Voyez ci-detsas, note
9. Chcx la pinpnrt dcf antret.fiJmlkteSy k aorale eit dificfcnte : e*est un conieil aux cnfauts d*obéir à Icnn parents. Ainsi dans VAp^ pemdiee des fables ésopiques :
tout magna mai'u obsequl pareniihus ;
et cbesCoiTozet :
Qui donc obeist aux parens.
Tout bien et tout honneur lui Tient.
M. Soollîé, i rendroh indiqué, fiiit remarquer avec niion que eetie moralité est moins bien appropriée à la ÎMe qne odle de la Fontaine, surfont avec les circonstances ajoutées par loi.
F. xv-xvi] LIVRE IV. 3a9
Pabis XVI. — Ésope» fab. i38» Adxo^ xa\ rpttSc (Goray, p. 80 et 81 y p. 337, sous cinq formes, dont l'une est celle que nous indiquons ci-après sous -le nom d'Aphthonioft). — Babrins, fiib. 16, mtitM fifre. -— AphthoninSy lab. 39, Fahu/a Nutricit et tupi, otUndem non jpei innitênJum esse ante eventum, — ATÎanus, fab. i, Rustiea et U^ut. — Faêrne, fab. 76, Lupus et MuRer, — Haudent, i^* partie, lab. iiOy d'un Loup et eTune Mère, — Corrozet, fab. loa, de la Nour^ riee et du Loup (une des quatre fables en prose ajoatées au lecneii primitif). — Le Noble, tome I, p. a6g, conte do la Nourriee, du Loup et du Bambin.
Mjrthologia msopica JNeveleti, p. aoo, p. 353, p. 454* Ce sujet a été traité au seizième siècle par Baîf, en sixains, et par Pbilibert Hégémon. M. Soollié (p. a 17-130) cite leurs deux fables.
— La Fontaine n'a pris chez ses deranciers , anciens et modernes, que la première partie de sa fable, et encore pour le fond seulement. La fin, le triste sort du Loup, est de son invention • Plusieurs des fiJ>les grecques, et la -rieille fiable française {Ysopet^Jpumnet) citée par Robert, ont une seconde partie tonte différente, qui amène une affabulation épîgrammatique. Quand le Loup rentre cbez lui, la LouTe lui demande pourquoi il n'apporte rien, c C'est que j'ai en le tort, répond-il, de croire à parole de femme. 9
UStç Y&p, hç pvaui\ KiOTt&tn; (Babrius, yers 10.)
— Le Noble (1697) a donné à cette fable un tour allégorique très* prétentieux et très-laborieux. Il la dédie au prince de Galles, Jacques-Edouard, fils de Jacques H, qui a écbappé au Loup fatal (Guillaume m), qui a pour nourrice la Fortune^ et qu'on élèTC c dans un berceau français. » L'apologue est suiri de la Chanson de la Nourrice au Bambin rojal^ composée de sept couplets , qui ont chacun pour refrain :
Louis est pour tous, c'est assez.
Mme de Sévigné ayait prédit que la fuite du jeune prince ferait un jour, elle ne dit pas une fable, mais un roman : Toyez sa lettre du i3 décembre 1688, tome VIII, p. 3i5. — M. Saint-Marc Girardin, dans sa vni« leçon (tome I, p. 143 et i44)» ^^^ comme c une piquante variation, • un apologue, en distiques, de Welss {Pantateo Candidus), poète latin dont nous avons déjà parlé plusieurs fois. C'est le vii« de sa ir« section , de Diis. U est intitulé : t le Diable et l'Usurier, • Diabolos et Fenerator; on' le trouTcra i V Appendice de
33o FABLES. [f. zv-xti
oe Yolnme. — M, Taine (p. 3o5 et 106) fût remarquer p^tc quelle rente notre fabuliste » dans pltuieurs de tes &ble», et en partienlier dans oeUe-cd, a peint le Lonp, et il troure le c portrait denû-eérienz, deoBi-moqueur, » qu'il en fiùt, c pins ^rai que la sombre et tenibfe peinture de Bnffon. »
Ce Loup *■ me remet en mémoire Un de ses comparons qui (ot enoor mieux pris : U 7 périt. Voici Thistoire :
Un viUageois avoit à récart son logis.
Messer Loup attendoit chape-chute * à la porte ; S
n avoit vu sortir gibier de toute sorte,
Veaux de lait', agneaux et brebis.
Régiments de dindons, enfin bonne provende ^. Le larron oommençoit pourtant a s*ennnyer.
Il entend un Enfant crier : i o
La Mère* aussitôt le gouimande,
Le menace, s'il ne se tait, De le donner au Loup. L'animal se tient prêt*, Remerciant les Dieux d*une telle aventure, Quand la Mère, apaisant sa chère géniture, 1 5
Lui dit : « Ne criez point ; s'il vient, nous le tuerons^.