L AIGLE, LA LAIB ET LA CHATTE
Phèdre, lÎTre II, fab. 4} ^jruî/a, Fêles ^ Jper. MXthdogia msopiea Neveieti, p. 411*
L'Aigle avoit ses petits au haut d'un arbre creux,
La Laie au pied, la Chatte entre les deux, Et sans s'incommoder, moyennant ce partage, Mères et nourrissons faisoient leur tripotage. La Chatte détruisit par sa fourbe l'accord ^ ; 5
Elle grimpa chez l'Aigle, et lui dit : « Notre mort (Au moins de nos enfants, car c'est tout un aux mères)
Ne tardera possible* guères.
Voyez-vous à nos pieds fouir incessamment Cette maudite Laie, et creuser une mine? 10
C'est pour déraciner le chêne assurément. Et de nos nourrissons attirer la ruine : L'arbre tombant, ils seront dévorés; Qu'ils s'en tiennent pour assurés. S'il m'en restoit un seul, j'adoucirois ma plainte. » 1 5 Au partir de ce lieu, qu'elle remplit de crainte, La perfide descend tout droit A l'endroit