‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 51 sur 299 · Davaine, Koch, Coj.in. Loc. cil. ( Note de l’Édition · texte numérisé non relu

Davaine, Koch, Coj.in. Loc. cil. ( Note de l’Édition

étant faite par simple .décantation devait le satisfaire pleinement.

Bref, la lecture de la Communication de M. Colin m’a laissé cette impression, qu’il est en proie à ce travers d’esprit, plus fréquent qu’on ne l’imagine, et que caractérise l’épigraphe de mes Études sur la bière , empruntée à l’un de nos grands écrivains : « Le plus grand dérèglement de l’esprit est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient (1). » M. Colin croit à un agent virulent placé dans le sang à côté des bactéridies, parce qu’il veut que cela soit ainsi; et ce qui le montre bien, c’est son refus obstiné de prendre en considération le véritable caractère des expériences qui démontrent invinciblement l’absence de tout agent virulent.

L’expérience de M. Toussaint sur la perte de virulence du sang charbonneux à l’abri de l’air est l’une de nos expériences; son procédé d’extraction du sang pur est inférieur à l’un ou à l’autre des nombreux dispositifs que j’emploie depuis longtemps.

L’assertion de la deuxième édition de Hurtrel d’Arboval, par Zundel, n’est qu’une assertion. Attachez-vous donc, dans ces études délicates, à distinguer l’assertion d’une preuve. Oui, Zundel assure que la bactéridie prive le sang de son oxygène; mais la conséquence qu’il en déduit n’est qu’une supposition (2).

Que la bactéridie absorbe l’oxygène, c’est une chose évidente, parce que tout organisme absorbe l’oxygène libre, qu’il soit aérobie ou anaérobie; mais ce que nous avons prouvé, et ce que l’on n’avait pas fait auparavant, c’est que la. bactéridie absorbe jusqu aux dei'nières portions de l'oxygène. Voilà la preuve, sans laquelle on ne peut conclure rigoureusement à la nécessité de l’asphyxie.

Au moment de clore cette Lettre, je reçois le numéro du 15 août de votre excellent Recueil de médecine vétérinaire , et j’y lis le passage suivant que je reproduis textuellement :

« Si tel était, en effet, le rôle de la bactéridie, dit M. Colin, si elle était la condition nécessaire de la virulence, on devrait la retrouver dans le sang de l’animal inoculé, alors que ce sang inoculé lui-même est capable de transmettre le charbon. Or si d’heure en heure on extrait du sang d’un animal inoculé et si, pour essayer sa virulence, on le fait servir chaque fois à de nouvelles inoculations, on constate qu’après quelques heures il commence à communiquer le charbon, bien quon n'y aperçoive pas encore de bactéridies. — La virulence sans bactéridie

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