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(Livre III , fable u.)
Msaiiius Je Taia tous conter une jolie fable; il le peut que
Toot rayes déjà entendue. Malt, comme elle sert à met 6m, je me riaqocrai à la débiter encore.
a* CnoTia. Soit ! je l'entendrai. Monsieur ; mais ne crojcs pas leoner notre misère arec nne fable. N'importe 1 si ^ tous pUif t narrez toujours.
MinéBius. Un jour, tous les membres du corps humain se ■nû* nèrent contre le ventre, l'accusant et se plaignant de ce que lui leel il demeurait au milieu du corps , paresseux et inactif, absorbant oonune un gouffire la nourriture, sans jamais porter sa paît da labeur oommim, là oà tous les aatiet organes s'oocupaient de voir»
dVnleMlKy «6 pcoMf y 06 wngtTf 00 mmaiery de êcotat^ tt de tiibvenir» per lear nratod eoneonrt, anx appétits et anx àéûn commiuia dn oofpa entier* Le Tentre répondit... .
a* CnorwM. Voyonii Monsieur, qnelle réponse fit le tentre ?
Miaiaius. Je rais tous dire, Monsieur. Arce nne espèce de sourire qui ne Tenait pas de la rate, mais de certaine région (car, après tont, je pois anssî bien faire sourire le yentre qne le fiûre parler), il répondit dédaigneusement anx mcmlires mécontents, à ces mutins qoi se récriaient contre ses accaparements, exactement comme tous récrimines contre nos sénateors parce qn*ils ne sont pas traités comme
TOOS....
a* CiTOTmr. Voyons la réponse du Tentre. ... Qaoi? si la tête portant couronne royale, l'œil vigilant, le cœur, notre conseiller, le bras, notre soldat, le pied, notre coursier, notre trompette, la langue, et tant d'autres menus auxiliaires qui défendent notre constitution, si tous...»
Mimbnus. Eh bien, après ? (ce gaillard-là ne Tent-il pas me couper la parole?) Eh bien, après? eh bien, après?
a* GiTOTXV. Si tous étaient molestés par le Tentre Torace, qui est la Mntine du corps....
M^vïbnus. Eh bien, ajwès ?
a* GnoTxx. Si tous ces organes se plaignaient, qne pouTait répondre le Tentre?
Miainus. Je Tsis tous le dire. Si vous voulez m'accorder un peu de ce que vous n'avez guère, un moment de patience, vous alki entendre la réponse du ventre.
a* CrroTXH. Vous mettez le temps à la dire 1
Miiiaius. Notez bien ceci, Tamil Votre ventre, toujours fort grave, gardant son calme, sans s'emporter comme ses accusateurs, répondit ainsi : • Il est bien vrai, mes cben conjoints, que je reçois le premier toute la nourriture qui vous fait riTre ; et c'est chose juste, puiscpie je suis le grenier et le magasin du corps entier. Mais si TOUS TOUS souTcnez, je reuToie tout par les riTières du sang, jusqu'au palais du cœur, jusqu'au trône de la raison; et, grâce aux conduits sinueux dm corps humain , les nerfs les plus forts et les moindres Tcines reçoÎTent de moi ce simple néoeisaire qui les frit TÎTre. Et, bien que tous à la foii, mes bons amis.... » c'est le Tcntre qui parie, remarquez bien.
a* ÔroTxa. Oui, Monsieur. Parfaitement, parfaitement I
MàKÈMiuê. « Bien que tous à la fois tous ne puissiez Toir ce que je fournis i chacun de tous, je puis tous prouTer, par un compte rigoureux, que je toiu transmets toute la farine et ne garde pour moi que le son. » Qu'en dites-Tous?
454 FABLBS.
9* CfiOTBV. C'était nue lépoate. Quelle applieation en fiûfee->Toai ?
MiHinuB. Le léiiat de Rome cet cet excellent Tentre, et fooeétai les membres réroltés. Ctr^ ses conseils et ses mesoics tent hùat examinés 9 les affaires étant dament digérées dans rintérêt de la chose publique, tous reconnaitiez que les bienfiiils généranz qne Tons recneilles procèdent on Tiennent de lui, et noUement de toosroémes.... Qu'en pensezF-Toos, tous le gros orteil de cette aaaemblée?
(Sbakxspbabb, Corioianf acte I, scène i. Tradaotion de Fr. V. Hugo, tome IX, p. 8o*83.)