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(LiTre II, fid>le xi.)
MABOT A K» AKT LTOV «
lé M ^ctcfj de ranoar ynàmt et fioOe,
Tb tois aaies t'clle lOt oa afSolle;
le M f CMiy M d'anMt mt de
Ta ▼<■• qni pcnlt bien oa aul y
le ae f CMry de fortaae
Ta Toit a«em t'cUe est
le ae tfeMiy d*abat trop abonat.
Ta ca tçais proa, et ta a'ca
le ae ftÊtrj de Diea ae n
Ccrt à faiy aeal t'ca doaacr
le ae t'eicry des dame» de Paris,
Ta CB içui plas qae leon |apf<a aarit;
le ae t'etcry qui cit rade oo al&ble ;
Ma» ie te veux dire aae bdie fable :
Ccat à açuMMr da Lyoa et da Rat.
Ceata j Lyoa, pbu fort qa*ttB TÎeil Terrât , Yid ane fois que le Rat ae sçauoit Sortir d*aa liea, pour aataat qa*il aaoît Muge le lard et la chair tonte crue.
Maïs ce Lyon (qol iamais ae Ait groè) Tlroana aïoyen, et ouoier^ et nuticfa D'oa^cs et dcats, de ronpre la ratière, Doat maiitre Rat etcfaappa ▼ittraiwit.
Pois aût à terre un geaoil genteairat , Et ea ostaat son bonnet de la teste, A aicreié miOe fois la grand* beste, Inraat le dieu des sooris et des rats Qn'il Iny rendroit. Mainteaaat tn TCrras Le boa dn oonte. Tl adnint d*adneatnre
Que le Lyon, pour chercbor m pattnra , Saillit dthon m aiiwnie et Mn si«ge.
Dont (par malheur) ae trornu pria an piège, Et lut Ké eontre on fenne poteau.
Adonc le Rat, aans serpe ne couteau , T arrina ioyeuz et esbandy.
Pour aeeonrir le Lyon leeonreble ,
Auquel a dit : « Taia-toy, Lyon lié ;
Far moy aéras maintenant deslié ;
Tu le Taux bien, car le ccanr ioly as :
Bien y parut quand tu me deslias.
Seeonru m'as fort lyonnensement ;
Or secouru seras rateusement. •
Lors le Lyon ses deux grands yeux vertit.
Et Tcrs le Bat les toma un petit
En luy disant : « O panure Tenniniere !
Tu n*as sur toy instrument ne manière.
Tu n*as eonlean, serpe ne serpillon,
Qui soeut eoupper cordes ne cordiUon ,
Pour me ietter de oeale estroite voye.
Ta te cacher, que le chat ne te Toye.
^ Sire Lyon, dit le fils de souris.
De ton propos (certes) ie me sousris ;
I*ai des couteaux asses, ne te soucie.
De bel os blanc plus trenchant qu'une sie |
Leur gaine, c'est ma genciue et ma bouche :
Bien couperont la corde qui te touche
De si tres->pres, car i'y mettray bon ordre. »
Lors sire Bat fm commencer à mordre
Ce gros lien : vray est qu'il y rongea
Asses long temps, mais il le tous rongea
Sonnent et tant qu'à la parfin tout rompt ,
Et le Lyon de s'en aller fut prompt ,
Disant en soy : c Nul plaisir (en effect)
Ne se perd point, quelque part où soit fait. »
Voib le conte en termes riuusseï :
Il est bien long, mais il est TÎeil asses,
Tesmoin Esope et plus d'un million.
Or riens me Toir pour faire le Lyon ; Et ie mettray peine, sens et estnde D'estre le Rat, exempt d'ingratitude :
l'enten, si Dieu te donne autant d'affaire Qu'au grand Lyon , ce qu'il ne meiUe faire.
{Lm QEuuresde Clément Marot, édition de Lion, 1597, P* i59-i6a.)