LE BERGER BT LA MER
Ésope, fab. 49, Ilotfijjv toi OéX«oaa (Cony, p. 3f » p. 3o6). — Handent, f* partie, fab. iB, tTun Pasteur tt de la Mtr. — Comparez aniti la fable ésopiqne 247, NonMTfbc ](a\ B^Xotmot» Ttfo^rfbç im\ BÂmw (Coraj, p. i6a, p. 385); le sojet est différent, nais elle a, par qnélqiies détails, une certaine analogie arec la fable 49*
Mythologia msopiea NwêUti^ p. x3i» p. 390.
Du rapport d*un troupeau, dont il vivoit sans soins, Se contenta longtemps un voisin d' Amphitrite * :
Si sa fortune étoit petite,
Elle étoit sûre tout au moins.
A la fin, les trésors déchargés sur la plage 5
Le tentèrent si bien qu'il vendit son troupeau, Trafiqua de l'argent ', le mit entier sur Feau.
Cet argent périt par naufrage.
Son maître fut réduit à garder les brebis, Non plus berger en chef comme il étoit jadis, 1 o
Quand ses propres moutons paissoient sur le rivage : Celui qui s'étoit vu Coridon ou Tircis
Fut Pierrot', et rien davantage.
I. Déesse de la mer, pour la mer elle-même. — La fable ésopicpie (49) dit, au sens propre : Eotpjjv Iv icof aOoXaaaJip xéncf» ito(|AViov
9, Fit le trafio au moyen de l'argent qu'il tira de son troupeau.
3. Ces Ters, dont le sens est expliqué par ceux qui préoèdept^ rappellent indirectement ce passage de Boileau» qui fait bien sentir aussi la différence de ces noms propres :
On diroit que Ronsard, sur ses pipeaux rustiques, Vient encor fredonner ses idylles gotbiques.
a68 FABLES. [r. n
An bont de quelque temps il fit quelques profits,
Racheta des bétes à laine ; i s
Et comme un jour les vents, retenant leur haleine, Laissoient paisiblement aborder les vaisseaux : « Vous voulez de l'argent ^, ô Mesdames les Eaux * , Dit-il; adressez-vous, je vous prie, à quelque autre' :
Ma foi ! vous n'aurez pas le nôtre. » %o
Ceci n'est pas un conte à plaisir inventé. Je me sers de la vérité Pour montrer, par expérience.
Qu'un sou, quand il est assuré.
Vaut mieux que cinq en espérance ''; a 5
Et cbang«r, tans respect de Toreille et du loiiy Lycidas en Pierrot, et Philis en Toinon.
(Art poétique f cbant II, rert a 1-94.)
4. • Elle Teat encore des dattes, s dit le Berger dans la frble grecque (49) ; c'était de dattes (çoivfxoiv ^>ivouc) qu'il a^ait cdiargé sim navire : ^^ivCxniv auOic, oi>^ foixev, iTciOufist, xal hik tquto <pa£vmit ^9U)^tfCouoa. — Benierade a, de son côté, traduit ainsi ce trait de Tanoien apologue, dans son gui* quatrain :
.... Flots ingrats, Vous Tondriez encore ayoir ce qui me reste ; Mais je ne ne rembarque pas.
5. Lia fable ésopique (147) du Naufragé et la Mer fait, dans le récit même, une personnification semblable à celle que la Fontaine met ici en apostrophe : 'H $è (6d[Xaooa}, iuotcoOcroa pvaucf.