‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 162 sur 374 · LA BB8ACB · texte numérisé non relu

LA BB8ACB

Éiope, &b« 337, T> tôo infpac iÇijmftivoc (Cony, p. ssi et ass). — -Babrinsy iab. 66» "AvOpwicoc oVv Sua\ lolSpatc* — Phèdre» Ihrre IV, fab. 10, de Fii'tii hammum, — Avianu», fab. 14» Sima ei JufUer, — La Fontaine a compote sa fable des trois fables anciennes qu*il a pu connaître, et dont deux, T^sopique et celle de Phèdre, sont à peu près identiques. Arianus lui a fourni la comédie^ comme rappelle M. Saint-Marc Gtrardin (xn« leçon, tome I, p. 4i4)i P*' ^'' quelle Tapologue commence, ce cadre des animaux comparaissant derant Jupiter; Ésope et Phèdre, rallégorie de la fin, les deux poches ou la besace, que Promëthée lui-même, dit Babrius, attacha a l'homme (celle de derrière beaucoup plus grande), aussitôt après PaToir créé. Voyez la dernière note de la fable.

Mftkoiogia msopiea NeveUti^ p. 434, p* 4^4*

Cette fable a été reproduite dans le Recueil de poésies ehrétiemnee et diverses ^ tome III, p. 357 (P'^ erreur, pour p. 36 1),

Jupiter dit un jour : « Que tout ce qui respire

S*en vienne comparoître aux pieds de ma grandeur :

Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,

Il peut le déclarer sans peur ;

Je mettrai remède à la chose. 5

Venez, Singe ; parlez le premier, et pour causée

I. a Plaisanterie de Jupiter, qui suppose que le Singe {quAwUmta désigne par tépiihète turpissima) aura plus à se plaindi« que les autres. » {Note dtAdry^ dans le VocahuUAre qui termine son édition deêFMêsde U Fontaine^ Paris, H. Barbou, 1806, p. 383.) — L*ahbé Guillon cherche ailleurs, et un peu trop loin, ce nous semble, la raison des mots et pour cause : c Un fabuliste anglais, dit-il, M. Merrick, a expliqué cette cause par une fable ou all^orie, dans le style des Métamorphoses d'Oride : c Jupiter avait changé en singes une « race d'hommes indignes de ce nom. Touchés de repentir, les

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Voyez ces animaux, fidtes comparaison

De leurs beautés avec les vôtres.

Êtes-vons satisfait ? — Moi ? dit-il ; pourquoi non ? N*ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ? i o Mon portrait jusqu'ici ne m*a rien reproché ; Mais pour mon frère FOurs, on ne Ta qu'ébauché : Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre. » L'Ours venant là-dessus, on crut qu'il s'alloit plaindre. Tant s*en faut : de sa forme il se loua très-fort; 1 5

Glosa sur l'Éléphant, dit qu'on pourroit encor Ajouter à sa queue, èter à ses oreilles ; Que c'étpit une masse informe et sans beauté.

L'Éléphant étant écouté.

Tout sage qu'il étoit, dit des choses pareilles : «o

Il jugea qu'à son appétit*

Dame Baleine étoit trop grosse.

Dame Fourmi trouva le Ciron trop petit,

Se croyant, pour elle, un colosse.

Jupin les renvoya s'étant censurés * tous, % 5

Du reste, contents * d'eux *• Mais parmi les plus fous

« oottpables prièrent le dieu de leur rendre les traitt de rhomme a el l*usage de leur raiion. Jupiter ne Toulut leur accorder ^*une « partie de leur prière : il leur refusa la raison, mais leur donna le « premier rang après l'homme. »

a. A son sens, à son gré.

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