‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 22 sur 374 · Maucroix, CEuvret diverses ^ tome I, p. ui · texte numérisé non relu

Maucroix, CEuvret diverses ^ tome I, p. ui

XXX NOTICE BIOGRAPHIQUE

de Malherbe par Racan^, nous sommes arrive au mariage de la Fontaine. Dans sa vie de rêveur, de poète, et d'ami des libres plaisirs, c'est un événement qui n'a pas pris une grande place ni apporté un changement très-appréciable : il n'a guère fait que mettre plus en relief les singularités de sa physionomie. « Quoiqu'il eût, dit d'Olivet*, peu de goût pour le mariage, il s'y détermina par complaisance pour ses parents. » TaUemant parle à peu près de même* : « Son père l'a marié, et lui l'a fait par complaisance. » S'il en fut ainsi, lui, qui déclarait peu sage de prétendre « contenter tout le monde et son père, » voulut au moins contenter celui-ci. Il se peut que ce père, ayant l'intention de transmettre à son fils la chai^ de maître particulier des eaux et forêts, qu'il lui assura en effet à ce moment, ait craint de l'y établir moins respectablement s'il le laissait dans le célibat. On croit entrevoir d'ailleurs que le conseil de prendre femme doit avoir été donné aussi par des amis, que par eux surtout le choix à faire fot ndiqué. La famille à laquelle il allait s'allier était déjà unie, par un mariage, à celle des Jannart, lesquels, d*autre part, étaient liés, depuis longtemps, avec les familles paternelle et maternelle de la Fontaine. Les traces de cette liaison sont sous nos yeux, dans des actes de baptême de 1624*. Il y en a un du mois d'avril de cette année-là, où Marguerite Jannart, fille de noble homme, Nicolas Jannart, élu de Château-Thierry, est marraine, et un Pierre Pidoux parrain. Dans un autre, plus remarquable encore ici, et qui est du mois de novembre suivant, la Fontaine lui-même lève un enfant sur les fonts : il n'était âgé que d'un peu plus de trois ans; c'est bien lui ce-

I. Voyez cette Pie, dans les ORupres Je Malherbe^ aux pages Lxxxi et Lxxxn du tome I*'.

a. Histoire de P Académie y p. 3iS.

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