‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 17 sur 374 · I. Histoire dt V Académie^ p. 3s · texte numérisé non relu

I. Histoire dt V Académie^ p. 3s

s. IfoupêoureeuêU dasfmetums (Amsterdam, 1694), JtfeofMl/kefwii,

SUR LA FONTAINE. xxr

aveotores de rintelligence, moins fortuites que cherchées d'instinct, par lesquelles se fait l'ëdacation de son génie ?

On peat regarder comme certain que, dès ce temps, la Fontaine, tout paresseux qu'il s*est toujours dit, ne se contentait pas de lire, mais que sa veine poétique commençait à couler, quoique d'un cours encore modeste. Dans les manuscrits du chanoine Farart, ami de Maucroix, où ont été recueillies plusieurs bluettes de celui-ci, M. L. Paris en a trouvé quel* ques-unes aussi de la Fontaine, qu'il rapporte à sa première jeunesse^. Les muses fraternelles des deux camarades rivalisèrent sans doute dans ces légers, souvent trop légers, badinages; car il y eut toujours entre eux de grandes sympathies d'humeur et de goût, et il est probable que de bonne heure, tout autant que par la suite, ils entretinrent d'agréables relar tiens, soit par l'échange de lettres, soit lorsqu'à Chiteau- Thierry*, à Reims ou à Paris, ils allaient se visiter.

Tallemant des Réaux nous fournît quelques autres traits, qui vont achever le portrait du jeune la Fontaine. Il nous parait avoir tiré ses anecdotes de bcmne source : il est probable qu'il les devait à Biaucroix, avec qui sa liaison était intime, et qui lui avait appris tant de choses et sur lui-mftme et sur ses entours. Il les écrivait en 1657 ; les quatre premières, que nous allons d'abord citer, n'en doivent pas moins être placées, dans la vie du poète, à une date très-^mtérieure, et rapportées au temps dont nous avons eu à parler jusqu'ici; car l'auteur des Eistorieites les fait suivre de ces mots: «Depuis son père l'a marié. » En voici deux qui, non-seulement nous apprennent que la Fontaine faisait des voyages à Paris, où il avait des amis qu'il accompagnait au théâtre, mais, ce qui a plus d'intérêt, nous le montrent déjà renommé pour les incroyables distractions, dont il a donné, toute sa vie, de si amusants exemples :

«c Un garçon de belles-lettres, et qui fait des vers, nommé la Fontaine, est.... un grand rêveur. Son père, qui est maître

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