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a. La foène xx«
SUR LA FONTAINE. gzlt
frère Phiiippe. A-t-il mis plus directement la main à cet acte en prose? à le lire, c'est peu yraisembiable.
On n'a du Feau perdu^ représente le 22 août 1689, que l'analyse qui en a ëtë faite dans V Histoire du Théâire français. Là il est dit que le public l'attribuait à la Fontaine, quoique inscrit sur les registres sous le nom de Ghampmeslë. Ce sont encore deux contes de notre poète mis en action : le Fillageois qui cherche son veau, et la Servante Justifiée^ mais non pas la Gageure des trois commères^ comme le veulent en outre les frères Parfaict.
La comédie : Je vous prends sans vert\ maigre son insertion dans les Pièces de théâtre de M, de la Fontaine^ imprimées en 1702, et dans les Œuvres diverses de 1729, a très>probablement été écrite par Ghampmeslé sans aucun secours de la Fontaine. Nous ne voyons pas ce qui a pu faire penser que notre poète y ait eu quelque part, si ce n'est que le dénouement en est tiré du conte du Contrat, La. raison serait fort mauvaise; car ce conte, attribué à la Fontaine par de très-médiocres connaisseurs, est de Saint-Gilles. Un des personnages de la petite comédie raconte^ une fable que l'on pourrait intituler : la Tourterelle veuve du Hibou et le Moineau, Il semble que si la F<Hitaine a écrit là quelques vers, ce doive être ceux de la fable, et que rien ne se peut rencontrer dans la pièce où il dût être plus aisé de le reconnaître. Or rien de plus pauvre, de plus insipide que cet apologue. Je vous prends sans vert fut joué pour la première fois le i*' mai 1693. Cest après la con» version de la Fontaine, et, par conséquent, trop tard pour admettre qu'il n'eût pas encore renoncé au très-peu digne ménage littéraire qu'il avait eu la faiblesse de faire quelque temps avec le sieur de Ghampmeslé.
Au résumé, dans ces comédies, à quelques-unes desquelles on est trop assuré qu'il n'est pas resté tout à fait étranger, il n'y aura jamais moyen de bien savoir où l'on peut à sa plume complaisante atbnbuer quelques traits, où il a laissé aller seule celle de son collaborateur; il y a seulement certitude en faveur de celuirci, lorsqu'on rencontre des inepties. Ge prétendu théâtre comique de la Fontaine manque donc même de