Voir p. 109 du présent volume
3. Le lecteur qui voudra suivre 1 ordre des publications de Pasteur devra se reporter à la table chronologique que nous publierons dans le tome VII des Œuvres de Pasteur.
INTRODUCTION
tions à la médecine et à la chirurgie ». On y trouvera les deux communications de 1878 et de 1880 sur la théorie des germes, les recherches sur la septicémie puerpérale, sur les furoncles, sur l’ostéomyélite.
Dans le chapitre suivant sont groupées toutes les communications sur l’étiologie du charbon et la septicémie. La première Note de Pasteur sur le charbon date de 1865, à propos d’une communication de Leplat et Jaillard. Mais son premier mémoire est d’avril 1877. Les recherches sur la bactéridie charbonneuse et sur le vibrion septique, les discussions sur le charbon des poules et sur l’étiologie du charbon, les communications sur le rôle des vers de terre qui sont « les messagers » de la bactéridie, se succèdent de 1877 à 1881.
Virus-vaccins, vaccins du choléra des poules et du charbon constituent un autre chapitre. Nous avons conservé l’ordre des publications des différentes Notes sur l’atténuation des virus, qu’il se soit agi du vaccin du choléra des poules ou du vaccin du charbon : c’était la seule manière de suivre l’évolution de la pensée de Pasteur, les communications sur le virus atténué du choléra des poules et celles sur le virus atténué du charbon s’étant intriquées pour aboutir à la démonstration de la méthode générale d’atténuation des virus qui fut proclamée en 1881, au Congrès de Londres, et en 1882, au Congrès de Genève. Dans ce chapitre, ont été réunis les mémoires sur le vaccin du choléra des poules et sur la vaccination charbonneuse, sur l’atténuation des virus et l’exaltation de la virulence, les diverses Notes sur les résultats de la vaccination contre le charbon, la Réponse à un mémoire de Koch, la discussion avec l’Ecole vétérinaire de Turin à propos de prétendus échecs de vaccinations, etc.
Les discussions sur les rapports de la vaccine et de la variole, les Notes sur la peste, les recherches sur la péripneumonie des bovidés, les travaux sur l’étiologie et la vaccination du rouget des porcs, les Notes sur le choléra ont été groupés en des chapitres distincts.
Le dernier chapitre est consacré à la rage et aux vaccinations antirabiques. Ce sont d’abord les expériences faites avec la salive d’un enfant mort de la rage (*), puis les communications où Pasteur montre que le système nerveux central est le siège principal du virus rabique, qu’on peut l’y recueillir à l’état de pureté et que l’inoculation du virus à la surface du cerveau par trépanation donne la rage rapidement et sûrement, que le virus exalte sa virulence par des passages successifs de
1. Contrairement à certaines assertions qui ont encore cours aujourd’hui, Pasteur a spécifié ( voir p. 571 et p. 572 du présent volume) que « la maladie nouvelle », provoquée par l’organisme microscopique découvert dans la salive, n’avait aucune relation avec la rage.
lapin à lapin et qu’on peut obtenir ainsi un virus fixe, que le virus atténue sa virulence par inoculations successives de singe à singe. Suivent ensuite la communication d’août 1884 au Congrès de Copenhague sur la rage, la communication du 26 octobre 1885 à l’Académie des sciences sur la méthode pour prévenir la rage après morsure, enfin des Notes sur les résultats de l’application de la méthode de prophylaxie de la rage et des publications diverses sur la rage et les vaccinations antirabiques.
Aux Documents nous avons inséré, dans un premier chapitre, ce qui concerne le charbon et les vaccinations charbonneuses. On y trouvera le rapport de Villemin sur la conservation des germes charbonneux dans les terres cultivées, le compte rendu détaillé de l’expérience de Pouilly-le-Fort, des communications inédites de Pasteur faites au Conseil d’Hygiène à propos du charbon. Dans un second chapitre, nous avons réuni ce qui a trait à la rage et aux vaccinations antirabiques : rapports, documents divers, discussions à l’Académie de médecine entre partisans et adversaires de la méthode de Pasteur.
Ce volume comprend ainsi tout ce qui a été publié par Pasteur dans les sociétés savantes, les congrès et les journaux médicaux sur la pathologie infectieuse. Il clôt le cycle de l’œuvre prodigieuse qui va de 1848 à 1886 et qui a amené Pasteur, « par une suite logique, inflexible », de la dissymétrie moléculaire aux fermentations, puis aux maladies virulentes.