‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 110 sur 299 · Loc. cit. ( Note de l'Édition · texte numérisé non relu

Loc. cit. ( Note de l'Édition

s’élèvent pas, tant s’en faut, à 30.000 francs, somme représentée par la prime de dix centimes que j’ai proposée.

M. Cagny a insisté sur la nécessité de ne pas laisser échapper de mouton lors de la vaccination; voici un fait très probant à cet égard : l’année dernière, 300 moutons d’un troupeau ont été vaccinés, et 8 se sont échappés. On a pu les marquer. Depuis cette époque, aucun des vaccinés n’est mort du charbon, et 5 des 8 sont morts de cette maladie. Je répète, 5 sur 8.

M. Bouley prie M. Pasteur de donner quelques explications sur les critiques faites dernièrement en Italie «à sa méthode de vaccination.

M. Pasteur : Des objections ont été faites, en Italie, provenant d’une faute commise par la Commission d’expériences de l’École de Turin qui, à l’épreuve du contrôle de l’immunité après vaccination, s’est servi du sang d’un mouton mort depuis vingt-quatre heures et qui était à la fois, à son insu, septique et charbonneux (*). J’ai demandé qu’on renouvelât les expériences dans de meilleures conditions. C’est ce qui a été fait, et je crois que, cette fois, l’École de Turin réussira. M. Perroncito, qui a opéré isolément, a toujours obtenu des résultats satisfaisants, à ma connaissance (1 2).

1. Voir, p. 172-188 du présent volume : Charbon et septicémie.

2. Voir : La vaccination charbonneuse. Lettre de M. Perroncito. Revue scientifique , 3' sér., V, 5 mai 1883, p. 557. {Notes de l’Édition.)

Page 1