‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 308 sur 374 · Le Noble dit à peu près de même · texte numérisé non relu

Le Noble dit à peu près de même

Et clochant sur trois pieds TÎmrent cahin-caha.

Chez lui, comme chez la Fontaine, tout a lieu en terre ferme; mais il a donné à toute la fable un tour fort ridicule, et fait de la rencontre des deux marmites un duel en champ clos.

10. Hoquet^ « obstacle, empêchement, b d'après du Gange (TOjez son Glossaire^ au mot Hoquetas); ou bien plutôt c accroc », en rattachant le mot au picard hoe^ hoket, a croc, accroc, » d'où AoAer, ahoker^ « accrocher. »

11. La morale est ainsi rendue dans ÀTianns (Ters 1 5 et 16) :

Pauperîor eaveat sese soeîare poientl; NamquefitUs ilU eumparih meiior.

Dans FaCme (yers i5 et 16) :

Potentiorum semner est vicinitas f^'itanda tenutorîhus»

Le Noble tire de la fable une morale un peu différente :

Sous le fort le foible succombe ; Sous le mauTais périt le bon.

— C'est dans le sens du premier de ces deux Ters que Charles le Téméraire dit aux enrojés des quatre membres de Flandre qui viennent réchuner contre rétablissement d'un impôt considérable : « Je tous montrerai ce que tous ne pouvez ni ne dcTez fabre. Ce sera la querelle du pot et du Terre : si le Terre se heurte au pot, il est bientôt rompu. 9 Voyez V Histoire des dues de Bourgogme du baron de Barante, tome DC, p. i3o (Paris, 1829, in-8«).

37a FABLES. [p. m

FABLE Iir.

LB PBTIT POIMON ET LB pâCHSUB.

Eiope, fiib. ia4, 'AXtibc *bl\ Z(iap(c (Coraj, p. 67, p. SaQ. — Bftriui, fab. 6, 'AXi^ xa\ M^OâSiov. — ATiamit, fitb. 10, PUcmtm' «r PiseU, — Haudent, i** partie, fab. ao, ^im Pesekeur et ^tm f&tii PoiuoH, — Le NoUe, conte 68, du Pécheur et du peiii Poitem. ht refui indiscret,

Mjrthdogiu mtopieu Nepeleîi^ p. 187» p. 4^*

Cette fable a été reproduite dans le RecueU de ppésies ckritmmeê et diverses^ tome III, p. 36i (par erreur, pour p. 365).

La ûdble 70 de Corroset, du Bouignol et de tOiseieur^ développe la même id^, arec d'autres penonnages ; elle a fourni à la Fontaine le Tert de sa morale (voyez la note 8). — Dana une chronique en prose française, du treizième siècle, la Chronique de ilaûw, publiée par M. Louu Paris, rarcherèque de Rouen, Rigauld, raconte à saint Louis un apologue qui a beaucoup d'analogie avec celui de Corroiet; M. Éd. du Méril Ta cité en entier dans Vlntroduetiom de tes Poésies inédites du moyen ége^ p. i44-i4G • ^^^ mésange, prise par un paysan, le persuade de la laisser aller parce qu'elle est c une petite cose {chose)y a et après s'être euTolée, elle lui conseille de garder une autre fois ce qu'il tiendra. — Chez le Noble, le Pécheur prend un premier poisson, qu'il lâche; puis un second, qu'il garde, ioitndt qu'il est par l'expérience.

Petit poisson deviendra grand, Pourvu que Dieu lui prête vie ; Mais le lâcher en attendant, Je tiens pour moi que c'est folie :

Cjàx de le rattraper il ^ n'est pas trop certain. s

Un Girpeau *| qui n'étoit encore que fretin,

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