LES DEUX MULETS
Ésope, fiib. 58, "Ovoc xa\ Imtoç (Coray, p. 35 et 36, p. 3ii). — Phèdre, liTie II, fab. 7, Mulî et iMirones. — Romulus, liTie III, fab. 3, Equu» ei Atinus, — Corrozet, fab. 67, de VjUtu et du Cheuai.
Mfthologia msopiea Nepeleti^ p. 1 38, p. 4^3 •
Mtmuseriude Conrarî^ tome XI, p. 535.
Deux Mulets cheminoient, Tun d*avoine chaîné,
L*autre portant Taisent de la gabelle^.
Celui-ci, glorieux d*une charge ai belle, N'eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchoit d'un pas relevé, S
Et faisoit sonner sa sonnette* :
Quand Tennemi se présentant,
Comme il en vouloit à Targent, Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein et Tarrête. 1 0
Le Mulet, en se défendant',
Se sent percer de coups; il gémit, il soupire.
« Est-ce donc là, dit-il *, ce qu'on m'avmt promis?
« I. On appelait ainsi l'impdt fur le tel et le grenier où le tel te ▼endait,
a. ///«, onere dives^ ceUa eervîee emimet^
Clarumquê eollo jaetai tintinnabulum. (PaiomB, Tert 4 et 5.)