière continue en même temps que E^, E , E dans le voisinage de

-Eo = Co— Oo, E, = C,~c„ E^==c,~C„...

Quant à ces quantités les 2m premières entre elles ne peuvent pas dépasser les limites

1 h ft*^ h^m—i

flo' W fio'*"*' -Ho '

puisque d'après les conditions du théorème du § 1 2 les coefficients sont supposés ne pas dépasser les limites

1 h 7iî fcîm— i ^n "*" ir ) ^1 ~*^ ir i ^a "'^ a i ' • • t ^^m ■ "^ ïr •

§ 15. Dans le cas particulier lorsque l'on a

E=- B=^ E=^ la série

est égale à

Par conséquent, d'après le § 9, l'équation se réduit pour ces valeurs de £„, E^^ E^. . . à l'équation

(51) 4; (x) I '^'"'~^' ■l'm-i(-^)'t'M(^) — 'l'm(-^)'l'w-iW__ Q

En observant que ces valeurs de

pour ft > Oj Sp > 0, croissent en même temps que -g-, nous voyons d'après le paragraphe précédent que les racines de cette équation croissent avec -g-. De même, en posant

nous nous convainquons que les raciues de l'équation

décroissent lorsque ■— croît.

D'après cela il n'est pas difficile d'obtenir les limites des racines des 3 (51), (52), racines que nous désignerons par

en les supposant disposées de manière que l'on ait pour g- = 0

En observant que ces équations se réduisent pour H^^oo à l'équation

dont les racines disposées dans l'ordre croissant forment la série

nous concluons que pour

l'on aura généralement

(53) xl = Xi, xl'^=x^.

Puisque ainsi la racine x^ de l'équation (51) se réduit à la racine x^ de l'équation

J;^(a^)=0 pour

et qu'elle croit avec cette dernière quantité, qui, d'aprèsleg 10, ne peut pas être inférieure à 0, il en suit que la limite inférieure de la racine x^ est x^. Quant à la limite supérieure de a;/, cette racine, en augmentant avec ^, n'atteint jamais la valeur 3;^^^ de la racine de l'équation

4;^(a:) = 0, qui suit Xf dans la série

parce que, comme il est aisé de le moutrer, l'équation (51) n'est pas satisfaite pour x = Xi^^, tant que H^ n'est pas infini. En effet, en posant

dans le premier membre de cette équation et en observant que

noua trouvons qu'il se réduit à la fraction

qui ne peut pas s'annuler pour une valeur finie de //„ puisque, d'après le §1, l'équation

Im (^) = 0

ne peut pas être satisfaite par la valeur négative x^ —li, et sa racine ic,^, ne peut pas donner

On voit de là que la racine a;,' de l'équatiou (51) sera contenue entre les racines x^, x^^^ de l'équation

et que par conséquent

En répétant le même raisonnement pour la racine

de l'équation (52), qui, comme on l'a vu, se réduit à x^ pour ^ = 0 et diminue lorsque ^ croît, nous trouvons

Ainsi s'obtiennent les limites des racines des équations (51), (52) et au moyeu de ces racines l'on pourra trouver, comme nous le verrons, les limites des racines de l'équation

que l'on obtient d'après le § 9, en remplaçant dans la série les quantités

par les quantités

lie dépassant pas les limites

où h est une quantité positive quelconque et Z^ une quantité positive qui n'est pas inférieure à la limite trouvée au § 12. Dans le cas particulier, où l'on a

ces limites se réduisent à zéro et nous avons

£"0 = 0, ^1=0, E^ — 0,..., £;^, — 0; l'équation

T^ (rc) = 0 devient donc ici

1^ (x) ~ 0, et nous avons d'après § 1 3

Eu passant au cas, où -g- diffère de zéro, et se rappelant, comme nous Vavons montré, que les racines de l'équatiûii

croissent avec les quantités

nous en concluons que lorsque

^0, -Ep E^,. . ., E^^^, ne sortent pas des limites

^ i ft h^ h'"'— t

le maximum de la racine correspondra à

Mais puisque, comme on Ta vu, pour ces valeure de

E., S,, E,,..., B,„, l'équation

se réduit à l'équation (51) dont les racines sont

il en suit qu'une de ces quantités fournira le masimum de la racine 3;^'"'.

Il est aisé de reconnaître celle d'entre ces quantités qui donne le maximum de la racine xl''\ si -y- est infiniment petit. Dans ce cas on voit, d'après les formules qui déterminent les limites des quantités

que ces quantités restent voisines de zéro et par suite toutes les valeurs de la racineic,*"' restent voisines de a^^, à laquelle elles se réduisent pour ô-^O. Par conséquent le maximum de la racine a;/"' pour -g- infiniment petit ne peut être égal qu'à celle des quantités

qui se réduit à x^ pour ^ et cette quantité est, comme, ou l'a vu, xl.

D'après cela et observant que dans le cas que nous discutons le maximum de la racine 3;^'"' augmente d'une manière continue avec la croissance continue de 4^, nous concluons que pour toutes les valeurs de -^ qui satisfont aux conditions du tltéorème du § 1 2 ce maximum sera représenté par la même racine x^ de l'équation (51), puisque autrement pour une certaine valeur de -^j à laquelle s'appliquent toutes les formules obtenues, ce maximum passerait brusquement de la valeur x^ à une autre valeur prise dans la série

X,', «a',. . ., ic/,. . ., x'^, ce qui est impossible.

On voit de là que lorsque

pas les limites T j^

la racine a;/"* de l'équation

ne peut pas être plus grande que x^' et que par conséf

En déterminant de même la plus petite valeur de la racine

lorsque

pas les limites

~ -Ho '

nous trouvons que ce minimum est égal à la racine xl' de l'équation (52) et que par conséquent l'on a

Comme on a par (54)

et que par (55)

les inégalités que nous venons d'obtenir donnent

D'après cela, conuaissant les racines de l'équation -|;^(a;) = 0, nous pouvons trouver les limites des racines de l'équation

E„, E^, jEa,..., JB^„ i dépassent pas les limites indiquées ci-dessus,

SOR LES POLYNOMES REPRESENTANT LE MIEUX LES VALEORS DES FONCTIONS FRACTIONNAIRES ÈLÉiENTAIRES POOR LES YALEORS DE LA VARIABLE CONTENUES ENTRE DEUX LIMITES DONNÉES.

ÏHADUIÏ PAR B. C. ML0ï)2;BJEVSKX.

(Lu U S décemhre 1893.)

npocMiTsûiuucc^ d'poSuuoù^ SyH^n,iû npu écjiuzuuacc^ «-s»

np^dr&.AaMU.

(Hpaaoœeaie kï. LXSU lOMy SanacoKt HHnepaiopcKoS AKaneMia Hayni, M 1.)

Sur les polynômes représentant le mieux les valeurs des fonctions fractionnaires élémentaires pour les valeurs de la variable contenues entre deux limités données.

§ 1. Dans plusieurs cas les calculs approchés se simplifient considérablement, en remplaçant les expressions fractionnaires par des fonctions entières qui en représentent avec une exactitude suffisante toutes les valeurs dont dépend le résultat cherché. Les expressions approchées de cette sorte pour les fonctions fractionnaires se déterminent au moyen des théorèmes que nous avons démontrés dans notre Mémoire Sur les questions de minima qui se rattachent à la représentation approximative des fonctions *). Nous allons montrer à présent, comment au moyeu de ces théorèmes on trouve les polynômes de différents degrés qui représentent le mieux les valeurs de la fraction élémentaire

pour les valeurs de la variable x, ue dépassant pas les limites

Nous supposons les quantités H, li positives et pour que la fraction reste finie entre

x^ 11, iC = -4- /i,

nous prenons

H>li.

En désignant par

*) T. I, pag. 273—378.

le polynôme cherché, nous observons que l'erreur absolue qu'où commet en représentant par ce polynôme les valeurs de la fraction

est égale à la différence

5^— i'o Pi'^—- ■ • Pn^i ^"~^ Pn-i ^"~'-

Puisque le quotient de la division de cette différence par

se réduit à l'expression

l-t-{x — H) {p„__i «"""'-•-i>„, x"~'-t-. . .-t-Pi a;-t-2>o), l'erreur relative de la représentation approchée de la fraction

M—as

par le polynôme

Pi3~'~Pi ^-*-- ■ •-*-Pn~i ^"~^~*~Pn—i ^""^

sera d'autant plus petite que l'expression

1 -i-(a; — H) ip„i ic"~'-i-^„j a:"""*-*-. . .-*~Pi x-i-pg).

différera moins de zéro. Par conséquent, pour abaisser autant que possible la limite supérieure de cette erreur entre

X=: — h, X:=-t-Jl,

il faut donner aux coefficients

Po, Pi,-'-P„-i, Pn-i

les valeurs pour lesquelles l'expression

1 -t- (a; — B) (p„^ 'c"~^-*-2'„, x"~*-t- . . . -t-i», x-t-p^ s'éloigne le moins possible de zéro entre

Les quantités

i?OJ Pi,---P„-,, i'n-P

qui satisfont à cette condition s'obtiennent aisément au moyeu des théorèmes démontrés dans le Mémoire cité plus haut, comme on le voit dans notre Mémoire Sur les fonctions s'éloignant peu de zéro pour certaines

valeurs de la variable *), où, au moyen de ces formules, sout déterminés les coefficients

avec lesquels la fonction

s'éloigne le moins de zéro, x étant contenu entre x^ — h, x = ~t-k. La quantité M est supposée ici connue et pouvant recevoir une valeur quelconque.

En posant

nous obtenons d'après les formules de ce Mémoire que l'expression

1 -t~{x — H) (i'jj, x^~^'*-Pn—i x"~^-~*~' ■ --t-i*! ^-*"i'o)

s'éloigne le moins de zéro entre

ic^ — h, x = -Hh si les coefficients

i'„„ P„-ii- --Pi, Po^

sont déterminés par l'égalité

et que l'expression

1 -t-(x — H) ip„^ ic"~' -•-i'„2 «""'-H. . .~t-Pi X-i-pg) formée avec ces coefficients

Pn-i^ Pn-2>---Pi^ Po

atteint dans l'intervalle x = — Ji, x:=-i-h, les limites

(n-i- vm - ifiT -f {s— y m — a')" ' (H-t- vm — k^T ■+■ (.s— yh^ - a»)"

sans les dépasser.

Il s'ensuit que toutes les valeurs de la fraction

T. II, pag, 335—

deœ = — h k x = -i-hue peuvent être représentées par aucun polynôme du degré n — 1 avec une telle approximation que l'erreur relative n'atteigne ni la limite

(S-i-yS* — ï(«)"-i-(H— yjî^— fta)*»'

et qu'elle ue dépasse pas ces limités seulement dans le cas où les coefficients ^„j,jj^j,. . .^j, ^Po satisfont à l'égalité (1), ce qui détermine le polynôme

du degré {n — 1) qui représente le mieux la valeur de la fraction

dans l'intervalle

ic ^ — h, x^-i-h.

§ 2, En déterminant le polynôme clicrchô au moyen de l'égalité (1), nous voyons qu'il est représenté par la fraction

(S-i- Vm — h'-')" -t-JH — Vlî' — l^f — jx -i- Vk^ — k^T ~{x~ ViK^'—'h^" {{H-i-Vm — ftî)" -»- (h— yjf s — b?T] (H—x)

Pour obtenir le polynôme

auquel se réduit cette fraction, observons que, la somme [H-t-VH^ — h^T -t- iS—VlP — h^r,

étant une fonction homogène du degré n — 1 des quantités H, ft, en ouvrant les parenth^es, elle prendra la forme

(2) {H-^VW^)''Ab~'VË^^T=A„H''-^A„Ji'H"-''-^A„^¥H''~'->-...,

les coefficients

ne dépendant pas de H, îi.

En remplaçant dans cette égalité H par x, on trouve

ce qui, retranché de l'égalité précédente, donne

{E^YW—h^T~i- {H—VH'—h^T— {x-t-V^^^T— ix—V^^^^r ^J^CH"— 3;")-j-^„, '*'(H"~'— a;"-')-i-^^ ¥{H"-^—x"~'}-^...; en divisant par // — œ, on a

(g-»- Vm — ft^)" -t- {H~Vm — ft=)" — (x -I- Va^ — /t')'* — (a; — Vx'^ - k^T H—x

-+- \-^ ^' {H"-'-i-H"~* X -i- fi"~' œ^ -H . . . ) -1- ^„^ ¥ {H"-' -t- H"^'^ X H- H"~' 3;^ -t- , . . )

ou encore

JH-t- VH-'- — fi^)" H- JH—VH^ - K'f — jx-i- Vx^ — h^T — (a; — Va'^ — h'^)"

Jï — .r

,,*'S"-'-i-^„„.*'fi"-

.,*»fl"-'H-^„.ê'fl*-

-t-iA^H'- -+-

JfH'—-t-A^^h'H'-

En comparant les expressions qui multiplient ici te", X, x^,. . ., avec le développement (2) de la fonction

[E -i-VH^ — hV -+- {H~VH^ — hV , nous observons qu'elles représentent les parties entières des quotients de la division de cette fonction par

On a donc, en désignant par le symbole E ces parties entières des quotients,

(g -F- Vm — /i^)" -.- (g— Vh^ — ft^)" — {x-i- Vx^ — h^y^ — ix~ Vx^ — fts)"

J] [[H-i-VH^ — h'T-i- [il— y m — ft«)"] ^ ■ 3;^-H

ce qui, divisé par (iomie

(H-)- VH» — /t^)" -t- (g— Vlî^ — ft«)" — (x-t- VW^li^)"- — {a> — Vx*~ h»T [(ff-i- VH^ ~ h^T -t-{H~ VR-i — h^f] {R~x)

E l{Ji-+ VSï - ft"}" -I- (fl — VR^ — A»)"] "l^ ~" (ff-i- VBî — fta)" -f- (H ~ VRi — ïi^)"

E [(fl -i- VZiS __ ft2)" H. (R—VR2 — h")"] ~

(R-t- vm — k^f -+- (h~ vw^^^y^

E [(H-i-Vfî2 ft2)"H.(H yiïï ftï)»] i ^

Par conséquent, d'après ce qui a été démontré sur le polynôme

représentant le mieux la fraction

dans l'intervalle

ce polynôme sera représenté par la formule

E [(H-i-VS^-hif'i- (H-YR^-h^)"] ^ E l(S-^-y^-h^)"-i- (if-V.Hî=P)''] -^

(ff-+- VR^—h-i'f ^ {fi"— v's* — h^T

Si nous comparons cette expression approchée de la fraction

sous la forme d'un polynôme du degré n — 1 avec l'expression

que l'on obtient en développant cette fraction en série suivant 1 ces croissantes de x, nous voyons que cette dernière est la limite vers laquelle tend la première expression lorsque h converge vers zéro. Comme la formule

diffère de la fraction par la quantité

reri'eur relative que l'on commet en représentant par cette formule la fraction

entre

peut atteindre les limites

tandis que pour la formule que nous venons d'obtenir cette erreur ne dépasse pas les limites

~ {3-+- Vm - A=r -^(S- Vm - ftï}" {H-+- Vh* - ftï)" -H (if- Vm - h^)"

§ 3. L'expression approchée de la fraction

que nous avons obtenue peut être utilement employée dans plusieurs cas.

Pour donner un exemple, nous allons eu montrer TappUcatiou à l'évaluation approchée de l'intégrale

Nous supposerons que la fonction f{x), de même que H — x, ne devient pas négative entre x^ — h, x^-t-h.

En désignant par F l'erreur relative de notre expression approchée pour les différentes valeurs de la fraction

nous trouvons que son erreur absolue sera donnée par la formule

par suite, nous obtenons, d'après la formule du § 2, pour la valeur exacte de

l'expression

1 J) [{H -t- Vm — fiî)" -t-iH— Vh^ - h^f] ^

^-'^ (if -^ vs^ ~ k'^T -+- {s- ys-' - h^}"

E [(a: -I- Vm^ - h^f -t-(H~ vm — a=)"] :è

En multipliant les deux membres de cette égalité par f{x) dx et en intégrant deic = — h h, x^~^\ nous avons

I if — a;

{fi-t->'ifs — fi=/'-(-(ir-

E l(fl-+T'H«-Sï)''*(if-

-iut-vfX i

(jï-i-v'îîï-R=r-i-(jf-

-rm-w)"

E [(if-n'if-J-rH-CH-

m-i-'fu'-h'y'-^iH-

-VE^-hT

\ xf{x) d£

f ^f(a;) dx

ce qui peut s'écrire plus succinctement ainsi

t^ "P. \iB + Vm-h^T -1- (if - vm-h^f] f m«^) <?* 7^

J fi-a. "•*— (if H vâ^zr^y ^ (if ys* ft2)» ^J -H--

— A — ft

en posant

En observant que cette égalité donne

oii le terme

est du degré inférieur à — « par rapport à E, nous trouvons

par conséquent, l'expression précédente de i'i

- dx

I Jl — 3-

se réduit à celle-ci :

Eu observant que, F étant l'erreur relative de l'expression approchée

de la fraction

cette quantité, d'après le § 2, ne peut pas dépasser les limites

et que les fonctions

d'après nos suppositions, restent positives entre x-= — h, x^-t-h, nous tfouvous que le dernier terme

W^ -^^{a;) dx

de l'égalité précédente ne pourra pas sortir des limites

{R-t-VH^ — li^)" -^{M—VU^

-h -i-ll

\f{x)dx

Il s'en suit que la fraction

dont le déiiomiiiateur est le polynôme

{H'^VlP—¥f H- ilI—VlP — h^r, donne l'expression approchée de l'intégrale

avec une erreur relative ne dépassant pas les limites w^

(-H -I- VH^ — ft*)" -^(h— Vm — fiî)"

SUR LES SOMMES QUi DKPENBENT DES VALEURS POSITIVES D'ONE FONCTION QUELCONQUE.

(TïiADUIT PAR X. PÏASÎJYCKÏ.)

(Lu h 10 fécrier 1S94.)

(3aiincKH UsiiiepiiTopcKoe AE3»eiim HayKi,, VTII oepia, T. I, .Ys 7, 1895 r.)

Sur les sommes qui dépendent des valeurs positives d'une fonction quelconque.

§ 1 . De notre Mémoire Sur les sommes composées des valeurs de monômes simples multipliés par une fonction qui reste toujours positive *) on voit quel intérêt se rattache aux valeurs réelles des inconnues

%> **]) "21 • • •%[) propres à fournir des valeurs données aux sommes p p p p

La recherche des inconnues

SOUS de telles conditions se ramène à Ja résolution des équations

où

sont des quantités données.

En faisant

*) T. Il, pag, 661—610.

nous pouvons remplacer ces équations par les suivantes

plus simples, en ayant toutefois en vue que les valeurs réelles des incon-

ne s'obtiennent que pour

positifs.

En écrivant les valeurs des inconnues

dans une solution quelconque des équations (1), nous les supposerons toujours rangées de sorte que les quantités

présentent une série croissante. Après avoir fixé ainsi l'ordre de disposition des quantités

pour toutes les solutions des équations, remarquons que, d'après le § 3 du Mémoire précité, pour^ = ft, quand le nombre des inconnues ne surpasse pas celui des équations, celles-ci ne peuvent avoir qu'une seule solution que l'on obtient à l'aide du développement de l'expression

en fraction continue; nous en concluons que, dans ce cas particulier, les quantités

se déterminent complètement par leure indices et peuvent être trouvées sans difficulté. Pour distinguer ces quantités de toutes les autres qui satisfont aux équations (1) pour p'P- k, nous conviendrons de les désigner

Les quantités s^, m/ fournissant la solution des équations (1), pour p:=k on aura

{2)2</,= q„ ^':,l,= 0„ %,'<J,'^C,....%r-'!l,= C,„., OÙ, d'après ce qu'on a posé concernaut Sg, Sj, s^,. . .«-,__i, on doit avoir

Nous allons maintenant montrer que de ces inégalités et des équations (2) on peut déduire les inégalités auxquelles satisfont toutes les solutions réelles des équations (1), quelque grand que soit le nombre des inconnues

C'est de là qu'on tire les valeurs limites des intégrales et des sommes qui ont fait le sujet de nos Mémoires intitulés: 1) Sur la représentation des valems limites des intégrales par des résidus intégratix*), 2) Sur les résidus intégraux qui âomtent des valeurs approchées des intégrales **), ainsi que de notre Mémoire précité Sur les sommes.

Quant aux quantités

'^Oî ^1) ^ai- ■ -^it— 1' Vo, ?/i> %. ■ • -^ft-i.

qui se déterminent par les équations (2), elles s'obtiennent, comme nous l'avons dit, à l'aide de la fraction continue résultant du développement de l'expression

En présentant cette fraction sous la forme

nous trouvons que, d'après le § 2 du Mémoire précité, ou doit y avoir ai>0, a,>0,...a^>0,

■■•} T. II, pag.421— 440, *^-) T. II, pag. 443-478.

s équations (1) peuvent être satisfaites par les valeurs réelles

pour un certain p.

En supposant ces conditions remplies, et e

les réduites résultant du développement de l'expression en fraction continue

nous concluons, en vertu de ce qu'on a démontré dans le Ménioire précité, que les inconnues

dans les équations (2) sont égales aus racines de l'équation et que, d'après ces racines, les inconnues se déterminent par la formule générale que voici § 2. En posant

de la solution des équations (2) nous déduisons celle des équations (1) pour le cas p = h, quaod le nombre des inconnues ne surpasse pas celui des équations. En passant au cas du nombre plus grand des inconnues, quand les équations (1) deviennent indéterminées, nous remarquons que, pour toutes les solutions réelles de ces équations, la somme

où 3 désigne l'uu des nombres

ne dépassera pas une certaine limite qui peut être obtenue eu a'appuyaut sur le résultat du § 8 du Mémoire précité coucernant la détermination du maximum de la somme

Ce maximum, dans l'hypothèse

s'obtient pour 2^, s^, '^21* • "^b— p satisfaisant à l'équation

oii '^|l^.^ (s) désigne le dénominateur de la fraction ordinaire

à laquelle se réduit la fraction continue

quand ou y met à la place de «^^^ la plus grande des deux quantités

a-v\ i^„(a) i/k(^) J' b-vl i,ft(6) ^-iC! J'

et l'on pose

Eu faisant ici

OH X; désigne, d'après notre notation, une racine de l'équation '^^(3;) ^ 0, nous trouvons

en vertu de quoi, et d'après ce que nous venons de dire sur le coefficient H-i-xJ "^"^ obtient

et par conséquent la fraction continue

qui

détermine la fraction ordinaire

se

réduit à la fraction

égale, d'après le § 1, à

Comme cette fraction est composée des mômes fonctions que la fraction

qui détermine, d'après le § 1, la solution des équations (2), uous en concluons que, dans le cas considéré, quand

les quantités

u^, î(,^, u^, . . ., qui donnent le maximum de la somme

Mp^ -+- u^^ -t- u^ -t- , . , -I- uj", seront trouvées d'après les formules

V = 2/o, V = y,, Ws'=ï/a,.- .V=^?'

pour q:=i.

On voit par là que la somme

est la limite supérieure que ne peut dépasser la somme

Ut,^ -+• 11^ -H itg^ -t- . . . H- M^,

qui s'obtient pour la solution réelle quelconque des équations (1), quand

Or, d'après ce qui a été dit (§ 1) sur la série

on voit qu'en général «„ ne peut être inférieur à is^ que pour ï)<g',etcomme dans ce cas 1

est évidemment moindre que celle-ci

î(o^ -i- u^ -i-lt^-t- , . .H- Il A

dont la limite supérieure est

nous en concluons que pour on doit avoir

(4) ifo' -t- ii^ -fr- îf/ -I- ...-+- w^i' < ^0 -^ 2'i -^ î'a -^ ■■■-*- ^i ■

En répétant les mêmes raisonnements par rapport au maximum de la somme

le maximum qui s'obtient d'après le § 1 6 du Mémoire précité, nous trouvons que pour

ou aura î'iuégalité

(5) u\ -H tt\^^ -i- . . . -t- î(.^^, < ^i -1- 2/^, -f- . ■ . ->- %, ■

Or, en remarquant d'après {1), (2) que

Ug^ -+- u^ -+- Wg^ -+-... -4- ti^ ^ = CJ,,

yo-t-yi-^y^-*- ■••-*-■ Vk-i = ^0 ' nous déduisons

< -+- ï'i' -t-u^' -*-...-+- %^ =C\ — «\^, — w%-^, — ... — u\^ , yç>-*-if,~t-?/s-t- . • .-t-t/i~ C^— ï/,.^, — y.^^ — ... — y^^ ;

en vertu de quoi l'inégalité (4) donne

^(\..i -*- ^\-^, -•-... H- u%, > y;^, -H ^j^, -H . . . ^ y^^ . D'où l'on voit que poor

S < ^o outre l'inégalité (4), on aura encore

et à plus forte raison

Ce résultat, joint à l'inégalité (5), nous donne le moyen de déterminer les limites entre lesquelles doit rester la somme

pour toutes les solutions réelles des équations (1), quelque grand que soit le nombre des inconnues.

§ 3. D'après ce que nous venons d'établir, les limites de la somme

pour chaque nombre des inconnues dans les équations (1) peuveut être trouvées à l'aide de leur solution correspondant au nombre le plus petit possible des inconnues. Dans le dernier cas, comme nous l'avons déjà dit, les équations (1) se ramènent aux équations (2) qu'on résout aisément à l'aide du développement de l'expression

en fraction continue. Nous allons maintenant examiner ce que devient cette fraction et les quantités qui en dépeudeut, lorsqu'on varie, plus ou moins considérablement, les coefficients

Nous profiterons ici du théorème démontré dans notre Mémoire intitulé: 8w le développement en fractions continues des séries procédant suivant les puissances décroissantes de la variable*); et à cet effet nous supposons que toutes les hypothèses de ce théorème sont remplies dans le cas présent, savoir, les suivantes:

1) pour

C„ = c„, G,=c„ g; = c,,...(7,^, = c,^, l'expression

.9îÈ^

se développe en fraction continue

') T. ir, pag. 613— 6SG.

où

2) Les équations

formées pai- les dénommateurs des réduites de cette fraction

n'ont pas de racines négatives.

3) Les quantités

Go, C\,

restent comprises entre les limites

Aî*-

oii h est une quantité positive quelconque et ïïg une quantité supérieure à la somme

ft-i ^ -*- i^^m ^' '

dans laquelle £'*^ désigne la limite supérieure de la valeur absolue des coefficients du polynôme

et i^*** son terme constant.

Dans ces hypothèses, comme nous l'avons vu, les équations

formées par les dénominateurs des réduites

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