‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 39 sur 299 · REMARQUES (») A PROPOS D’UNE NOTE DE M. FELTZ · texte numérisé non relu

REMARQUES (») A PROPOS D’UNE NOTE DE M. FELTZ

Il n’existe donc pas de leptothrix puerperalis. Je dirai plus tard qu’il n’y a pas lieu davantage d’admettre un bacillus puerperalis , comme l’a proposé le Dr Engel à la suite d’une observation du Dr Spillmann, faite également à Nancy au mois de juin 1876.

Qu’il me soit permis d’ajouter que, dans mes Communications concernant les organismes microscopiques, je me suis abstenu généralement de donner des noms spécifiques à ceux de ces organismes que je pouvais croire nouveaux. Si cela était nécessaire, je ferais observer que les faits relatés par le Dr Feltz justifient cette réserve et montrent qu’il est toujours préférable de caractériser ces petits êtres par une ou plusieurs de leurs fonctions. Autant les dénominations spéciales sont utiles et commodes quand on les applique à des êtres bien connus, autant elles peuvent créer d’embarras et de confusion lorsqu’il s’agit d’organismes très voisins par leurs formes et qui peuvent être très dissemblables par leurs propriétés physiologiques.

1. Comptes rendus de V Académie des sciences, séance du 9 juin 1879 LXXXVI1I

2. Fkltz. Rectification à une Communication du 17 mars dernier (Recherches expérimentales sur un leptothrix trouvé pendant la vie dans le sang d’une femme atteinte de fièvre puerpérale grave. Ibid., LXXXVIII, p. 610). Ibid., p. 1214-1216. (Note de l'Édition.)

DE L’EXTENSION DE LA THÉORIE DES GERMES A L’ÉTIOLOGIE DE QUELQUES MALADIES COMMUNES (*)

Au moment où je me suis trouvé engagé dans les études qui m’occupent présentement, je cherchais à étendre la théorie des germes à certaines maladies communes. Quand pourrai-je revenir à ces. travaux ? Dans mon désir de les voir compléter par ceux dont ils tenteraient l’activité, je prends la liberté de les présenter au public dans l’état où ils se trouvent.

§ I. — Sur les furoncles.

Au mois de mai 1879, une des personnes qui travaillent dans mon laboratoire (1 2) eut de nombreux furoncles se produisant à courts intervalles, tantôt sur un point du corps, tantôt sur un autre.

Toujours préoccupé de l’idée du rôle immense des êtres microscopiques dans la nature, je me demandai si le pus des furoncles ne contiendrait pas un de ces organismes dont la présence, le développement et le transport fortuit, ici ou là dans l’économie, après qu’une porte lui en aurait été ouverte, provoqueraient l’inflammation locale, la formation du pus, et expliqueraient la récidive du mal pendant un temps plus ou moins long. Il était facile de mettre cette idée à l’épreuve de

l’observation. ,

Première observation. — Le 2 juin, une piqûre fut pratiquée a la base du petit cône de pus surmontant un des furoncles, qui était place à la nuque. Le liquide de la piqûre est aussitôt ensemencé au contact de l’air pur, bien entendu avec les précautions nécessaires poui éloigner tout germe étranger, soit au moment de la prise, soit au moment de l’ensemencement du liquide de culture, soit pendant le séjour de celui-ci à l’étuve, qui était à la température constante de

35° environ.

1. Comptes rendus de V Académie des sciences, séance du 3 mai 1880, XC, p. lOSÏI-iOM. Bulletin de l’Académie de médecine, séance du 4 mai 1880, ser., , P-

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