‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 90 sur 374 · X. Deux volumes iuMa · texte numérisé non relu

X. Deux volumes iuMa

s. Le titre, qui n*est pas le même que celui du tomel^r, porte : Trodmetiom des Philippifues de DémostkèneSy d*nne des yerrines de deérom^ avec VMtaipkron^ VBippims^ du Beau, et ^Mmti^ydemms de Pktm^ par M. de Maucroix.

SUR LA FONTAINE. oxxxiu

pttieiioe : nous toachoos aux pages o& eUe devient d'un plus grand întër&t. Le Discoun à Mme de la Sahlière^ tout rempli de sages rësolatioiis, procède immédiatement, comme pour ne pas âuder la difficolt^, les contes de la Clochette^ da Fleuve Scamandrej de la Confidente sans le savoir^ du Remède et des Aveux indisereu. Le tout finit par les Filles de Minée^ l'/i»seriptian tirée de Baissard^ et le Eemerciement à V Académie^ lequel vient là comme la plaisante conclusion d'un Tolume si bien fait pour répondre aux espérances données, il y avait un an, à la Compagnie par le nouveau confrère.

On pourra trouver là un exemple et de cette franchise, qui était une des vertus de la Fontaine, et de sa naïveté. Nous voulons bien qu'il ut été naïf; mais, avec cet air de bonhomme distrait, inattentif aux inconséquences, ne paraissant pas s'en douter, c'était un ingénu bien malin, et hardiment malin. Nous le voyons saluer très4iumblement ceux qui l'avaient prêché, et, cette cérémonie Êdte, aller son train. Gela ne rappelle-t-il pas la profonde révérence que, dans les Mémoires de Mme de Gaylus^, Louis XIY et Mme de Montespan font aux respectables dames qu'ils avaient prises pour témoins et comme pour cautions de leurs bonnes résolutions, et qui les voient passer tous deux ensemble dans une autre chambre ?

Au début du conte de la Clochette^ le premier de la v* partie, la Fontaine avoue sans détour sa fiûblesse :

Oh I combien Thomme est inconstant, divers,

Foible, léger, tenant mal sa parole I

J'arois juré, même en assex beanx vers.

De renoncer à tout conte frirole ;

Et quand jnré ? c*est ce qni me confond :

Depuis deux joors j\i fait cette promesse.

Puis fies^Tous à rimenr qui répond

D^nn seul moment 1 Dieu ne fit la sagesse

Ponr les oerveanx qni hantent les neuf Sorars.

Trop bien ont-ib quelque art qui tous peut plaire.

Quelque jargon plein d*assei de douceurs;

Ifais d'tee sûrs, ce n'est là leur a£Cûre.

X. Semvvmtê de Mme de Cejrluiy édition Miohaud et Foujoulat, 3* série, tome VIII, p. 484.

cxxxiT NOTICB BIOGRAPHIQUE

PmSy sa conscience, pea exigeante, espère avmr trouve te tempérament en réparant par la forme la faute qu'il a faite encore une fois pour le fond et la matière. Il suffira peut-être k ce qu'il pensait, que, dans ses vers, il ait affaibli de son mieux un sel qui n'ëtait pas celui dont on a pu faire le symbole de la sagesse. Il commence ainsi le Fleuve Seamandre :

Me Toilà prêt à conter de plus belle : Amour le reut, et rit de mon serment.

J*ai désormais besoin, en le chantant, V De traits moins forts et dëgnisant la chose;

Car, après tout, je ne Tenx être cause D^attcun abus : que plutôt mes écrits Manquent de sel, et ne soient d*aucun prixl

Malgré cette petite concession, faite aux scrupules, le Roi ne dut pas être content, ni l'abbé de la Chambre, ni même Mme de la Sablière. Elle fut probablement la plus indulgente, connaissant bien son léger poète. La Fontaine l'aimait trop pour n'avoir pas quelque regret de l'affliger; mais elle lui inspirait beaucoup moins de crainte que de confiance. Quoique ne vivant plus sous ses yeux, il voulait qu'elle fdt toujours la confidente de ses écrits. Lorsque, en 1686, il envoyait de Chft* teau-Thierry à Racine, avec sa jolie chanson à la jeune Paule« quelques vers d'une lettre à Conti, il avait soin de lui dire : « Je vous en pricy ne montres ces derniers vers à personne ; car Mme de la Sablière ne les a pas encore vus^. » Il ne se dissimulait cependant pas qu'entre les frivolités peu sages de sa Muse et l'austérité de son amie il y avait maintenant une barrière. Cest ce qu'il fait bien comprendre dans une lettre qu'il écrivait À M. de Bonrepaux le 3 1 août 1687 :

J*ai TU le temps qu'Iris, et c'étoit Tâge d*or

Pour nous autres gens du bas monde, Xai TU, dis-je, le temps qu*Iris godtoit eneor. Non cet encens commun dont le Parnasse abonde

Biais la louange délicate

AToit auprès d'elle son prix.

Elle traite aujourd'hui cet art de hagatdle,

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