‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 216 sur 299 · ANNÉES BŒUFS OU VACHES MORTALITÉ · texte numérisé non relu

ANNÉES BŒUFS OU VACHES MORTALITÉ

vaccinés pour 100

Chez les bœufs ou vaches non vaccinés, la mortalité par le charbon est de 5 pour 100.

Sur le point spécial de la rage, M. Billroth, qui n’apporte aucune expérience personnelle, se contente de donner une adhésion complète aux faits et aux conclusions du Dr von Frisch. C’est donc de l’œuvre de ce professeur que je vais parler.

Le Mémoire du D1' von Frisch est dominé à la fois par une préoccupation de priorité et par certaines vues théoriques.

Pendant le séjour de M. von Frisch dans mon laboratoire et au cours de nos entretiens, je lui avais parlé d’expériences, encore inédites. Il s agissait de la possibilité de vacciner les chiens même après l’inoculation intracrânienne du virus de la rage des rues.

J’attribuais à ces expériences une importance capitale par la confiance quelles doivent toujours inspirer relativement à l’efficacité de la méthode de prophylaxie de la rage. Nulle morsure, en effet, ne peut < tie comparée, dans la gravité de ses conséquences, à une introduction de virus rabique à la surface du cerveau, puisque la rage en est la

MALADIES VIRULENTES

suite dans tous les cas. Vacciner clans ces conditions était une preuve irréfutable de la valeur de la méthode de prophylaxie de la rage.

En lisant au début de la brochure de M. von Frisch que l’idée de ce genre d’expérience lui appartenait, ma surprise fut grande. Il me suffira, pour remettre les choses à leur place, de dire que, précisément au moment où M. von Frisch a fréquenté mon laboratoire, d’autres savants avaient reçu de moi la même confidence que j’avais faite à M. von Frisch de mes expériences de vaccination après inoculation à la surface du cerveau. Je citerai notamment MM. les professeurs Burdon Sanderson et Victor Ilorsley, membres tous deux delà Commission anglaise pour la rage. Je citerai également le Dr Gamaleïa qui, dans son Rapport à la Société médicale d’Odessa le 7-19 juin 1886, s’exprime ainsi, à la page 6, longtemps avant toute publication de M. von Frisch :

« M. Pasteur a prouvé qu’il est possible, dans quelques cas, de prévenir la rage, même après l’inoculation par trépanation. »

Je n’aurais peut-être pas insisté sur ce point de priorité si M. von Frisch ne lui avait donné une importance extraordinaire, en affirmant que le genre d’expérience dont je parle, c’est-à-dire l’inoculation de la rage des rues, à la surface du cerveau, suivie de la vaccination, est seule capable de permettre un jugement sur l’efficacité de la méthode de prophylaxie de la rage.

Ce raisonnement est inadmissible. Il est tellement inexact que l’efficacité de la méthode de prophylaxie de la rage soit sous la dépendance des succès de la vaccination après trépanation, que cette méthode ne serait nullement intéressée dans les cas mêmes où toute vaccination après inoculation par l’opération du trépan serait impossible.

La vaccination, dans de telles conditions, n’est-elle pas une chose tout à fait particulière ? N’est-elle pas, ainsique je l’ai appelée ailleurs, un tour de force expérimental? C’est uniquement à titre de preuve a fortiori que j’ai tenté la vaccination après inoculation à la surface du cerveau. Ce qui est vrai, c’est que, à Odessa, le Dr Bardach (*), qui a relaté 10 réussites sur 15 essais, a confirmé l’exactitude de mes résultats.

D’autres circonstances infirment entièrement la portée de la plupart des expériences du l)1 von Frisch. Je ferai observer, en premier lieu, que ses expériences ont porté, pour le plus grand nombre, sur des lapins et non sur des chiens ; or, il n est aucune de mes expériences relatives à la méthode de vaccination qui n’ait été faite sur des chiens,

1. Bardach. Sur la question des vaccinations rabiques. Wratcli, 1887, n° 2. (Note de l’Édition.)

jamais sur des lapins. Fort souvent, nous avons eu l’occasion de constater que les lapins comme les chiens peuvent être rendus réfractaires à la rage. Je me souviens de l’un d’entre eux qui a subi à trois reprises, et à longs intervalles, l’inoculation à la surface du cerveau, mais je répète que je n’ai jamais tenté avec suite la vaccination de cette espèce animale, ni personne autour de moi, et pas une seule fois nous n’avons essayé de vacciner un lapin après inoculation par trépanation. Est-ce possible, est-ce impossible? Je l’ignore et cela ne me touche nullement. Je ne doute pas cependant qu’il soit facile de modifier la méthode qui sert pour les chiens et pour l’homme et de la rendre applicable à l’espèce lapin, encore faudrait-il craindre qu’elle ne fût pas d’un succès sûr en se servant des vaccins empruntés à des moelles de lapins rabiques dont le virus a pris une très grande accoutumance à se cultiver dans cette espèce.

Non seulement M. von Frisch a eu le tort, puisqu’il voulait contrôler mes expériences, d’opérer principalement sur des lapins, mais il a, en outre, commis une autre faute grave. Fréquemment, et jusqu’au jour où il fut averti de sa méprise, il a suivi après l’inoculation par trépanation la méthode lenle de vaccination qui sert pour l’homme, sans réfléchir que la rage se déclarant assez promptement après la trépanation, il est nécessaire de ne pas mettre dix jours à vacciner, parce que le terme de 1 opération devient trop voisin du moment de l’explosion de la rage.

Je sais que M. von Frisch a reproduit quelques expériences sur les chiens en se plaçant dans de meilleures conditions; il nous apprend qu’il n’a pas réussi davantage dans sa tentative de vaccination.

J’ajoute enfin que le Dr von Frisch a échoué encore, soit sur des lapins, soit sur des chiens, non plus en essayant de vacciner après trépanation, mais en pratiquant la vaccination sans infection préalable quelconque. Rien de plus grave, assurément, pour la méthode de prophylaxie de la rage si les assertions de M. von Frisch étaient justifiées. Aussi 1 éminent 1)' Billroth souligne-t-il ces dernières expériences d’une façon toute particulière.

Je suis contraint d’entrer ici plus à fond dans le détail des expériences de M. von Frisch, parce que nous allons y rencontrer des faits d’une gravité exceptionnelle qui, cà eux seuls, suffisent à jeter la plus grande défaveur sur tout le travail de ce savant.

On lit, p. 99 de la brochure de M. von Frisch : 3 chiens et 10 lapins sont vaccinés par la méthode intensive en dix jours et trois traitements. Ils sont tous morts, excepté un lapin; les durées d’incubation ont été de cinq à vingt-trois jours. En partant de ceux de ces animaux qui ont eu notamment une durée d’incubation de cinq, six

jours, on fait sur des lapins des inoculations de contrôlé par trépanation. Ces lapins meurent avec des durées d’incubâtion de dix-huit a dix-neuf jours.

CV; ^ Paêe ‘H, le D’ von 1* rjsch a vacciné également sans infection préalable 14 lapins et 4;ehiens. 3. chiens et 1 lapin résistent. Les autres fleurent, 1 de septicémie, le reste de rage après des périodes d’inculiation Variant dè ciiu[ à seize jours. Il fait ensuite dès inoculations de Ço'ïitrôle, toujours à des lapins, par trépanation, en se servant des iiidbes dys animaux morts. Cètte fois, *1 lapins restent vivants, 1 meurent de septicémie .et 12 après des durées d’incubation de sept à trentediuit jours («)'. *

Ln d’autres termes, et pour ses déuxéséries d’expériencès XI I et XIV de v5iccina|ion. sans infection préalable, Je l)r von F rjsch n’a retrouvé dalts.-tidèpips de' contrôlé que d’une manière exceptionnelle le virus desÇi?iuVçulat|ions préventives. i /•

Ces faits ruinent non seulement les expériences dont il s’agit, mais ...eaot^e; il^ébra'nlènl toute confiante dans le travail entier du D' von Frjscb. 'On do,it en Conclure' que le i)r von Frisch ou bien opère mai, bu biépoa laissé-' s’altérer entre ses mains le virus que je lui avais repris c^iùind il a quitté Paris.

..'■,‘Nop -^unlèment rM. von Frisch a rencontré souvent, soit dans des éxèériencës de vaccination, soit H Fin « rlnci t-nnoiilah^ttc /1a /‘Anti'Alo

//% •• . ^ ^ vvu, U oco

pat; Sè})tiçémie. Le dernier fait est incompatible. avec des manipulations '•S'èvèltés.' ? X; f , •> ■ ’• >*■ ' Vv "* '

J at donpé une preuve de la faiblesse pe l’arguiiientation • du i>‘ ybh Frisyh, en signalant sa prétention de placer le ^critérium, dp 1 èfliciycité dp la méthode de prophylaxie de la r^ge dans le succès des ; ;ÿ^<^^ï>près trépanation. Ce défaut de logique de. l’expériMientateiir viennois éclate a un bien plus haut degré dans les circonstances suivantes ■ Je me trouvais en Italie lorsque parurent les expériences faitesià Naples par les I ),s de lîen/.i et Amoroso. J’écrivis au diréèteur

dû '(jdj.^rnafj'Be Ptwgnlo, de Naples; une lettre datée de Bord igbe;ra, -le. 9 février 1087,“ 'dans laqueîlè se trouvé lë pa,Ssagè suivant : N<- Le ))'4noèh a fait des exjtérienc.es sur des. chiens ët a inoculé par tré'pppnliou lé Virus' de la rage des rues. 11. ii’arpas réussi, je le regret lr,

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-C 'lt' Iîi • Tt-'jivùiiff.tnfgïoal?'' <Jans -ces 3èu^%rrtters aliiîw*s. vrmïîein T «lis rlpÔYf’ÿ q .nè;snjilf'j)à^r<-ùx. itu lnÿt« aTlemàml \ie «un, K-risrlè .

N'ou^ .ivpos r* - 1 a t>li- J c s c 1 1 i (Vr e s d'après h- t.-x.t<v Hlhfiband. de l'fylitàth

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oh I rist li i'(‘. j i rod ih! dan.s d&i; bWçllitïr. a lli .paipr " t H ,> mail. éttro-au P/ihgoio et j.« ./•’% rnn|r quelles rvsn|lal^. \

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négatifs ne pry u v < ; n I riyn <i roi t Lastrfir lia ijo-l-if mes plutôt les siens. (j ni sont né

< lette.opmiun le M. Von Irisch ne soutient p;.C< If d i&ptj s » h> i $ - u if - %

.“‘VJ II ne :

1° L’irmcu hrlicii a . La &uriuee du n-rv rap en! if.i lue: Ion mu'Hdla jno'i,(. ?f ^

lies chiens paifra^e. Sur ce [joint tout I’e inondé esj • dmï?|ou'd> i i;

\ .ceTle première a sseîqi ou j'ai joint et. Ile-ci : .

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** 1ÉTT WrcJ

. I Smp. B^p j. , ; vm .

’ La vaecinâtiiou est possible tueurs apres- i!ioétriatjT)fr a 1 4» , ^ 1 1 j 3s>

du cerveau. ' "m- . , i, • L V f

4 J fiS-

.N est-il pa.s île toute- évidence une. si I ôn rrntssitajans ni. tel mo h dé \ aeeiual ioii. oïi p |e résultât pôsil i.l .’ Il est sou\ eriVinenieuf ■jHôgLjwe

de ilrrt» Ii> ri(n I r:vi i-A» . t el fV'nt êi> rien rl a n I (p i>«is <Ià \t vîin !' l^lso^. •* '■

de. «lire le eontraiié. Tel est, ''Cependant, le cas dé .M': yon i nuji.

Je n’eu fini fais pas de relever tout ce qui/èst il.efecUreux' dans' la

brochure de ce t.‘6 1 .> s e f \- ;i'f eu f . (^u è (L’ai1 1 i n u à t'iio ns, sa n .s - pféuveV séfieusés I dans tout ce qu’il dit d-çs statistiques dé la ragçl des oTandes^npilsù ré.3" comparées aux; pi rites, etc. '

La Société se souviemlra peut-être' q ne l atleiuuU uhi dqs \ irus eL la méthode des \ accin a fiions iduiVlronneuses ojvt -diVuiré'-lhéu, il y é (tu‘elq,riés.'% aùnéea, a. des 'cont rail iqtidns; qui rap[féllenï te tju i.'se passe, aétuèilé/r 'i‘ ment |)niii' la raec. . /

Le temps a- 'marclié qt lii . v.ahvur, de" ■HH;thod“s du ViÆciuatmh est-

■p. t .? y * y ■/* ' *<• j, . > :,f ■h’*, ' . . s •/ v - * £ •/ ’-ij*

aujourd’hui cou lirme.- se i$n 1 1 tupu îneii I ■ el i.rratiriuoment ;.:- . ... , • t f . •• é . .J:* J , . . .■ . A F

(.est. empi-e airtemps. qui ne jdmde iU h* potii m le a mire. ni. ns

qui l'st.ie juec i td.dli dde en .h'ruieî- re--i-r!. oi ■ le de ru ie r- n <o ! . ; c

dei mer u'ioL, je i’.i U . -ml sa ver oui lia u ce.

J ajouterai, eu lermLivant, qu'il .e.xi*st'e:7ui jou Vd’lnii (Unis le r'mopde:,;" ; (juatorize instituts fihlifraî)ii[ué,s sfouctWxfiatit Ajii'iMid’ayairnruienL ’• . ‘f r "•

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N’oTK .'ACCOMPAGNANT HA PH HS EX T AT ION DU RAPPORT DH J .A COMMISSION ANGLAISE DH HA RAGE (*)

'K*f ' ' I 4-' G#1*'' tV *» ; i A'ïffr&t A; . >Ç. .A;.'

uî?s

! v f J’ail’hônneür de déposer sur le bureau de l’académie le Rapport présente â la Chambre des Communes par la Commission anglaise chargée d’éttidieé la méthode de prophylaxie de là rage -.

^ Ï J. ■. . *■ vt , K .*i ( * TV. '

Celle Commission était composée de:

- y / Sir James- Paget. président; ’ Lande r R ru ni on ;

« r» £ A*io, 'V '•£* <R» vj,

Fleming U

ri' A?

i| -.jL ‘‘T

Sir Joseph Lisler; A

yC.^Quam; , * v ,C ; 'i

SirRoscoe;

■ d lJ,urdort! Sanderson ; '

. Victorlforsléy. secrétaire.

Noinmjlç le 12 avril 1886, cette Commission a mis plus d t C iaépPnUrûl# lotis les faits qui} servent de base a 'là ipéihode.

' ’ - j " Le développement du virus rabique dans la mpélle dés animaux p..; yülprts dé jpgë, la transmission de ce Ÿirui par .inoculation intra- 4 U pcrimenné où hypodermique, l’exaltation de ce virus^par passages sue- - - f çéfestfs de lapin à lopin, puis, la possibilité spit de |»i:o Léger d’avahçë.

une annee

G rÇl'alde d’inpculations vaccinales, des .ahirnapx sainà contre des i spres ultérieures d’animaux enragés, soit d’éin-pèc&ér dans ceux . a.vi.viéjrtt été ipordus l’explosion de la liage, et' étitin , l’a implication de celte juéthodéi, à l’homme et. la valeur dé r-son efhcaofté, tel ^ ét£ ce long prpgrlimme dféxpériences et d’erupiêtes.' , , ., ' i p ;,

F. g .' f La? conclusion- du Rapport est utte expression dé ec

C ’ V AèT juhâhime. t % . F V

des' inôrqui

cou I i à ri c.é‘ en t iè re

v .• ; . , t . : p ( '■& t A {*?' H •'■■'.''.f'fi- V? .

F:‘ f Ainsi tombent d’elles-mêmes les contràdiçfiohs (jui se soilt pro-

et d’idees avec le directeur de. là clinique de là rage-; .le: professeur Granclier et lès doctdurs qui l’assistent. ; '• ? ' • ■;

Mais, si profonde que soit ma satisfaction de Français, je ne puis me défendre d’un sgntimçuU de grande tristesse ' en songeant que ce- ., ' haut témoignage donne par une Commission de savants illustres n'a lias été connu de celui qui. au déduit dé l'application de la mellio.de. ma soutenu de ses conseils et de son autorile. (.pu, plus tard, quand

j étais. absent et malade., sut si bien défendre la vérité et la justice, de notre Hier confrère Vulpian é .

g- ïié-g **

si n. iiK •n?aitfmf.\ï pjti: M:\iiu du i. \ i;.\é,K

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À P lit. S Ml IJlKf H K .-2

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j r y. i * ç;t P* ' ’ r'jj- ■ • ■ » A? * î(\ S-/

M. I’astu ii J ai l'honneur clé déposer sur le bureau de FAcadéju-ie îf exemplaire du Rapport présenté à Ma Chambre des cVfnnrfu'nes. pai-, ; la ^Commission anglaisé, chargée; par le président du i&csàï(*o*evnif

un

ment Roard d’étudier lés méthodes de prophylaxie de la ra<*e t : i pr'

Commission (Hait composée de Sir James h, gel. president, C -MM. Emuler Rru'ntén. Ceorge Fleming,. Sir Joseph Fislc,> Richard., ‘l Qiiain, Henry E. Roscoe, J. BüTdon Samlerson, >i \ ulor llorsiév

secrétaire.

Fl

Ce R a p | >o.ifl. [) r e s (ml e 4 1 n e long ne snife d.'elndes. Je debbérahons Fc :t d expériences pmrsnm.s depn C p! u s J i. n a u . Il e.f éxl.reme.m-n- : r.al/le à la méthode* : •' Ç \ •• . ~ y'- ’

!. Acade

seulement qui. daus'P C T^:fè 'CC je 11 ;l i jamais éprouve

î,l7,l.<; :l n'11'' j^MiT-rrcuitir ,, la lecture de c.e Rappel - ?

, ■■ ‘y •■!.•( f ‘ . ; ■ i'Z • / y t % . ,« -if" ' ' i A •• rç -Va. v>

'g' .,*l|,i;<C"C|r„r Fis o.M.V.tfSH;. ;-.VrVcW rkiïit;>",.k

'• r,"n"'"' i'-.t-'ï,;,, .Ml à jùii|..'r |Ss; . V

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M A LAD I E S V î R U.L E X T E S

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ilÆÏT.KJÏ A PROPOS DE LA MORT PAR LA RADÉ ' i)l:: U>RD DOXEÜAII.E

,* i ï.^'^a^une oADy1 datée du 2(5 août, vousim1- demande/. ,moit opinion »»• l'TliRiy.ëiuçnt, a la jiiWt dé lord Dofieràile, qui fui lyiordu aux mains par un rqdftrd enrago, et qui fut traité a Paris, puis atteint d’hydrophobie . .. " -longt'em p‘s ap EèsÿdVpoq me des morsures. On doit Vivement regretter sa mort. car elle prive son pays d’un homme, d'une., haute distinction; en ^..••ôut-Céî vue telfeyissqe fatale ne se produisant qu'au bout d’un temps ; .£ après lejb morsures, jointe à l'insuccès du. traitement, a, ha tu-

f reUè^ient, x|ans' dertaines; cohlrees, ému l'opinion publique à ce sujet. ÉÉVsCpdiit' cela que ton telles' circonstances de la-mort de L,ord£ Donev.é ^«t*riil0 i4éritéi|t^’éxaniçn le plus minutieux.

Lord Dom-raile a été. mordu le 1 i janvier dernier, précisément au 4 V uibnje.nl hièfne ou, ton Le-' la presse retentissait des , discussions qui v voftaieint d^qs’elever àu .sein. dé l’Académie demédeqpne de Paris J étais, a ce moment absent de Paris pour raison de sable. Les accusations qpr luttent lormulees alors ne me causèrent aucune inquiétude au ydnjet. de î’ay .éiiiv (le. la méthode, tuais la pensée dés agonies mentales

’ ai Y" ^i/d* ■ ‘A ' Vjl .• . . vL,v*‘ é‘.

er i n tr /tut À tt 1\ > n I /> . i" ✓ i. i 1 i

•Apté déyâté lit, subir les maladies (pui avaient .déjà^ent répriVp le traitémeut . ou de ceux < | il i étaient sur le point de venir daçs eç but a Paris, me ' ‘oa-u&afla p|us 'Grande éfUjétioai,

€v* mm- ' m:- -tæJ

I, 'esprit troublé, comme beaucoup tPaulres d ailleurs a cette .qM.que. lord Doue ra i le laissa s’écoule r un intervalle de or/e jours pleins eUlre le moment ou les morsu res. a\ a ien t ete faites H le < o milieu emn eiî t <1 u tÉailépiénÉ lequel ne fui institue .que le 2 i janv ieV. ( .et espace de Temps a dé perdu en hésitations et en recherches su r bmi port a née a accorder-

aux attaques passionnées de. ne s ad versai res. Il faut a jouTei-Rme Lad\

, , '-1 .-itfAf- «wsÿ • i E-x-.ë ■ ...» ' .w j:t b . . 1 ••

Pomvraile et les médecins qui -nous envoyèrent son mari insista'

pour (pi on M'appliquai "quelle '1 railement simple, cl non la met

T ■ :jl A ' ; ï’Çj Y ., x „> sir. /éd .' X • ff ' '■

® f* 'j& * iK {■ ■ W.:.j,‘4r.^%w‘ :>'■*&. Y: v * ' !S * ? ’Jtc iÿ- * ^

t/'»' r. I? f- . I VL* - v. ï, f .Tî* sv . r, l ■ * .

rênt méthode

ililirr ,V est'Tpr|lo an tffàu- HEâa, su us

, 662 . 'HT Y RI: S DH PAS ! I l U . ..

*' h : . - , s >„ ‘ ; '$%'• “ vV^ . «Jfc*' . v

modifiée que j avais été amené à itd t * jrlei*, speciafeiïiftnt djms Jes tas de morsures graves.

Le [vroiesseur ( . i ;uK lier.el le 1)' iVqux m'aidèrent dans i.Vce.p mp liss ôjiient du désir (pu m était’ si fû.nnelléiueuf recommandé ; plusieurs

inoculations furent pratiquées,, îiiai-S sans dépasser lév m «elles dé-çmq jours, dipplicjue dans de telles Conditions. 1q traitement n'a jm, lielas.1,! qu’ajourner le développement du; vi f'us/t.ahirpur; |>éù'dah tcjua'l; ré. -ou - cinq mois J . :

Perniettez-moi,..Moÿnsieur l'éditeur, de considérer lé .côte scient iliipip: de 1. action, pour vous rappeler Tidée q ue je nie. suis lïiîte él e M ’q Hi e;u i t« • ■deda méthode.

, Si un chien este aeciiré contre la rag$ on après les 'morsures,- grâce d 'une sérié d ijiocnlatio, ns préventives, il devient si réfractaire à dn maladie (iu’une: (ppintité aussi m-rande ([ue l’on voudra d d virus rafycjuk de plus intense petit, lui être injectée dans le corps, sans qu’ilèn résulte, epour* lui aucuiie'maiîv aisè-’cddiséquence.

J’ai, souvent fait l'çxpériénce suivante, qui n’a pas encoi% été publiée; J’ai pris fin chien, je l’ai vacciné contre la ragey puis je lui ai inoculé sous cia vpé'au deux et quatre seringues de Pçavaz de virus rabique frais, chaque' jour pendant plusieurs mois, sans.- que? la rage se manifestât chez lui: p

..Dans, ces conditions,- on peut, si j'ose ainsi m’exprimer, nourrir un. chien avë.c des quantités déterminées de la moelle la plus virulénte. (do (jui revient à: .dire que, une fois 'l’état réfractaire produit, le virus rabique, subd une, aksQTptioii ooinplète, absolument comme le fait un porps étranger; dgeftiblè; et ilést indifférent que le virus rabique ; soi! introduit par üné iuors/iire ou une inoculation directe.

Jl'nÿpeiit ..y avèir luieuu doute que ces faits ne soient également applicables à .l’hoitime. .J’en '..ai. la preuve dans le fait suivant : une personne ’s’inpéula accidentellement le virus d’un cobaye enragé; aussitôt après, elle commença à appliquer un traitement préventif, qu’elle voiilut coritiriüer, surtout dans un but de curiosité scientifique, pendant plus de six mois. -Elle ne subit pas moins de 209 inoculations, ^sâns lâ plus b^giïm atteinte a àa santé, qui est encore aujourd’hui parfaite. ; v.

; - Elle re^-ut 7 inoculations dé moèlle de quatorze jours, 10 dé treize jours, M de douze jours. 12vde onze jours, 1.6 de, -dix jours, d2 do neuf joursc l5 ,de huit jfmrsé 12 de sept joUrso 28' de six jours1, 12: de Cinq jours, 2i ; dé.quatte jours, 0 de troisojburS, 22 dé deux jours, 19 de un jour. En tout, 209; inoculations.

L’ob^érvaticm njontre que le virus rabique introduit par une îuor-

. .v> .} v.îsé'* * ,J - y\ v V; ’ v . : ' • ' if T s

ŒUVRES DR P A Si RU II

les mêmes circonstances d’intervalle de temps avant le commencement des inoculations. Er quelles morsures il avait reçues! TwiiVà la tète,v une de 5 centimètres de longueur, sur le pourtour du ’ctiîr chevelu, lçs deux autres sur le Crâne; toutes trois étaiëht graves et. saignèrent abondamment. Uné. quatrièmë morsure avait été faite au-dessus' du ' soureil gauche; mie 'cinquièmeet une sixième, longues chacune de 2 et d centime très,-, au-desSüs de l’rnd gauche. Les morsures Ju reqt faites de : 2f> juillet el le traitement r\e fut institue que le 1 août.. • g

(lUand on pense tju il y Ja des cas rares certainement' dans lesquels la nature «le la iqorsure rabique est telle qu'on a vu l’h\:dro- ! dm lue se:prDduire neuf, douze. oti q.iiin/e jours apres l’accident,, u’es|-ii |,as d une impnulcnce exlrèmé. $i un peut -l'empècher, de laisser s ç cotiler hui t, quinze jours ét mè.iue plus, ayant que 'les malho>iire\ises ' ; victimes qui out;èté gravement atteintes soient soumises au tram' tement.’ •• ' - ' è'ô' ; %* • g|*

Ne prendre qvtr ées( basée] leurs conséquences occnsitrhnelfemeiit ; fatales, pour jugergle la valeur de la' ipèthode des inocu latinité. deùotej en vérité, un manque absolu de bonne loi. ' t ■ -, V. -i

1. ajourne nient./ que Eqn litet a' "appliquer le traitement pé se pro* ,

•’ du irait pas dans un auss|gràiid nombre de cas si lmn preb&it poUrlt régie .'d’envoyer lés malades aussitôt à Paris, quand il n’y a j^sy dabsg' leur propre pays, un institut antirabique,- comme il en a été établir en f Russie, en Italie, a, (ionstanlimq)le, à la Havane,' etc. '

Il y a, il est vrai, des circonstances ou le traitement Vest trouvé i n efficace , m ê fn e quand il a été suivi immédiatement apres les moisures; mais* .outré* l'extrême rareté de ce» cas, doit-on s’étonner quèv dans un tel sujet, il y ait encore Ides) pointé inconnus -qui semblent délier les investigations de là science 4 - >,, 4 1 $,,f

11 espëvident qOe le-délai qui précède l’inoculation pievenli vl doié ' (Aie un des facteurs de la mortalité .après le -traitement. (Jn sait, on eilet, que la proportion; des décès; parmi les étrangers qui viennent a 1 Institut antirabique de,: Paris '.est. un -peu plus élevée ([lie 'celle ’clés" personnes (pii ont ele mordues eri'Erance. %.

Pour juger la méthode dé prophylaxie dp la rage, vous vomirez bien remarquer que les insuccès isolés sont annonces bruyamment que dis-je. 7- proclames. Il ny a pasf à le regret ter, puisque cela tend a

nous faire redoubler d’Jxdctttudl dans: nos statistiques. Mais, d'un ; autre, côté, il Semble qu’un oublie combien, parmi les centaines qui subissent le traitement., échappent a 1 h ; <! rnphobie, bnm (pie bnr-

blessures soient soin ont si ira véd.' «€> *. '■ t ffÇ ,j

\ eu i Ile/, agréer , , etc.

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