At itte fwMUf ut soient ejgniy in suum
Suope earmen ordiens,
(FAÎÎBim, Ters 9 et 10.)
^ Booraault (vers 9-1 1) rattache ainsi cette partie de la fiible aux sonvenirs de l'antique poésie :
Jamais, an bord du Méandre, Aucun cygne, en expirant.
N'a célébré sa mort d'une façon plus tendre.
Plus loin (Tcrs 16), il emploie, oomme la Fontaine, le mot ranuige.
y. On sait tout ce que les anciens ont raconté sur le chant du cygne, et les charmantes iuTentions de leur imagination poétique. Les modernes ont cherché sourent ce qu'il pourait y ayoir de vrai dans ces traditions, et tout au plus sont-ils panreuus à établir que le cygne saumge a quelques notes, peu éclatantes, mais assez agréables, tandis que la Toix du cygne domestique est une sorte de grognement sourd et peu harmonieux. On peut lire, à ce sujet, dans le XXm* volume des Observations sur la physique ^ publiées par M. Pabbé Roticr et J. A. Mongez le jeune (p. 3o4-3i4), un Mémoire sur dos cygnes qui chantent ^ de Mongci l'atné, lu, en 1783, à l'Académie des sdenoes et à l'Académie des inscriptions. On uomeia également, dans les Mémoiros do tAeadinùo des inscriptions et heUes»
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Non, non, ne plaise aux Dieux que jamais ma main coupe La gorge à qui s'en sert si bien! »
lettres (tome V, p. S07-918), on mémoire sur cette qaefdoii : Pout'quoi les cygnes , qui ckantoient autrefois si bien , ehamtatt aujourd'hui si mu/, par M. Morin. L*aateiir répond^ on dn moins nous pooTons oonclure de sa longue dissertation, que cela tient à ce qu*ils n*ont jamais bien chanté. Blalgré tout, nous n*en dirons pas moins arec Bnffon : c Nulle fiction en histoire naturelle, nulle fable èhez les anciens n*a été plus célébrée, plus répétée, plus accréditée; elle s*étoit emparée de l'imagination rive et sensible des Grecs ; poètes, orateurs, philosophes même l'ont adoptée, comme une Térité trop agréable pour vouloir en douter. H faut bien leur pardonner leurs fables; elles étoient aimables et touchantes ; elles yaïoient bien de tristes, d^arides vérités : c'étoient de doux emblèmes pour les âmes sensibles. Les cygnes, sans doute, ne chantent point leur mort ; mais toujours, en parlant du dernier essor et des derniers élans d'un beau génie prêt s'éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : C*est le chant du cygne I > {Histoire naturelle des oiseaux^ Imprimerie royale, tome IX, in-4°i p. a8 et ag.) Un peu plus haut (p. 37 et suivantes, note K), BufTon donne un extrait de la note rédigée par Grouvelle, secrétaire des commandements du prince de Coudé, sur deux cygnes sauvages qui étaient venus s'établir d'eux-mêmes dans les eaux de Chantilly. L'abbé Arnaud éuit allé jusqu'à c noter leur chant ou, pour mieux dire, leurs cris harmonieux. » — L'abbé Guillon, dans une de ses notes sur cette fable, essaye de c réhabiliter le cygne dans son antique réputation. > — Dans le Songe de Faux (iv« fragment. Comme Sylvie honora de sa présence les dernières chansons d^un cygne qui se mouroit)^ la Fontaine explique l'origine de cette tradition, c Sylvie, ayant appris qu*un cygne de Vaux s'en alloit mourir, avoit envoyé quérir Lambert en diligence, afin de faire comparaison de son chant avec celui de ce pauvre cygne. Ce n'est pas , ajouta Lycidas, que tous les cygnes chantent en mourant. Bien que cette tradition soit fort ancienne parmi les poètes, on en peut douter sans impiété.... Afin de t'expliquer ceci, tu as lu sans doute que Jupiter emprunta autrefois le corps d'un cygne pour approcher plus facilement de Lède ; et parce que, lui ayant chanté son amour sous cette forme, elle en fut touchée, et que Jupiter reprit incontinent la forme de dieu, il ordonna , en mémoire de cette aventure , qu'autant de fois que l'âme du cygne où il avoit logé passeroit d'un animal de la même espèce en quelque autre corps, cet animal chanteroit si mélodieusement que chacun en seroit charmé. Or je m'imagine que , quelque ancien poète en ayant entendu chanter un, cela a
%M • FABLES. [p. xn
Ainsi dans les dangers qui nous suivent en croupe * a o Le doux parler ' ne nuit de rien.
donné lien à Tofunion qni est répandue dans leort livres pour tous les antres, i