‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 255 sur 299 · Frisch (von). Loc. ait. ( Note de l’Édition · texte numérisé non relu

Frisch (von). Loc. ait. ( Note de l’Édition

sera remis à la prochaine séance, afin de pouvoir continuer cette discussion et dans 1 espérance qu’elle sera terminée aujourd’hui.

M. Vu lp i an : Je remercie d’abord M. Peter des éloges qu’il a bien voulu m’adresser en terminant son discours. Les paroles qu’il a rappelées, je suis fier de les avoir dites et je suis prêt a les répéter aujourd’hui : car j’estime qu’en passant en revue les travaux de tous les savants de notre époque, on n en trouverait aucun qui ait rendu autant de services à l’humanité que M. Pasteur contre lequel on ne craint pas de s’élever aujourd’hui.

Vous avez entendu dans la précédente séance (4) et dans celle-ci les attaques de M. Peter contre la méthode à 1 aide de laquelle AI. Pasteur préserve de la rage les personnes mordues par des chiens enragés ou suspects.

AI. 1 ete n : Attaquer est un terme presque hostile que je ne puis m’empêc hei de relever. Ce n est pas une attaque que j ai adressée à Al. Pasteur, niais bien une critique, et ce n’est pas comme ennemi scientifique que je m’efforce de le contredire, mais simplement comme adversaire.

AI. Vulpian : Je maintiens mon appréciation, en ce qui concerne surtout votre discours de la dernière séance. Je reconnais volontiers, parce qu’il faut être juste avec tout le monde, que vous avez été beaucoup plus modéré aujourd’hui.

Je regrette beaucoup que Al. Peter ait cru pouvoir profiter de l’éloignement de M. Pasteur, retenu loin d’ici par l’état de sa santé, pour soulever cette discussion. Al. Pasteur, au grand avantage de tous, lui aurait répondu avec sa haute autorité, h n 1 absence de notre illustre confrère, je vous demande de m’autoriser à examiner la valeur des attaques de Al. Peter. J espère vous démontrer d’une façon péremptoire que la méthode de AI. Pasteur demeure, après l’argumentation de notre collègue, ce quelle était auparavant, c est-à-dire un moyen certain, dans 1 immense majorité des cas, d’empêcher le développement de la rage après morsure.

Quel est le but poursuivi par Al. Peter .’ Est-ce de démontrer que la méthode qu il combat a eu quelques insuccès ? Évidemment notre collègue n aurait pas pris la parole pour une pareille démonstration ; car elle a déjà été laite: et par qui J Par AI. Pasteur lui-même. Notre collègue n’a pas craint d accuser, dune façon mal déguisée, .Al. Pasteur de dissimuler ses insuccès. J ai eu tort peut-être de me laisser aller à une interruption un peu vive. Alais comment n être pas indigné, quand on entend une pareille accusation lancée contre un homme tel que Al. Pasteur, dont la bonne foi, la loyauté, la probité scientifique peuvent servir de modèles à ses adversaires comme à ses amis r Jamais Al. I asteur n a laissé ignoré les revers de sa méthode. Chaque lois qu il a publié des statistiques, il y a fait figurer les rares cas dans lesquels la méthode qu’il a créée n’avait pas empêché la rage de se développer.

Al. Peter se ionde sur ces statistiques pour déclarer que cette méthode est inefficace. Tous les savants, tous les médecins qui les ont examinées sans parti pris reconnaissent au contraire qu’elles prouvent d’une façon éclatante

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