‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 88 sur 374 · D*01iTet, aUtein de rjeûdémUj p · texte numérisé non relu

D*01iTet, aUtein de rjeûdémUj p

SUR LA FONTAINE. cxxx

ce n'était oertamement far ancim dédain, mais par une ami* cale plaiaanlerie, qu'elle mettait ainsi dans sa petite ménage* rie, conmie une fidèle et bonne bête, rhomme dont le rare eqprit ne pondait hii fttre caché par sa simplicité. On tron- ▼erait ce sentiment bien equrimé dans cet antre mot qu'on fan a prftté aussi : « En vérité, mon cher la Fontaine, vous séries bien bftte, si tous n'aries pas tant d'esprit '. » Ce serait encore elle, suivant cpelques-uns, qui aurait nommé la Fon* taine le fabiier\ D'autres attribuent le mot à la duchesse de Bouillon*; Titon du TiUet à Mme Cornue!, asses mordante pour qu'on le mette plus volontiers dans sa bouche. Le commentaire en est dcimé par les circonstances que rapporte ce passage du Pamaueframçais : a Mme Gomuel,... s'étant trouvée deux fois avec la Fontaine, et l'ayant agacé de toute manière, n'en ayant pu tirer quatre paroles, dit que ce n'éloit pas un homme, mais un fablier^ comme un arbre qui portnt naturellement des fables*. » Saollie plus piquante que juste. L'arbre se juge par ses fruits, et, quand Û est arrivé que, le voyant en porter de très-beaux, on a cru ne rien trouver en lui qui, sans un jeu du hasard, les ait pu produire, c'est que le jugement de l'observateur a été en défaut. Nous reviendrons sur ces étcMUiainents de quelques-uns, qui ne pouvaient reconnaître dans la personne et dans les entretiens de la Fontaine l'homme de ses vers.

Si ce fut sans arrière-pensée qu'il s'avouât nettement, ce ne fut pas sans prudence que le récipiendaire de la séuice académique du 2 mai 1684 laissa percer quelque inquiétude sur la longue persévérance de son repentir. Il tarda bien peu à se laisser entraîner dans une rechute par le démon des contes. En dépit de la sentence de police de 1675, on en vit paraître dnq nouveaux en i685, non pas imprimés à Mons ou à Amsterdam, mais chex Barbin, avec un privilège du Boi*, qui avait été, il faut le croire, obtenu par surprise, et

I. La Harpe, Cottrs de iUté^OurÊ {iBikS)^ tome IX, p. t%y. 9. Vollaife, Dhiiomiuùrê pkUo$opldquê^ au mot Fablb.

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