‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 355 sur 374 · I. Tourbillon · texte numérisé non relu

I. Tourbillon

tant, félon les gens: c Vire le Roil Vite la Ligne 1 » Pent-étre» par exemple» était-il à Paris, dans la fonle, le joor on la grande Mademoiselle, quoique frondeuse, • alla chez Bfme de Choisy, dont le logis aroit une fenêtre donnant sur la place du LonTre, pour roir passer le Roi, > qui rentrait triomphant dans Paris après la défaite de la Fronde, c U y aroit un homme qui Tendoit des lanternes pour mettre aux fenêtres, comme l*ou fait les jours de réjouissances, et qui crioit : Lanternes à la rojrale. Je lui criai étourdiment : t ITen c ayez-TOUs point à la Fronde? s Mme de Choisy me dit : c Vous c me Toules faire assommer ' ? »

Ces bourgeois de Paris qui avaient iUnminé a la Fronde et qui illuminent aujourd'hui à la royale , et le peuple prêt à assommer ceux qui n'illuminent pas ayec les lanternes du moment, tous sages, selon la Fontaine, tous gens prudents et qui ne se font pas d*afiaire pour une cocarde. Mais, si nous Tonlons rire de la ChauTC-^ouris, qui se fait tantôt oiseau, tantôt souris, ou de ces boui^eois qui crient tour i tour : t Vive le Roi ! Vire la Ligue ! » la Fontaine est tout prêt à rire avec nous. Rions-en donc i notre aise, mais au besoin imitons-les : Toilà, hélas ! selon la Fontaine, la morale de la fable.

(Sautt-Mabc GiBABonr, xin« leçon, tome I, p. 43 1 ^ 43sO

VIL — Page i4i.

(livre II, fable v.)

LR PHXinX BT LA GHAUirX-SOITBIS.

Un jour que le Phénix célébrait sa naissance, les Oiseaux vinrent lui faire la cour et le féliciter. La Chauye-souris seule ne -rint pas. Le Phénix lui en fit des reproches et lui dit : c Vous faites partie de mes sujets, pourquoi tous montrez-vous si fière ?

— J'ai quatre pieds, répondit la Chauve-souris, et j'appartiens à la classe des quadrupèdes. A quoi bon vous féliciter ? »

Un antre jour, comme le Ki^lin célébrait aussi l'anniversaire de sa naissance, la Chauve-souris s'absenta encore. Le KUin la réprimanda à son tour, c Pai des ailes, dit la Chauve-souris, et j'appartiens à la daase des oiseaux. Pourquoi vous aurais- je félicité ? »

t. Mémoire* de MademoUelU de Monlpensier, édition de Maf»trirl)t, tome II, p. i88.

heKi'tm rtoonta à l'aMenibléd des qnadnipède» la ooodaiie de k ChauTe-MMirit. Ils le dirent en gémiMant : c Dans le inonde^ il y a anjonrd*hoi beanooap de geni, an oosnr aec et fîroid, qui fcucmbleM à oette méchante bêle ; ils ne tont ni oiseaux ni qnadmpèdesy et, eo ▼éritéy on ne sait qu'en faire. »

{Lu Afmdému^ comiu et apologues imdieiu^ traduit» du diÎBois par M. Stanislas Julien, tome H, p. 164 et i55.)

VIU. — Page 146.

(Livre II, fable th.)

Mortuo rege Nanno Segohrtgionum, a quo locut accepîu* comdemàw urhii fuenUf quum regno fiUiu ejus Comamiu succeuiuet^ odfuimat ligw quidam f c quandoque MauiUam exitio fiaitimis popuUs fuiuram, «^ orimendamque in ipso ortu, ne mox vaUdior ipsiun ohruerei, > Sahuactu et iiiam fahulam : c Canem aliquando partu gravidam locum a pastore precario petisse , in quo pareret : quo obtento , iterato petisse ut siii educare eodem in loco eatulos liceret ; ad postremum tufultis eaiulis^ fuiiam domestico prmsidio^ proprietatem loci sihi pindicasse. Non aliter MassilienseSf qui mtne inquilini çideanlur^ quandoque dominos regùmum futuros. a His ineitatus rex intidias Massiliensibus struit.

(Jusnir, livre xliii, chapitre nr, p. 5 18.)

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