I . Unicmque dédit vitium natura creato
(Pbopbrcb, livre II, éU'gîe xxii, vers 17.)
a. Dans le conte latin mentionné à la fin de la notice, il est aussi question de la bourse *. Crumena nummîs exsticca, — La façon dont Haudent entre en matière ajoute à la yraisemblance de la suite de sa narration :
Une femme fiit qui anoit Son mary qui de iour en iour S*enyuroit tant qu41 ne scauoit S'il ettoit mort ou vif....
aa4 FABLES. [r. vn
Qu'ils sont au bout de leurs écus.
Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille, Avoit laissé ses sens au fond d'une bouteille, i o
Sa femme l'enferma dans un certain tombeau.
Là les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir. A son réveil il treuve ' L^attirail de la mort à Tentour de son corps,
Un luminaire, un drap des morts *. 1 5
« Oh ! dit-il, qu'est ceci ? Ma femme est-elle veuve ? » Là-dessus, son épouse, en habit d'Alecton *, Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton. Vient au prétendu mort, approche de sa bière, Lui présente un chaudeau * propre pour Lucifer ^. s o L'époux alors ne doute en aucune manière
Qu'il ne soit citoyen d'enfer.
« Quelle personne es-tu ? dit-il à ce fantôme.
— La cellerière* du royaume De Satan, reprit-elle; et je porte à manger a s
A ceux qu'enclôt la tombe noire. »
Le mari repart, sans songer :
« Tu ne leur portes point à boire * ? »