Voir p. 559-566 du présent volume. ( Notes de l’Édition
MALADIES VIRULENTES
n est rien moins qu’une altération de texte qui met à ma charge une erreur capitale.
M. Peter reconnaît que, s’il a eu ce tort, j’ai eu, moi, le tort de croire à l’existence d’une maladie nouvelle. Mais je n’accepte aucunement le tort qu il m’attribue. Il s’agit parfaitement d’une maladie nouvelle, produite par un microbe nouveau ; maladie et microbe n’avaient jamais été décrits.
M. Peter cite ensuite des extraits où je déclare que je n’abandonnerai la recherche d’une dépendance cachée possible, entre la rage et la maladie nouvelle, qu’après avoir épuisé toutes les combinaisons expéîimentales. Mais cette ténacité, monsieur, dans la recherche, c’est l’honneur de notre travail, et c’est en nous livrant, mes collaborateurs et moi, à ces combinaisons expérimentales, que nous avons démontré que la maladie nouvelle existait dans le mucus buccal d’enfants morts de maladies communes, et également dans la salive de personnes en pleine santé. C’est alors, et alors seulement, que j’ai eu le droit d’affirmei que la nouvelle maladie n’avait pas de relations avec la rage.
Vous voudriez pouvoir concéder à d’autres une part de priorité dans ces observations. Malheureusement vous ne le pouvez pas, sinon par une nouvelle erreur ou une nouvelle inexactitude de citation. M. Vulpian (*) a apporté, le 29 mars 1881, une confirmation à ma Lettre du 22 mars (2), lue par M. le docteur Parrot: confirmation dont je suis le premier à reconnaître tout le prix.
Sur ce premier point, voilà les faits rétablis. Il en reste d’autres. A ous m avez prêté tout à l’heure une erreur par une abréviation de texte. Nous voici maintenant en présence d’une exhumation de texte, fort étrange et presque amusante. Vous dites que « cinq jours avant ma Communication du 17 avril, à l’Académie de médecine, la Commission des vetermaires de Turin a adressé une troisième lettre confirmative des deux premières quant aux accidents provoqués par les inoculations pastoriennes. » Et après avoir lu, mardi dernier, ce que vous
appelez cette troisième lettre (3), vous ajoutez avec assurance: « Ce sont des faits, cela ! »
Les faits, permettez-moi de les rétablir encore. Il n’y a pas eu, comme vous le dites, une troisième lettre des professeurs de Turin! Ce que vous avez lu, mardi, à l’Académie, est extrait textuellement de
1. Bulletin de l'Académie de médecine, séance du 29 mars 1881, 2e sér. X r» sq/i-qq-, • Inoculation de salive. (Note lue par le Secrétaire perpétuel.)