‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 357 sur 374 · X. — Page i6a · texte numérisé non relu

X. — Page i6a

(LiTre II, fid>le xi.)

MABOT A K» AKT LTOV «

lé M ^ctcfj de ranoar ynàmt et fioOe,

Tb tois aaies t'clle lOt oa afSolle;

le M f CMiy M d'anMt mt de

Ta ▼<■• qni pcnlt bien oa aul y

le ae f CMry de fortaae

Ta Toit a«em t'cUe est

le ae tfeMiy d*abat trop abonat.

Ta ca tçais proa, et ta a'ca

le ae ftÊtrj de Diea ae n

Ccrt à faiy aeal t'ca doaacr

le ae t'eicry des dame» de Paris,

Ta CB içui plas qae leon |apf<a aarit;

le ae t'etcry qui cit rade oo al&ble ;

Ma» ie te veux dire aae bdie fable :

Ccat à açuMMr da Lyoa et da Rat.

Ceata j Lyoa, pbu fort qa*ttB TÎeil Terrât , Yid ane fois que le Rat ae sçauoit Sortir d*aa liea, pour aataat qa*il aaoît Muge le lard et la chair tonte crue.

Maïs ce Lyon (qol iamais ae Ait groè) Tlroana aïoyen, et ouoier^ et nuticfa D'oa^cs et dcats, de ronpre la ratière, Doat maiitre Rat etcfaappa ▼ittraiwit.

Pois aût à terre un geaoil genteairat , Et ea ostaat son bonnet de la teste, A aicreié miOe fois la grand* beste, Inraat le dieu des sooris et des rats Qn'il Iny rendroit. Mainteaaat tn TCrras Le boa dn oonte. Tl adnint d*adneatnre

Que le Lyon, pour chercbor m pattnra , Saillit dthon m aiiwnie et Mn si«ge.

Dont (par malheur) ae trornu pria an piège, Et lut Ké eontre on fenne poteau.

Adonc le Rat, aans serpe ne couteau , T arrina ioyeuz et esbandy.

Pour aeeonrir le Lyon leeonreble ,

Auquel a dit : « Taia-toy, Lyon lié ;

Far moy aéras maintenant deslié ;

Tu le Taux bien, car le ccanr ioly as :

Bien y parut quand tu me deslias.

Seeonru m'as fort lyonnensement ;

Or secouru seras rateusement. •

Lors le Lyon ses deux grands yeux vertit.

Et Tcrs le Bat les toma un petit

En luy disant : « O panure Tenniniere !

Tu n*as sur toy instrument ne manière.

Tu n*as eonlean, serpe ne serpillon,

Qui soeut eoupper cordes ne cordiUon ,

Pour me ietter de oeale estroite voye.

Ta te cacher, que le chat ne te Toye.

^ Sire Lyon, dit le fils de souris.

De ton propos (certes) ie me sousris ;

I*ai des couteaux asses, ne te soucie.

De bel os blanc plus trenchant qu'une sie |

Leur gaine, c'est ma genciue et ma bouche :

Bien couperont la corde qui te touche

De si tres->pres, car i'y mettray bon ordre. »

Lors sire Bat fm commencer à mordre

Ce gros lien : vray est qu'il y rongea

Asses long temps, mais il le tous rongea

Sonnent et tant qu'à la parfin tout rompt ,

Et le Lyon de s'en aller fut prompt ,

Disant en soy : c Nul plaisir (en effect)

Ne se perd point, quelque part où soit fait. »

Voib le conte en termes riuusseï :

Il est bien long, mais il est TÎeil asses,

Tesmoin Esope et plus d'un million.

Or riens me Toir pour faire le Lyon ; Et ie mettray peine, sens et estnde D'estre le Rat, exempt d'ingratitude :

l'enten, si Dieu te donne autant d'affaire Qu'au grand Lyon , ce qu'il ne meiUe faire.

{Lm QEuuresde Clément Marot, édition de Lion, 1597, P* i59-i6a.)

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