LE LIÈVRE ET LES GRENOUILLES
Ésope, fab. 6y, Korftùoi luà Béz^ocjfot (Coray, p. 33-35, loiu quatre fonnes direnes; p. 3 10 et 3 11). — Babriot, fab. aS, mène titre, — Apbthoniiis, fab. a3. Fabula Leporum^ ammitm addent infelicibui, — Appendix fabularum «sopiarum, fab. a, Leporet vitmpertaui,'^'RomU' los, IWre II, fab. 9, Lepores et Ranm, — Marie de France, feb. 3o, des Lieures e des Raines, — Haudent, i^* partie, fab. i34, des Lieures et des Grenailles . -— Corrozet, fab. 33, des Lieures paoureux. — Le Noble, fab. 61, des lièvres et des Grenouilles, l£ poltron,
Mythologia msopiea Neveleti, p. i36, p. 339, P* ^^^9 P* 5o6.
Cette fable a été reproduite dans le Recueil de poésies citrétiennes et diverses^ tome III, p. 363 (par erreur, pour p. 367).
Dans les fables anciennes, oe sont les Lièvres en cosps qui se décident à se noyer; et c'est dans l'étang même où ils vont se jeter que sautent les Grenouilles (une seule, dans la fable d*Apbtbomus), dont la peur fait qu'ils se ravisent. Le vieux fabuliste cité par Robert (tome I, p. 140 -i4>» Ysopet /, f» 33) tire de ce sujet une exhortation contre le suicide. Chez Marie de France, les lièvres veulent simplement changer de contrée, ce qui amène ce sage conseil aux gens c qui se voelent remuer, > qui se veulent déplacer, pour fuir la peine :
lamais pays ne trouemnt N*en celé terre ne venrunt K*il puissent estre sanz poonr, On sanz traueil, u sanz dolonr.
Un Lièvre en son gîte * songeoit (Car que faire en un gîte, à moins que Ton ne songe ?); Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeoit : Cet animal est triste, et la crainte le ronge.
« Les gens de naturel peureux S