‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 241 sur 374 · I . Unicmque dédit vitium natura creato · texte numérisé non relu

I . Unicmque dédit vitium natura creato

(Pbopbrcb, livre II, éU'gîe xxii, vers 17.)

a. Dans le conte latin mentionné à la fin de la notice, il est aussi question de la bourse *. Crumena nummîs exsticca, — La façon dont Haudent entre en matière ajoute à la yraisemblance de la suite de sa narration :

Une femme fiit qui anoit Son mary qui de iour en iour S*enyuroit tant qu41 ne scauoit S'il ettoit mort ou vif....

aa4 FABLES. [r. vn

Qu'ils sont au bout de leurs écus.

Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille, Avoit laissé ses sens au fond d'une bouteille, i o

Sa femme l'enferma dans un certain tombeau.

Là les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir. A son réveil il treuve ' L^attirail de la mort à Tentour de son corps,

Un luminaire, un drap des morts *. 1 5

« Oh ! dit-il, qu'est ceci ? Ma femme est-elle veuve ? » Là-dessus, son épouse, en habit d'Alecton *, Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton. Vient au prétendu mort, approche de sa bière, Lui présente un chaudeau * propre pour Lucifer ^. s o L'époux alors ne doute en aucune manière

Qu'il ne soit citoyen d'enfer.

« Quelle personne es-tu ? dit-il à ce fantôme.

— La cellerière* du royaume De Satan, reprit-elle; et je porte à manger a s

A ceux qu'enclôt la tombe noire. »

Le mari repart, sans songer :

« Tu ne leur portes point à boire * ? »

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