Armés de bâton. Voyez le Lexique
8. NeUuram expelles furca, tamen usque reeurret. Et ma la perrumpet fur tira fastîdia victrlx,
(HoBACEy livre I, épitre x, vers a4 et aS.)
Destouches, remplaçant uae image par une autre, a imité le premier de ces deux vers par celui-ci, qu*on attribue souyent à Boileau :
Chassez le naturel, il revient au galop.
^ . , {Le Glorieux, acte III, scène ▼.)
— Le roi Frédéric se souvient de la fin de notre fable (juand il écrit k Voltaire, le 19 mars 1771 : c Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenécre. >
i88 FABLES. [,. xix
FABLE XIX
LB LION BT LAIIB CHAMAIIT^
Éaope, &b. aa6, A^cov xa\ "Ovoç (Coriy, p. 148, p. 376 et 377). — Phèdre y Mm I, fab, 11, Asinm et Léo menantes, — Romulos, \mt IV, fab. fOy Asinut et Léo, — Marie de France, fab, 67, dou PAtne et dou lion,
Mjrtkologia msopica Neveletl^ p. 279, p. 395.
Leasing a trois fables ingénieusement rattachées à ce sujet, la 7*, la 8« et U 96* de son second livre.
Le roi des animaux se mit un jour en tête
De giboyer* : il célébroit sa fête.
Le gibier du lion, ce ne sont pas moineaux*, Mais beaux et bons sangliers ^, daims et cerfs bons et
Pour réussir dans cette affaire, [beaux '.
Il se servit du ministère
I. Il y a ehassatUf au pluriel, dans les éditions de 1668, de 1669, de 1679 (Amsterdam) et de 1799. Nous snitons, selon notre coutume, le texte des éditions de 1678, qui donnent chassant^ ainsi que celle de 1688 (la Haye), de 1708 (Londres).
a. Voyez le Lexique, et les remarques, un peu trop ingénieuses peut-être , que M. Taine (p. 85 et 86) £ût an sujet de ce mot et d'autres passades de la fable.
3. Voltaire^ dans le Catalogue des éeripahu français du dut-septième sUele (tome XIX. des Œuvres, p. 199), range ce Ters parmi les puérilités et négligences du fiibuliste. M. Taine , à Tendroit indiqué, a bien mieux, ee me semble, compris l'intention du &bnliste et reffet qu'il reut ici produire.
4* Sanglier, qui forme aujourd'hui trois syllabes, est ici de deux : Toyec le Lexique,
5. Cette alliance de bon et de beau est un tour de Rabdaîa : c Qnoy? taat de beaulx et bons créditeurs? G«ditears sont.... créatures belles et bonnes.... » (LiTre III, chapitre m, tome I, p. 378.)
F. xa] LIVRE II. 189
De TAne à la voix de Stentor *.
L*Ane à messer Lion fit oflBce de cor. Le Lion le posta, le couvrit de ramée % Lui commanda de braire, assuré qu'à ce son i o
Les moins intimidés fuiroient de leur maison. Leur troupe n'étoit pas encore accoutumée *
A la tempête* de sa voix; L'air en retentissoit d'un bruit épouvantable : La frayeur saisissoit les hôtes de ces bois ^^; 1 5
Tous fuyoient, tous tomboient au piège inévitable
Où les attendoit le Lion.
« ïTai-je pas bien servi dans cette occasion? Dit TAne, en se donnant tout Thonneur de la chasse.
6. Un des gaerriert grées qni étaient au siège de Troie; st roix, an dire d'Homère (iRcJe, livre V, rers ySS et 786), égalait en puissance celle de cinquante hommes. — Ja vénal a dit d*nn malheureux qui proteste centre la trahison d'un parjure :
Tu miter exeUmas^ ut Stentora vineere possU,
(Satire xni, vers m.)