V. ut] LIVRE IV. Ji^î
nn gentilhoiiime qui c lît dans les anticliâinlMpety 1m stlouti ks ruelles; > c'ett im des marquis petiffr-inaltres de Molière , son Acaste, par exemple (voyez le MUanthrope^ acte III , scène i) ; la Fourmi (p. i43 et i44) ^^ * l'animal bourgeois par excellence..., d*un esprit net, ferme et pratique, qui raisonne avec autant de précision qu*il calcule, railleur comme un homme d'affaires, incisif coumie un avocat, s Voyez ci-après les notes 5, 14» i5 et 17. — On connaît V Éloge de la Mouche (MvCac lpub(&tov) attribué à Lucien ; il s*y troQTe quelques traits qu'on peut rapprocher de eertaina paamgfii de la fable. Le célèbre traducteur allemand de Lucien, Wieland, suppose que ce morceau est une de ces improvisations si fort à la mode au temps de Lucien et où les sophistes les plus célèbres se piquaient d'exceller : voyez le tome VI de sa traduction, p. 461 (Leipzig, 1789).
La Mouche et la Fourmi contestoient de leur prix ^ .
« O Jupiter! dit la première, Faut-il que Tamour-propre aveugle les esprits
D*une si terrible manière,
Qtt*un vil et rampant animal 5
A la fille de Tair ose se dire égal ' !
t. Phèdre entre en matière de la même fin^n :
Formica et Mutea comtendebaiU acriter^ Qum plur'u esset.»,,
a. Ta es reclus en ta teniere f
Moy, ie vole comme legiere,
dit la Mouche de la vieille fable {Tsopet /, f» 4i-43). Celle de le Noble appelle la Fourmi
Vil insecte rampant que la terre a vomi ;
et elle dit d'elle-même :
.... Moi que le soleil, par un sort glorieux, Du feu de ses rayons a voulu faire naître.
— c La mouche est un animal qu'il est bien aisé à la poésie d*anobltr. M. de la Fontaine l'a fait en rappelant fille de Cair, Homère a embelli divers endroits de son poème de plusieurs comparaisons tontes empruntées de la mouche , et les anciens Ten ont loué. 1 (Mbck DacixBy C Iliade d^Homère^ tome III, p. 45 1, note 48. Paris, 171 x.)
U7a FABLES. [r. ui
Je hante les palais, je m^assieds à ta table ' ;
Si Ton t^immole un bœuf, j'en goûte devant toi ^ ;
Pendant que celle-ri, chétive et misérable,
Vit trois jours d*un fétu qu'elle a traîné chez soi. i o
Mais, ma mignonne, dites-moi, Vous campez-vous jamais sur la tête d un roi,
D'un empereur, ou d'une belle ?
Je le fais; et je baise un beau sein quand je veux ' ;
Je me joue entre des cheveux; 1 5
Je rehausse d'un teint la blancheur naturelle;
3. Le Recueil de poésies chrétiennes et diverses donne : c Je m'assieds à table. » Cest sans aucun doute une faute d'impression.
4* Avant toi ; Toyes plus bas, fers 14* ^ manière dont la Fourmi interprète cette yanterie ; c'est d'ailleurs la tradnetion de ce que dit la Mouche dans la fid>le de Phèdre (rers 4) :
Ubi immohitÊTf txta prmgutto Deém,
Le sens que dêçant toi aurait aujourd'hui, à saToir en ta présence ^ conTicndrait également à la Yanité de la Mouche; aussi a-i«41 été adopté par qœlciues commentateurs, mais à tort évidemment. — Cette idée, d'aToir les prémices, se trouve aussi dans Lucien (édition Lehmann, tome VII, p. 3 18) : • Elle goûte (tes met^ avant les rob eux-mêmes, ■ ^at>iaiy oAvSn icpOYoScTfln.
5* Jn enpite régis sedeo^ qman vUum est miki ^
Et matronarum easta delibo oseidn. (PuàDas, vers 6 et 7.)
— - Marie de France (vers 6) reproduit ainsi la première de ces deux vanterîes :
Deseur (dessus^ sur) le Roy pooit seoir ;
Ysopet /, la seconde :
Baise la Roy ne en la bouche, Quant ie veulz, on nez 00 on front.
— Lucien, parlant des piqûres de la Mouche (p. 319), a un mot non moins élégant que le deUho de Phèdre : wxi toO xdXXou< ti dbccvOU l^rcai. — c Acaste, qui est fort aimé du beau sexe, parle plus discrètement {que la àtouehe), mais au fond insinue qu'il a le même privilége. Les cœurs de haut prix ne lui manquent pu ; encore &nt-il qu'ils fassent /a moitié des avances, » (M. Taotb, p. il 5.) Voyes la scène i, déjà citée, du ill« acte du Misanthrope,
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Et la dernière main que met à sa beauté
Une femme allant en conquête, C'est un ajustement des mouches emprunté '.
Puis allez-moi rompre la tète a u
De vos greniers ' ! — Avez-vous dit?
Lui répliqua la ménagère*.
Vous hantez les palais; mais on vous y maudit *.
Et quant à goûter la première
De ce qu'on sert devant les Dieux, 1 s
Croyez-vous qu'il en vaille mieux? Si vous entrez partout, aussi font**^ les profanes.
6. c ifotsclu, dit Furetière (1690), est un petit morceau de tafFeCa$ ou de yelonrs noir, que les dames mettent sur leur TÎsage par ornement ou pour faire paroitre leur teint plus blanc... Les mouches taillées en long s'appellent des assastuu, 9 — Aux mots c petit morceau de taffetas, > M. Littré ajoute : c de la grandeur d'environ l*aile d'une mouche, « ce qui peut serrir i expliquer rhéraistiche : c des mouches emprunté, » qui, du reste, s'explique aussi par la couleur même : voyez le vers 33. — M. le marquis de Laborde, dans son ouvrage intitulé le Palais ifazarin{p, 3 18), cite, comme offrant la première mention des c mouches de velours et de taffetas », le Testament de Cfyontef pièce galante composée vers 1 65 5 et imprimée en i658. Puis il extrait d'une autre pièce, dont le titre est la Faiseuse de mouches^ des vers qui montrent qu'en 1660 cette mode avait pris son entier développement.
7. Geruzez rapproche spirituellement le discours de la Mouche de celui du Chêne dans la fahie xxfi du I^ livre.