Cette idée encore est dans Phèdre (vert 5J
Ut intueta çocê terreret feras.
9. U y a la même métaphore dans la vieille fable [Ysopet II) dtée par Robert (tome I, p. 169) :
L'Asne fist son commandement
Si recana si laidement
Et si hault qu'oncques tel tempeste
Ne fist mais, oncques mais, nule beste.
•— Dans Neckam (fable vm, vers 5 et 6, Poésies inédites du mojen dge^ p. 189), la figure est ainsi développée :
iUe dédit magnam magno cenamine voeem^ Excusso quantum fulmina dat tonitrus,
10. L*aittnir s*est déjà servi de cette périphrase dans la fable n du livre I (vera 9).
I90 FABLES. [r. xix
— Oui, reprit le lion, c'est bravement ^^ crié : ao Si je ne connoissois ta personne et ta race *',
J'en serois moi-même effinyé. »
L'Ane, s'il eût 09e, se fût mis en colère, Encor qu'on le raillât avec juste raison ; Car qui pourroit souffirir un âne fanfaron ? « 5
Ce n'est pas là leur caractère.
II. Bravement prête à an double fens : t oourageiuemciity » et c de belle fa^n. > Dans le premier, il répond bien au f ewaCcaç (VÉsope. II. Cest la traduction presque littérale de Pbèdre (yen 14 et 1 5} :
.... NUinotsem tuun Anmum gemuque, ...
et de Neckam (vers 18) :
Si non novusem teque tuumque genus,
— Dans la vieille fable (Vtopet II) \t Lion dit :
le meismet paonr éuiêe
De toy, se ie ne te cogneusse.