N*en prend nnl aooci
9o. Hiatus dont Toreille s'aperçoit à peine. La voix réunit oes trou monosyllabes comme s*ils ne formaient ensemble qu'on mot. Pour Tortbograpbe et la ponctuation , nous nous sommes conforme aux éditions originales.
ai. < Grand bonté, » sans apostrophe, dans le manuscrit de M. Boutron-Chariard.
93. Les éditions originales, ainsi que celles de 1679 (Amsterdam),
F. i] LIVRE III. m3
« Qui prétend contenter tout le monde et son père'*. 6 s
« Essayons toutefois'* si par quelque manière
« Nous en viendrons à bout. » Us descendent tous deux«
L'Ane se prélassant'' marche seul devant eux.
Un quidam les rencontre, et dit : « Est-ce la mode
« Que Baudet aille à Taise, et Meunier s'incommode ? 70
« Qui de Tàne ou du mattre est fait pour se lasser ?
« Je conseille à ces gens de le faire enchâsser.
« Ils usent leurs souliers, et conservent leur Âne.
« Nicolas, au rebours ; car, quand il va voir Jeanne ,
« Il monte sur sa bête ; et la chanson le dit "• 7 S
de 1689, de la Haye (1688), de Londres (1708), etc., et le mamitcrit de M. Boutron-Charlard, éoriyent parèieu^ plus oonforme à l'usase de la campagne ; parbleu était plutôt la prononeiation de la yille et de la cour. Ridbelet (1680) donne les deux fonnes, aTeo un exemple de Molière paarparbieu, de Saint- Amant iponr parhUu. Furetière (1690) et TAcadânie (1694) n'ont ni parbleu ni parbleu.
a3. I<a Fontaine a écrite ailleors, ipUre xir, à Mme de Tbiangcs :
Les conseils. — Et de qui? — Da poblio. Cest la ville, C'est la cour, et ce sont toute sorte de gmsy Les amisy les indifTérents, etc.
34. c Toutesfois, s dans le manuscrit de M. Boutron-Gharlard.
95. Cest encore un mot de Rabelais (li^re II , chapitre xxx, tome I, p. 340; et Prologue du livre IV, tome II, p. xxxi). Le mot n*est pas dans les dictionnaires du dix- septième siècle.
96. Allusion à une chanson du temps, réimprimée dans un recueil intitulé : Brunettes, ou petits airs tendres, apee tes doubles et la basse continue; mêlées de chansons à danser ^ recueillies et mises en ordre par Christophe Ballard, seul imprimeur de musique, et noteurde la chapMe du Roy. A Paris, rue Saint-Jean-de^Beamais, au Mcnt'Pammsse, apee privilège de Sa Majesté, 3 toI. in-i9, contenant chaciin oae dédicace à Son jéltesse Sérénissime Madame la Princesse de Contx^ douairière» Le premier volume est de 1703, le second de 1704, le troisième de 171 z. La chanson à laquelle la Fontaine &it allusion se trouve dans le premier volume, p. 9oo-9o5 ; elle a quatre couplets, dont voici le second :
Adieu, cruelle Jeanne; Si TOUS ne m'aimei pas.
Ao8 FABLES. [r. ii
Ce leur fut une erreur dont ils se repentirent Bientôt les pauvres gens tombèrent en langueur ; Il ne se forma plus de nouveau sang au cœur*; Chaque membre en soufirit; les forces se perdirent, ao
Par ce moyen, les mutins virent Que celui qu'ils croyoient oisif et paresseux, A rintérét commun contribuoit plus qu'eux *.
Ceci peut s'appliquer à la grandeur royale '^.
Elle reçoit et donne, et la chose est égale. a 5
Tout travaille pour elle, et réciproquement
Tout tire d'elle l'aliment.
Elle fait subsister l'artisan de ses peines, Enrichit le marchand, gage le magistrat. Maintient le laboureur, donne paie au soldat, so
Distribue en cent lieux ses grâces souveraines,
Entretient seule tout l'État.
Ménénius^* le sut bien dire.
8. f La fie consiste en sang. Sang est le siège de l'ame ; poortà^t un senl labeur peine ce monde : c*est forger sang continucUement. • (RABKUkis, liTTe m, chapitre it, tome I, p. SSa.)
9. Jean de Salisbury, dans le Poljreraiieus (yoyez, ci-dessus, la fin de la notice), termine sa fable en prose par la citation suivante de Q. Serenns Samonicus (de Medieina^ ren 3o4-3o9) :
Qui itomaehuM regtm totiuM corporiê 0s*e Contenduntf pera fUti ratiomê vulenittr, Hujiu enim validus ûrmat ténor omnia numbra; At contra ejiudem franguntur euncta dolore, Quin etiamy nUi eurajuvet^ vitiare eerebrum FertuTf et integros iUinc avertere tensut,
10. Dans la fable ésopicpie l'allégorie est appliquée à Tannée et k son général.
11. Ménénius Agrippa, consul Tan 5o3 avant Jésns^Christ. On place dix ans après son consulat cette retraite du peuple sur le Mont* Sacré, d'où Ménénius le ramena, dit-on, par le récit du célèbre apologue. — Voyez Tite Live, Florus, Denys d'Halicamasse, Plutarque, Shakspeare, aux endroits indiqués dans la notice de cette fable.
r. Il] LIVRE III. ao9
La commune ^* s'alloit séparer du sénat.
Les mécontents disoient qu'il avoit tout Tempire, 3 5
Le pouvoir, les trésors, Thonneur, la dignité;
Au lieu que tout le mal étoit de leur côté,
Les tributs, les impôts, les fatigues de guerre.
Le peuple hors des murs étoit déjà posté,
La plupart s'en alloient chercher une autre terre, 4 o Quand Ménénius leur fit voir Qu'ils étoient aux Membres semblables.
Et par cet apologue, insigne entre les fables, Les ramena dans leur devoir.
is. Cest-à-dire, comme traduit Furetière (1690), f le menu peuple; > ouy comme dit l'Académie (1694), c la populace, le commun peuple, 1
J. DB LA FOBTAIHK. I l4
aïo FABLES. [r. m
FABLE III
LB LOUP DEYBIfU BERGBE.
Verdiiotti, fab. 499 ^^ ^po ^ ^ Pécore. ^» La ùhie g4 d'Ésope (Cony, p. 54 et p. 3i8)f intitulée : IBpiçoc xol Aumk, ne retiemble à celle-ci que par la morale : c Je mérite ce qui m'arriTC, dit en mourant le Lonp an GhcTrean; car je ne derais pas, étant cuisinier, faire le joueur de fl&te. » Le récit est complètement différent.
Un Loup, qui commençoit d^avoir petite part
Aux brebis de son voisinage, Crut qu'il falloit s'aider de la peau du renard ^,
Et faire un nouveau personnage.
11 s'habille en berger, endosse un hoqueton*, 5
Fait sa houlette d'un bâton,
Sans oublier la cornemuse *.
I. Façon de parler proYerbiale, pour dire ruser, GonzalTe de Gordoue disait qu'il (allait coudre la peau du renard à celle du lion ; et Lysandre, avant lui, que partout où la peau du lion ne pouvait atteindre, il 7 fallait adapter celle du renard : voyez W Fie de ty^ sandre^ par Plutarque, chapitre tii.
s. Les dictionnaires de la fin du dix-septième siècle entendent par hoqueton une sorte de casaqae que portaient les archers. Au commencement du siècle, Nicot lui donne ce même sens, mais lui fait signiiipr d'abord c cette façon de saye court, sans manches, que portent assez communéement les hommes de village. 1