Benserade {quatrain xcrr) a un tour assez vif
c Mon fils, si Yous pleurez, le Loup vous mangera , s Dit la Nourrice. U vint, dès que l'Enfant pleura.
7. Batf et Philibert Hégémon imitent bien le parler de la Mère. Chez le premier, elle commence ainsi :
Nennyy nenny, non, noui ne pleure;
F. xv-xvi] LIVRE IV. 33 1
— Qu'est ceci? s^écria le mangenr de moutons :
Dire d'un, puis d'un autre * ! Est-ce ainsi que Ton traite
Les gens faits comme moi? me prend-on pour un sot?
Que quelque jour ce beau marmot ao
Vienne au bois cueillir la noisette ! » Comme il disoit ces mots, on sort de la maison : Un chien de cour l'arrête; épieux et fourches-fières*
L'ajustent de toutes manières ^^.
« Que veniez-Yous chercher en ce lieu ?» lui dit-on. % 5
Aussitôt il conta l'affaire.
« Merci de moi ! lui dit la Mère; Tu mangeras mon Fils ! L'ai-je fait à dessein
Qu'il assouvisse un jour ta faim? »
On assomma la pauvre béte. So
Un manant ^* lui coupa le pied droit et la tête : Le seigneur du village à sa porte les mit; Et ce dicton picard à l'entour iut écrit :
ches le second , elle finit en criant an Loup même , avec une interjection de chasseur : c Sauve-toi, ayant qu'on ne t'accroche^ •
Hay ! deuant, beste, qu'on ne t'accroche!