‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 31 sur 374 · I. En date du 36 mars i · texte numérisé non relu

I. En date du 36 mars i

9. Dans des actes de 1676, Tun du 9 janvier, Tautre du 9 novembre, Marie Héricart est dite séparée de son mari c quant aux biens. »

SUR LA FONTAINE. xu

évidemment pour être la siemie*. Que cependant ik aient été autrement séparés, on peut le dire, pourvu qu'on ne prenne pas l'expression à la rigueur^ D'Olivet nous paraît avoir exactement défini cette vie à part : « Il s'éloignoit de sa femme le plus souvent et pour le plus longtemps qu'il pouvoit, mais sans aigreur et sans bruit. Quand il se vojoit poussé à bout, il prenoit doucement le parti de s'en venir seid à Paris, et Ù y passoit les années entières, ne retournant chez lui que pour vendre quelque portion de son bien '. » Il ne serait pas juste de parler de rupture, quand l'union avait toujours été si relâchée; nous disons toujours, car ce sont les premiers temps du mariage dont Tallemant nous donne l'idée que voici : « Sa femme dit qu'il rêve tellement qu'il est quelquefois trois semaines sans croire être marié '. »

Il ne lui cachait pas ses infidélités. Tallemant, avec des licences d'expression familières à sa plume, en raconte une qu'elle surprit, à peine à temps, et pour laquelle son mari ne lui dcmna d'autre satisfaction que de lui faire une grande révérence et de sortir. La galante était certaine abbesse, retirée à Château-Thierry, et que la Fontaine avait logée. On croit bien reconnaître l'abbesse bénédictine,

Très-rérérente mère en Diea, Qui rérërente n'êtes guère,

de l'épître écrite en 1657, alors que les Espagnols de la garnison de Rocroi ravageaient nos provinces du Nord^. Elle est adressée A. M. D. C. A. D, M. (à Mme de Goucy', abbesse de Mouzon). Le poète lui explique comment, n'ayant d'autre passe-port que celui d'Amour, il n'ose aller la trouver dans son séjour de Mouzon*, qui sent un peu trop la poudre. Nous ne saurions dire si la trop complète hospitalité racontée dans les Hutariettes précéda ou suivit cette épître, qui est

I. Elle est dans ses OEwret sous ce titre : a Épitaphe d'un paresseux. »

a. Histoire de V Académie^ p. 3i5 et 3i6.

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