De tous temps », au pluriel, dans Pédition de
4. c Socrate, dit Plutarque, se ndt à traduire les fables d*Ésope, ne croyant pas qu*il pût j avoir de poésie, si le mensonge ne s*y trouvait mêlé, l^ «o(i)Otv o&x oSoov ^ <|^oc H^ icpéotaru En effet, nous connaissons bien des sacrifices sans danse et sans musique, mais nous ne connaissons pas de poésie sans fables et sans mensonge, oSx fo|U» Bè è\fjAv o6tt db^tuSîi xo(i)9iv. » {De la Manière de iire Ut poètes^ chapitre 11.)
J. DB LA FOXTAIME. I C)*
i3o FABLES. [r.
On peut donner du lustre à leurs inventions :
On le peut, je l'essaie ; un plus savant le fasse.
Cependant jusqu'ici d'un langage nouveau
J'ai fait parler le Loup et répondre l'Agneau; lo
J'ai passé plus avant : les arbres et les plantes
Sont devenus chez moi créatures parlantes*.
Qui ne prendroit ceci pour un enchantement*?
« Vraiment, me diront^ nos critiques,
Vous parlez magnifiquement 1 5
De cinq ou six contes d'enfant.
— Censeurs, en voulez- vous qui soient plus authentiques Et d'un style plus haut? En voici : « Les Troyens, « Après dix ans de guerre autour de leurs murailles, « Avoient lassé les Grecs, qui par mille moyens, ao
« Par mille assauts, par cent batailles, « N'avoient pu mettre à bout cette fière cité, « Quand un cheval de bois, par Minerve inventé,
« D'un rare et nouvel artifice, « Dans ses énormes flancs reçut le sage Ulysse, a 5 « Le vaillant Diomède, Ajax l'impétueux,
« Que ce colosse monstrueux