‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 220 sur 374 · F. XX] LIVRE II · texte numérisé non relu

F. XX] LIVRE II

FABLE XX

TBSTÀMSIfT BXPUQUB PAR É80PB.

Phèdre, lim IV, fab. 5, Poeta, — On trouTera dans V Appendice un récit en vert sur le même sujet, bien inférieur à celui de la Fontaine, mais à peu près contemporain, ce qui peut donner quelque intérêt à la comparaison : il a été publié en 1670,

Mjrthologîa œsopica NeveleA^ p. 43o.

c Ce n^est point là une fable, dit Gbamfort; c'est une anecdote dont il est assez difficile de tirer une moralité. » — L*abbé Guillon, dans son liTie de la Fontahe et tous Us fahuUstes (tome 1^ p. i34 et i35, édition de i8o3), établit longuement que cette anecdote {histoircy comme dit notre poète, plutôt qij^apologue) a été imaginée par Phèdre arec fort peu de Traisemblance ; qu'en admettant qu'Éiope soit allé à Athènes (ce n'est pas la seule fois que Phèdre l'y conduit Toyez sa fable n du li^re I, les Grenouilles qui demandent un Hoi), U n'eût pu, TU sa qualité d'étranger, parler dans l'assemblée du peuple, etc., etc. Le doete abbé Ta jusqu'à promettre c un mémoire particulier » sur cette question, promesse qu'il n'a pas tenue, que nous sachions : soit dit sans reproche ni regret.

Si ce qa'on dit d'Ésope est vrai, C*étoit Toracle de la Grèce :

Lui seul avoit plus de sagesse Que tout r Aréopage. En voici pour essai ^

Une histoire des plus gentilles, 5

Et qui pourra plaire au lecteur.

Un certain homme avoit trois filles, Toutes trois de contraire humeur :

t . Êssaiy échantillon, c petite portion de quelque chose, dît l'Académie, qui sert à juger du reste. >

tg2 FABLES. [r. ^^

Une buveuse, une coquette; La troisième, avare parfaite'. , ^

Cet homme, par son testament, Selon les lois municipales', Leur laissa tout son bien par portions égales, En donnant à leur mère tant.

Payable quand chacune d*elles c 5

Ne posséderoit plus sa contingente part *.

Le père mort, les trois femelles Courent aa testament, sans attendre plus tard. On le lit, on tâche d'entendre La volonté du testateur; ^^

Mais en vain; car oommeit comprendre Qu'aussitôt que chacune seur ' Ne possédera plus sa part héréditaire, n lui faudra payer sa mère?

Ce n'est pas un fort bon moyen a 5

Pour payer, que d'être sans Ëien.

Que vouloit donc dire le père? ^ \

9. Unam formosam^ et oculîs vetumtem viroi; At aiietwm Umificam et frugi^ rusticam; Depotcm pmo tertiam^ et turpUnmam. (PakoBBy vert 4"^*)

3. A dé&m de fils, les filles, à Athènes, snccédaient à leur père, par portions égales, an moins ai inteaat, U parait incontestable fiie le père pooTiit, dans son testament, faire d^atanoe le partage de sts biens entre ses enfants de Tan ou de Fautre sexe. Avait-il en outre le droit d'aTtntager im d*enx? On n*a qae des renseignements oonfns sur oe point. Un antenr qui a examiné la question en ce qui toodie les fils, consiière comme probable qu*il était permis an père de fiûre à l*nn d'eux on legs particulier par préciput. Vojex la ilepiie Aûiori^ de drok fremcûis et étranger^ IJH* année, p. a6i et a63, de et Rùer9€ kéré^eàre chez tes Athéniens^ par M. Boissonade, agrégé à la lacolté de droit de Pteis.

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