SYNTHÉTIQUE
J L * ff , ne P 06 aUCUne Semence- On le voit bientôt chargé de plantes dmsectcs divers qui se nuisent mutuellement. Il en est autrement si l’on seme un ferment déterminé et pur dans le liquide fermentescible, II, 10 Liaison entre les phénomènes de - et le caractère de dissymétrie moléculane des substances organiques naturelles, I, 343 ; II, 4, 14, 27, 622 Ammalcules infusoires vivant sans gaz oxygène libre et déterminant des -,
11, lob.
Expériences et vues nouvelles sur la nature des — , II, 141, 142.
Comment agissent les êtres organisés dans la - — , II, 142.
Influence de l’oxygène dans la —, II, 148.
— du tartrate de chaux déterminée par un infusoire vivant sans gaz oxygène libre, II, 159, 160, 161 ; V, 222.
du lactate de chaux (autre exemple de vie sans air), V, 228.
Toute — peut s’accomplir sans substances albuminoïdes, II, 162. Voir Levûre de bière.
Pa ) putréfaction et la combustion lente sont les trois phénomènes naturels qui concourront à la destruction de la matière organisée, II, 165.
Phénomènes de décomposition s’effectuant avec dégagement de chaleur : phénomènes de —, II, 182.
La — est la conséquence de la vie sans air, II, 361, 388, 430, 435 ; V, 219.
La est la conséquence de la vie sans gaz oxygène libre. Oui, il existe deux sortes d’êtres : les uns que j’appelle aérobies, qui ont besoin d’air pour \ivre ; les autres, que j’appelle anaérobies, qui peuvent s’en passer. Ceux-ci sont les ferments. Quoique pouvant vivre sans air quand on leur en refuse absolument, ils peuvent mettre en œuvre, pour les besoins de leur nutrition, des quantités variables d’oxygène libre quand ils en ont à leur disposition. Quand leur vie s accomplit uniquement à l’aide du gaz oxygène libre, ils tombent dans la classe des êtres aérobies, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus ferments ; inversement quand les êtres aérobies, notamment toutes les moisissures, sont placés dans des conditions de vie où il y a insuffisance de gaz oxygène libre, ils deviennent ferments, et précisément dans la mesure du travail chimique qu’ils accomplissent sans gaz oxygène libre, II, 435.
Si les — constituaient des maladies, on pourrait dire que, dans Paris, actuellement (juillet), il y a des épidémies de — en raison des germes de levûres présents dans Pair, II, 454.
Différences entre les — proprement dites et les phénomènes dus à des substances solubles. M. Dumas a insisté sur le fait que les ferments des — proprement dites se multiplient et se reproduisent pendant qu’ils agissent, tandis que les autres se détruisent, V, 252 et note 1 de 252, 334.
— , d’après les travaux de Pasteur (Rapport de Claude Bernard sur le concours pour le prix de physiologie expérimentale, 1859), II, 624 (Rapport de Chevreul pour le prix Jecker, 1861), 631.
Conférence faite aux soirées scientifiques de la Sorbonne sur les — et le rôle de quelques êtres microscopiques dans la nature, II, 648.
Considérations générales sur la — , III, 84, 85.
Lettre au Ministre de l’Instruction publique sur les — et la putréfaction : Tout annonce que c’est à des causes de cette nature que les maladies contagieuses doivent leur existence, III, 481.
Théorie physiologique de la — , V, 187 et suivantes.
J’ai été conduit à envisager les — proprement dites comme des phénomènes chimiques corrélatifs d’actions physiologiques d’une pâture particulière. Non seulement j’ai démontré que leurs ferments ne sont point des matières
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES
albuminoïdes mortes, mais bien des êtres vivants ; j’ai provoqué, en outre, la — du sucre, de l’acide lactique, de l’acide tartrique, de la glycérine, et plus généralement de toutes les matières fermentescibles, dans des milieux exclusivement minéraux, preuve incontestable que la décomposition de la matière fermentescible est corrélative de la vie du ferment, qu’elle est un de ses aliments essentiels... Ce qui sépare les phénomènes chimiques des — d’une foule d’autres et particulièrement des actes de la vie commune, c’est le fait de la décomposition d’un poids de matière fermentescible bien supérieur au poids du ferment en action... Les ferments seraient des êtres vivants, mais d’une nature à part, en ce sens qu’ils jouiraient de la propriété d’accomplir tous les actes de leur vie, y compris celui de leur multiplication, sans mettre en œuvre, d’une manière nécessaire, l’oxygène de l’air atmosphérique, II, 387, 388.
[Hypothèse sur la — : Elle serait propre à toutes les cellules vivantes.] : Les effets de la respiration me paraissent devoir être envisagées d’une autre manière qu’on ne le fait communément. Mes vues sur ce sujet m’ont été suggérées par les propriétés des cellules de la levure de bière. Les cellules de la levûre reçoivent de la présence du gaz oxygène une vie, une activité extraordinaires. Si l’oxygène est présent, les cellules s’entretiennent dans un état de jeunesse et d’activité remarquables ; elles reçoivent de cette absorption comme une impulsion, une excitation ; elles sont mises dans un état de vie et de santé qui leur permet de prolonger leur vie pendant un assez long temps, sans plus avoir besoin de gaz oxygène, et de façon à devenir des ferments énergiques. Une absorption répétée d’oxygène donne aux cellules une sorte de jeunesse permanente qui leur permet de poursuivre leur nutrition, leur multiplication à l’abri de l’air, et qui entretient par suite à un haut degré l’activité dè la — qu’elles peuvent provoquer... Je suis très porté à croire que dans l’économie animale il se passe des phénomènes du même ordre, c’est-à-dire que l’oxygène n’agit pas seulement comme source d’oxygène qui s’absorbe et qui opère des combustions, mais qu’il donne aux cellules une activité, une jeunesse d’où elles tirent la faculté d’agir ensuite et aussitôt après, en dehors de l’influence de l’oxygène libre, à la manière des cellules-ferments. L’oxygène porté par les globules du sang n’irait donc pas opérer par tout le corps des combustions, mais donner seulement aux cellules des organes une excitation, un état de vigueur et de santé propres à les faire fonctionner comme des cellules anaérobies, c’est-à-dire vivant en dehors de toute participation du gaz oxygène libre et provoquant des phénomènes de — . Sans cesse, dans le temps d’une inspiration
et d’une expiration, l’oxygène communiquerait aux cellules l’activité dont il s’agit, suivie du fonctionnement de ces cellules comme cellules-ferments. La — devient, dans cet ordre d’idées, un phénomène général, universel, propre à toutes les cellules vivantes, mais qui revêt un état habituel
particulier dans les cellules des ferments, uniquement par cette circonstance que ces cellules peuvent vivre plus longtemps que les cellules des autres êtres en dehors de l’intervention du gaz oxygène libre, II, 579, 580, 581.
La — est un phénomène très général. C’est la vie sans air, c’est la vie sans gaz oxygène libre, ou, plus généralement encore, c’est' la conséquence d’un travail chimique accompli au moyen d’une substance fermentescible capable de produire de la chaleur par sa décomposition, travail qui emprunte précisément la chaleur qu’il consomme à une partie de la chaleur que la décomposition de cette substance fermentescible met en liberté, V, 211.
Si l’on pouvait rencontrer un grand être qui pût vivre pendant quelques
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
urfermtnt'^vi, n.l 0XÏ8è“e “b”’ ^viendrait immédiatment
fermentT,fOTir,,rit *** <*’«>« - : la substance qui
V> mente, le ferment, et les produits qui résultent de leur action réciproque,
SrécmciTÉ des ferments. La substance restant la même, si le ferment change nature, les produits obtenus changent également : sucre et levûre de bière • meme sucre et ferment lactique, même sucre et ferment butyrique. C’est pourquoi je dis qu’une — déterminée a son ferment déterminé. Mais est-ce a dire que je regarde comme impossible que la substance restant la même et e ferment changeant de nature, on ne puisse pas avoir les mêmes produits qu avec le premier ferment ? Il n’y a là rien d’impossible pour ma manière de \oit. Dans les ferments de combustion tels que le mgcoderma vint, le mgcoderma aceîi, j’ai établi que ces ferments agissant sur le même corps le transforment dans les mêmes produits : ainsi le mgcoderma vini provoque aussi bien que le mgcoderma aceti la combustion par l’oxygène de l’air de 1 acide acétique en eau et en acide carbonique. Jusqu’ici je n’ai pas rencontré de ferments de réduction (tels que la levûre de bière, le vibrion butyrique) pouvant donner lieu à quelque chose de semblable. Ce qui arrive fréquemment, c’est un même ferment qui fait fermenter des substances diverses, et naturellement avec formation de produits changeant plus ou moins avec la nature de ces substances ; ainsi le vibrion butyrique fait fermenter avec une égale facilité la glycérine et 1 acide lactique en présence du carbonate de chaux ; en général, tous les vibrions me paraissent capables de provoquer la — d’une série de matières fermentescibles très diverses de nature, V, 341, 342. Plusieurs — peuvent avoir pour cause un même ferment, VII, 14. ...Le ferment butyrique, par exemple, est capable de produire une fouie de — distinctes parce qu il peut emprunter son élément carboné à des produits très divers, sucre, acide lactique, glycérine, mannite, etc... Quand on dit que chaque — a un ferment qui lui est propre, il faut entendre qu’il s’agit d’une — considérée dans l’ensemble de tous ses produits. Cette assertion ne peut signifier que le ferment dont il s’agit ne sera pas capable d’agir sur une autre substance fermentescible et de donner lieu à une — très différente. Il est encore tout à fait inexact de prétendre qu’un seul des produits d’une — entraîne la présence d’un ferment déterminé. Trouve-t-on, par exemple, l’alcool au nombre des produits d’une — et même tout à la fois l’alcool et l’acide carbonique, cela ne signifie point que le ferment doive être une levûre alcoolique des — alcooliques proprement dites. La présence de l’acide
lactique n’entraîne pas davantage la présence obligée de la levûre lactique. Des — distinctes peuvent, en effet, donner lieu à un ou même à plusieurs produits identiques, V, 217.
Si un même ferment peut provoquer la — de plusieurs substances différentes, on peut se demander ce qui arrivera quand on présentera plusieurs de ces matières à ce ferment. Agira-t-il directement sur chacune d’elles, ou ne se portera-t-il pas de préférence sur celle qui sera plus facilement assimilable ? VII, 15. Deux matières fermentescibles étant offertes dans une même liqueur à un seul ferment capable de se nourrir de l’une et de l’autre, une seule peut fermenter, V, 342.
Pasteur s’élève contre une erreur qui lui a été très souvient prêtée, à savoir qu’il suffit qu’on voie naître de l’alcool et de l’acide carbonique dans une - — pour que la levûre de bière ou une de ses variétés soft présente. C’est une erreur ; un ferment peut donner de l’acool sans être, pour cela, de la levûre
ordinaire proprement dite. Là où l’on constate la présence de 1 acide lactique, il n’y a pas, nécessairement, de la levûre lactique ; une — est caractérisée par tout l’ensemble des produits qu’elle donne ; c’est par convention, par moyen mnémonique, que nous ne nommons les différentes — que par le nom d’un de leurs produits ; on devrait, à la rigueur, les nommer tous, et alois il serait vrai de dire : Toutes les fois que vous rencontrerez une donnant alcool, acide carbonique, acide succinique, glycérine, etc., il y aura levûre de bière, et, si l’on pouvait aller plus loin dans la connaissance des produits dérivés de ce genre de —, il serait possible d’affirmer que ce sera telle ou telle variété de levûre qui sera présente et agent de la — que 1 on considère, et non telle aulrë, V, 335.
Ce qui caractérise le phénomène de la — , c’est la production d’une proportion relativement très faible de ferment pour un poids considérable de matière décomposée, VI, 11. Quand nous ingérons une certaine quantité d’aliments, le poids général des mutations qui se font dans l’économie correspond à peu près au poids des aliments ingérés et assimilés. La vie des ferments est bien différente, 11. Les ferments ne sont des ferments proprement dits que parce qu’ils vivent soit à l’abri de l’oxygène libre, soit en n’utilisant qu’une quantité d’oxygène très faible relativement au travail chimique, qu’il accomplissent par leur propre vie, 11.
Parmi les agents actifs de la — il en est qui, pour vivre, ont absolument besoin d’oxygène, d’autres au contraire qui ne peuvent vivre dans ce gaz. Aspect sous le microscope d’une goutte d’un liquide en putréfaction contenant des vibrions anaérobies, VI, 17, 18.
Les — qui s’effectuent en dehors de l’organisme (le canal intestinal compris) sont sous la dépendance d’êtres microscopiques dont les germes sont extérieurs, empruntés à l’air, à l’eau, au sol. Les — qui s’effectuent en dedans de l’organisme sont régies par les mêmes lois générales. Elles sont encore sous la dépendance de la vie de cellules, des cellules des organes, ne différant des cellules autonomes qui composent les êtres microscopiques des — que par l’agglomération et la vie en commun, au sein d un milieu nutritif sans cesse renouvelé, VII, 66.
Controverse avec Béchamp sur la — , II, 172, 173, 347 ; V, note 1 de 146, note 4 de 251.
Critique d’un mémoire de Liebig relatif aux —, II, 361, 420 ; V, 247 à 259. Pasteur lance un défi à Liebig, II, 365.
Discussion avec Fremy et Trécul sur les - — , II, 367 à 417, 445, 457, 475 ; V, 47, 213, 214, 308, 309. Proposition de nomination d’une Commission, II, 374, 405.
Réponse à Brefeld et Traube sur la nature de la —, II, 430, 443 ; V, 219 et suiv., 246, 247.
Critique des opinions de Schützenberger, V, 199, 200.
Opuscule intitulé : Examen critique d’un écrit posthume de Claude Bernard sur la —, II, 483. Dédicace de cet opuscule à Jacobsen, 485. Article sur Claude Bernard paru en 1866 dans le Moniteur Universel, 487. Le manuscrit de Claude Bernard sur la — fut trouvé dans le tiroir d’un meuble de sa chambre à coucher et publié par Berthelot dans la Revue scientifique six mois après sa mort, 486, 497. Manuscrit de Claude Bernard, 498 à 521. Commentaires de Pasteur, 521. Opinion de Claude Bernard sur la — , 521. Impressions causées à Pasteur par le manuscrit de Claude Bernard, 523, 525, 526, 540. Claude Bernard s’est trompé, 526, 527. Critique de Claude Bernard, 524 et suiv. Après avoir montré que le manuscrit de Claude Beinaid est pi incipalement
une œuvre de déductions a priori (527 à 535), Pasteur expose la conception de Bernard sur les - — en opposition avec la sienne (535, 536), puis il répond à toutes les objections de Bernard, 536 à '584. Expérience des serres vitrées pour soustraire les grappes aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains : les grains des grappes de plein air fermentent par les levûres du raisin ; les grains des grappes dans les serres ne fermentent pas, 541 à 547, 564, 565. Notes lues à l’Académie des sciences à propos de l’écrit posthume de Claude Bernard sur la — (l’exposé de ces notes se trouve dans les pages précédentes), 552 à 567. Discussion avec Berthelot sur la —, II, 44, note 2 de 51, 127.
Discussion avec Berthelot à propos de la réfutation de l 'Écrit posthume de Claude Bernard , II, 586 à 615. Berthelot soutient une explication purement chimique des - — , 586. Réponse de Pasteur, 588.
Controverse avec Berthelot sur la — : Dans la — proprement dite il y a deux choses essentielles à considérer : l’agent qui la provoque et le mécanisme de l’action de cet agent, VI, 84.
Controverse avec Lechartier et Bellamy sur la — , II, 401, 402.
Controverse avec Sacc sur la — , II, 450 à 452.
Discussions à l’Académie de médecine avec Colin, Poggiale, Guérin, etc., sur la — , VI, 3 à 103. Discussion sur la — avec Gosselin, 27 ; avec Bouillaud, 28.
Expérience démontrant que tous les échafaudages créés par l’imagination au sujet des — s’écroulent, VI, 29 à 32.
Voir Aérobie, Air (vie sans), Anaérobie, Ferment, Ferment soluble, Fermentation ALCOOLIQUE, FERMENTATION BUTYRIQUE, FERMENTATION LACTIQUE, FRUIT, LeVÛRE ALCOOLIQUE, LEVÛRE DE BIÈRE, OXYGÈNE, PUTRÉFACTION.
Fermentation acétique. II, 183. Discussion de la théorie de Liebig, relative à la — , 363. Le mycoderma aceti dans la - — , 364, 377.
— , III, 3. Rôle des mycodermes dans la — , 7. Production d’acide succinique dans la - — , 21. Mémoire sur la —, 23. Historique de la — , 23. Nécessité d’un ferment pour l’oxydation de l’alcool dans la — , 26. Idées sur la nature de ce ferment, 26 ; d’après Berzelius, 26 ; d’après Fourcroy, 27 ; d’après Sch'eele, note 1 de 28 ; d’après Macquer, 29 ; d’après Chaptal, 30, 32, 33 ; d’après Persoon et Desmazières, 33 ; d’après Cagniard de Latour, 33 ; d’après Turpin et Kützing, 34 ; d’après Dumas, 34 ; d’après Liebig, 34. Rôle du mycoderma aceti dans la — , 36, 125.
Voir Acétification, Mycoderma aceti, Vinaigre.
Fermentation de l’acide paratartrique. II, 21, 27.
Fermentation de l’acide tartrique. II, 21, 25 à 28, 619.
Fermentation alcoolique. Définition, II, 51 ; V (note 1 de 125).
Vues de Lavoisier sur la —, II, 48, 52. La —, d’après Leeuwenhoek et Fabroni, 80 ; d’après Fourcroy, 81 ; d’après Thénard, 81 ; d’après Gay-Lussac, 48, 53, 82 ; d’après Dœbereiner, 82 ; d’après Cagniard de Latour, 83 ; d’après Desmazières, note 2 de 83 ; d’après Liebig, 84 ; d’après Schwann, 84 ; d’après Colin, 86 ; d’après Berzelius, 87 : d’après Mitscherlich, 87.
—, II, 18 à 22, 23, 24, 29, 30, 31, 33, 38, 41, 44, 48, 51 à 126.
Le dédoublement du sucre en alcool et en acide carbonique est un acte corrélatif d’un phénomène vital, II, 21, 77. Jamais le sucre n’éprouve de
• — ■ sans que des globules de levûre de bière soient présents et vivants ; et réciproquement il ne se forme de globules de levûre de bière sans qu’il y ait présence de sucre ou d’une matière hydrocarbonée et sans qu’il y ait fermentation de ces matières, 105. Critiques adressées à Liebig, 105, 106, note 1 de 146.
Conclusion du mémoire sur la — : La — est un acte corrélatif de la vie, de 1 organisation de globules, non de la mort ou de la putréfaction de ces globules, pas plus qu’elle n’apparaît comme un phénomène de contact où la transformation du sucre s’accomplirait en présence du ferment sans lui rien donner ni lui rien prendre, II, 125.
Il ne se forme pas d’acide lactique dans la —, II, 30, 77. Chaque fois que l’acide lactique apparaît dans la — , de la levûre lactique est mêlée à la levûre de bière, 78.
Produits de la — , II, 48, 52, 79.
L’acide succinique, produit de la —, II, 23, 30, 49, 56, 74. C’est à l’acide succinique seul qu’est due l’acidité de la liqueur dans la — , 30.
Production constante de glycérine dans la —, II, 29, 30, 49, 56, 74.
Les éléments de l’acide succinique et de la glycérine sont empruntés au sucre, la levûre n’y prend aucune part, II, 64.
La glycérine, l’acide succinique, l’alcool et l’acide carbonique ne sont pas les seuls produits de la — , II, 65.
L’ammoniaque et les phosphates dans la —, II, 31, 33.
Rapports entre la levûre de bière et la quantité de sucre employée dans la — , II, 38 à 40, 102.
Ce que devient le sucre dans la —, II, 52. Une partie du sucre se fixe sur la levûre à l’état de cellulose et de matières grasses, 41, 45, 49, 113, 117. L’équation de la — , II, 67.
Ce que devient la levûre de bière dans la —, II, 80.
L azote de la levure de bière ne se transforme jamais en ammoniaque pendant la — . Loin qu’il sè forme de l’ammoniaque, celle que l’on ajoute peut même disparaître, II, 102.
Dosage de l’acide carbonique dans la — , II, 68.
Dosage de l’alcool dans la — , II, 68.
Durée des — , II, note 2 de 58, 111.
Moyen de constater l’achèvement d’une — , II, 58.
Critiques adressées à Berthelot au sujet de la — ,, II, 44, note 2 de 51, 127. Critiques adressées à Liebig, II, 361, 420 ; V, 247 à 259.
Le pénicillium, Vaspergillus et le mijcoderma vini peuvent végéter à la surface des liquides, au contact de l’air, ou se développer à l’abri de l’air. Dans le premier cas, le mycodcrma vini s’empare de l’oxygène de l’air, le fait servir à l’assimilation des matériaux de sa nutrition et le rend à l’état d’acide carbonique. Dans le second cas, il se développe comme un ferment et produit une — . Nous sommes contraints d’admettre que la production dë l’alcool et de l’acide carbonique à l’aide du sucre, en un mot la — , sont des actes chimiques liés à la vie végétale de cellules de natures très diverses et qu’ils apparaissent au moment où ces cellules cessent de pouvoir comburer librement les matériaux 'de leur nutrition par l’absorption du gaz oxygène libre, et qu’elles poursuivent leur vie en utilisant des matières oxygénées qui, comme le sucre ou les matières explosibles, produisent de la chaleur en se décomposant. Le caractère ferment se présente donc à nous comme n’étant pas propre à tel ou tel être, à tel ou tel organe, mais comme une propriété générale de la cellule vivante,
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
caractère toujours prêt à se manifester et se manifestant réellement, dès que la vie ne s accomplit plus sous l’influence du gaz oxygène libre. Il est peu accusé et de faible durée ou au contraire intense et de longue durée et fournissant de grandes quantités d’alcool et de gaz carbonique quand la plante, l’organe ou la cellule peuvent se multiplier avec facilité, II, 390, 391 • V, 95, 96.
Expériences pour démoptçer que la levûre est une plante anaérobie et quels sont les poids de sucre qu’elle peut faire fermenter dans les diverses conditions où on la fait agir, V, 188.
Mes contradicteurs se sont imaginé que la fermentation des fruits est une ' ordinaire, identique à celle qui est due à la levûre de bière et que, dès lors, les cellules de cette levûre devraient être présentes. Rien de moins fondé. Quand on en viendra à des mesures précises, on verra que les proportions d’alcool et de gaz acide carbonique dans la fermentation des fruits sont loin d’être celles qu’on observe dans les — proprement dites. C’est par abus de langage qu’on a appelé la fermentation des fruits —, V, 216, 218 ; VI, 44, 45.
Voir Ferment, Ferment soluble, Fermentation, Levûre alcoolique, Levûre
de BIÈRE.
Fermentation ammoniacale.
Voir Urine ammoniacale.
Fermentation butyrique, II, 33, 134, 159 ; III, 21 ; VI, 4, 11.
Le ferment de la — est un infusoire vivant sans gaz oxygène libre, II, 135, 136 à 138, 142, 143, 159, 161, 377.
Description, II, 137.
Figures des infusoires de la — , III, 405 ; V, 227, 234, 240.
Modes de reproduction des vibrions butyriques (scissiparité et corps réfringents), II, 137 ; V, 234, 238, 239 ; VI, note 1 de 163.
La — est, par la nature de son ferment, un phénomène exactement du même ordre que la putréfaction proprement dite, II, 177. Ensemencement de ce ferment dans un liquide ne renfermant que du sucre, de l’ammoniaque et des phosphates, 137.
Formule de la — , III, 21.
Moyen pour l’industrie de se procurer une grande quantité d’acide butyrique, V, 232.
Les vibrions butyriques peuvent faire fermenter une foule de substances différentes, III, 406 : tartrate de chaux, lactate de chaux, glycérine. (Voir ces mots).
Influence mortelle de l’air atmosphérique sur les vibrions : examens au microscope dans une lentille où ne pénètre pas l’air, et d’autre part, sous une lamelle, V, 237. Observations comparatives des bactéries sous lamelle,
—, d’après Schützenberger, V, 198 ; VI, 24, 33.
Voir Anaérobie, Corpuscule-germe, Oxygène, Putréfaction.
Fermentation cellulosique du sucre de canne. Il, 456.
Fermentation des fruits. Voir Fruit.
Fermentation de la glycérine. — par l’action de vibrions butyriques, III, 406 ; V, 239 et note 1 de 239, 342 ; VI, 18 ; VII, 12 à 15.
L’un des produits de la — est l’alcool amylique, VII, 14.
Fermentation lactique. Historique de la — , II, 4.
II, 3 à 13, 14 à 17, 34, 136, 376 ; III, 405 (fig.).
La — est un acte corrélatif de la production d’une matière azotée qui a toutes les allures d’un corps organisé mycodermique, II, 16.
L’acide lactique est le produit principal de la — , mais il est constamment accompagné d’acide butyrique, d’alcool, de mannite, de matière visqueuse, II, 16.
Remplacement du sucre par la mannite dans la — , II, 16.
Conditions de production de la — , II, 5, 33, 34, 376.
Voir Levûre lactique.
Fermentation nitreuse. Il n’existe pas de — proprement dite, II, 37.
Fermentation putride.
Voir Putréfaction.
Fermentation visqueuse. Les deux ferments de la —, II, 134, 456.
Fibre végétale. Coloration rose développée dans les — par les acides (à propos d’une note de M. Van Tieghem), VII, 15.
Fibrine. Putréfaction de la — , VI, 18.
Fièvres intermittentes. Sur un fait de guérison de — par des injections sous-cutanées d’acide phénique, VII, 42, 43.
Fièvre jaune. VI, 547.
Fièvre puerpérale. J’ai une peur terrible, dit Hervieux : c’est celle de mourir avant qu’on ait découvert le vibrion de la — , VI, 131. Pasteur dessine sous les yeux de l’Académie de médecine le microbe auquel il attribue l’existence de la — , 133. Microbe en chapelets de grains, agent de la — , VI, 133, 134. Les lochies d’une femme atteinte de — contiennent l’organisme en chapelets de grains, VI, 136, 137.
Sang recueilli au doigt par une piqûre d’épingle chez une femme atteinte de — , VI, 136 ; culture du sang pendant la vie et après la mort chez une femme atteinte de — , 136 ; organisme en chapelets de grains constaté dans des cultures au contact de l’air ou dans le vide, 136.
Autopsie d’une femme atteinte de — : organisme en chapelets de grains, VI, 136.
Association du microbe en chapelets de grains et du microbe qui engendre le pus, VI, 137.
Discussion avec Hervieux au sujet de la — , VI, 138 à 142.
Remarques à propos d’une note de Feltz sur le leptothrix puerperalis, VI,
Observations de — montrant l’organisme en chapelets de grains, le vibrion pyogénique ou l’organisme des furoncles, VI, 151 à 156. Il n’existe pas de parasite puerpéral proprement dit, 154.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
On range sous le nom de — des maladies très variées ; mais toutes paraissent être la conséquence du développement d’organismes communs, VI, 156. Auprès du lit de chaque acpouchéë n’y aurait-il pas grande utilité de mettre à sa portée la solution concentrée et tiède d’acide borique, avec des compresses qu’elle renouvellerait très fréquemment après les avoir trempées dans la solution, et cela dès après l’accouchement ? Ce serait également agir avec prudence que de porter les compresses préalablement, avant de s’en servir, dans un poêle à air chaud à une température de 150°, plus que suffisante pour tuer tous les germes d’organismes vulgaires, VI, 157.
Voir Acide borique, Chapelets de grains (organisme en).
Fièvre typhoïde. Hypothèse sur la —, VI, 187 ; VII, 43, 44.
A propos de la — au Lycée Saint-Louis, VII, 122.
Fièvre typhoïde des chevaux ou des lapins. VI, 401. Inoculation à des lapins de la matière écumeuse sortant des nasaux d’un cheval mort de la — : les lapins meurent avec un microbe en forme de 8, VI, 401. Atténuation de ce microbe par l’action de l’oxygène de l’air, 402, 403. Ce microbe, après passage par beaucoup de lapins, acquiert une virulence plus grande vis-à-vis du lapin, diminuée vis-à-vis du cobaye, note 1 de 402.
Le microbe de la fièvre typhoïde des lapins peut vacciner les poules et les lapins contre le microbe du choléra des poules, s’il n’est pas très virulent, VII, 77.
Filtrable (germe) .
Voir Germe filtrable.
Flacherie. IV, 19, 161, 172, 188, 196. Maladie des morts-blancs ou des mortsflats, maladie des tripes, — -, IV, 190, 444, 507, 509, 523, 564.
Caractères extérieurs de la — , IV, 198, 213.
Indépendance de la pébrine et de la — , IV, 190 à 203, note 3 de 525. Premiers soupçons sur cette indépendance, 193. Communication à ce sujet à 1 Académie des sciences, 196 à 202.
La pébrine et la — composent tout le mal dont souffre la sériciculture, IV,
Nature de la —, IV, 205 à 218, 544 à 546. Organismes dans le canal intestinal des vers atteints de —, 205 : vibrions avec corpuscules brillants, 207, 208, 544 ; ferment en chapelets de grains, 209, 544, 570.
pjans ia la mort est due à une altération des fonctions digestives surve¬
nant à la suite d’une fermentation, IV, 206. Comparaison entre l’état des matières contenues dans le canal intestinal des vers atteints de — et celui crue présente la feuille de mûrier triturée et abandonnée à elle-meme, 20b. Moyen de s’assurer de la présence ou de l’absence du ferment en chape ets de grains dans le canal digestif de la chrysalide, 211.
Opinions de Verson et de Haberlandt sur les vibrions et le ferment en
chapelets dans la —, IV, 214.
Affaiblissement des vers atteints de —, IV, 209
Réclamation de priorité de Béchamp à propos de la - IV 217 543.
La — est tantôt héréditaire, tantôt accidentelle, IV, 200, 201, 219 à 2.4, . 2/,
Causes de la — accidentelle, IV, 219, 591.
Faits démontrant l’hérédité de la —, IV, 2.2, 65 .
Caractère contagieux de la -, IV, 225 à 232. Modes de contagion par les Mbrions et les chapelets de grains de la — : contact avec des vers atteints > nutrition, piqûre, accouplement de papillons femelles avec des mâles dont 1 extrémité postérieure a été trempée dans un liquide contenant des vibrions, 659 ; VI, 12. Les poussières de magnaneries infectées ont un pouvoii contagionnant très marqué, IV, 230, 592. Les corpuscules-germes de la — conservent leur activité pendant des années, 231.
La héréditaire serait la conséquence d’un affaiblissement de la graine ou des vers, IV, 233.
Des connaissances pratiques peuvent suffire pour éviter la — héréditaire
Pour éviter la accidentelle ou pour guérir la prédisposition héréditaire à la —, il faut aération et espacement, IV, 201, 235. Isolement, 592. Élevage fait par Marie-Louise Pasteur dans la cheminée de la salle-à-manger du Pont-Gisquet, 235. Méthode à la turque, 238.
- est héréditaire, non par une effet de parasitisme, mais par cause d affaiblissement communiqué à la graine par des papillons nés de vers qui, eux, étaient atteints de — . Ce n’est pas, à proprement parler, la — elle-même qui est héréditaire, mais l’affaiblissement dont il s’agit et à la suite duquel la — peut survenir nécessairement, par exemple dans tous les cas où 1 éducation génératrice de la graine a éprouvé une mortalité sensible par cette maladie. La — est accidentelle toutes les fois que, dans le cours de l’éducation, la feuille vient à fermenter dans le canal intestinal des vers, par le fait d’un développement de vibrions ou du ferment en chapelets de grains. Dans la pébrine et dans la — , le parasitisme joue un rôle considérable. Il n’en existe pas moins, sous ce rapport, entre ces deux maladies, une grande différence. Dans la pébrine, c’est la présence des corpuscules qui fait tout le mal, encore faut-il qu’ils soient abondants. Dans la , c est 1 affaiblissement de la race qui permet le développement de ferments organisés dans le canal intestinal des vers, d’où résulte la fermentation de la feuille ingérée. Si elle est accidentelle, c’est Te parasite vibrion ou le ferment en petits grains qui amènent l’impossibilité des fonctions digestives et la mort, IV, 279.
Essais pour donner aux vers un surcroît de vigueur, IV 244 245 246 247 248, 568, 569.
Estimation de la prédisposition de divers lots de graines à la — par la rapidité de la contagion de la pébrine, IV, 239 à 248.
Différences entre la muscardine, la pébrine et la —, IV, 279.
Observations sur l’effet du gaz ammoniac et des vapeurs du vinaigre dans la —, IV, 594.
Vuè d’ensemble sur les travaux de Pasteur concernant la — IV 568 à 571 575, 656 à 663, 692 à 695.
Discussion au Congrès international séricicole de Paris (1878) sur la corrélation entre le développement de la — et la présence des organismes de la fermentation de la feuille de mûrier dans le canal intestinal des vers, observations nouvelles, IV, 698 à 713, 716 à 725 ; sur les circonstances dans lesquelles se développe la —, 713 à 716.
Voir Chapelets de grains (organisme en), Corpuscule, Grainage (de vers a soie), Graine (de vers a soie), Pébrine, Sériciculture, Terrain, Vers a soie (Maladie des).
Fleurs de la bière. III, 7.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Fleurs du vin. III, 7, 9, 10, 32, 126, 130. Nécessité de faire une étude attentive des — à chaque soutirage, III, 134.
Voir Mycqderma cerevisiæ, Mycoderma vini.
Fleurs du vinaigre. III, 7, 9, 14, 32.
Voir Mycoderma aceti.
Foin (macération de). Dés kolpodes se montrent à peu près constamment dans la — brut bouillie : le foin contenait des kystes de kolpodes, V, 37.
Forme cristalline. I, 121 ; VII, 435 à 440. Relations entre la — , la composition chimique et le phénomène de polarisation rotatoire, I, 61, 65, 81, 117, 121, 124, 125, 198, 203, 415, 436, 460.
- — , composition chimique et polarisation rotatoire des tartrates; et des paratartrates, I, 61, 65, 416.
— du tartrate neutre d’ammoniaque, I, 66, 214, 266 ; — du bitratrate d’ammoniaque, 67 ; — du tartrate neutre de potasse, 69 ; — du bitartrate de potasse, 70 ; — du tartrate neutre de soude, 71, 222 ; — du bitartrate de soude, 71 ;
- — du tartrate neutre de chaux, 72, 222 ; — du tartrate double de potasse et d’ammoniaque, 72, 215 ; — du tartrate double de soude et de potasse, 72, 215 ; — du tartrate double de soude et d’ammoniaque, 74 ;
— de l’acide tartrique, 75 ; — du dextroracémate et du lévoracémate de soude et d’ammoniaque, 89 ; — des tar team ides droite et gauche, 199, 216 ; — des acides tartramiques droit et gauche, 199, 217 ; — du valérianate de morphine, 199, 219 ; • — du chlorhydrate de papavérine, I99>, 219 ;■ ■ — • du tartrate neutre droit de cinchonine, 201, 220 ; — de la malamide, 220 ; — du tartrate neutre de soude, 222 ; — du tartrate neutre droit d’ammoniaque, 266, 267 ; — du tartrate neutre gauche d’ammoniaque, 226, 269. Lorsque les atomes élémentaires des produits organiques sont groupés dissymétriquement, la — du corps manifeste cette dissymétrie moléculaire par l’hémiédrie non superposable. L’existence de cette dissymétrie moléculaire se traduit par la propriété optique rotatoire, I, 328. VII, 435 à 440. Voir Dissymétrie, Hémiédrie, Polarisation rotatoire et les Rapports, I, 415, 436, 460.
Formiate de stronliane. Double caractère hémiédrique du — , I, 82. Formes cristallines, 123, 151, 307. — droit et gauche, 152. Mode d’accroissement des cristaux du — , 292, 307.
France. Pourquoi la — n’a pas trouvé d’hommes supérieurs au moment du péril, VII, 211 à 221.
Victime sans doute de son instabilité politique, la — n’a rien fait pour entretenir, propager, développer le progrès des sciences dans notre pays ; elle s’est contentée d’obéir à une impulsion reçue ; elle a vécu sur son passé, se croyant toujours grande par les découvertes de la science, parce qu’elle leur devait sa prospérité matérielle, mais ne s’apercevant pas qu elle en laissait imprudemment tarir les sources, alors que des nations voisines, excitées par son propre aiguillon, en détournaient le cours à leur profit et les rendaient fécondes par le travail, par des efforts et des sacrifices sagement combinés. Tandis que l’Allemagne multipliait ses Universités, qu’elle établissait entre elles la plus salutaire émulation,- qu’elle entourait ses maîtres et ses docteurs d’honneurs et de considération, qu’elle créait de
vastes laboratoires dotés des meilleurs instruments de travail, la — , énervée par les révolutions, toujours occupée de la recherche stérile de la meilleure forme de gouvernement, ne donnait qu’une attention distraite à ses établissements d’instruction supérieure, VII, 216.
Lettre au Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Bonn, pendant la guerre de 1870-1871 : Votre roi ne connaît pas la — . Il a pris pour son caractère naturel les effets et l’empreinte passagère d’une prospérité matérielle inouïe et de quatre-vingts ans d’instabilité politique. On voit des plantes qui, après avoir éprouvé le tourment factice de la main de l’homme et l’action énervante des serres chaudes, modifient leurs allures, à ce point que des naturalistes d’un esprit étroit vont jusqu’à changer leurs noms ; mais, replacées dans leurs conditions naturelles, elles reviennent bientôt aux types de leurs espèces. Ainsi fait la - — - en ce moment ; le génie de sa race réapparaît et Dieu seul connaît le terme de ses efforts, VII, 288.
C’est vers l’avenir qu’il faut porter les regards et comme pendant longtemps encore la — sera accablée sous le poids de sa défaite et devra avoir le souci de sa régénération, veillons tous au salut des institutions qui peuvent contribuer au relèvement de la — . Tous ce qui porte en soi des éléments de vitalité et de force me touche profondément. Tout ce qui est decadence, tout ce qui peut atteindre l’union des citoyens et contenir en soi des ferments de dissolution me fait la plus viv'e peine, VII, 358.
— est mutilée et malade. Il faut que dans toutes nos préoccupations il y ait une part faite à sa régénération, VII, 324.
Fremy. Controverses avec — . Voir Controverses.
Fromage. Rôle que jouent les infiniment petits dans la maturation et la fabrication des —, VII, 70 à 75.
Bases scientifiques de l’industrie fromagère, VII, 71.
Aérobies du — , VII, 74. Anaérobies du — , 74.
Cultures d’êtres microscopiques appropriés pour la fabrication du
Fruit. Lorsque des — sont placés dans l’air ou dans le gaz oxygène, il disparaît un certain volume de ce gaz en même temps qu’il y a formation d’un volume à 'peu près égal de gaz acide carbonique. Explication de ce fait
Si les — sont placés dans une atmosphère d’acide carbonique, il se forme de l’alcool, parce que la vie chimique et physique du — se continue dans des conditions nouvelles, semblables à celles des cellules des ferments. Plongés dans l’air, les — vivent sous leur état aérobie et ne sont pas ferments ; plongés aussitôt après dans le gaz acide carbonique, ils vivent sous leur état anaérobie et ils deviennent, sur-le-champ, des ferments poulie sucre, avec dégagement de chaleur, II, 392, 402, 534, 537, note 5 de 538 ;
III, 462 ; V, note 1 de 131, 210, note 1 de 210, 211, 212, 213 ; VI, 12, 34, 35. Fermentation des —, II, 453, 537.
Les — (fraises, cerises, groseilles), de même que les raisins, sont souvent dans l’impossibilité de fermenter quand on les écrase par petites parties au contact de l’air, II, 454.
Le jus intérieur des — qu’on laisse séjourner dans un tube fermé ne fermente pas, II, 576.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE 573
Controverse avec Lechartier et Bellamy à propos de la fermentation des — , II, 401.
Mes contradicteurs se sont imaginé que la fermentation des — est une fermentation alcoolique ordinaire, identique à celle qui est due à la levûre de bière et que, dès lors, les cellules dé cette levûre devraient être présentes. Rien de moins fondé. Quand on en viendra à des mesures précises, on verra que les proportions d’alcool et de gaz acide carbonique dans la fermentation des — sont loin 'd’être celles qu’on observe dans les fermentations alcooliques proprement dites. C’est par abus de langage qu’on a appelé la fermentation des — , fermentation alcoolique, V, 216, 218.
Voir Raisin.
Fumier. Fermentation du — , II, 655.
Furoncle. Observations démontrant la présence d’un parasite microscopique aérobie, VI, 147 à 150. Cet organisme est formé de petits points sphériques, réunis par couples de deux grains, rarement de quatre, mais fréquemment associés en petits amas, 148.
Liquides pour cultiver cet organisme microscopique, VI, 148. Aspect différent de l’organisme suivant les cultures, 148.
Inoculation à des lapins et à des cobayes de l’organisme des — , VI, 149.. Culture du sang dans la diathèse furonculeuse, 150.
Gangrène. Distinction entre la — et la putréfaction, II, 181. J’oserais dire que la — est un phénomène de même ordre que celui que nous offre un fruit qui mûrit en dehors de l’arbre qui l’a porté, note 1 de 181. Je rapproche les phénomènes de la — dé ceux qui se passent dans les fruits détachés de l’arbre et exposés à l’air, VI, 10.
Tout me porte à croire que les cellules animales doivent se comporter autrement que les cellules végétales. La mort ne peut pas supprimer instantanément la réaction des solides et des liquides dans l’organisme. Je suis persuadé, ce n’est pourtant encore qu’une idée préconçue, je suis persuadé qu’en asphyxiant subitement un animal, il doit apparaître ici ou là, et peut-être dans toutes les parties de son corps, des actes de fermentation dont la faible durée ou le peu d’intensité ont empêché la constatation jusqu’à ce jour. Une expérience consisterait à serrer fortement le membre d’un animal de façon à y supprimer la circulation et à plonger ce membre aussitôt dans une atmosphère de gaz acide carbonique. Que se passera-t-il dans ce membre frappé de mort ? Une sorte de vie physique et chimique, si je puis ainsi parler, continuera d agir, et se manifestera piobablement par des phénomènes de — que j’ai considérés depuis longtemps comme n’ayant que des rapports éloignés avec la putréfaction et qu’on peut, suivant moi, rapprocher des phénomènes que nous offre un fruit détaché de l’arbre qui l’a porté, VI, 35.
Gangrène gazeuse. VI, note 1 de 463.
Voir Vibrion septique.
Gattine (ou pébrine). IV, 19, 95, 574.
Voir Maladie des vers a soie, Pébrine.
Générations spontanées. Pourquoi Pasteur entreprit des recherches sur les — , II, 192, 223, 302. Ces recherches n’ont été qu’une digression obligée des études sur les fermentations, 224.
Origine de la levûre lactique, II, 34.
La fermentation ne se produit pas si on fait bouillir préalablement le milieu et qu’on y laisse rentrer de l’air calciné, II, 99.
Historique de la question des — , II, 210. Opinions d’Aristote, de van Helrnont, de Redi, de Needham, de Buffon, de Spallanzani, de Gay-Lussac, de Schwann, de Schulze, de Schroeder, de von Dusch, dé Pouchet, relatives aux — , 210 à 223, 287, 288, 289, 295, 329. Prix de l’Académie des sciences sur la question des — , 210, 223.
Existe-t-il des germes dans l’air ? II, 225. Critique adressée à Pouchet, 226. Procédé suivi pour recueillir la poussière en suspension dans l’air et l’examiner au microscope, 187, 226. On reconnaît qu’il y a constamment dans l’air commun un nombre variable de corpuscules, dont la forme et la structure annoncent qu’ils sont organisés, 188, 228. Dessins de ces corpuscules, 230. Nombre de ces corpuscules, 231.
Critique de l’expérience de Pouchet sur la poussière que la neige abandonne après sa fonte, II, note 1 de 231.
Y a-t-il dans l’air des germes féconds ? II, 233. Il serait difficile de suivre au microscope le développement des germes, 233. L’eau de levûre sucrée portée à l’ébullition, puis mise en présence de l’air calciné, ne s’altère pas, 188, 234. Le mercure peut introduire des germes dans les liqueurs, 237. Ensemencement des poussières de l’air dans des liqueurs propres au développement des organismes inférieurs, II, 238. Disposition adoptée pour déposer les poussières de l’air dans les liqueurs fermentescibles, en présence de l’air chauffé, 238. Résultats, 239, 240, 241, 242. Productions nées dans l’eau de levûre sucrée par le fait de l’ensemencement des poussières de l’air, 240 à 245.
Remplacement du coton, matière organique, par de l’amiante dans les expériences, II, 190, 246.
Productions organisées dans l’urine exposée au contact de l’air, II, 247. L’urine portée à l’ébullition, puis mise en présence de l’air calciné, ne s’altère pas, 193, 249. Si on ensemence dans cette urine des poussières de l’air, elle s’altère, 193, 250.
Réponse à une objection de Pouchet sur l’apparition constante des petits infusoires, et non des gros, dans l'es liqueurs des ballons, II, note 1 de 253. Le lait, porté à l’ébullition à 100° et abandonné au contact de l’air calciné, se caille par suite de l’apparition de production d’infusoires et de bactériums, II, 194, 253. Mais si on chauffe à une température supérieure à 100° ou si on prolonge l’ébullition à 100°, le lait ne se caille pas, ces productions n’apparaissant pas, 194, 256. Explication du fait précédent : le lait est alcalin, tandis que l’eau de levûre sucrée et l’urine, qui n’ont besoin que d’une température de 100° pour demeurer inaltérées, sont faiblement acides,
Dans l’eau de levûre sucrée, bouillie à 100° en présence d’un peu de carbonate de chaux (qui rend la liqueur neutre ou légèrement alcaline), peuvent apparaître des organismes, II, 256.
Si l’on sème les poussières de l’air dans du lait conservé intact par une ébullition au-dessus de 100°, des productions organisées apparaissent, de même ordre que celles que le lait frais montre quand on l’a exposé à l’air ordinaire, II, 258.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Si le lait se putréfie et présente des infusoires au contact de l’air chauffé, lorsqu’il n’a été bouilli qu’à 100°, c’est que les germes de ces infusoires résistent à la température de 100°, II, 258.
Eau de levûre de bière, dans un ballon à col étiré et ouvert, portée à
I ébullition : elle reste inaltérée, II, 190, 260 ; VI, 14. Si après plusieurs
mois on détache le col de ce ballon par un trait de lime, le liquide s’altère, II, 261. Mêmes expériences avec le lait porté à une température au-dessus de 100°, 262. “ *
Critique de l’interprétation donnée par Gay-Lussac aux résultats de ses analyses, à savoir que l’absence de l’oxygène est une condition de la conservation des substances animales ou végétales, II, 197, 264.
Est-il vrai qu’il y a continuité de la cause des — dans l’atmosphère terrestre ? En d’autres termes, est-il bien sûr que la plus petite quantité d’air ordinaire suffise à développer dans une infusion quelconque des productions organisées ? II, 198, 267.
II est toujours possible de prélever dans un lieu et à un instant donnés un volume considérable d’air ordinaire impropre à donner naissance à des infusoires ou à des mucédinées dans une liqueur altérable, II, 267. Ouverture de ballons renfermant de l’eau de levûre, sur une terrasse en plein air d’une part, dans une pièce du laboratoire d’autre part : les uns restent limpides, les autres montrent des productions organisées, II, 199, 268 ; figures et description de ces productions, 269, 270, 271.
Expériences sur l’air des caves de l’Observatoire, II, 200, 273.
Études comparatives sur les germes en suspension dans l’air de divers lieux voisins, mais assujettis à des conditions différentes de production et de diffusion des poussières qu’on y rencontre, V, 63, note 1 de 75.
Il est faux que les facultés génésiques des infusions soient étouffées par les conditions matérielles des expériences in vitro, II, 272.
Expériences sur l’air à diverses hauteurs (dans la campagne, sur une des montagnes du Jura, au Montanvert), II, 202, 274.
Les expériences sur le mercure sont sujettes à erreur car le mercure est habituellement rempli de germes apportés par les poussières, II, 201, 277, 337.
Les spores des mucédinées, chauffées dans le vide ou dans l’air sec, restent fécondes après avoir été portées à unë température de 120° ; une exposition à 130° leur enlève leur fécondité, II, 206, 279, 286. Les limites sont les mêmes pour la fécondité des poussières de l’air, 286.
Dans tous les systèmes sur les - — on fait jouer un rôle essentiel à la matière organique des infusions : elles conserveraient un reste de vitalité qui leur permettrait de s’organiser au contact de l’oxygène, II, 291. Ces matières ne sont qu’un aliment pour les germes des infusoires et des mucédinées car on peut les remplacer par des matières cristallisables, telles que des sels d’ammoniaque et des phosphates, 291, 292.
Dans la leçon professée à la Société chimique, II, 295 à 317, et dans la Conférence aux Soirées scientifiques de la Sorbonne, 328 à 346, sur les — , Pasteur résume l’historique des — et relate quelques-unes de ses principales expériences.
L’urine extraite directement de la vessie peut se conserver au contact de l’air privé de ses germes sans s’altérer, II, 170, 354, 373, 380 ; VI, 15, 59. Le sang, retiré de la veine ou de l’artère, peut se conserver au contact de l’air privé de ses germes sans s’altérer, II, 170, 353, 373, 379, 380; V, 45;
Le sue naturel du raisin, exposé au contact de l’air privé de ses germes, ne peut ni fermenter, ni donner naissance à des levûres organisées, II, 369, 372, 378, 427 ; VI, 59.
Si on introduisait un fœtus dans un milieu contenant de l’air privé de ses poussières, je suis persuadé que le fœtus se conserverait indéfiniment, même si le vase était en libre communication avec l’air, VI, 16.
Influence du chauffage : on ne trouverait pas un seul liquide qui ne pût être rendu impropre à toute altération ultérieure après avoir été porté préalablement à une température variable avec la nature des liquides. Pour le vinaigre, il suffit d’une exposition rapide à 50°. Le vin exige quelques degrés de plus. Le moût de bière non houblonné doit être soumis à plus de 90°, le lait à 110° environ. Ces différences dans les températures propres à assurer l’inaltérabilité ont pour cause l’état de ces liquides, leur nature, et surtout les conditions de neutralité, d’acidité ou d’alcalinité dans lesquelles ils se trouvent, V, 32. Hypothèse pour expliquer l’influence de l’alcalinité ou de l’acidité, 33.
La nature des germes en suspension dans l’air est loin d’être aussi variée qu’on se plaît à l’imaginer sous l’empire d’une interprétation arbitraire et fautive des connaissances acquises et des discussions de ces quinze dernières années, V, 36. Très souvent on rapporte aux germes en suspension dans l’air ce qui doit être attribué à des germes adhérents aux vases et ustensiles servant aux expériences, 55.
Des kolpodes se montrent à peu près constamment dans la macération de foin brut bouillie : les poussières répandues sur le foin contenaient des kystes de kolpodes, V, 37.
La macération du poivre donne des infusoires spéciaux : la raison en est que là où le poivre a vécu ces infusoires existent, V, 37.
Le moût de bière, chauffé, en libre communication avec l’air, peut rester indéfiniment sLérile, V, 27.
Mise d’un petit faisceau d’asbest.e (amiante) sur le col recourbé des ballons contenant les liqueurs, pour empêcher l’entrée des insectes, dans les expériences sur les — , V, note 1 de 28 et 30.
Discussion avec Pouchet, Joly et Musset, II, 628. Voir le mémoire sur les —, II, 210 à 294, 318, 321 à 327, 358. Commission nommée pour répéter les expériences dont les résultats sont invoqués comme favorables ou comme contraires à la doctrine de la — , 325, 327.
Réclamation de priorité soulevée par Béchamp au sujet des — , II, 347. Controverse avec Victor Meunier au sujet des — , II, 349.
Controverse avec Donné à propos des — (altération spontanée des œufs), II, 352, 356, 400, 437.
Discussion avec Fremy et Trécul sur l’origine des ferments, II, 367 à 417, 445 ; V, 47 et suivantes, 213, 214, 308, 309.
Lettre de Tyndall à Pasteur sur les — , II, 447 ; V, 310. Lettre de Pasteur à Tyndall, 344. Expérience de Tyndall sur les — , II, 448 ; V, 311.
Tyndall parle de Bastian à Pasteur, II, 448. Pasteur parle de Bastian à Tyndall, V, 344.
Discussion avec Bastian à propos de son expérience ' relative au développement des germes d’organismes inférieurs dans de l’urine neutralisée par la potasse, II, 459 à 473. Pasteur demande que l’on nomme une Commission, 470. Il existe dans celle expérience trois causes d’erreur : les germes peuvent venir de l’urine ; ils peuvent venir de la solution de potasse, apportés par l’eau qui a servi à faire la dissolution et non détruits à 100° ;
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
ils peuvent venir de l’eau qui a servi à laver les vases, 471. A propos de la discussion avec Bastian, VI, 188, 246 à 249.
— de la levûre, d’après Claude Bernard, II, 539.
Discussion avec Colin sur les — , VI, 8, 9, 13 à 16
A propos de la formation de vibrions’ dans’ le pus des abcès (réponse à une note, de Bergeron), VI, 20.
Réponse à une note de Lëgros et Onimus, VI, 21, 22.
Discussion avec J. Guérin sur la théorie des germes et ses applications à la chirurgie, VI, 111.
Discussion avec Poggiale sur —, VI, 41 et suiv.
Rapport de Claude Bernard pour le prix Alhumbert, destiné à récompenser des expériences sur les —, II, 635.
Rapport de Balard sur les' expériences relatives aux — , II, 637.
Je n ai pas la prétention d’établir que jamais il n’existe de — . Dans les sujets de cet ordre on ne peut pas prouver la négative. Mais j’ai la prétention de démontrer avec rigueur que dans toutes les expériences où l’on a cru reconnaître 1 existence de - — , chez les êtres les plus inférieurs, où le débat se trouve aujourd’hui relégué, l’observateur a été victime d’illusions ou de causes d’erreur qu’il n’a pas aperçues ou qu’il n’a pas su éviter, II, 295.
On ne peut pas prouver a priori qu’il n’existe pas de — . Tout ce que l’on peut faire, c’est de démontrer : 1° qu’il y a eu des causes d’erreur inaperçues dans les expériences ; 2° qu’en écartant ces causes d’erreur sans toucher aux conditions fondamentales des essais, toute apparition d’êtres inférieurs cesse d’avoir lieu, II, 354.
On ne peut, dans l’espèce, affirmer qu’il n’y a pas de — possible, VI, note 1 de 25.
Je pense qu’on peut sans absurdité chercher la — parce qu’il se peut qu’elle existe réellement, mais ce qui est absurde, c’est de vouloir qu’elle soit parce qu’elle est possible. Sur dix partisans de la — , il y en a généralement plus de neuf qui l’admettent par sentiment, parce qu’il leur plairait qu’elle fût, VI, 63.
Le mystère de la vie n’est pas dans les manifestations de la vie chez les êtres adultes, grands ou petits, il est tout entier dans le germe, dans la cellule embryonnaire et dans son devenir. Si vous ne comprenez pas la — de l’huître, vous ne devez pas davantage comprendre celle d’une cellule : car tout le mystère de l’huître est dans la cellule d’où l’huître est sortie. Cette cellule embryonnaire, étant donnée la vie de l’huître, n’est plus soumise qu’à des actions physiques et chimiques, VI, note 1 de 25.
Provoquer une — ■, ce serait faire un germe ; ce serait faire la vie ; ce serait résoudre le problème de son origine, VII, 29.
La — je la cherche sans la découvrir depuis vingt ans. Non, j'e ne la juge
pas impossible. Mais quoi donc vous autorise à vouloir qu’elle ait été l’origine de la vie ? Vous placez la matière avant la vie et vous faites la matière existante de toute éternité. Qui vous dit que le progrès incessant de la science n’obligera pas les savants, qui vivront dans un siècle, dans mille ans, dans dix mille ans..., à affirmer que la vie a été de toute éternité et non la matière ? Vous passez de la matière à la vie parce que votre intelligence actuelle, si bornée par rapport à ce que sera l’intelligence des naturalistes futurs, vous dit qu’elle ne peut comprendre autrement les choses. Qui m’assure que dans dix mille ans on ne considérera pas que
c’est de la vie qu’on croira impossible de ne pas passer à la matière. Si
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES. • 37
vous voulez être au nombre des esprits scientifiques, qui seuls comptent, il faut vous débarrasser des idées et des raisonnements a priori et vous en tenir aux déductions nécessaires des faits établis et ne pas accorder plus de confiance qu’il ne faut aux déductions de pures hypothèses, VII, 30, 31. Voir Germe, Vie.
Génie. C’est doubler la valeur du — que d’y ajouter l’art de découvrir et de développer le talent chez les autres, VII, 268.
C’est par la lecture des travaux des inventeurs que la flamme sacrée de l’invention s’allume et s’entretient; et c’est ainsi qu’il importe à la gloire d’un grand souverain et au bien d’un grand pays que l’œuvre du — soit offerte sans cesse comme modèle à la postérité, VII, 281.
Il est salutaire de rappeler aux cités qui l’oublient qu’elles ne vivent à travers les âges que par le — ou la vaillance de quelques-uns de leurs enfants, VII, 311.
Germe. Le corps humain et le corps des animaux, hormis le canal intestinal et le poumon, est fermé à l’introduction des — extérieurs, II, 370 ; V, 43.
Le corps des . animaux et des végétaux est fermé à l’introduction des — extérieurs de ferments, dans les conditions de santé et de vie normales. Lorsque cette introduction est possible, il en résulte le plus souvent des états maladifs, parfois terribles, II, 380.
Le corps humain est complètement fermé à l’introduction des — - des fermentations, excepté le tube intestinal, excepté encore dans certains cas pathologiques, VI, 74.
Sur les — des bactéries en suspension dans l’atmosphère et dans les eaux, II, 467.
Vie latente des — , II, 480, 481.
La nature des — en suspension dans l’air est loin d’être aussi variée qu’on se plaît à l’imaginer sous l’empire d’une interprétation arbitraire et fautive des connaissances acquises et des discussions de ces quinze dernières années, V, 36.
Très souvent on rapporte aux — en suspension dans l’air ce qui doit être attribué à des — adhérents aux vases et ustensiles servant aux expériences, V, 55.
Nouvelles études comparatives sur les — en suspension dans l’air de divers lieux, V, 63. Culture de divers — à l’état de pureté ; leur autonomie, 73. N’est-ce pas une difficulté oiseuse à beaucoup d’égards que soulève M. Robin, lorsqu’il ne veut pas qu’on emploie le mot — si l’on ne peut pas spécifier que le — est de nature végétale ou animale ; mais dans toutes les questions que j’ai eues à traiter, qu’il s’agisse de fermentations ou de générations spontanées, le mot — voulait dire sourtout origine de vie, V, 245. La théorie des — et ses applications à la médecine et à la chirurgie, VI, 105 à 158.
Quinze propositions sur la théorie des — , VI, 107 à 108, 109 à 110.
La théorie des — agrandit ses conquêtes et fortifie ses méthodes. On n’arrêtera sa marche ni en France ni à l’étranger : un souffle de vérité l’emporte vers les champs féconds de l’avenir, VI, 263.
Discussion avec L. Le Fort à propos de la théorie des — et de ses applications à la chirurgie, VI, 108 à 110.
Discussion avec J. Guérin sur la théorie des — - et ses applications à la chirurgie, VI, 111.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Voir Corpuscule-Germe, Générations spontanées, Microbe, Organisme microscopique.
Germe filtrable. II, 469.
Germes (porteurs de) [ce qu’on appelle aujourd’hui].
L 'inoculation du microbe <]u choléra des poules à des cochons d’Inde provoque seulement au point d’inoculation un abcès ; si on inocule à des poules un peu du contenu de l’abcès, ces poules meurent rapidement, tandis que le cochon d Inde ne présente aucun désordre intérieur ; des poules ou des lapins qui vivraient en compagnie de cobayes portant de tels abcès pourraient devenir malades et périr sans que la santé des cochons d Inde parût le moins du monde altérée : un observateur pourrait croire à la spontanéité du mal, VI, 296.
Germe saprophyte.
Voir Saprophyte (Ce qu’on appelle aujourd’hui).
Globules étoilés (de Cornalia). IV, 55.
Globulins (de Turpin). II, 150, note 1 de 271, 504; V, 101. Théorie des — , 102 ; VI, 22 ; VII, 61.
Glucosate de sel marin. I, 145.
Pouvoir rotatoire, I, 149. Le — ne cristallise pas dans un système à un axe, 283.
Glucose. I, 123, 283
Glycérine. Production constante de — dans la fermentation alcoolique. II, 29, 30, 49, 56 à 61, 74. Présence de — dans le vin, 50 ; III, 482, 509. Les éléments de la — dans la fermentation alcoolique sont empruntés au sucre, 64. Variation des proportions de la - — dans la fermentation alcoolique, 79 ; dans le vin, 122.
Poids de — dans le vin chauffé et le vin non chauffé, III, 324. Origine de la ■ — dans le vin, 339.
Voir Fermentation de la glycérine.
Gomme. Présence de la — dans le vin, III, 338. Origine de la — dans le vin,
Goût.
Voir Saveur.
Grainage (de vers à soie). Méthode de — au microscope, IV, 70, 164 à 179. Avantages de cette méthode de —, 169. Application de cette méthode de —, 171, 172, 177. Opinions de Bellotti sur cette méthode, 173 ; du marquis L. Crivelli, 174.
Du — appelé « cellulaire », IV, 181 à 185, 430, 514 à 518, 554 à 556, 641. Ce qui fut le fil conducteur des recherches dë Pasteur, 513.
Confirmations de l’efficacité du — cellulaire : Rapports de Victor Rendu, IV, 339, 368 ; Rapports de de Lachadenède, 344, 359 ; Lettre de de Lacha-
denède, 397 ; Lettre du maire de Callas (Var), 349 ; Communication de Marès sur la production de graines exemptes de corpuscules, 351 ; Rapport de la Commission de sériciculture du département des Pyrénées-Orientales, 355 ; Rapport de Ducrot, 363 ; Lettres du maréchal Vaillant, 367, 375 ; Sélection des cocons faite par le microscope, 371 ; Rapport de Robinet, 378 ; Lettre de Pasteur à Dumas, 380 ; Lettre de Cornalia à Pasteur, 381 ; Réponse à la lettre de Cornalia, 389 ; Rapport de Jeanjean, maire de Saint-Hippolytedu-Fort, 392 ; les éducations de vers à soie dans les Cévennes, en 1869, par Jeanjean ; Lettre de Guisquet au ministre de l'Agriculture, 396 ; Lettre de Ducrot, 400 ; Application du procédé de Pasteur en Corse, 401 ; Le procédé de Pasteur, par de Chavannes, 403 ; Rapport au Conseil général du Gard sur la méthode de Pasteur, 410 ; Projet de confection de graine indigène dans le pays de Trente par le procédé de Pasteur, 413 ; Résultats de diverses éducations provenant de grainages faits suivant le procédé de Pasteur, par Sirand, 413 ; Rapport sur les expériences faites, à la magnanerie expérimentale de Ganges, du procédé de Pasteur, par le Comte de Rodez, 423 ; Le procédé de Pasteur expérimenté sur une large échelle chez M. Raybaud- Lange, 171, 339, 368, 424, 541 à 543, 547 ; Le procédé de Pasteur dans divers départements, 549 à 564 ; Note de Pasteur à l’occasion d’un Rapport de la Commission des soies de Lyon, 606 à 612 ; Résultats obtenus à Villa Vicentina, 646 à 650 ; Note relative à un rapport de Cornalia, 669 à 670 ; Note à propos d’un rapport du Consul de France au Japon sur le commerce d’exportation des graines de vers à soie, 685 ; Note sur l’application de la méthode de Pasteur pour vaincre la pébrine, 650 à 656.
Priorité au sujet du procédé de - — cellulaire, IV, 639 à 641, 732 à 735.
Sur le — indigène, IV, 606, 613 à 618.
Influence du - — industriel sur l’extension de la maladie, IV, 613 à 618. L’observation microscopique des cocons que l’on destine au — • devrait être faite à deux points de vue : pour les corpuscules et pour le ferment en chapelets de grains, IV, 571.
Attaques contre le procédé de — cellulaire de Pasteur : IV, note 1 de 339, 596 à 605. Il a été fait justice de ces attaques, 663, 670.
Voir Corpuscule, Flacherie, Graine (de vers a soie), Pébrine, Sériciculture, Vers a soie (maladie des).
Graine (de vers à soie). Distinction de la bonne et de la mauvaise — . Procédés divers, IV, 40 à 48. Étude des œufs au microscope (méthode de Vittadini), 41 à 45. Principes établis par Vittadini et Cornalia pour l’examen de la — , 44, 45. Vice radical de toutes les méthodes pour l’examen de la — , 47. Trouver le moyen de confectionner de la - — saine dans tous les pays producteurs de la soie, sans être contraint de faire de la mauvaise — , voilà le problème qu’il fallait résoudre, 47.
Examen de la graine au point de vue corpuscules, IV, 79 à 94. La — malade est toute — née de papillons renfermant des corpuscules, 430. Examens de nombreux lots de — et de papillons, 454 à 468, 476 à 497. De la préférence à donner à l’examen des papillons relativement à celui des œufs pour se procurer de la — exempte de pébrine, 185 à 187.
Moyen de multiplier les chambres bonnes pour — , IV, 179.
Régénération d’une race à l’aide d’une — , quelque mauvaise qu’elle soit ; éducation cellulaire, IV, 249 à 256, 371 à 378.
Moyen de reconnaître le plus ou moins de vigueur des divers lots de — , IV, 585.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Éducations précoces de — de races indigènes, IV, 524 à 538, 573 à 574, 626. Importation de graine du Japon, IV, 627, 628, 642.
Respiration et asphyxie des —, IV, 629. Influence du froid de l’hiver sur le développement de l’embryon du vers à soie et sur l’éclosion de la —, 245, 632, 664. Quel est l’agent physique important dans les actions complexes qui peuvent déterminer l’éclosion des — annuelles avant l’époque normale, 686 à 688.
Instruction pratique pour produire de bonne —, IV, 473 à 476, 503 à 505. Si j’étais éducateur de vers à soie, je ne voudrais jamais élever une — née de vers que je n’aurais pas observés à maintes reprises dans les derniers jours de leur vie. Servez-vous de — provenant de papillons dont les vers sont montés avec prestesse à la bruyère, sans offrir de mortalité par la flacherie de la quatrième mue à la montée, et dont le microscope aura démontré la santé au point de vue des corpuscules, et vous réussirez dans toutes vos éducations, si peu que vous connaissiez l’art d’élever les vers à soie, 210. \oir Corpuscule, Flacherie, Grainage (de vers a soie), Pébrine, Sériciculture, Vers a soie (maladie des).
Graisse des vins. III, 342.
Voir Vin.
Grasserie (maladie des vers à soie). IV, 25, 28, 203, 204, 259, 444, 447, 519. Grease (de Jenner). Voir Vaccine.
Grenat. Dimorphisme du — . I, 53.
Guérin. Controverses avec — . Voir Controverses.
Guerre de 1870-1871. Correspondance entre un savant français et un savant allemand pendant la — , VII, 287 à 291. Renvoi au doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Bonn du diplôme de docteur Honoris causa, 287 à 289 ; réponse du doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Bonn à Pasteur, 290 ; nouvelle lettre de Pasteur au doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Bonn, 290 à 291.
Habitude. L’organisme résiste aux conditions vitales les plus gênantes quand il s’y habitue par degrés, VII, 230, 233.
Hasard. Le — favorise les esprits préparés, et c’est dans ce sens, je crois, qu’il faut entendre la parole inspirée du poète : Audentes fortuna juuat, VI, 348.; Dans les champs de l’observation le — ne favorise que les esprits préparés, VII, 131.
Hématozoïdes (Corpuscules). IV, 31.
Hémiédrie. Définition et description de 1’ — , I, 121, 125, note 2 de 203, 318, 378,
Définition et description de 1’ — non superposable, I, 118, 121, 125, 284.
La cause qui produit F — peut avoir deux origines distinctes. Elle peut
résider dans la molécule chimique elle-même (acide tartrique). Elle peut, d’autre part, n’être qu’une conséquence du mode d’agrégation des molécules dans le cristal (quartz, sulfate de magnésie, formiate de strontiane)... Dans ce dernier cas, la structure cristalline une fois détruite, il n’y a plus de dissymétrie, il n’y a plus de phénomène de polarisation rotatoire possible,
L’ — n’est pas toujours accusée matériellement par une forme dissymétrique, I, note 1 de 183.
Disposition générale des faces hémiédriques dans les substances actives sur la lumière polarisée, I, 221.
— des tartrates, I, 65 à 76, 78, 321.
Parmi les cristaux du paratartrate de soude et d’ammoniaque, il en est qui dévient le plan de polarisation à gauche, d’autres à droite ; et, quand il y en a autant d’une espèce que de l’autre, la solution est inactive, les deux déviations contraires se compensent. Ces deux espèces de cristaux sont hémiédriques : les hémièdres à droite dévient à droite, les hémièdres à gauche dévient à gauche, I, 63, 78.
Corrélation entre 1’ — et le phénomène de la polarisation rotatoire, I, 61, 65, 77, 81, 117, 126, 198, 415, 436.
La corrélation des deux phénomènes souffre-t-elle des exceptions ? I, 203,
Comment Pasteur eut l’idée qu’il pourrait y avoir une corrélation entre 1’ — des tartrates et leur propriété de dévier le plan de polarisation, I, 322. Toutes les substances qui dévient le plan de polarisation ont-elles des formes cristallines hémiédriques ? Réciproquement 1’ — accuse-t-elle toujours l’existence de la propriété rotatoire ? I, 121, 127, 264, 284.
Il suffit de modifier les conditions de la cristallisation pour faire apparaître les facettes hémiédriques, I, 199.
Production forcée de 1’ — non superposable dans les substances actives sur la lumière polarisée qui n’offrent pas habituellement ce caract'ère (bimalate de chaux, bimalate d’ammoniaque, tartramide, bitartrate d’ammoniaque, tartrate neutre d’ammoniaque, tartrate double de soude et de potasse, tartrate double de soude et d’ammoniaque), I, 203 à 216.
Les corps droits et gauches non superposables, dont l’identité chimique est absolue, tant qu’on leur offre des molécules inactives sur la lumière polarisée, se comportent comme des êtres tout à fait distincts dès qu’ils sont en présence de molécules qui, elles-mêmes, sont actives, I, 236.
Des corps dépourvus de toute dissymétrie moléculaire peuvent s’agréger de façon à avoir une structure cristalline et une forme hémiédriques. De même, inversement, des corps peuv'ent ne montrer ni structure ni forme hémiédriques et être pourtant constitués par des groupes moléeulairement dissymétriques, I, 288.
Résumé : L’ — est liée avec le sens de la polarisation rotatoire. Ce dernier phénomène accusant une dissymétrie dans les molécules, 1’ — se trouve donc en étroite connexion avec la dissymétrie des derniers élém'ents qui composent le cristal, I, 66. Autrement dit, 1’ — traduit au dehors une dissymétrie propre à l’arrangement des atomes dans la molécule chimique, 328,
Voir Dissymétrie, Forme cristalline, Polarisation rotatoire et les Rapports, I, 415, 436, 460 ; VII, 435 à 440.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE 583
Hémiorganisme. II, 398, 446, 447, 540. Hypothèse de 1’ —, V, 47, 48, 102, 213 214, 254, 308.
Hérédité. Modifications de plantes ou de races d’animaux, devenues héréditaires par une domestication prolongée, V, 153.
Les propriétés d’une levûre aérobie ne sont pas propres à une première culture, elles sont héréditaires, V, 168.
Voir Flacherie, Pébrine.- -
Horse-pox. VI, 141.
Voir Vaccine.
Houblon. Le — n’a aucune influence pour faire lever la pâte, II, 450.
Le moût houblonné devient inaltérable quand il a été chauffé à 70° C., V, note de 1 de 19.
Hydrochlorate de nicotine. Action des alcalis végétaux et minéraux sur 1’ — , I, 24.
Hydropisie (maladie des vers à soie). IV, 36, 203.
Hygiène. Les parasites des saccharomyces venant de l’extérieur à une époque déterminée de l’année, un abri mis à temps avait pu les éloigner, comme on préserve l’Europe du choléra, de la peste..., par des quarantaines. Les parasites mucor existant, au contraire, en permanence, pendant toute l’année dans la terre de nos champs et de nos vignes, ils se trouvaient nécessairement sous les serres, au moment de l’établissement de celles-ci, pareils, à certains égards, aux germes de nos maladies contagieuses communes, contre lesquelles ne sauraient agir, évidemment, les quarantaines qu’on oppose au choléra, à la fièvre jaune, ou à la peste. N’est-il pas permis de croire, par analogie (avec l’expérience des serres vitrées pour soustraire les grappes aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains), qu’un jour viendra où des mesures préventives d’une application facile arrêteront ces fléaux qui, tout à coup, désolent et terrifient les populations, telle l’effroyable maladie (fièvre jaune) qui a envahi récemment le Sénégal et la vallée du Mississipi ou cette autre (la peste à bubons), plus terrible peut-être, qui a sévi sur les bords du Volga ? II, 547,
Dans les observations sur les maladies des vers à soie et l’isolement des vers, sont contenus des enseignements pour F — de tous les êtres vivants, IV, 254.
On voit bien tout ce que F — peut avoir à gagner, dans les hôpitaux et ailleurs, aux mille précautions de propreté et d’éloignement des germes d’infection, et combien il est facile souvent d’atteindre ce but lorsque l’on marche avec la préoccupation constante de l’existence et des dangers possibles des nombreuses causes d’altération des liquides organiques, VI, 96.
En ce qui regarde la prophylaxie, la connaissance des propriétés des microbes infectieux suggère plus ou moins facilement des moyens préventifs, Vï, 496.
Assainissement et ventilation des lieux habités tels que hôpitaux, théâtres, écoles, maisons particulières, salles de réunion, VII, 229 à 233.
Voir Désinfection, Épidémie, Maladie.
Hyposulfite de baryte. Dimorphisme de U —, I, 58.
Hyposulfite de soude. VI, 27.
Hypothèse. Le véritable savant n’a pas à s’inquiéter de ce qui peut être dans telle ou telle — , son devoir et son but sont de rechercher ce qui est, VI, 25, 45.
Idées nouvelles. Les exagérations des — amènent infailliblement une réaction qui, elle-même, allant au delà de la vérité, jette la défaveur sur ce que ces — ont de juste et de fécond, V, 38 ; VI, 166.
Idées préconçues. On ne fait rien, il est vrai, sans — ; il faut avoir seulement la sagesse de ne croire à leurs déductions qu’autant que l’evpérience les confirme. Les — , soumises au contrôle sévère de l’expérimentation, sont la flamme vivifiante des sciences d’observation ; les idées fixes en sont le danger ; car, ainsi que l’a dit un grand écrivain, le plus grand déréglement de l’esprit est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, VI, 93. Les — sont très bonnes, à condition toutefois qu’on ne les transforme pas en idées fixes, VII, 33.
Les — sont le phare qui éclaire l’expérimentateur et qui lui sert de guide pour interroger la nature. Elles ne deviennent un danger que si on les transforme en idées fixes. C’est pourquoi je voudrais voir inscrit sur le seuil de tous les temples de la science ces profondes paroles que j’ai prises pour épigraphe du livre que je viens de publier sur la bière et les fermentations : Le plus grand déréglement de l’esprit est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, VI, 101, 102.
Les illusions de l’expérimentateur sont une grande partie de sa force ; ce sont les — qui lui servent de guide. De celles-ci beaucoup, le long du chemin qu’il parcourt, s’évanouissent ; mais, un beau jour, il reconnaît et il prouve que certaines d’entre elles sont adéquates à la vérité. Alors il se trouve maître de faits et de principes nouveaux dont les applications, tôt ou tard, répandent leurs bienfaits, VII, 35.
Lui (Claude Bernard), qui avait éloquemment prouvé le danger des systèmes en physiologie, est devenu à son tour le serviteur inconscient de ses — : un aiguillon intérieur nous pousse à franchir les limites que notre ignorance nous impose, II, 535.
Idocrase. Dimorphisme de 1’ — , I, 53.
Immunité. Dans l’état de santé, notre corps oppose naturellement une résistance au développement et à la vie des infiniment petits, VI, 92.
Je dois faire observer que les parasites aérobies ont quelque peine à se cultiver dans le sang tant que les globules de celui-ci sont en bon état physiologique. J’ai toujours pensé que celte circonstance s’expliquait par une sorte de lutte entre l’affinité pour l’oxygène des globules du sang et celle qui est propre au parasite dans ses cultures. Tant que les globules du sang l’emportent, c’est-à-dire s’emparent de tout l’oxygène, la vie et la multiplication du parasite deviennent très difficiles ou impossibles. Il est alors facilement éliminé ou digéré, si l’on peut dire ainsi, VI, 149.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Pour expliquer la durée illimitée de F — après l’inoculation de certaines maladies contagieuses, on pourrait imaginer que le cæsium ou le rubidium soient des éléments nécessaires à la vie du microbe-virus de la maladie dont il est question ; qu’il en existe une petite quantité dans les tissus de l’animal inoculé et que cetLe petite quantité ait été consommée par une première culture du microbe-virus dans l’organisme inoculé ; cet organisme restera réfractaire à une nouvelle inoculation jusqu’à ce que ses tissus aient récupéré une quantité suffisante de ces principes immédiats. Or, le cæsium ou le rubidium sont extrêmement rares. Il pourra donc s’écouler un temps fort long avant que l’organisme en ait récupéré la quantité soustraite par la première culture..., mais à quoi bon donner ici carrière à l’imagination ? VI, 290, 291.
Si on filtre le bouillon de poulet qui a servi à cultiver le microbe du choléra des poules, ce bouillon devient impropre à une nouvelle culture du même organisme, tandis qu’il peut encore servir à cultiver d’autres microbes, la bactéridie, par exemple. C’est vraisemblablement parce que la première culture a épuisé les éléments nécessaires à la vie du microbe du choléra des poules et non ceux nécessaires à la bactéridie. Ce qui se passe dans mes tubes ne peut-il se passer également dans l’organisme animal ? VI, 290.
Non récidive du choléra des poules : le muscle qui a été malade est devenu, après sa guérison et sa réparation, impuissant à cultiver le microbe comme si ce dernier, par une culture antérieure, avait supprimé dans le muscle quelque principe dont l’absence empêche le développement du petit organisme, VI, 301, 305.
On peut admettre que la vie du microbe, au lieu d'enlever ou de détruire certaines matières dans le corps des animaux, en ajoute, au contraire, qui seraient pour ce microbe un obstacle à un développement ultérieur. Pendant la vie du microbe apparaîtraient des substances capables de s’opposer à son développement ultérieur, véritable poison pour le microbe, VI, 308, 608. Beaucoup de microbes paraissent donner naissance dans leurs cultures à des matières qui ont la propriété de nuire à leur développement : c’est une sorte de poison du microbe : microbe du choléra des poules, microbe du rouget du porc, aspergillus niger, peut-être virus rabique, 608, 609.
L’ — relative du mouton algérien pour le charbon me paraît être, comme tous les faits de même ordre, un effet de constitution, de résistance vitale,
L’ — - acquise est relative et variable avec l’intensité de virulence du virus qui frappe, VII, 56.
Pour préserver des atteintes des maladies virulentes, il n’est pas indispensable de placer l’économie dans des conditions d’ ■ — absolue, mais seulement relative, VII, 59.
Durée de F — acquise par la vaccination charbonneuse, VI, 381, 382, 387, 441 ;
VII, 55 à 60.
Le premier j’ai cherché à produire F — dans les poules au moyen de produits solubles formés dans un bouillon de culture par la vie du microbe du choléra des poules, VI, 464.
Recherche de substances solubles vaccinales dans la maladie charbonneuse. Expériences, VI, 464 à 466.
Interprétation de F — produite par les moelles rabiques : diminution progressive de la virulence des moelles au contact de 1 air sec ; ou appauvrissement en quantité du virus rabique contenu dans les moelles ; ou le virus
rabique serait formé de deux substances distinctes et à côté de celle qui est vivante il y en aurait une autre, non vivante, ayant la faculté d’arrêter le développement de la première, VI, 608, 609, 644, 645 ; autrement dit, une matière vaccinale serait associée au microbe rabique, celui-ci gardant sa virulence propre, intacte, dans toutes les moelles en dessiccation, mais s’y détruisant progressivement et plus vite que la matière vaccinale, 645 à 649.
Durée de 1’ — chez les chiens ayant subi la vaccination antirabique, VI, 651. Voir Choléra des poules, Rage, Récidive, Rouget des porcs, Vaccination, Vaccination charbonneuse, Virulence.
Infection purulente. VI, 124, 128 ; VII, 122.
Voir Abcès.
Infusoire. — dans la fermentation lactique, II, 33, 35. Animalcules — vivant sans gaz oxygène libre et déterminant des fermentations, 136. Le ferment butyrique est un — , 136, 138. Nouvel exemple de fermentation déterminée par des — pouvant vivre sans gaz oxygène libre, 159. Animalcules — déterminant la fermentation du tartrate de chaux, 161. Les ferments de la putréfaction sont des animalcules — vivant sans gaz oxygène libre, 163. Technique pour cultiver les — sans oxygène libre, 160. Les — qui vivent sans oxygène libre peuvent prendre naissance dans les liquides exposés à l’air : dans ce cas, les plus petits des — enlèvent au milieu le gaz oxygène en le remplaçant par du gaz acide carbonique ; après apparaissent les — ferments, 161. Conditions de développement des — dans les infusions, 189, 199, 204, 210, 225, 238, 247, 253, 259, 264, 268, 273, 274, 277, 287, 332. L’oxygène est l’un des aliments essentiels des — , 273, 309.
Influence nuisible des acides sur le développement des —, III, 4L Voir Organisme microscopique.
Institut Pasteur. Discours prononcé à l’inauguration de T — le 14 novembre 1888, VII, 417 à 420.
Iodure de mercure. Dimorphisme de T —, I, 48.
Isomérie. Définition, I, 20, 327, 449.
Les substances dimorphes seraient des substances isomères dans lesquelles l’arrangement moléculaire est très peu différent, I, 39, 58.
— de l’acide tartrique et de l’acide paratartrique, I, 62.
Nouvelle classe de combinaisons isomères, actives sur la lumière polarisée,
Isomorphisme entre les corps isomères, les uns actifs, les autres inactifs sur la lumière polarisée, I, 284.
Nous voilà, grâce à la découverte des corps inactifs, en possession d’une idée féconde : une substance est dissymétrique, droite ou gauche ; par certains artifices de transformations isomériques qu’il faudra rechercher et découvrir pour chaque cas particulier, elle peut perdre sa dissymétrie moléculaire, se détordre, pour employer une image grossière, et affecter dans l’arrangement de ses atomes une disposition à image superposable. De telle manière que chaque substance dissymétrique offre quatre variétés, ou mieux quatre sous-espèces distinctes : le corps droit, le corps gauche, la combi-
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
naison du droit et du gauche, et le corps qui n’est ni droit ni gauche ni formé par la combinaison du droit et du gauche, I, 337.
Comparaison des propriétés physiques et chimiques des corps isomères droits et gauches correspondants, I, 339.
Voir Dissymétrie, Forme cristalline, Hémiédrie, Polarisation rotatoire.
Isomorphisme. Définition de P —, I, 450. Découverte de P —, 393.
— et dimorphisme des acides arsénieux et antimonieux, I, 15. Les molécules des corps isomorphes ont le même pouvoir de déviation sur la lumière polarisée, 20, 27. — et types cristallins, 37, 59. — entre les corps isomères, les uns actifs, les autres inactifs sur la lumière polarisée, 284.
Voir Dimorphisme.
Jaunisse (maladie des vers à soie). IV, 25, 28.
Jenner. J’ai donné à l’expression de vaccination une extension que la science, je l’espère, consacrera comme un hommage au mérite et aux immenses services rendus par un des plus grands hommes de l 'Angleterre, votre — , VI, 378.
Voir Vaccine, Variole.
Jeunesse. Comparaison de la - — des êtres avec la ■ — des cellules de levûre, V, 194. Voir Oxygène. Respiration.
La — s’anime et s’inspire par l’illustration des maîtres qui la dirigent ; pour lui communiquer le feu sacré, il faut en être plein soi-même, VII, 176.
Ce que la — finit toujours par estimer le plus, et ce qui seulement lui est dû : la justice et la fermeté, tempérées par la bienveillance et l’affection, hors de tout mélange d’idées chimériques, VII, 195.
L’âme commune, si je puis ainsi parler, d’une assemblée de jeunes gens est formée tout entière des sentiments les plus généreux, parce quelle est voisine encore de l’étincelle divine qui anime tout homme a son entrée dans le monde, VII, 372.
Il y a, dans la — de tout homme de sciencee et sans doute de tout homme de lettres, un jour inoubliable où il a connu à plein esprit et à plein cœur des émotions si généreuses, où il s’est senti vivre avec un tel mélange de fierté et de reconnaissance que le reste de son existence en est éclairé à jamais. Ce jour-là, c’est le jour où il s’approche des maîtres à qui il doit ses premiers enthousiasmes, dont le nom n a cesse de lui apparaître dans un rayonnement de gloire. Voir enfin ces allumeurs d âmes, comme disait un de nos confrères, les entendre, leur parler, leur vouer de près, à côté d’eux, le culte secret que nous leur avions si longtemps gardé dans le silence de notre — - obscure, nous dire leur disciple et ne pas nous sentir trop indignes de l’être ! Ah ! quel est donc le moment, quelle que soit la fortune de notre carrière, qui vaille ce moment-là et qui nous laisse des émotions aussi
profondes ? VII, 395. , . , .
Je crois que c’est une de mes vertus, si je puis prétendre en avoir, d avoir
toujours aimé la — , VII, 404.
Jeunes gens, jeunes gens, confiez-vous à ces méthodes sûres, puissantes, dont nous ne connaissons encore que les premiers secrets. Et tous, quelle que soit votre carrière, ne vous laissez pas atteindre par le scepticisme déni-
grant et stérile, ne vous laissez pas décourager par les tristesses de certaines heures qui passent sur une nation. Vivez dans la paix sereine des laboratoires et des bibliothèques. Dites-vous d’abord : « Qu’ai-je fait pour mon instruction ? » Puis, à mesure que vous avancerez : « Qu’ai-je fait pour mon pays ? » jusqu’au moment où vous aurez peut-être cet immense bonheur de penser que vous avez contribué en quelque chose au progrès et au bien de l’humanité. Mais, que les efforts soient plus ou moins favorisés par la vie, il faut, quand on approche du grand but, être en droit de se dire : <t J’ai fait ce que j’ai pu », VII, 427.
Jubilé. Discours prononcé par Pasteur, le 27 décembre 1892, à l’occasion de son —, VII, 426 à 428.
Jus d’oignon.
Voir Terrain.
Jus d’orange. Exposé à l’air exempt de germe, le — ne s’altère pas, II, 384.
Koch (Robert). Controverses avec — . Voir Controverses.
Kolpodes.
Voir Foin (Macération de).
Laboratoire. Proposition de la création d’un — de chimie physiologique largement doté (lettre à Napoléon III), VII, II.
Nécessité des — , VII, 199 à 204.
Prenez intérêt, je vous en conjure, à ces demeures sacrées que l’on désigne du nom expressif de — . Demandez qu’on les multiplie et qu’on les orne : ce sont les temples de l’avenir, de la richesse et du bien-être. C est là que 1 humanité grandit, se fortifie et devient meilleure. Elle y apprend à lire dans les œuvres de la nature, œuvres de progrès et d’harmonie universelle, tandis que ses œuvres à elle sont trop souvent celles de la barbarie, du fanatisme et de la destruction, VII, 200.
L’Allemagne s’est couverte de vastes et riches —, et chaque jour en voit naître de nouveaux... La France n’est pas encore à l’œuvre. Elle a dormi à l’ombre de ses vieux trophées, VII, 200.
Misère des — en France, VII, 201 à 204.
— de Pasteur à l’École Normale, VII, 433.
Voir Institut Pasteur.
Lactate de chaux, hermentation du — , V, 228, 241. Fermentation du — dans un milieu minéral, 228.
Lactose. I, 280, 281.
Lait. Coagulation du —, II, 194, 253.
Coagulation du — sous l’influence du développement d’infusoires ou sous l’influence du ferment lactique, II, 255.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Nécessité de porter le lait à une température au-dessus de 100° pour que les infusoires ne se développent pas et corrélativement qu’il ne se putréfie pas, II, 194, 256, 383. Lait porté à une température au-dessus de 100°, dans un ballon à col étiré et ouvert : il reste inaltéré, 262.
Exposé à l’air privé de ses germes, le — naturel pris dans le pis de la vache ne s’altère pas, II, 380.
Rôle prépondérant des organismes microscopiques dans les opérations qui ont le — pour matière première, VII, 71.
Coagulation du — par les organismes microscopiques, VII, 71. Diastase expliquant la coagulation du — , 71. Autre diastase qui redissout le coagulum formé, 71, 72.
Lamy (Claude-Auguste). Notice sur —, VII, 313 à 318.
Lapins. Destruction des — par une culture du microbe du choléra des poules, VII, 88 à 93. Destruction dès — en Australie et dans la Nouvelle-Zélande, 86 à 93. Destruction des — par le microbe du choléra des poules dans les caves de Mme Pommery, à Reims, 91 à 93.
Lavoisier. Article sur - — à propos de l’édition complète de ses œuvres par Jean- Baptiste Dumas, VII, 271 à 281.
Traits principaux de la méthode de — , VII, 277 à 280.
L’œuvre de — , comme celle de Newton et des rares génies qu’il est permis de leur comparer, restera toujours jeune. Certains détails pourront vieillir, comme des formes et des modes d’un autre temps ; mais le fond, la méthode constituent un de ces grands aspects de l’esprit humain dont les années augmentent encore la majesté. C’est dans ces modèles achevés qu’il faut contempler, pour la comprendre, la marche de la pensée déchirant les voiles de l’inconnu, VII, 281.
Jugement de J. -B. Dumas sur — , VII, 398.
Lentille. Même usage que les petites cuves en verre, V, note 2 de 128.
Voir Cuve.
Lévoracémate. Forme cristalline du — de soude et d’ammoniaque, I, 89.
— d’ammoniaque, 106. Composition chimique, pouvoir rotatoire du — d’ammoniaque, 107 ; — de chaux, 111. Composition du — de chaux, 112 ; — de soude et d’ammoniaque, 112. Solubilité comparée du dextroracémate et du
— de soude et d’ammoniaque, 113. — de soude et de potasse, 114.
Voir Racémate.
Levûre. Eau de — sucrée. Conditions de développement de germes organisés dans l’eau de — sucrée, II, 189, 192, 199, 202, 247, 253.
Controverse avec Trécul sur la transformation de la — en pénicillium glaucum, II, 423 ; V, 261.
Ce qu’on appelle — du vin, de la bière, V, 119, 322.
Nature de la —, V, 120, 121, 122, 123. Épuisement de la —, 140, 165. Cassure de la —, 176. Recueil et conservation de la — , 176.
Impuretés des —, V, 175, 179. Extrême importance des — pures, 179, 323. Méthodes de purification des —, 182. Moyen pour déceler la pureté d’une —, 184.
Voir Levûre alcoolique, Levûre de bière.
Levûre alcoolique. Définition, II, 51, 150.
Levûres du raisin, II, 151, 152, 153, 154, 155 ; V, 125, 180, 181. Il existe plusieurs sortes de — , 124.
Bourgeonnement de la levûre du raisin, II, 154.
Origine des —, II, 367, 369, 385, 396, 403, 428 ; V, 49, 54, 56, 126, 130, 133, 135. Diffusion des germes des — , II, 453 ; V, note 2 de 148 ; sur les fruits, II, 454.
Expérience des serres vitrées pour soustraire les grappes aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains : les grains des grappes de plein air fermentent par les levûres du raisin ; les grains des grappes sous les serres ne fermentent pas, II, 541 à 547, 562 à 567, 568 à 570.
Existe-t-il une relation d’origine entre les bacteriums et les — ? Non, II, 151. Influence de l’oxygène sur la — , II, 148 ; VI, 61. Les levûres semées dans un milieu privé d’oxygène ne se développent qu’autant que ces levûres sont dans un état de grande jeunesse, pleines de vie et de santé, encore sous l’influence de l’activité vitale qu’elles doivent à l’oxygène libre qui a servi à les former et que peut-être elles ont emmagasiné pour un temps, V, 193. Rajeunissement de la levûre par l’oxygène, II, 580 ; V, 111, 114, 115, 139 à 145, 165, 193, 194. Épuisement de la levûre, V, 165. Régénération de la levûre, 166.
Les cellules de levûre vieilles ont de plus en plus de peine à se reproduire et finissent par devenir inertes : elles ne sont pas mortes, elles peuvent se rajeunir si on les sème dans un milieu fermentescible après l’avoir aéré, V, 194.
Levûre dite spontanée, V, 149, 152.
Nous connaissons les — suivantes, sans compter même celle de mucor : la levûre dite de Pasteur, la levûre de bière à fermentation haute, la levûre de bière à fermentation basse. Il faut y joindre la levûre ordinaire du vin et celle dite apiculée. Ce ne sont pas les seules — , V, 158.
Je crois qu’une même levûre pourrait en produire unë multitude d’autres. Une levûre étant une réunion de cellules qui ne sauraient être individuellement identiques, chacune de ces cellules a des propriétés d’espèce ou de race qu’elle partage avec les cellules voisines, et, en outre, des caractères propres qui la distinguent et qu’elle est susceptible de transmettre dans des générations successives. Tentatives d’isolement des diverses cellules dans une levûre déterminée, V, 159.
Nouveau genre de — : levûre aérobie ou levûre-moisissure, V, 168, 204. Condition d’expérience pour la produire, 166. La levûre aérobie d’une levûre déterminée est-elle produite par une sorte de transformation des cellules de celle-ci ou s’agit-il d’un mélange de levûres ? note 1 de 168. Toutes les — peuvent donner leur levûre-moisissure propre, 168. Les levûres aérobies reproduisent dans leur bourgeonnement les formes de la levûre d’origine, mais la levûre aérobie et la levûre d’origine diffèrent au point de vue physiologique, 168.
Les propriétés d’une levûre aérobie ne sont pas propres à une première culture ; elles sont héréditaires, V, 168.
Les levûres aérobies sont assez distinctes les unes des autres pour qu’on puisse souvent les reconnaître par l’aspect physique qu’elles offrent à la surface des liquides, V, 173.
Quelles seraient les propriétés de la levûre aérobie d’une levûre aérobie ? V, 174.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Rapport fait sur les études de M. Hansen relatives aux - — , V, 337. Laboratoire de Carlsberg, V, note 1 de 337.
Voir Fermentation, Fermentation alcoolique, Levûre de bière, Raisin.
Levûre de bière. Définition et description, II, 51, 102, 103.
Aspect au microscope de la — délayée dans de l’eau pure ; dégagement de gaz carbonique, II, 121, note 1 de 122.
Figures, II, 103. •' -
Bourgeonnement de la —, V, 120, 121, 122, 123.
Composition chimique de la —, II, 87, note 1 de 109.
Historique de l’état actuel de la science sur la - — , II, 80.
Distinction des globules de levûre vieux et des globules de levûre jeunes, II, 95.
On trouve la partout où il y a du sucre qui se dédouble en alcool et en acide carbonique, II, 6, 15, 18 à 21, 38, 51.
Rien ne démontre mieux l’organisation de la — que les expériences sur la multiplication des globules de levûre dans un milieu minéral sucré [eau sucrée] auquel on a ajouté une petite quantité d’un sel d’ammoniaque et de cendres de levûres ou de phosphates, II, 31, 33, 35, 93, 101, 131, 291, 292, 367, 420. Démonstration que la — est organisée, II, 39.
Le dédoublement du sucre est intimement lié à la vie de la —, II, 39.
Jamais le sucre n’éprouve la fermentation alcoolique sans que des globules de — soient présents et vivants ; et réciproquement il ne se forme de globules de — sans qu’il y ait présence de sucre ou d’une matière hydrocarbonée et sans qu’il y ait fermentation de ces matières, II, 105. Critiques adressées à Liebig, 105, 106, note 1 de 146.
Milieu favorable pour le développement de la — , II, 11 ; défavorable, 12. Influence de la nature azotée et minérale du milieu sur le développement de la — (albumine du blanc d’œuf, sérum du sang, liquides exprimés des muscles), II, 95, 96.
Analogies et différences entre le ferment lactique et la — , II, 7 à 12. Rapports entre la — et la quantité de sucre dans la fermentation alcoolique, II, 38 à 40, 102.
Ce que devient la — dans la fermentation alcoolique, II, 80.
Ce que devient l’azote de la — dans la fermentation alcoolique, II, 89, 102.
La - — renferme des matières azotées et non azotées, II, note 1 de 109.
Dans la fermentation alcoolique une partie du sucre se fixe sur la — à l’état de cellulose et de matières grasses, II, 41, 45, 49, 113, 117.
Les éléments de l’acide succinique et de la glycérine sont empruntés au sucre, la — n’y prend aucune part, II, 64.
Jamais les bulles de gaz carbonique ne partent des globules de — , mais uniquement des poussières ou corps étrangers, II, note 1 de 58.
Vitalité permanente des globules de — , II, 118.
Prétendus changements de forme et de végétation des cellules de — suivant les conditions extérieures de leur développement, II, 139.
Analogie des cellules de — et des cellules des jeunes organes des plantes, II, 42, note 1 de 101.
Analogie entre la —, les mucédinées et les plantes d’un organisme compliqué, II, 132.
Comme une graine toujours prête à germer, la —, si elle a la température et l’eau nécessaires, vit aux dépens de sa propre substance, et sa vie se manifeste par l’acte physiologique qui la caractérise : la formation de
l’acide carbonique, de l’alcool, de l’acide succinique et de la glycérine. Vient-on à placer cette — en présence du sucre, elle ne fait que continuer cette vie qui n’est jamais suspendue, mais alors elle en accomplit toutes les phases avec une bien plus grande énergie apparente, parce que dans le même temps la somme de vie et d’organisation est incomparablement accrue, II, 122.
Acclimatement de la — dans un milieu minéral sucré, II, 424.
La — ne se transforme pas en une mucédinée et réciproquement, II, 139, 140, 151, note 1 de 271, 403, 408, 423, 474, 475 ; V, 78 à 91, 261 ; VI, 23.
La — ne se transforme pas en levûre lactique, V, 35 ; VI, 23.
La — est-elle identique aux — du raisin ? II, 155, 373.
Le mycoderma vini se transforme-t-il en — ? II, 373, note 1 de 389, note 1 de 408 ; V, 98, 101, note 1 de 323.
Essais négatifs de transformation de la levûre en mycoderma vini, V, 165. On peut faire perdre à la — son caractère ferment, II, 140.
Conditions où la — est ferment et où elle perd ce caractère, II, 140, 144, 145, 148, 388, 442. La — a deux manières de vivre distinctes, 144.
Ce que devient la — après avoir fait fermenter le sucre dans un milieu minéral, II, 424 ; après avoir agi dans un milieu plus ou moins impropre à sa nutrition, 425 ; conservée à l’état de poussière sèche, V, 70 ; II, 425 ; épuisée, mais non morte, dans l’eau sucrée, 425.
Réponse à Brefeld et Traube qui avaient repoussé l’idée que la vie de la levûre puisse avoir lieu en l’absence du gaz oxygène libre, II, 430 ; V, 219 et suiv.
Pour mettre en levain des liquides fermentescibles privés d’air, il faut faire usage de levûre jeune, II, 434.
Les cellules de la levûre reçoivent de la présence du gaz oxygène une vie, une activité extraordinaires. Si l’oxygène est présent, les cellules s’entretiennent dans un état de jeunesse et d’activité remarquables ; elles reçoivent de cette absorption comme une impulsion, une excitation ; elles sont mises dans un état de vie et de santé qui leur permet de prolonger leur vie pendant un assez long temps, sans plus avoir besoin de gaz oxygène, et de façon à devenir des ferments énergiques, II, 580. Influence de l’oxygène sur la levûre : Voir Levûre alcoolique.
Levûres haute et basse, II, 103 ; V, 152. Leur provenance, 153.
La levûre haute, V, 153. La levûre haute ne montre, dans aucune circonstance, les formes et l’allure des autres levûres connues, 155. La levûre basse, 156. Les deux levûres diffèrent l’une de l’autre, 156, 157. Nouvelle levûre haute, 160. Levûre caséeuse, 161.
Les levûres aérobies ou levûres-moisissures : Voir Levûre alcoolique.
Levûre aérobie de la levûre haute, V, 171. Levûre aérobie de la levûre basse, 171.
Les levûres hautes ne seraient-elles pas des levûres aérobies de levûres basses ? V, 174.
Purification de's levûres commerciales, V, 174. Impureté d’une levûre, 175. Levûres sauvages, V, 337.
Expérience pour démontrer que la levûre est une plante anaérobie 'et quels sont les poids de sucre qu’elle peut faire fermenter dans les diverses conditions où on la fait agir, V, 188 à 198.
La levûre est une plante ne différant pas des autres plantes ordinaires. Elle ne manifeste son pouvoir de ferment qu’ù cause des circonstances particulières dans lesquelles on la fait vivre. Elle est ferment ou elle ne l’est pas, et,
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
après qu elle a vécu sans montrer le moins du monde cette propriété, elle est toute prête à l’accuser quand on la place dans des conditions convenables. La propriété ferment n’est donc pas inhérente à des cellules d’une nature spéciale. Ce n’est pas une propriété de structure permanente, comme, par exemple, celle d’être acide ou alcalin. C’est une propriété qui dépend de circonstances extérieures et d’un mode de nutrition de l’organisme, V, 209.
Toutes les matières protéiques des levûres peuvent prendre naissance par 1 activité vitale des cellules mettant en œuvre des substances hydrocarbonées, hors de 1 influence de la lumière et de l’oxygène libre (ou avec le concours de l’oxygène libre, s’il s’agit de moisissures aérobies), avec des sels ammoniacaux, des phosphates et des sulfates de potasse et de magnésie. On pourrait admettre à la rigueur qu’un effet semblable se produit dans les plantes supérieures, V, 262.
Ferment soluble de la — , VI, 83.
Fraude des marchands de levûre consistant à ajouter de la fécule de pommes de terre à la — destinée aux boulangers. L’examen microscopique en avertit, II, note 1 de 114.
Voir Ferment, Fermentation, Fermentation alcoolique, Levûre alcoolique.
Levûre lactique. Il y a toujours une — quand du sucre devient acide lactique, II, 6, 15.
Aspect au microscope de la —, II, 8, 16. Milieux pour le développement de la —, 11, 12, 35, 98.
Moyen d’isoler à l’état de pureté la —, II, 15.
Propriétés chimiques de la — , II, 17.
La — est organisée, elle est un être vivant. Son action chimique sur le sucre est corrélative de son développement et de son organisation, II, 13. Production de — dans un milieu formé uniquement d’eau sucrée, d’un sel d’ammoniaque, de phosphates et de carbonate de chaux, II, 35.
La fermentation alcoolique n’est accompagnée d’acide lactique que quand la — est associée à la levûre de bière, II, 30.
Analogies et différences de la — avec la levûre de bière, II, 7, 84.
Origine de la — , II, 35, 369, 376.
Ressemblances et différences que présente le ferment filiforme avec le ferment lactique, III, 155.
La levûre de bière ne se transforme pas en — , V, 35.
Le ferment lactique est un organisme anaérobie, VI, 4.
Rôle du ferment lactique, VI, 11.
Voir Fermentation lactique.
Levûre de Pasteur. Voir Saccharomyces pastorianus.
Liebig. Controverses avec — . Voir Controverses.
Lister. Lettre de — adressée à Pasteur, en 1874, à propos de la théorie des germes et du système antiseptique, V, 40.
Littré (éloge de). Discours de réception de Pasteur à l’Académie française, VII, 326 à 339.
mélanges scientifiques et littéraires. > 88
Loi de symétrie de Haüy. I, 62, 84, 125, 396, 406, 417, 437.
Lois de Berthollet. L’action des sels sur les sels lorsque les - — ne sont pas applicables, I, 21. L’action des acides sur les sels lorsque les — ne sont pas applicables, 22.
Lumière. Les moisissures et les infusoires, les ferments organisés vivent et se reproduisent à l’abri de la — . Mais qui pourrait dire que ces êtres ne sont pas imprégnés d’ondes lumineuses pouvant se transmettre même par la génération ? Qui sait si l’influence de la — ne se transmet pas à travers des générations successives, comme se transmet la vie des espèces depuis l’origine du monde, VII, 27.
Influence de la — sur les végétaux, VII, 38, 4L Voir Chlorophylle.
Lumière polarisée.
Voir Polarisation rotatoire.
Luzettes (vers à soie malades). IV, 28, 203.
Maïs. Nouveau système d’extraction de la farine du — , VII, 39, 40.
Maison natale. Allocution prononcée à l’occasion de l’apposition d’une plaque commémorative sur la — de Dole, VII, 360 à 361.
Maladie. Comment Pasteur fut conduit a l’étude des — virulentes : VI, 287. Note au Ministre de l’Instruction publique, 17 décembre 1859 : ...Le mot de fermentation est devenu générique. A mesure que la science se perfectionne on sent de plus en plus que c’est par des réactions de cet ordre que l’organisme procède, et quand la lutte de la vie et de la mort a laissé celleci victorieuse, aussitôt l’être inanimé quel qu’il soit, animal ou plante, subit des métamorphoses de fermentation qui peu à peu ramènent toutes ses parties à des combinaisons simples, propres à faire rentrer ses éléments dans le cercle indéfini de la vie et de la mort. Tout annonce également que c’est à des causés de cette nature que les — contagieuses doivent leur existence. Séduit par la grandeur de ces études, je m’y suis consacré tout entier depuis plusieurs années et j’ai été assez heureux pour leur faire faire quelques progrès, III, 481. En 1860 : Je n’ai pas fini avec toutes ces études. Ce qu’il y aurait de plus désirable serait de les conduire assez loin pour préparer la voie à une recherche sérieuse de l’origine des diverses — , II, 205. En 1862 : Vous pressentez combien est vaste et utile à parcourir le champ de ces études, qui offrent tant de rapports avec diverses — des animaux et des plantes..., VII, 5. En 1863 : Je tiens aujourd’hui de la manière la plus claire et en même temps la plus générale le secret de tous les phénomènes de la putréfaction et de la fermentation. Et les applications de mes idées me semblent immenses. Ainsi (Dieu veuille que cela ne soit pas une illusion), je me trouve préparé pour aborder ce grand mystère des maladies putrides dont je ne puis détacher ma pensée, quoique j’en mesure et la difficulté et le danger, 8. En 1863 : L’intérêt et l’utilité qu’offrirait une étude exacte de la
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE 595
putréfactiGn n’ont jamais été méconnus. Depuis longtemps, on a espéré en menTn6 consequences pratiques pour la connaissance des — , particulière- LorsquYi revoit n? anciens.aPPelaient maladies putrides, II, 175. En 1876 :
ces liTuidel nn H ’e f 6pr°UVer de Profondes altérations parce que in Jr"6 , 1 d°nne 381 6 S d6S organismes microscopiques, qui se sont
ont ensnd T F™*™ Gt fortuitemen t dans leur intérlur, où üs
ont ensuite pullule, comment n’être pas obsédé par la pensée que des faits du
meme ordre peuvent et doivent se présenter quelquefois chez l’homme et chez
£~UrJ V' 3\E» ■ ^puis longtemps je suis tourmenté du désîr
, . 1 6Xam.en d® quelques-uns des graves problèmes que soulèvent les
doutes qui precedent [sur les maladies virulentes] mais, étranger aux connaissances medicales et vétérinaires, j’ai hésité jusqu’à présent par crainte de mon suffisance, \I166. On vit, à toutes les époques, les théories médicales, c ncernant 1 etiologie des — contagieuses, subir le contre-coup des explications imaginées pour rendre compte du phénomène de la fermentation. Lorsque la theone de Liebig s’effondra sous l’influence des travaux de Pasteur a medecine s’empara de la lumière que lui apportèrent les résultats de ces travaux, 4~5 à 427. Les sciences gagnent toutes à se prêter un mutuel appui. Lorsque, a la suite de mes premières Communications sur les fermentations, en 1 85 / - 1 858 , on put admettre que les ferments proprement dits sont des êtres vivants, que des germes d’organismes microscopiques abondent à la surface de tous les objets, dans l’atmosphère et dans les eaux, que l’hypothèse d’une génération spontanée est présentement chimérique, que les vins, la bièr'e, le vinaigre, le sang, l’urme et tous les liquides de l’économie n’éprouvent aucune de leurs altérations communes au contact de l’air pur, la médecine et la chirurgie jetèrent les yeux sur ces clartés nouvelles, 112. Voir l’Introduction du tome VI et Voir Enchaînement des travaux de Pasteur.
Historique des conceptions sur les — virulentes : comment elles se sont transformées par les notions sur les ferments, VI, 291, 292, 293. Comparaison entre certaines — humaines et la — des vers à soie appelée pébrine, IV, 99 ; appelée flacherie, 212, 213. C’est un enseignement pour l’hygiène de tous les êtres vivants que les observations sur les — des vers à soie et l’isolement des vers, 254.
C’est une loi pour tous les êtres vivants que l’organisme incline de préférence vers la santé plutôt que vers la —, IV, 233.
Le corps des animaux et des végétaux est fermé à l’introduction des germes extérieurs de ferments, dans les conditions de santé et de vie normales. Lorsque cette introduction est possible, il en résulte le plus souvent des états maladifs, parfois terribles, II, 380.
Je suppose que je sois né de parents phtisiques ; tout le monde sait que je serai né avec une très grande prédisposition à la phtisie pulmonaire... Je serai chétif, malingre... Quel est le médecin qui, en voyant cet enfant chétif, pâle, né de parents phtisiques, dira : Il est phtisique ! Il attendra pour vous dire : Cet enfant est phtisique, qu’il ait des tubercules dans les poumons. Jusque-là il n’a pas le droit de le dire, et la preuve, c’est que, si vous placez cet enfant dans des conditions de nourriture et dans des conditions climatériques convenables, très souvent vous le sauverez, et il ne mourra pas phtisique... Il y a donc, je le répète, une différence essentielle entre une — avec ses caractères, c’est-à-dire la — prise en soi, et les causes prédisposantes/les occasions qui peuvent lui donn'er naissance. Je pense que tout le monde m’aura compris, et il y a peut-être plus de rapport qu’on ne
saurait le dire entre tous ces caractères relatifs à la phtisie pulmonaire et les caractères relatifs à l’affaiblissement qui détermine, pour ainsi dire forcement, la flacherie chez les vers, IV, 721.
Si tous les organismes microscopiques, si tous les ferments organisés qui rencontrent dans les liquides de l’économie un milieu nutritif favorable à leur développement pouvaient pénétrer facilement et à chaque instant dans l’intérieur du corps, si le corps dans l’état de santé leur était ouvert, la vie deviendrait impossible. C’est déjà bien assez qu’ils trouvent des moyens de pénétration dans certaines circonstances déterminées ou dans des cas de — déclarées provenant d’autres causes. D’ailleurs, il ne faut pas l’oublier, dans l’état de santé, notre corps oppose naturellement une résistance au développement et à la vie des infiniment petits. Dans les conditions physiologiques normales principalement et dans une foule de circonstances, la vie arrête la vie qui lui est étrangère. C’est un principe qui doit être sans cesse présent à l’esprit du médecin et du chirurgien, parce qu’il peut devenir souvent un des fondements de l’art de guérir, comme il peut constituer d’autres fois un des plus grands dangers dans le développement des , VI, 92. Premiers travaux sur le rôle des organismes microscopiques dans le dé\eloppement de certaines — : travaux de Davaine, de Coze, de Feltz, Chameau, Alphonse Guérin, Lister, Déclat, VI, 98.
Parmi les ferments de — et parmi les organismes dont la présence provoque ou complique les manifestations morbides, il existe : 1° des êtres aérobies ; 2° des êtres à la fois aérobies et anaérobies ; 3° des êtres exclusivement anaérobies, VI, 108.
J’ose engager les jeunes médecins à faire une lecture approfondie de mes « Études sur la — des vers à soie », VI, 132.
Rien de plus différent que les affections déterminées sur les animaux par les différents organismes microscopiques, VI, 137.
Un membre de l’Académie de médecine (Pidoux) écrivait : La est en nous, de nous, par nous, VI, 167.
Doctrine de la spontanéité des — , VI, 188.
J’ai cherché pendant vingt ans la génération spontanée et ma conclusion a été que cette doctrine est chimérique. Aujourd hui, et depuis quelques années déjà, je cherche la génération spontanée d une transmissible... La doctrine de la spontanéité des — transmissibles est une doctrine qui vieillit, qui chancelle et succombe, tandis que la théorie des germes est pleine de vie et d’avenir, VI, 250, 251.
La question du retour à la virulence est du plus haut intérêt pour 1 étiologie des — contagieuses, VI, 336.
Historique des recherches entreprises depuis 1850 pour démontrer que les virus sont des êtres microscopiques vivants ; recherches de Pasteur, leur répercussion, VI, 427 à 432.
J’avoue que jamais je n’ai songé, en pensant à une , à lui trouver un remède, mais toujours, au contraire, à trouver une méthode capable de la prévenir, VII, 367.
Voir Contagion, Épidémie, Microbe de sortie, Virulence.
Mal des Montagnes = charbon. — , VI, note 1 de 262.
Maladie charbonneuse.
Voir Bactéridie charbonneuse. Charbon.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Maladie du signe (segno) [maladie des vers à soie]. IV, 258.
Maladie des vers à soie.
Voir Vers a soie (maladie des).
Malamide. Formes cristallines hémiédriques de la —, I, 220, 222. Combinaisons de la — active et dé jà tartramide droite, 227.. Combinaison de la — active et de la tartramide gauche, 228.
Malate. I, 122, 136. Pouvoir rotatoire du — neutre de chaux, 140. — neutre de zinc, 141. Pouvoir rotatoire du — double d’ammoniaque et d’antimoine, 141- — actifs et inactifs, 175. — de chaux neutres actifs et inactifs, 182.
— de plomb actifs et inactifs, 184, 403.
Voir Acide malique, bimalate d’ammoniaque, bimalate de chaux.
Malpighi (tubes de). Cristaux des — dans la flacherie, IV, 140, 662.
Mannite. Ses dérivés, I, 351. Son pouvoir rotatoire, 359.
— dans la fermentation lactique, II, 16. Remplacement du sucre par la — dans la fermentation lactique, 16.
Matières animales et végétales. Examen du rôle attribué au gaz oxygène atmosphérique dans la destruction des — après la mort, II, 165.
La fermentation, la putréfaction et la combustion lente sont les trois phénomènes naturels qui concourent à la destruction des — , II, 165.
Les principes immédiats des corps vivants seraient, en quelque sorte, indestructibles, si l’on supprimait de l’ensemble des êtres que Dieu a créés les plus petits, les plus inutiles en apparence. Et la vie deviendrait impossible, parce que le retour à l’atmosphère et au règne minéral de tout ce qui a cessé de vivre serait tout à coup suspendu, II, 169.
Toutes les fois que les — s’altèrent spontanément en développant des gaz fétides, on dit qu’il y a putréfaction, II, 175.
Ce que devient un animal après la mort, II, 180. Ce que devient une masse de chair musculaire, II, 180.
Retour perpétuel à l’air de l’atmosphère et au règne minéral des principes que les végétaux et les animaux en ont emprunté, VII, 3 à 7, 285.
Si les débris des végétaux qui ont cessé de vivre, si les animaux morts n’étaient pas détruits, la surface de la terre serait encombrée de matière organique, et la vie deviendrait impossible... Ce sont les êtres organisés microscopiques qui jouissent de propriétés de désassociation des matières organiques complexes, ou de combustion lente et de fixation d’oxygène, propriétés qui font de ces êtres les agents les plus actifs de ce retour nécessaire à l’atmosphère de tout ce qui a eu vie, VII, 4.
Retour a l’atmosphère et au sol de la matière organique après la mort (exemple : le raisin). lre phase : au sein de la masse un ferment anaérobie élimine à l’état de gaz acide carbonique une grande partie de la matière sucrée. 2e phase : à la surface, un mycoderme aérobie, fixe l’oxygène sur l’alcool ; il en résulte de l’acide acétique. 3e phase : le mycoderme combure l’acide acétique pour en faire de l’eau et de l’acide carbonique ; tout le carbone et tout l’hydrogène et tout l’oxygène de la matière sucrée de l’origine sont maintenant en suspension dans 1 atmosphère a 1 état gazeux, prêts à être emportés par les vents sur tous les points du globe où ils pour-
ront à nouveau rentrer dans le cycle de la vie sous l’influence de la chaleur bienfaisante du soleil. 4e phase : dans la masse liquide, privée du caractère acide, où il n’y a en dissolution qu’un peu de matière minérale et azotée, les germes qui flottent dans l’air vont apporter une vie nouvelle, les bactéries, aérobies, restant à la surface, les vibrions, anaérobies, étant dans les profondeurs ; une partie du soufre, du phosphore et de 1 azote des sulfates, des phosphates et des matières azotées font retour à 1 atmosphère sous la forme de produits gazeux, mais l’oxygène de l’atmosphère les décompose d’une manière incessante pour les transformer en produits gazéiformes utiles à la végétation ; cependant que les bactéries de la surface fixent l’oxygène de l’air sur les substances carbonées en dissolution et, cette fois encore, de grandes quantités de gaz acide carbonique se dégagent. 5e phase : des moisissures, aérobies comme les bactéries, fixent, comme le faisaient antérieurement les bactéries et les mycodermes, beaucoup d’oxygène sur les matériaux sous-jacents qui leur servent de nourriture, il en résulte de nouveau un dégagement considérable de gaz acide carbonique. Tant qu’il y a une petite quantité de matière organique pouvant fournir du carbone, la vie des moisissures ou des infusoires se prolonge, mais toujours en dégageant, à l’état d’acide carbonique, une partie du carbone de la matière, tandis que la vie emprunte ses autres matériaux aux sels minéraux et à l’azote des sels d’ammoniaque. En fin de compte, que reste-t-il ? des cendres, comme si l’on avait appliqué le feu à la matière, car les combustions lentes, successives, ont produit l’effet du feu ; les derniers germes des derniers êtres qui ont vécu sur les débris de leurs semblables ; la matière minérale est prête pour retourner au sol, la matière organique a passé dans l’atmosphère, et, lorsque tout sera desséché, les spores dés moisissures et les kystes des infusoires seront emportés sur les ailes du vent pour aller recommencer ailleurs leur œuvre de vie et de destruction de la vie, VI, 46 à 52.
Après que les ferments anaérobi'es ont commencé la désorganisation de la matière, les êtres aérobies interviennent et brûlent la matière organique aussi sûrement qu’on la brûlerait par le feu ; plus lentement, il est vrai, mais qu’importe lë temps pour l’œuvre de destruction par la vie des germes, puisque c’est en eux seuls que réside la perpétuité de la vie des êtres microscopiques ! VI, 52.
Si les êtres microscopiques disparaissaient de notre globe, la surface de la terre serait encombrée de matière organique morte et de cadavres de tout genre (animaux et végétaux). Ce sont eux principalement qui donnent à l’oxygène ses propriétés comburantes. Sans eux, la vie deviendrait impossible, parce que l’œuvre de la mort serait incomplète. Après la mort, la vie reparaît sous une autre forme et avec des propriétés nouvelles, III, 11.
Dieu a placé dans les êtres les plus infimes de la création des propriétés extraordinaires qui en font les agents de la destruction de tout ce qui a cessé de vivre, VII, 8.
Mécanique moléculaire. I, 337
Méchage. III, 175.
Médecine. La théorie des germes et ses applications à la — et à la chirurgie, VI. 105 à 158.
Discussion avec Bouillaud au sujet des vieilles doctrines médicales, VI, 235 à 238.
La — est malheureusement -un art bien plus qu’une science, VII, 216. L’éloquence 'en — , VII, 296.
Voir Chirurgie.
Médecins. Malheureusement les — se plaisent volontiers dans les généralisations anticipées, V, 39.
J ose engager les jeunes — à faire une lecture approfondie de mes Études sur la maladie des vers à soie, VI, 132.
Mésotype. Dimorphisme des —, I, 51.
Météorologie. — d’un département, VII, 265, 266.
Programme d’observations météorologiques, VII, 266.
Influence du vent du nord sur l’eau de la rivière appelée Cuisance, III, 146. Influences météorologiques sur le développement de la flacherie, IV, 219. Influences météorologiques sur le développement de la graine de vers à soie : voir Graine (de vers a soie).
Méthode antiseptique. Voir Antisepsie.
Méthode physique. I, 393.
Miasmes. VI, 139.
Micas. Dimorphisme des — , I, 51.
Microbe. Expression proposée par Sédillot, VI, 112.
Alimentation d’un jeune animal avec des aliments privés de — , VII, 85.
Voir Germe, Organisme microscopique.
Microbe filtrable. Voir Germe filtrable.
Microbe invisible. Voir Rage.
Microbe saprophyte. Voir Saprophyte.
Microbe de sortie (ce qu’on appelle aujourd’hui).
Quoiqu’il faille se livrer avec la plus grande attention à l’étude microscopique des produits morbides, il faut être en garde contre les illusions de la puissance de cette analyse, parce qu’une foule de circonstances peuvent amener dans le corps d’un pestiféré, mourant ou mort, des organismes microscopiques, VI, 494.
La preuve qu’un organisme microscopique est, par son développement, cause de maladie et de mort, ne peut devenir péremptoire qu’à la condition qu’on ait obtenu de cet organisme des cultures successives, indéfiniment répétées dans des liquides par eux-mêmes inertes, et que ces liquides montrent toujours le même développement, la même apparence de vie, associés à la même virulence, au même pouvoir d’inoculation de maladie et de mort, VI, 494. La preuve qu’un organisme microscopique est cause de maladie et de mort est très difficile à donner. On est toujours en présence d'une question qui
rappelle cette énigme : Qui a précédé, de la poule ou de l'œuf ? Constater la présence d’un organisme microscopique dans une maladie, constater même que la concomitance des deux faits ne comporte pas d’exception, ne suffit pas à faire admettre sans contradiction que l’organisme produit la maladie : car on peut soutenir avec quelque vraisemblance que c’est la maladie, relevant de causes tout à fait inconnues, qui a permis l’apparition et le développement de l’organisme, VI, 498. <
Microbienne (association) [ce qu’on appelle aujourd’hui].
Si dans un milieu de culture on sème des bactéridies et des bactéries communes, les bactéridies ne se développent pas ou très peu et finissent par périr, VI, 178. Même phénomène dans le corps des animaux si on injecte à l’animal des bactéridies associées à des bactéries communes : l’animal ne contracte pas le charbon. Ces faits autorisent peut-être les plus grandes espérances au point de vue thérapeutique, 178.
Voir Flacherie.
Microorganisme. Voir Organisme microscopique.
Microzyma (de Béchamp). Théorie des — , V, 102, 104 ; VI, 22. Expériences relatives aux — , 104. Le — cretæ est une chimère, VII, 61 à 66. Expérience de Chamberland et Roux démontrant la non-existence du — cretæ, note 2 de 65. Le — est un être purement imaginaire ; c’est la molécule organique de Buffon dont la science a fait justice depuis longtemps, VII, 67 à 69. Controverse avec Béchamp à propos des — , VII, 67 à 69. Une Commission est nommée ; mais il n’a pas été rédigé de rapport, 69, note 1 de 69.
Mildew. Discussion sur le — , VII, 36.
Milieu de culture. Voir Culture, Terrain.
Missions scientifiques. Utilité des — pour résoudre certains problèmes, VII,
Mitscherlich (Note de). I, 63, 77, 323, 369 ; VII, 432.
Moisissure. Une — qui végète en utilisant l’oxygène de l’air, qui tire des combustions que ce gaz provoque la chaleur dont la plante a besoin pour l’accomplissement des actes de sa nutrition, peut continuer de vivre, quoique péniblement, en l’absence de ce gaz ; alors les formes de sa végétation mycélienne ou sporique changent, en même temps que la plante montre une grande tendance à devenir ferment alcoolique, c’est-à-dire qu’elle décompose le sucre en formant du gaz carbonique, de l’alcool et d’autres substances non déterminées et probablement variables avec les diverses —, V, 91.
Les — vulgaires peuvent prendre le caractère ferment, V, 204.
Un jour viendra, j’en suis persuadé, où les — interviendront dans certaines opérations de l’industrie par leurs propriétés de destruction de la matière organique. La conversion de l’alcool en vinaigre pendant l’acétification et la production de l’acide gallique par les — de la noix de galle humectée se rattachent déjà à ce genre de phénomènes, V, 205.
Les combustions dues aux — provoquent dans certaines putréfactions des
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
dégagements considérables d’ammoniaque. En réglant leur action on pourrait les faire servir à retirer, sous cette forme, l’azote d’une foule de débris organiques, comme aussi, en empêchant la production de ces petites plantes, on pourrait accroître beaucoup la proportion des nitrates dans les nitrières artificielles. En entretenant humides des morceaux de pain dans un courant d’air et cullivant à leur surface diverses sortes de — , j’ai pu faire dégager des torrents d’ammoniaque à la suite de la combustion par ces mêmes' — de matières hydrocarbonées. La putréfaction des asperges et celle de beaucoup d’autres substances animales ou végétales m’ont donné des résultats analogues, V, note 1 de 205.
Voir Aspergillus, Mucor mucedo, Mucédinée, Pénicillium.
Moléculaire. Voir Arrangement (moléculaire), Dissymétrie.
Molécule. La déviation du plan de polarisation dépend de l’arrangement des — chimiques, I, 21. — des corps isomorphes ayant le même pouvoir de déviation sur la lumière polarisée, 27.
- — organiques (de Buffon), V, 101 ; VI, 22.
Voir Dissymétrie.
Monades. II, 252 ; IV, 205.
Monas crepusculum. — , II, 177.
Monas lens. II, 245, note 1 de 273.
Montée à la bruyère. Observation des vers au moment de la — , IV, 209, 210,
Morphologie. Voir Nomenclature.
Mort. Rôle des êtres microscopiques dans le cycle de la vie et de la — à la surface du globe, III, 11 ; VI, 46 à 52 ; VII, 4.
La vie préside au travail de la - — , II, 166.
Retour à l’atmosphère ou au sol de la matière organique après la — , VI, 46 à 52.
Après la — , la vie reparaît sous une autre forme et avec des propriétés nouvelles, III, 11 ; VII, 5.
Les résultats des recherches entreprises sur les microorganismes embrassent tout le travail de la —, VII, 8.
Dieu a placé dans les êtres les plus infimes de la création des propriétés extraordinaires qui en font les agents de la destruction de tout ce qui a cessé de vivre, VII, 8.
Voir Matières animales et végétales, Vie.
Morts-blancs. Voir Flacherie.
Morts-flats. Voir Flacherie.
Moût de bière. Ce qu’on appelle — , V, 8, 119. Nécessité de la mise en levain du - 9. Différence entre la facilité d’altération du — et celle du moût de
raisin 9. Le — peut donner lieu à des fermentations spontanées diverses, 9. Dépôt amorphe du — 11.
Toutes les altérations auxquelles le — et la bière proprement dite sont sujets ont pour cause exclusive le développement de ferments organisés, dont les germes sont apportés par les poussières que l’air charrie sans cesse ou qui sont répandues à la surface des matériaux et ustensiles divers servant au travail, bacs refroidisseurs, cuves, pelles, tonneaux, vêtements des ouvriers, eaux, levain, malt, etc. On voit que cetLe proposition est toute semblable à celle que j’ai soutenue touchant les maladies des vins, V, 21.
L’absence d’altération du — - et de la bière coïncide avec l’absence d’organismes étrangers, V, 26, 32. La cause de l’altération du — est extérieure, 53 et suiv.
Le — n’est, pour ainsi dire, jamais abandonné à la fermentation spontanée, V, 152.
Impuretés des — , V, 174.
Procédé de dosage de l’oxygène en dissolution dans le — , V, 276 ; procédé de Schützenberg'er, 277 ; de Raulin, 278. Quantité d’oxygène existant en dissolution dans les — de brasserie, 284. Différence de la quantité d’oxygène dans les — filtré et non filtré, 285. Combinaison de l’oxygène avec le - — , 290 ; expériences, 291. Influence de l’oxygène combiné sur la clarification du — ,
Moût de raisin. La levûre dans le —, V, 119.
Voir Moût de bière, Raisin.
Mouvement brownien. II, 8, 83.
Mucédinée. Définition, II, note 1 de 245.
Ensemencement d’une - — en un milieu composé d’eau distillée où sont dissous du sucre candi, un sel d’ammoniaque et des phosphates provenant de la calcination de la levûre de bièr'e, II, 132.
Les — ne décomposent pas l’acide carbonique ; elles ne dégagent pas d’oxygène, II, 132.
La levûre de bière ne se transforme pas en une — et réciproquement, II, 139, 140. Voir Levûre de bière.
Mode de nutrition des —, II, 131, 135, 139, 140, 143, 169, 287. Conditions de développement des — dans les infusions, 189, 199, 204, 210, 225, 238, 239, 245, 247, 252, 253, 259, 264, 268, 273, 274, 277, 278, 287. L’oxygène est un des aliments essentiels des — , 273. Influence de la température sur la fécondité des spores des — , 206. Action comparée de la température sur la fécondité des spores des - — et des germes des poussières atmosphériques, 278, 309. Présence des germes de levûres alcooliques et des — à la surface des raisins II, 540 à 551, 561, 562 à 567, 568 à 570.
Analogie entre la levûre de bière, les — et les plantes d’un organisme compliqué, II, 132.
Les spores de — chauffées dans le vide, ou dans l’air sec, restent fécondes après avoir été portées à une température de 120° ; une exposition à 130° leur enlève leur fécondité, II, 279, 286.
Milieux de culture pour le développement du pénicillium ou d’une — quelconque, II, 292 et note 1 de 292.
Mémoire de Raulin sur la nutrition des — , II, 363.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Comparaison de l’action des — avec l’action des mycodermes, III, 11.
Voir Aspergillus, Moisissure, Mucor mucedo, Pénicillium.
Mucor. Définition, II, note 1 de 245.
Mucor circinelloides, II, 474.
Mucor mucedo ou racemosuS. Le — peut produire la fermentation alcoolique, II, 546, 547 ; V, 110.
L’air peut apporter des spores de —, V, 100. Culture à l’état de pureté, 107. Le — est incapable de se transformer en levûre de bière, V, 110.
Comme le mycoderma vini, comme le pénicillium, comme Vaspergillus, le — est à la fois aérobie et anaérobie, V, 110, 115, 116. Structure différente du — suivant qu’il vit en aérobie ou en anaérobie, 113.
Voir Mucédinée.
Mucorées. II, 143, 240.
Mûrier (culture du). Conseils pour la —, IV, 220. — à l’époque de Henri IV, 220, 221.
Muscardine. IV, 28, 30, 97, 120, 203, 204, 259.
Différences entre la — , la pébrine et la flacherie, IV, 279, 280, 444, 519, 740.
Muséum d’Histoire naturelle. VII, 206, 207, 213, 214, 216, 217, 213, note 1 de 217, 400.
Mycoderma aceti. Son rôle dans la fermentation acétique, II, 364, 377, 414. Pasteur répond à Liebig qui avait contesté que le — fût toujours l’agent de la transformation du vin en vinaigre, 364.
Recherches sur l’acétification des liquides alcooliques par le — , III, 3, 6, 8, 11, 13, 14. Description du — 36, 37, 126, 396. Figure du - — , 38, fig. 1 de 128 et fig. 4 de 136. Rôle du — dans la fermentation acétique, 36, 86, 125. Formation du — , 38, 91, 127. Obtention de semence du — , 39, 92, 127. Développement mucilagineux du - — , 4L Pas de — , pas d’acétification, 44. Expériences sur la manière d’agir du - — , 46. Acétification par le - — sans matière albuminoïde, 51, 88. Développement du — à l’aide de sels ammoniacaux et de phosphates alcalins et terreux, 51. Preuves évidentes de la nature organisée du —, 51. L’acétification par les copeaux de hêtre n’est possible que s’ils sont recouverts de —, 56. Combustion de l’acide acétique par le — , 58. Altération spontanée dans la structure du —, 62, 95. Submergé le — n’acétifie pas, alors même qu’il continue de vivre et de se multiplier, 64. Le — envisagé comme parasite du mycoderma vini, III, 66.
Véritable rôle du — dans la fermentation acétique, III, 88.
Rôle du — dans la maladie de l’acescence des vins, III, 125, 129, 396. Présence du — dans le vin, 155, 188, 230, 349, 350, 361, 370, 396, 415. Association du — et du mycoderma vini, 136, 399.
La bière piquée, aigre, à odeur acétique, a pour ferment de maladie le — , V, 10.
Culture du — à l’état de pureté, V, 101.
Le — cultivé sur des liquides sucrés, acides ou neutres, en l’absence ou en la présence du carbonate de chaux, n’éprouve aucune transformation en bactéries ou vibrions ou levûre de bière, V, 106.
Culture du — et produits qui résultent de cette culture : ici la vie de la cellule n’a nul besoin de chlorophylle ou de manière verte ni de radiations solaires pour édifier les matériaux les plus élevés de l’organisation animale ou végétale, VII, 37, 38.
Voir Acétification, Fermentation acétique, Fleurs du vin, Fleurs du vinaigre, Mycoderme, Mycoderma vini, Vinaigre.
Mycoderma cervisiæ (ou cerevisiæ). II, note 2 de 83, 157, 426, 455 ; V, 165,
Voir Mycoderma Vini.
Mycoderma vini. II, 385, 386, 389, 390, note 2 de 408, 413, 416, 426, 442, 455. Description et mode de vie du — , II, 157 ; III, 398.
Le germe du — est un des plus répandus dans l’atmosphère, particulièrement au printemps et dans l’été, II, 373.
Le — peut vivre en présence du gaz oxygène ou hors de son influence ; il provoque dans ce dernier cas la fermentation, II, 390.
Le — exisle sur la grappe de raisin, II, 385.
Le — se transforme-t-il en levûre ? II, 373 (Voir la correction note 2 de 389, note 2 de 408 et V, 98 à 101).
Essais négatifs de transformation de la levûre en - — , V, 165.
Le — ne se transforme pas en moisissure, II, note 2 de 408 ; V, note 1 de 73, 98 à 101, note 1 de 323.
A une époque où les idées de transformation des espèces sont si facilement acceptées, peut-être parce qu’elles dispensent de l’expérimentation rigoureuse, il n’est pas sans intérêt de considérer que, dans le cours de mes recherches sur les cultures des plantes microscopiques à l’état de pureté, j’ai eu un jour l’occasion de croire à la transformation d’un organisme en un autre, à la transformation du — ou cerevisiæ en levûre, et que cette fois-là j’étais dans l’erreur ; je n’avais pas su éviter la cause d’illusion que ma confiance motivée dans la théorie des germes m’avait fait découvrir si souvent dans les observations des autres, V, 101.
Le — , à propos de la fermentation acétique, III, 8, 37, 40, 41, 44, 45, note 2 de 47.
Le mycoderma aceli envisagé comme parasite du — , III, 66.
Le mycoderma aceii peut se nourrir de — . Il est curieux d’assister à cette nutrition d’un mycoderme par un autre. Il y a là l’image de la résorption d’un tissu par la production d’un autre auquel le premier sert d’aliment, III, 68.
Rôle du — dans l’acescence des vins, III, 128.
Quand un vin est considéré comme sain et non piqué, les fleurs sont composées de — pur, III, 130.
Présence du — dans le vin, III, 187, 188, 230, 361, 393, 397, 415.
Association du — et du mycoderma aceti, III, 136, 399.
Culture du — à l’état de pureté, V, 92.
Formation endosporée du — , V, note 3 de 124.
Le pénicillium, Vaspergillus et le — peuvent végéter à la surface des liquides, au conLact de l’air, ou se développer à l’abri de l’air. Dans le premier cas le mycoderma vini s’empare de l’oxygène de l’air, le fait servir à l’assimilation des matériaux de sa nutrition et le rend à l’état d’acide carbonique. Dans le second cas il se développe comme un ferment et produit une fermentation alcoolique. Nous sommes contraints d’admettre que la
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production de l’alcool et de l’acide carbonique à l’aide du sucre, en un mot la fermentation alcoolique, sont des actes chimiques liés à la vie végétale de cellules de nature très diverses et qu’ils apparaissent au moment où ces cellules cessent de pouvoir comburer librement les matériaux de leur nutrition par l’absorption du gaz oxygène libre, qu’elles poursuivent leur vie en utilisant des matières oxygéné'es qui, comme le sucre ou les substances explosibles, produisent de la chaleur en se décomposant. Le caractère ferment se présente donc à nous comme n’étant pas propre à tel ou tel être, à tel ou tel organe, mais comme une propriété générale de la cellule vivante, caractère toujours prêt à se manifester et se manifestant réellement, dès que la vie ne s’accomplit plus sous l’influence du gaz oxygène libre. Il est peu accusé et de faible durée ou, au contraire, intense et de longue durée et fournissant de grandes quantités d’alcool et de gaz carbonique quand la plante, l’organe ou la cellule peuvent se multiplier avec facilité, II, 373 ; V, 95, 96.
Voir Fleurs du vin, Levûre alcoolique, Mycoderma aceti, Mycoderma cerevisiæ, Mycoderme, Raisin.
Mycoderme. — , II, note 2 de 83, 158.
Études sur les - — , III, 7.
Rôle des — dans la fermentation acétique, III, 7, 33. Ils portent l’action comburante de l’oxygène de l’air sur une foule de matières organiques, 11, 13.
Nature des — , III, 39.
Pas de —, pas d’acétification, III, 44.
Voir Mycoderma aceti, Mycoderma vint.
Négrone (maladie des vers à soie). IV, 25, 203, 445.
Nitrate. Dimorphisme du — de potasse et du — de soude, I, 45.
Décomposition des - — que renferment les jus de betterave, II, 37.
Les — contenus dans le sol et dans les eaux se décomposent sous 1 influence de microbes anaérobies, II, 655.
Les combustions dues aux moisissures provoquent dans certaines putréfactions des dégagements considérables d’ammoniaque. En réglant leur action on pourrait les faire servir à retirer, sous cette forme, l’azote d’une foule de débris organiques, comme aussi, en empêchant la production de ces petites plantes, on pourrait accroître beaucoup la proportion des dans les nitrières artificielles. En entretenant humides des morceaux de pain dans un courant d’air et cultivant à leur surface diverses sortes de moisissures, j’ai pu faire dégager des torrents d’ammoniaque à la suite de la combustion par ces mêmes moisissures des matières hydrocarbonées. La putréfaction des asperges et celle de beaucoup d’autres substances animales ou végétales m’ont donné des résultats analogues, V, note 1 de 205.
Voir Ammoniaque, Azote, Nitrification.
Nitrification. III, note 1 de 11.
Je suis porté à croire que c’est dans l’infinie quantité de germes microscopiques qu’il faut chercher la solution vraie de la -. Je suis porte a ne
pas admettre un ferment spécial, mais un effet physique d’absorption et de transport d’oxygène sur les éléments de l’ammoniaque par les germes innombrables de la terre, VI, note 1 de 257.
Voir Ammoniaque, Azote, Matières animales et végétales, Nitrate.
Nomenclature. Différences physiologiques profondes que peuvent offrir des formes de végétation pourtant si voisines que les classifications botaniques sont contraintes de les rapprocher autant qu’il est possible, V, 116.
Je n ai pas donné des noms spécifiques aux diverses Ievûres, pas plus qu’aux autres organismes microscopiques que j’ai eu l’occasion d’étudier. Ce n’est pas indifférence pour la — , mais, outre que les fonctions physiologiques de ces petits êtres me préoccupaient exclusivement, j’ai toujours craint d attacher trop d’importance aux caractères extérieurs. Maintes fois j ai constaté que des formes, en apparence distinctes, appartiennent souvent à une même espèce et que des formes semblables peuvent cacher des différences profondes, V, 124.
Les ferments sont-ils d’origine animale ou végétale ? En ce qui concerne le résultat de mes travaux, deux propositions me préoccupaient exclusivement : 1° Dans toute fermentation proprement dite, le ferment est-il un être organisé ? 2° Cet être organisé peut-il vivre sans air ? Qu’importe aux investigations sur ces deux problèmes la question de la nature animale ou végétale du ferment, de l’être organisé ! Quand j’ai étudié, par exemple, la fermentation butyrique, j’ai cherché à établir ces deux points fondamentaux : a) Le ferment butyrique est un vibrion ; b) Ce vibrion peut se passer d’air pour vivre, et il s’en passe réellement quand il est agent de la fermentation butyrique. Je ne tenais en aucune façon à me prononcer sur la nature animale ou végétale de ce vibrion, et aujourd’hui encore c’est pour moi affaire de sentiment plutôt que de conviction de prendre un vibrion pour un animal plutôt que pour une plante, V, 243.
N’est-ce pas une difficulté oiseuse à beaucoup d’égards que soulève M. Robin, lorsqu’il ne veut pas qu’on emploie le mot germe, si l’on ne peut pas spécifier que le germe est de nature végétale ou animale ; mais dans toutes les questions que j’ai eues à traiter, qu’il s’agisse de fermentations ou de générations spontanées, le mot germe voulait dire surtout origine de vie V, 245.
Dans mon mémoire de 1862 sur les générations dites spontanées, n’auraisje pas eu le plus grand tort de vouloir assigner des noms d’espèces aux organismes microscopiques que je rencontrais dans mes observations ? Outre que cela m eut été très difficile de le faire, tant il v a, aujourd’hui encore, de confusion dans les dénominations de ces petits êtres, mon travail aurait perdu en clarté ; tout au moins je me serais éloigné de son but principal, qui était la constatation de la présence ou de l’absence de la vie prise à un point de vue général, et nullement la manifestation d’une vite particulière dans telle ou telle espèce animale ou végétale. Aussi ai-je eu recours systématiquement aux dénominations les plus .vagues, telles que celles de mucors, de torulas, de bactéries, de vibrions... Ce n’est point là de l’arbitraire ; l’arbitraire est bien plus dans l’adoption de règles définies de — , appliquées à des organismes mal connus qui ne diffèrent ou ne se ressemblent que par des caractères dont on ignore la signification véritable. Qu’on lise, à ce propos, les — , nombreuses et diverses, qui ont été imaginées dans ces dernières années pour les espèces des genres
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bactéries et vibrions dans les travaux de Cohn, de H. Hoffmann, de Hallier, de Billroth... Il y règne une grande confusion, V, 24b.
Les dénominations et classifications proposées ne sauraient être établies d’après des considérations morphologiques. Le vibrion septique, par exemple, passe, suivant les milieux où on le cultive, par des formes, par des longueurs, par des grosseurs si différentes qu’on croirait avoir sous les yeux des êtres spécifiquement séparés les uns des autres, VI, 108.
Les classifications 'et les — proposées pour des êtres qui peuvent changer d’aspect et de propriétés sont prématurées, VI, 122.
Je me suis abstenu généralement de donner des noms spécifiques aux organismes microscopiques que je pouvais croire nouveaux. Il est toujours préférable de caractériser ces petits êtres par une ou plusieurs de leurs fonctions, VI, 146.
La forme des êtres microscopiques est secondaire ; en ce qui les concerne il faut être sobre de classifications ; dans tous les cas, au premier rang de leurs caractères distinctifs il faut placer leur action sur l’économie vivante, VI, 563.
Nuages artificiels. Discussion sur les résultats obtenus par l’emploi des VII, 32.
Odeur. Vertus antiseptiques des substances odorantes, III, 246, 247.
Œdème malin. VI, note 1 de 463.
Voir Vibrion septique.
Œufs. A propos de l’altération spontanée des — , II, 352, 356, 437 ; V, 46 ; VI, 7, 22, 37, 38, 39, 40, 66 à 68.
Oïdium aurantiacum. Influence de la température sur les sporules de 1’ — , II, 208.
Organiques (matières).
Voir Matières animales et végétales.
Organisme microscopique. Pour affirmer qu’un — est agent de maladie 'et de contagion il faut soumettre le microbe à la méthode des cultures successives en dehors de l’économie, VI, 112.
Culture des - — , VI, 292.
Les vibrions, les bactéries, les bactéridies, peuvent revêtir deux aspects essentiellement distincts : ils sont en fils translucides déliés, de longueurs variables, se multipliant par scissiparité, ou bien on les trouve en amas de petits corpuscules brillants formés spontanément dans la longueur des articles filiformes qui se séparent ensuite et constituent alors des amas de points paraissant inertes, d’où peuvent sortir en realite d innombiables légions d’individus filiformes se reproduisant de nouveau par scissiparité, jusqu’à ce qu’ils se résorbent à leur tour en corpuscules-germes, VI, 174.
La résistance des — aux causes diverses de leur destruction est différente suivant qu’on les considère dans leur forme de filaments ou dans celle de corpuscules, VI, 175.
Combustion et assimilation végétales n’atteignent pas les germes de certains — , VI, 273.
Constater la présence d’un — dans une maladie, constater môme que la concomitance des deux faits ne comporte pas d’exception, ne suffit pas à faire admettre sans contradiction que l’organisme produit la maladie : car on peut soutenir avec quelque vraisemblance que c’est la maladie, relevant de causes tout à fait inconnues, qui a permis, l’apparition et le développement de l’organisme, VI, 498.
De toutes les preuves qu’on puisse invoquer en faveur de la corrélation possible entre une affection déterminée et la présence d’un — , la plus décisive est celle de la méthode des cultures des organismes à l’état de pureté ; méthode qui depuis vingt-deux ans m’a servi à résoudre la plupart des difficultés relatives aux fermentations proprement dites, notamment l’importante question, fort débattue jadis, de la corrélation qui existe entre ces fermentations et leur ferment propre. Qu’un être organisé microscopique soit semé dans un milieu de culture où il ne trouve que des principes propres à sa nutrition, sels de phosphore, d’azote, de potassium ou de magnésium, et de plus une matière fermentescible ; qu’on le voie s’y multiplier en décomposant celle-ci, et que la répétition des mêmes effets puisse avoir lieu dans des cultures successives, c’est la preuve indiscutable que l’être organisé est le ferment de la matière fermentescible. De même quand un être microscopique est cultivé successivement dans des liquides par eux-mêmes inofï'ensifs, et communique à ces liquides une virulence propre, un pouvoir d’inoculation d’une maladie déterminée, c’est également la preuve indiscutable que la maladie relève de la seule présence de cet organisme, VI, 499.
La preuve qu’un — est, par son développement, cause de maladie et de mort ne peut devenir péremptoire qu’à la condition qu’on ait obtenu de cet organisme des cultures successives, indéfiniment répétées dans des liquides par eux-mêmes inertes, et que ces liquides montrent toujours le même développement, la même apparence de vie, associés à la même virulence, au même pouvoir d’inoculation de maladie et de mort, VI, 494, 499. Le corps humain dans l’état de santé est fermé aux — , quoique le canal intestinal soit rempli de certains d’entre eux et que, sans nul doute, parmi ceux-ci, il en est qui pourraient devenir très redoutables s’ils pénétraient dans un état de pureté suffisant à travers les parois du canal intestinal, VI, 498.
Les organismes inférieurs, mêmes les plus semblables en apparence, peuvent être les uns dangereux, les autres inoffensifs, et c’est fort heureux, car l’homme en est pour ainsi dire infecté, VI, 5.
Les microbes rentrent dans les lois générales de la vie et de ses manifestations chez les espèces supérieures, végétales ou animales. La seule différence consisterait dans la rapidité des variations chez les microbes, opposée à leur lenteur chez les grands êtres ; mais chaque culture d’un microbe représente des nombres immenses de générations successives, tandis que chez les êtres plus élevés il faut, à l’accomplissement de tels nombres de générations, des milliers et des millions d’années, VI, .531.
S’il faut des millions de générations et des milliers d’années dans une espèce déterminée pour qu’elle s’adapte à des conditions de milieu, c’est par milliards qu’on peut compter les générations formées, dans un temps relativement très court, par le microbe du choléra des poules après qu’il a été inoculé à la poule. 11 se peut que le phénomène si exigu et si misérable en apparence de la vie d’un parasite microscopique nous offre un exemple des
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création Mettent °U ™0inS profondes <ïue les grandes espèces de la c eation mettent un temps immense à accomplir, VII, 54.
Kole des êtres microscopiques dans le cycle de la vie et de la mort à surface du globe, III, H ; VI, 46 à 52 ; VII, 4.
Les — pullulent dans la terre ; ils peuvent y persister des années • ils ne disparaissent pas sous l’influence de la culture, VII, 70.
Rôle prépondérant des -- dans les opérations de la fromagerie, VII, 71.
oie prépondérant des — dans les opérations qui ont le lait pour matière première, VII, 71. Coagulation du lait par les —, 71.
Ce sont les êtres organisés microscopiques qui jouissent de propriétés de desassocia ion des matières organiques complexes, ou de combustion lente , dG dxatlon d oxygène, propriétés qui font de ces êtres les agents les plus actus de ce retour nécessaire à l’atmosphère de tout ce qui a eu vie,
V AXj "r.
Rôle physiologique, immense, des infiniment petits dans l’économie générale de la nature, VII, 7.
Les résultats des recherches entreprises sur les microorganismes embrassent tout le travail de la mort, VII, 8.
Dieu a placé dans les êtres les plus infimes de la création des propriétés extraordinaires qui en font les agents de la destruction de tout ce qui a cessé de vivre, VII, 8.
Orge germée. Exposée à l’air exempt de germes, elle ne s’altère pas, II, 384. La levûre ne sort pas des grains d’ — mêmes, 381.
Ostéomyélite. Le pus dans un cas d’ - — observé montre en grande quantité un organisme pareil à l’organisme des furoncles, VI, 150, 151. L’ —, dans ce cas tout au moins, a été un furoncle de la moelle de l’os, 151.
Voir Amas de gbains (obganisme en), Fuboncle.
Oudji (ver parasite). IV, 643.
Ouillage (des vins). III, 132, 151, 175. Il faudrait pratiquer 1’ — dès que l’on s’aperçoit que le vin perd de sa pureté, 134.
— et mycoderma vini, III, 188.
On pourrait supprimer les pratiques de 1’ —, III, 417.
Oxygène. Animalcules infusoires vivant sans gaz — libre et déterminant des fermentations, II, 136, 146, 159.
Le ferment butyrique est un infusoire qui vit sans — libre, II, 138, 143. D'eux exemples de vie sans — libre : fermentation du tartrate de chaux, V, 222 ; fermentation du lactate de chaux, 228.
Corrélation entre le caractère ferment et la vie sans air, II, 141, 143, 163 ; V, 219.
Théorie physiologique de la fermentation, V, 186 et suiv.
Moyen de cultiver les infusoires sans — libre, sous une couche d’huile, II, 160. Autre moyen : Étant donné que dans les liqueurs exposées au contact de l’air, les infusoires qui consomment du gaz — se développent à la surface et que ceux qui n’ont pas besoin d’ — pour vivre se développent en profondeur (162), on peut recourir à l’absorption de T — par ces infusoires (bactéries) pour priver d’air le liquide fermentescible, V, 231.
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Les infusoires qui vivent sans — libre peuvent prendre naissance dans des liquides exposés à l’air : dans ce cas, les plus petits des infusoires enlèvent au milieu le gaz — en le remplaçant par du gaz acide carbonique ; après apparaissent les infusoires-ferments, II, 161.
On rencontre deux genres de vie parmi les êtres inférieurs, l’un qui exige la présence du gaz — libre, l’autre qui s’effectue en dehors du contact de ce gaz et que le caractère ferment accompagne toujours, II, 163.
La fermentation est la conséquence de la vie sans gaz — libre. Oui, il existe deux sortes d’êtres : les uns que j’appelle aérobies, qui ont besoin d’air pour vivre ; les autres, que j’appelle anaérobies, qui peuvent s’en passer. Ceux-ci sont les ferments. Quoique pouvant vivre sans air quand on leur en refuse absolument, ils peuvent mettre en œuvre, pour les besoins de leur nutrition, des quantités variables d’ — libre quand ils en ont à leur disposition. Quand leur vie s’accomplit uniquement à l’aide du gaz — libre, ils tombent dans la classe des êtres aérobies, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus ferments ; inversement quand les êtres aérobies, notamment toutes les moisissures, sont placés dans des conditions de vie où il y a insuffisance de gaz — libre, ils deviennent ferments, et précisément dans la mesure du travail chimique qu’ils accomplissent sans gaz — libre, II, 435.
Les ferments de la putréfaction sont des infusoires vivant sans gaz — libre, II, 163.
Examen du rôle attribué au gaz — atmosphérique dans la destruction des matières animales et végétales après la mort, II, 165.
La fermentation, la putréfaction et la combustion lente sont les trois phénomènes naturels qui concourent à la destruction de la matière organisée, II, 165.
Critique de l’interprétation donnée par Gay-Lussac aux résultats de ses analyses, à savoir que l’absence d’ — est une condition de la conservation des substances animales ou végétales, II, 264, 427.
Lorsque des fruits sont placés dans l’air ou dans le gaz —, il disparaît un certain volume de ce gaz en même temps qu’il y a formation d’un volume à peu près égal de gaz acide carbonique. Explication de ce fait, II, note 2 de 392.
Cellules organisées ayant la propriété de transporter 1’ — de l’air sur les matières organiques, III, 12.
Influence de 1’ — de l’air dans la vinification, III, 170 et suiv., 389 à 395. Influence de 1’ — sur la levûre, II, 148, 580 ; V, 111, 114, 115, 139 à 145, 165, 193, 194.
Expérience démontrant qu’il existe des circonstances où la vie peut apparaître et s’entretenir en l’absence du gaz — libre, VI, 29 à 32.
Le simple contact de 1’ — de l’air suffit parfois pour détruire les organismes microscopiques, VI, 114.
Il se pourrait que la vie sans air résultât d’une habitude et la mort par l’air d’un brusque changement dans les conditions de l’existence des vibrions, V, 241.
(A propos de la fermentation alcoolique provoquée par le mucor)... La fermentation cesse d’une manière absolue ou du moins elle ne s’accuse plus extérieurement, lorsque toute activité vitale disparaît dans les cellules qui se montrent alors vieilles, usées, déformées dans leurs contours et pleines de granulations ; mais, si la vie est suspendue, elle n’est pas éteinte : ce n’est qu’une mort apparente. Vient-on à rendre à la plante de 1’ — et à lui
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permettre de vivre encore sous l’action de ce gaz, la végétation reprend et devient susceptible d’entretenir de nouveau la fermentation, même à l’abri de l’air, pendant un certain -temps. L’ — s’offre donc à nous comme doué d une force impulsive pour les actes nutritifs qui peuvent ensuite se prolonger hors de son influence, mais l’énergie qu’il a communiquée à la vie des cellules s’use progressivement. Alors aussi la fermentation s’arrête pour reprendre de nouveau si l’action de ce gaz vient à provoquer une vie nouvelle. On dirait que l’énergie vitale empruntée à l’influence de 1’ — gazeux est capable d entraîner 1 assimilation de 1’- — non plus gazeux, mais déjà engagé dans des combinaisons et d’où résulterait la décomposition du sucre. A envisager les choses de cette manière, je crois qu’il y a là un fait général et que, chez tous les êtres vivants, on retrouverait cette manière d’agir de 1’ — et des cellules. Quelle est la cellule qui, asphyxiée tout à coup par privation d’air, périrait sur-le-champ et d une manière absolue ? Il n’en existe probablement d’aucune sorte ayant ce caractère. Des modifications plus ou moins profondes, la continuation des assimilations ou des désassimilations qui ont lieu pendant la vie, doivent se poursuivre après la suppression du gaz — , et il doit en résulter des fermentations obscures et peu actives en général, mais qui, chez les cellules des ferments proprement dits, auraient une intensité et plus grande et plus durable, V, 111.
Je suis très porté à croire que, dans l’économie animale, 1 — n’agit pas seulement en tant que source d’ — , s’absorbant et opérant des combustions, mais qu’il donne aux cellules un état, une jeunesse, si l’on peut se servir de cette expression, d’où elles tirent la faculté d’agir ensuite et aussitôt après, en dehors de l’influence de 1’ — libre, à la manière des cellules ferments, de telle sorte que, suivant moi, dans les profondeurs de l’économie la vie sans gaz — libre ou dissous suivrait sans cesse, et dans l’intervalle très court de deux inspirations, la vie avec absorption de gaz — libre. La chaleur animale, dans cette hypothèse, aurait deux sources distinctes : celle des combustions par le gaz — et celle résultant de la décomposition des matières fermentescibles dans les actes de fermentation qui suivraient incessamment l’absorption du gaz — . L’économie serait donc sans cesse et alternativement saturée de gaz — par la circulation, puis désaturée, c’est-à-dire privée de ce gaz pendant un instant également très court, durant lequel il n’y aurait plus que des phénomènes de fermentation, décomposition du sucre en alcool et acide carbonique, chaleur produite par ce fait, etc. La fermentation devient dans cette manière de voir un phénomène général propre à toutes les cellules vivantes, mais qui revêt un état habituel particulier dans les cellules des ferments, uniquement parce que ces cellules peuvent vivre plus longtemps que les cellules des autres êtres en se passant de gaz — libre. Mais tous les êtres seraient susceptibles de devenir le siège de phénomènes de fermentation d’une durée variable avec les conditions d’existence qui peuvent les provoquer et qui sont les conditions de vie sans air. Je ne doute pas que beaucoup de phénomènes encore inconnus ou mystérieux dans leurs manifestations trouveront leur interprétation naturelle dans les vues que je viens d’exposer, VI, 62 ; II, 579.
Voir Aérobie, Anaérobie, Ferment, Fermentation.
Pain. La fermentation du — est probablement lactique, III, note 1 de 403. La fermentation du — peut-elle s’effectuer par le houblon ? II, 450.
Paludisme.
Voir Fièvres intermittentes.
Panhistophyton. IV, 42, 56, 621, 624.
Pansement. — ouaté d’Alphonse Guérin, VI, 87 à 103.
Expérience faite dans le laboratoire de Pasteur par Raulin à propos du — ouaté d’Alphonse Guérin, VI, 99 ; discussion de cette expérience, 100, 101,
Discussion avec Jules Guérin sur le — ouaté, VI, 100 à 103.
— de Lister, VI, 166.
Paratartrate. Historique des travaux de Pasteur sur les —, I, 320, 369.
Formes cristallines de tous les — , I, 62, 65.
Inaction des — sur la lumière polarisée, I, 20, 63, 78.
Formes cristallines du — neutre de potasse, I, 75 ; du - neutre d ammoniaque, 76 ; du — double de potasse et d’ammoniaque, 76 ; du — d’antimoine et de potasse, 76.
Le — peut être séparé en deux espèces de cristaux isomorphes ; mais c’est l’isomorphisme de deux cristaux dissymétriques qui se regardent dans un miroir. Les uns sont hémièdres à gauche, les autres hémièdres à droite. Les premiers dévient à gauche le plan de polarisation, les seconds le dé\ient à droite. La solution mixte est neutre pour la lumière, I, 63, 78, 79, 81, 324. Préparation du — de cinchonicine, I, 340.
En faisant fermenter le — d’ammoniaque, l’acide tartrique gauche apparaît, I, 342, 376 ; II, 27 ; VI, 19.
En faisant agir le Pénicillium glaucum sur le — d ammoniaque, 1 acide tartrique gauche apparaît, II, 129 ; VI, 19.
Je suis persuadé que le — double de soude et d ammoniaque ne se dédouble lui-même dans sa cristallisation que parce qu une force dissymétrique est présente (action de lumière ou de magnétisme ou poussière organique dissymétrique), I, note 1 de 377, 381.
Il ne me paraît pas possible que le — de soude et d’ammoniaque se dédouble sans qu’une force dissymétrique y préside. Hypothèses au sujet de cette action dissymétrique : influence solaire, poussière organique, mouvement de la terre, association d’acide tartrique droit ? VII, 21 à 22.
Voir Acide paratartrique, Acide tartrique, Dextroracémate de soude et d’ammoniaque, Lévoracémate, Racémate.
Passis (vers à soie malades). IV, 203.
Pasteurisation. — du vin, III, 260, 371, 460.
— de la bière, V, note 1 de 18.
Patrie. VII, 309, 352, 375, 420.
Pébrine. IV, 19. Origine du mot —, 27. La maladie de la tache ou — et celle des corpuscules sont une seule et même maladie, 54, 95. Mes premières
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
observations en 1865, 54 à 60. Identité de la — et de la maladie des corpuscules, 95 à 99, 190.
Caractères des taches de la —, IV, 95 à 99, 540.
Comparaison entre certaines maladies humaines et la —, IV, 99.
Caractère éminemment contagieux de la — , IV, 100 à 134. Opinions diverses, 100 ; de de Quatrefages, 100 ; de Guérin-Méneville, 101 ; de Cornalia et Haberlandt, 102, 105. Contagion par Ja nourriture, 102 ; par la poussière de magnaneries, 102. Expériences de contagion par les corpuscules, 105 à 119 ; de contagion directe par la peau des vers à l’aide de piqûres, 119 à 121 ; de contagion par les poussières fraîches des éducations courantes, 121 ; de contagion des vers sains par simple association avec des vers malades, 122 à 124. Infection ou contagion à distance par les poussières des éducations, 124 à 131. Les deux modes de contagion de la — , 593.
La — ne peut détruire l’éducation industrielle d’une graine issue de papillons sains, IV, 131 à 134.
Il n'existe pas de pays infectés, la maladie renaît chaque année ; en conséquence, par l’application du procédé de confection de la semence saine on peut arriver à supprimer la — , IV, 161. Critiques de Cantoni, 161.
Moyens de combattre la — et d’en prévenir le retour, IV, 164 à 187. La — est aussi facile à prévenir qu’à donner, 500 à 503. Application de la méthode de Pasteur pour vaincre la - — , 620 à 626. Voir Grainage (de vers a soie). Indépendance de la — et de la flacherie, IV, 190 à 203.
La — - et la flacherie composent tout le mal dont souffre la sériciculture, IV, 203, 574.
Ancienneté de la — , IV, 258 à 263. Pourquoi la — a suivi, à travers l’Europe et l’Asie, les opérations du commerce des graines, 264 à 269.
Différences entre la muscardine, la — et la flacherie, IV, 279.
Critique d’une note de Béchamp sur la nature de la —, IV, 468 à 471.
Vue d’ensemble sur les travaux de Pasteur sur la — : Nouvelles études sur la maladie des vers à soie, IV, 436 à 448 ; lettre à Dumas, 500 à 503 ; séance du Comice agricole d’Alais, 505 à 510 ; rapport au Ministre de l’Agriculture, 511 à 523 ; conclusions d’un Rapport au Ministre de l’Agriculture, 574.
La — est héréditaire lorsque le parasite passe du corps de la mère dans ses œufs, de ceux-ci dans l’embryon, et de ce dernier dans le ver. Elle est accidentelle, quand elle se produit sur des vers sains par contagion au contact de vers malades ou de poussières fraîches de magnaneries infectées, IV, 279. Voir Corpuscules (des vers a soie), Graine (de vers a soie), Grainage (de vers a soie), Flacherie, Sériciculture, Vers a soie (maladie des).
Peinture. Explication du fait que telle — met très longtemps à sécher, et que telle autre sèche très vite, VII, 226, 227.
Huiles grasses végétales, dans la technique de la - , VII, 226, 227. Huiles grasses siccatives dans la technique de la , 227.
— à la détrempe, VII, 236.
Origine de la — à l’huile, VII, 235 et suiv. Jean van Eyck, dit de Bruges, 237. Le moine Théophile, 240. Ce que van Eyck a découvert, c’est la dessiccation, 242.
Emploi du vernis en — , VII, 243 et suiv.
Dans Part de la - — les moindres choses ont de l’importance : nature des huiles, nature des vernis, manière de les employer, rien ne doit être négligé par l’artiste jaloux de la conservation de ses œuvres, VII, 247.
Si jamais vous, ou vos amis, ou vos maîtres, vous rencontriez un van Eyck,
et en général un tableau des premières Écoles, altéré, détérioré par une cause quelconque et de peu de valeur, je vous serais reconnaissant de me l’indiquer. Je m’empresserais de l’acquérir pour l’étudier chimiquement et venir vous rendre compte de mes résultats. A quoi bon discuter indéfiniment pour savoir si ces maîtres employaient des vernis dans leur peinture, pour connaître la composition de leurs enduits, etc. ? Que l’on étudie chimiquement leurs — . Voilà la seule méthode scientifique, puisque l’érudition est impuissante, VII, 249.
Les siccatifs, VII, 250 à 255. Siccatif de Courtrai, 250 et suiv. L'e siccatif de Courtrai est un secret ; ainsi en l’employant on ne sait ce que l’on fait ; comment préjuger l’influence sur la — , sur sa conservation, d’une drogué dont on ignore la composition ? Aussi ai-je recherché quelle pouvait être la nature de ce siccatif, et je crois qu’avec les indications que je donne, on pourra facilement trouver le moyen de le préparer, 251 et suiv. L’emploi de ce siccatif peut contribuer beaucoup à l’obscurcissement de la — à l’huile, en raison du plomb qu’il renferme, 253.
Il ne serait pas impossible que l’on puisse arriver à rendre l’huile de lin siccative à un très haut degré, sans avoir recours aux composés de plomb, VII, 254. Procédés que suivaient les anciens peintres pour rendre l’huile de lin très siccative avant la découverte de l’emploi des composés de plomb, 254. Les premiers peintres se servaient, pour excipient des couleurs, d’huile très longtemps exposée au soleil, jusqu’à la réduire même à moitié, ce dont je ne m’explique guère la possibilité, pour le dire en passant. Quoi qu’il en soit, voilà une pratique qu’il faudrait faire revivre, ou du moins reprendre, ne fût-ce que pour l’étude, et peut-être est-ce en Afrique, dans les contrées à soleil ardent, qu’il faudrait placer de préférence cette industrie. Une huile de lin rendue éminemment siccative par un soleil de canicule, qui permettrait la dessiccation des laques en un jour ou deux, par exemple, et sans renfermer du tout dë plomb, me paraîtrait une très utile découverte, et je ne serais pas surpris que les anciennes peintures doivent leur belle conservation de couleurs à l’usage de cette huilé de lin blanche et très siccative, 255.
J’estime qu’il serait très utile de reprendre l’usage de cette huile de lin
cuite au soleil et de voir jusqu’à quel point son emploi serait utile, VII,
Cause du noircissement graduel de la — à l’huile, VII, 257 à 262. L’huile en est la cause, mais ce n’est pas elle qui noircit : l’huile, en se desséchant à l’air, fournit des principes qui, vis-à-vis du blanc de plomb et vis-à-vis de quelques autres couleurs, sont des corps réducteurs, 258, 259.
Je crois que plus l’oxydation est facile, rapide et tend à se compléter en
moins de temps, moins sont nombreux les produits réducteurs dont je parle. Et ceci tendrait à expliquer peut-être comment il se fait que les blancs, les clairs qui sèchent très vite, sont les parties des peintures qui noircissent le moins avec le temps, parce que les blancs sont les plus siccatifs, et que ce sont eux qui sont le plus vite secs d’une manière complète, VII, 260.
Le véritable moyen de rendre les peintures durables, de conserver aux couleurs la durée que leur donne la fresque, la détrempe quand l’humidité est absente, et l’encaustique, ce serait d’empêcher l’action sur les couleurs de ces principes réducteurs, VII, 261.
Ne pourrait-on pas associer aux couleurs, aux huiles, une substance qui reçut, de préférence aux couleurs, l’influence de ces corps réducteurs, et
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
qui par elle-même, après qu’elle aurait reçu cette influence, n’aurait pas de coloration et ne changerait rien aux nuances ? VII, 261.
Si j’osais émettre un avis dçs à présent et avant d’avoir fait moi-même des essais, je dirais aux artistes et aux fabricants de couleurs : On emploie trop de plomb dans la peinture, VII, 261.
Pellicule proligère (de Pouchet). Théorie de la —, V, 102.
Pénicillium glaucum. Action du — sur le paratartrate d’ammoniaque, I, 377 ; II, 129. Conditions de développement du —, 131, 189, 200, 244, 248, 292, 408, 413, 416, 423, 440, 474, 475.
Le — vit en présence du gaz oxygène libre, il ne produit pas d’alcool. Si on le fait vivre en dehors de ce gaz, aussitôt il y a formation d’alcool et de bulles de gaz acide carbonique, II, 391.
Culture du — à l’état de pureté, V, 74, 147, 149. Le - — peut-il se transformer en levûre ? Et réciproquement ? Non. II, 139, 140, 151, note 1 de 271, 408, 423, 474, 475 ; V, 74 à 91, 261.
Transformation du mycoderma vini en — ? II, note 1 de 408. Et réciproquement, II, note 1 de 408 ; V, note 1 de 73, 74.
Controverse avec Trécul sur la transformation de la levûre en - — , II, 423 ; V, 80, 261. Voir Levûre de bière.
Milieux de culture pour le développement du — ou d’une mucédinée quelconque, II, 292, note 1 de 292.
Les spores du — chauffées dans le vide, ou dans l’air sec, restent fécondes après avoir été portées à une température de 120° ; une exposition à 130° leur enlève leur fécondité, II, 279, 286.
Une moisissure qui végète en utilisant l’oxygène de l’air, qui tire des combustions que ce gaz provoque la chaleur dont la plante a besoin pour l’accomplissement des actes de sa nutrition, peut continuer de vivre, quoique péniblement, en l’absence de ce gaz ; alors les formes de sa végétation mycélienne ou sporique changent, en même temps que la plante montre une grande tendance à devenir ferment alcoolique, c’est-à-dire qu’elle décompose le sucre en formant du gaz carbonique, de l’alcool et d autres substances non déterminées et probablement variables avec les diverses moisissures, V, 91.
Le , l'aspergillus et le mycoderma vini peuvent végéter à la surface des
liquides, au contact de l’air, ou se développer à 1 abri de 1 air. Dans le premier cas le mycoderma vini s’empare de l’oxygène de 1 air, le fait servir à l’assimilation des matériaux de sa nutrition et le rend à l’état d acide carbonique. Dans le second cas il se développe comme un ferment et produit une fermentation alcoolique, V, 95, 96.
Voir Mucédinée.
Péripneumonie. On inocule la — pour préserver de cette affection 1 espèce
Inoculation du virus de la — à la queue, suivant la méthode de Willems,
Le 'virus de la - ne peut se cultiver dans les bouillons qui servent d’ordinaire, VI, 505. . ,
La première recherche à faire devrait consister à se. procurer le ™s . la — pur, VI, 505, 507. On doit se demander si ce sont les impuretés
mélangées au virus de la — qui provoquent les accidents consécutifs à l’inoculation, 508. Obtention d’un virus pur, 509, 515, 518. Conservation du virus de la —, 510, 515, 518, 519.
Essais sur l’atténuation du virus de la —, VI, 510, 518, 519.
Contrairement à ce qu’on pouvait peut-être prévoir, les expériences paraissent établir que c’est à la force du virus, bien plus qu’aux impuretés de ce virus et à son mode d’inoculation, qu’il faut attribuer les accidents de l’inoculation, 515 à 517. Les souillures du virus tendraient plutôt à amener des insuccès d’inoculation, VI, 518.
Perraud (J. J.). Discours prononcé aux obsèques de — , VII, 311 à 312.
Peste. VI, 547. Si j’étais appelé à aller étudier la — là où elle règne, je supposerais tout d’abord, parce qu’au début de toute recherche il faut avoir une idée préconçue pour guide, que la — est due à la présence et au développement, chez l’homme, d’un microphyte ou d’un microzoaire. Partant de là, je m’occuperais exclusivement de la culture du sang et des diverses humeurs du corps, sang ou humeurs prélevés à la fin de la vie, ou aussitôt après la mort, dans le but et avec l’espoir d’isoler et de purifier l’organisme infectieux, dans le but surtout de l’obtenir dans un milieu de culture dégagé de toute association quelconque avec les produits connus ou inconnus, vivants ou morts, que l’imagination la plus féconde pourrait supposer exister en sa compagnie dans la gouttelette d’ensemencement de la première culture, 493, 500.
Quoi qu’il faille se livrer avec la plus grande attention à l’étude microscopique des produits morbides, il faut être en garde contre les illusions de la puissance de cette analyse, parce qu’une foule de circonstances peuvent amener dans le corps d’un pestiféré, mourant ou mort, des organismes microscopiques, VI, 494.
Pour démontrer la virulence de l’organisme microscopique que l’on aura trouvé on pourra inoculer le singe peut-être de préférence, VI, 494.
Dans la recherche du microbe de la — il faudrait, en cas d’insuccès sur un premier liquide de culture, passer à un second ou à un troisième, VI, 501. Précautions à prendre contre la — , VI, 494.
Pétéchie. IV, 23, 95.
Note sur les — des vers à soie, IV, 540, 593.
Voir Maladie des Vers a soie, Pébrine.
Peter. Controverses avec - — : voir Controverses.
Philosophie. Les vraies causes des phénomènes nous échappent. En bonne — , le mot de cause doit être réservé à la seule divine impulsion qui a formé l’univers. Nous ne pouvons constater que des corrélations. Un phénomène succède à un autre et ne peut être sans la manifestation de celui-ci : par abus de langage nous disons alors qu’il y a relation de cause à effet, VI,
Au delà de cette voûte étoilée, qu’y a-t-il ? De nouveaux cieux étoilés. Soit ! Et au delà ? L’esprit humain poussé par une force invincible ne cessera jamais de se demander : Qu’y a-t-il au delà ? Veut-il s’arrêter soit dans le temps, soit dans l’espace ? Comme le point où il s’arrête n’est qu’une grandeur finie, plus grande seulement que toutes celles qui l’ont précédée,
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à peine commence-t-il à l’envisager, que revient l’implacable question et toujours, sans qu’il puisse faire taire le cri de sa curiosité. Il ne sert de rien de répondre : Au delà sont des espaces, des temps ou des grandeurs sans limites. Nul ne comprend ces paroles. Celui qui proclame l’existence de 1 infini, et personne ne peut y échapper, accumule dans cette affirmation plus de surnaturel qu’il n’y en a dans tous les miracles de toutes les religions ; car la notion de l’infini a ce double caractère de s’imposer et d’être incompréhensible. Quand cette notion s’empare de l’entendement, il n’y a qu’à se prosterner. Encore, à ce moment de poignantes angoisses, il faut demander grâce à sa raison : tous les ressorts de la vie intellectuelle menacent de se détendre ; on se sent, près d’être saisi par la sublime folie de Pascal, VII, 337, 338.
La notion de l’infini dans le monde, j’en vois partout l’inévitable expression. Par elle, le surnaturel est au fond de tous l'es cœurs. L’idée de Dieu est une forme de l’idée de l’infini. Tant que le mystère de l’infini pèsera sur la pensée humaine, des temples seront élevés au culte de l’infini, que le Dieu s’appelle Brahma, Allah, Jéhova ou Jésus. Et sur la dalle de ces temples vous verrez des hommes agenouillés, prosternés, abîmés dans la pensée de l’infini. La métaphysique ne fait que traduire au dedans de nous la notion dominatrice de l’infini. La conception de l’idéal n’est-elle pas encore la faculté, reflet de l’infini, qui, en présence de la beauté, nous porte à imaginer une beauté supérieure ? La science et la passion de comprendre sont-elles autre chose que l’effet de l’aiguillon du savoir que met en notre âme le mystère de l’Univers ? Où sont les vraies sources de la dignité humaine, de la liberté et de la démocratie moderne, sinon dans la notion de l’infini devant laquelle tous les hommes sont égaux ? VII, 338. La grandeur des actions humaines se mesure à l’inspiration qui les fait naître. Heureux celui qui porte en soi un dieu, un idéal de beauté et qui lui obéit : idéal de l’art, idéal de la science, idéal de la patrie, idéal des vertus de l’Évangile. Ce sont là les sources vives des grandes pensées et des grandes actions. Toutes s’éclairent des reflets de l’infini, VII, 339.
Ces divines régions du savoir et de la pleine lumière, où tu dois tout connaître maintenant, où tu dois comprendre même l’infini, cette notion affolante et terrible, à jamais fermée à l’homme sur la terre, et pourtant la source éternelle de toute grandeur, de toute justice et de toute liberté, VII, 321.
Le positivisme, VII, 333 à 337.
Savez-vous ce que réclament la plupart des libres penseurs ? C’est, pour les uns, la liberté de ne pas penser du tout et d’être asservis par l’ignorance ; pour d’autres, la liberté de penser mal ; pour d’autres encore, la liberté d’être dominés par les suggestions de l’instinct et de mépriser toute autorité et toute tradition. La libre pensée dans le sens cartésien, la lib'erté dans l’effort, la liberté dans la recherche, le droit de conclure sur le vrai accessible à l’évidence et d’y conformer sa conduite, oh ! ayons un culte pour cette liberté-là ; c’est elle qui a fait la société moderne dans ce qu’elle a de plus élevé et de plus fécond ; mais la libre pensée qui réclame le droit de conclure sur ce qui échappe à une connaissance précise, la liberté qui signifie matérialisme ou athéisme, celle-là répudions-la avec énergie, VII, 293, 294.
Vraiment, je les admire tous ces grands philosophes de ces systèmes nihilistes si prospères aujourd’hui ! Eh quoi ! nous autres patients scrulateurs de la nature, riches des découvertes de nos devanciers, munis des
instruments les plus délicats, armés de la sévère méthode expérimentale, nous bronchons à chaque pas dans la recherche de la vérité, et nous nous apercevons que le monde matériel, dans la moindre de ses manifestations, est presque toujours autre que ce que nous l’avions pressenti. Mais eux, livrés tout entiers à l’esprit de système, placés derrière le voile impénétrable qui couvre le commencement et la fin de toutes choses, comment font-ils donc pour savoir ? Croyez-moi, en face de ces grands problèmes, éternels sujets des méditations solitaires des hommes, il n’y a que deux états pour l’esprit : celui que crée la foi, la croyance à une solution qu’une révélation divine aurait donnée, et celui du tourment de l’âme à la poursuite de solutions impossibles, exprimant ce tourment par un silence absolu, ou, ce qui revient au même, par l’aveu de l’impuissance à rien comprendre et à rien connaître de ces mystères. Prétendre introduire la religion dans la science est d’un esprit faux. Plus faux encore est l’esprit de celui qui prétend introduire la science dans la religion, parce qu’il est tenu à un plus grand respect de la méthode scientifique. L’homme de foi ne sait pas et ne veut rien savoir. Il croit à une parole surnaturelle. C’est incompatible avec la raison humaine, direz-vous ; je suis de votre avis, mais il est plus incompatible encore avec la raison humaine de croire à la puissance de la raison sur les problèmes de l’origine et de la fin des choses. Et puis la raison n’est pas tout : il y a le sentiment ; et ce qui fera éternellement la force des convictions de l’homme de foi, c’est que les enseignements Je sa croyance sont en harmonie avec les élans du cœur, tandis que la croyance du matérialiste impose à la nature humaine des répugnances invincibles. Est-ce qu’au chevet de l’être aimé que la mort vient de frapper vous ne sentez pas au dedans de vous quelque chose qui vous crie que l’âme est immortelle ? C’est insulter au cœur de l’homme que de dire avec le matérialiste : « La mort, c’est le néant ! » VII, 294.
Vous placez la matière avant la vie et vous faites la matière existante de toute éternité. Oui vous dit que le progrès incessant de la science n’obligera pas les savants, qui vivront dans un siècle, dans mille ans, dans dix mille ans..., à affirmer que la vie a été de toute éternité et non la matière ?... VII, 30.
Matérialisme, II, 332.
Spiritualisme, II, 332.
Voir Générations spontanées, Religion, Vie.
Phosphate. Les — dans la fermentation alcoolique, II, 31, 33. Influence des — sur la végétation du Pénicillium ou d’une mucédinée, 132.
Production de levûre de bière dans un milieu formé de sucre, d’un sel d’ammoniaque et de — , II, 93.
Phtisie pulmonaire. — comparée à la maladie des vers à soie, IV, 430, 445. Je suppose que je sois né de parents phtisiques : tout le monde sait que je serai né avec une très grande prédisposition à la phtisie pulmonaire... Je serai chétif, malingre... Quel est le médecin qui, en voyant cet enfant chétif, pâle, né de parents phtisiques, dira : Il est phtisique ! Il attendra pour vous dire : Cet enfant est phtisique, qu’il ait des tubercules dans les poumons. Jusque-là il n’a pas le droit de le dire, et la preuve, c’est que, si vous placez cet enfant dans des conditions de nourriture et dans des conditions climatériques convenables, très souvent vous le sauverez, et il ne mourra pas phtisique... Il y a donc, je le répète, une différence essen-
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tielle entre une maladie avec ses caractères, c’est-à-dire la maladie prise en soi, et les causes prédisposantes, les occasions qui peuvent lui donner naissance. Je pense que tout le monde m’aura compris, et il y a peut-être plus de rapport qu’on ne saurait le dire entre tous ces caractères relatifs à la phtisie pulmonaire et les caractères relatifs à l’affaiblissement qui détermine, pour ainsi dire forcément, la flacherie chez les vers, IV, 721.
Phylloxéra. A tort ou à raison, je crois que, par le parasitisme, on pourrait arriver à détruire le — : c’est un problème inverse de celui qui a été résolu pour la pébrine ; dans le cas de la pébrine, on a cherché à éloigner le parasite de l’insecte ; dans le cas du — il faudrait tenter de trouver un parasite pour l’insecte, VII, 33, 34.
L’insecte pourrait peut-être être attaqué par les corpuscules de la pébrine, VII, 32, 33.
Un mycélium pourrait être un ennemi du - — , VII, 33.
Physiologie expérimentale. Lettre à la Commission du prix de — , II, 619. Rapport sur le concours pour le prix de — , année 1859, II, 624.
Physiologie végétale. Il y aurait un grand intérêt à résoudre les difficultés que soulève l’étude de la vie des plantes, en commençant par celles où la moindre complication d’organisation rend les conclusions plus faciles et plus sûres. La plante est réduite en quelque sorte chez les mucédinées à l’état cellulaire, II, 133, 294.
Il ne serait pas illogique d’étendre les résultats observés sur les levûres à toutes les plantes et de croire que les matières protéiques des végétaux et peut-être même celles des animaux se forment exclusivement par l’activité des cellules agissant sur les sels ammoniacaux, les sels minéraux de la sève ou du plasma du sang et les matières hydrocarbonées dont la formation dans les végétaux supérieurs exigerait seule le concours des forces chimiques de la lumière verte. Dans cette manière de voir la formation des matières protéiques serait indépendante du grand acte de réduction du gaz carbonique sous l’influence de la lumière. Ces matières ne seraient pas édifiées par les éléments de l’eau, de l’ammoniaque et du gaz carbonique à la suite de la décomposition de ce dernier ; elles se formeraient sur place, dans les cellules mêmes, par une copulation entre les matières hydrocarbonées charriées par la sève et les phosphates de potasse et de magnésie et les sels d’ammoniaque. Enfin, comme, dans la production végétale pai une matière hydrocarbonée et un milieu minéral, la matière hydrocarbonée peut varier beaucoup et qu’on comprendrait difficilement qu’elle se réduisît à ses éléments avant de servir à constituer les matières protéiques,^ on pourrait espérer obtenir autant de matières protéiques distinctes et même de celluloses qu’il existe de matières hydrocarbonées, V, 262.
Voir Chlorophylle, Lumière, Plantes.
Plagièdre. I, 319, 322.
Plantes. Vie des —, II, 133. . , ,. ... . ,
Les êtres les plus élémentaires n’ont besoin ni de chlorophylle, ni de
matière verte, ni de radiations solaires pour édifier les matériaux les plus élevés de l’organisation animale ou végétale, VII, 38.
Voir Chlorophylle, Lumière, Physiologie végétale.
Plâtrage (des vins). On pourrait supprimer la pratique du —, III, 417.
Pneumocoque (ce qu’on appelle aujourd’hui).
Voir Salive (microbe de la).
Pneumoentérite du porc. VI, 524.
Poivre (macération de). La — donne des infusoires spéciaux : la raison en est que, là où le poivre a vécu, ces infusoires existent, V, 37.
Polarisation (rotatoire). Définition, I, 315.
Le phénomène de — exercée par les corps organiques est une action moléculaire, propre à leurs dernières particules, dépendante de leur constitution individuelle (Biot), I, 318. Le phénomène de — accusant une dissymétrie dans les molécules, l’hémiédrie, à son tour, se trouve en étroite connexion avec la dissymétrie des derniers éléments qui composent le cristal, 66. Historique des découvertes sur la - — , 315. Comment Pasteur eut l'idée qu’il pourrait y avoir une corrélation entre l’hémiédrie des tartrates et leur propriété de dévier le plan de — , 322.
Étude des phénomènes relatifs à la — des liquides, I, 19. Application de la — - des liquides à la solution des diverses questions de chimie, 19. Importance de l’arrangement moléculaire sur le phénomène de la —, 20. Déviation du plan de — du tartrate d’ammoniaque dissous, I, 25 ; du tar- Lrate de soude dissous, 25, 26 ; du mélange des tartrates de soude et d’ammoniaque, 25 ; du tartrate de potasse dissous, 26, 27 ; du tartrate double de potasse et de soude dissous, 26 ; du mélange des tartrates simples de potasse et de soude, 26 ; du tartrate double de potasse et d’ammoniaque dissous, 27 ; de l’émétique de potasse dissous, 28 ; de l’émétique d’ammoniaque dissous, 28.
Action des cristaux droits et gauches du paratartrate sur le plan de — , I, 63, 78.
Les molécules des corps isomorphes ont le même pouvoir de déviation du plan de — , I, 27.
Relation entre la forme cristalline, la composition chimique et le sens de la —, I, 61, 65, 77, 81, 117, 121, 125, 198, 203, 328, 415, 436, 460.
La corrélation du phénomène de la — et de l’hémiédrie paraît générale ; est-elle nécessaire ? I, 121, 127, 284.
Disposition générale des faces hémiédriques dans les substances faisant dévier le plan de —, I, 221.
Nouvelle classe de combinaisons isomères faisant dévier le plan de — , I, 223.
Dimorphisme dans les substances faisant dévier le plan de — , I, 264. Isomorphisme entre les corps isomères, les uns actifs, les autres sans action sur le plan de — , 284.
Déviation imprimée aux plans de — par les produits organiques naturels, I, 317. Corrélation de l’hémiédrie et de la — des produits organiques naturels, 323, 400.
Résumé des principes de la dissymétrie moléculaire : Il existe des substances dont le groupement atomique est dissymétrique et ce groupement se traduit au dehors par une forme dissymétrique et par une action de déviation sur le plan de — : bien plus, ces groupements atomiqu'es ont leurs inverses
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
possibles dont les formes sont identiques à celles de leurs images et qui ont une action inverse sur le plan de — , I, 372.
Voir Arrangement molécueaire, Dissymétrie, Hémiédrie et les Rapports, I, 415, 436, 460 ; VII, 435 à 440.
Polémiques.
Voir Controverses.
Polymorphisme. — d’une espèce, V, note 1 de 73.
Populine. Observations optiques sur la — , I, 189.
Porteurs de germes. Voir Germes (porteurs de).
Pouchet. Controverses avec — . Voir Controverses.
Pousse (maladie des vins qui ont la).
Voir Vin.
Poussières atmosphériques. Moyen de recueillir et examen au microscope des —, II, 187, 225, 305, 455. Expériences établissant que les — renferment des corpuscules organisés (infusoires et mucédinées), 189, 226, 233, 339. En dehors des — , il n’y a rien dans l’air qui soit une condition de l’organisation, 191, 204, 310, 342. L’air peut contenir des — d’une façon variable et discontinue, 201. Opinion de Pouchet relative aux — , 225. Expériences avec Pair calciné 1° sur l’eau de levûre sucrée, bouillie, exempte de —, 233 ; 2° sur l’eau de levûre sucrée, ensemencée de - — , 238 ; 3° sur l’urine fraîche ou ensemencée de — , 247 ; 4° sur le lait frais, ou ensemencé de —, 253 ; 5° sur l’eau sucrée albumineuse avec carbonate de chaux, 253. Action comparée de la température sur la fécondité des spores des mucédinées et des germes des — , 278, 309.
Voir Générations spontanées.
Préjugé. Il faut aborder ces difficiles études l’esprit libre de tout — . On devrait, autant que possible, s’y livrer avec l’insouciance, en quelque sorte, d’un chimiste qui se livre à l’analyse d’un minéral, VI, 494,
Prémunition. (Principes de ce qu’on appelle aujourd’hui).
Si dans un milieu de culture on sème des bactéridies et des bactéries communes, les bactéridies ne se développent pas ou très peu et finissent par périr. Même phénomène dans le corps des animaux si on injecte à l’animal des bactéridies associées à des bactéries communes : l’animal ne contracte pas le charbon. Ces faits autorisent peut-être les plus grandes espérances au point de vue thérapeutique, VI, 178.
Presse scientifique. La — a un rôle important dans le progrès des sciences, VII, 376.
Prix. — sur l’acide racémique (1853), I, 468 à 472.
Médaille de Rumford décernée par la Royal Sociely of London (1856), I, 473 à 475.
— de physiologie expérimentale (1859), II, 619 à 627.
— Jecker (1861), II, 631 à 634.
— Alhumbert (1862), II, 635 à 636.
— Jean Reynaud (1866), VI, 894 à 897.
— fondé par le gouvernement autrichien pour l’auteur de la découverte d’un remède curatif ou préventif de la pébrine (1871), IV, 742 à 746.
Grand — de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale (1873), IV, 747 à 750.
Médaille de Copley, décernée par la Royal Society of London (1874), IV, 751 à 752.
Progrès. Le — dans l’ordre matériel ressemble à l’épanouissement de la feuille ou de la fleur, qui n’apparaissent aux regards étonnés qu’après une élaboration lente et obscure de toutes leurs parties, même les plus délicates. Les découvertes, elles aussi, ont leurs germes cachés et invisibles, productifs ou stériles dans la mesure où ils ont été préparés par le génie, le travail, les longs efforts, qui sont pour eux les sources de la vie et de la fécondité, VII, 213.
Prussiate de potasse. Dimorphisme du — . I, 58.
Psorospermies. IV, 35. — de J. Millier, 135.
Puerpérale (Fièvre).
Voir Fièvre puerpérale.
Pus. Formation du — , VI, 128.
Microbe générateur de — (vibrion des eaux communes), VI, 125 à 129. On peut retirer l’organisme pyogénique (microbe générateur de pus) de beaucoup d’eaux communes, 137, 153.
Association du microbe générateur de — avec le vibrion septique, VI, 128. Association du microbe générateur de — avec la bactéridie charbonneuse, 128, 129.
Voir Abcès.
Pustule maligne. Voir Charbon.
Putréfaction. II, 175 ; III, 85. Toutes les fois que les matières animales et végétales s’altèrent spontanément en développant des gaz fétides, on dit qu’il y a -, II, 175.
Les animalcules vivant sans oxygène libre sont les ferments de la — , II, 163. La fermentation, la — et la combustion Tente sont les trois phénomènes naturels qui concourent à la destruction de la matière organisée, 165. La fermentation butyrique est, par la nature de son ferment, un phénomène exactement du même ordre que la — proprement dite, 177.
Recherches sur la — II, 175. Elle est déterminée par des ferments organisés du genre vibrion, 176 ; V, 228, 234. — au libre contact de l’air, II, 178. — à l’abri de l’air, 179. — des substances solides, 180. — des œufs, 437, 654. Depuis longtemps on a espéré déduire des études sur la — des conséquences pratiques pour la connaissance des maladies putrides, II, 175.
Condition de développement de la — : les infusoires agissent d’abord, ils soustraient l’oxygène ; puis les vibrions-ferments commencent à se montrer et la — se déclare aussitôt, II, 177.
Critique du ferment soluble de la — , d'écrit par le Dr Panum, VI, 117.
Marche de la — : ce que devient un animal après sa mort, II, 180.
Il n’y a aucune similitude de nature ni d’origine entre la — et la gangrène, II, 181 ; VI, 36.
Lettre au Ministre de l’Instruction publique (1859) sur la fermentation, la
— : Tout annonce que c’est à des causes de cette nature que les maladies contagieuses doivent leur existence, III, 481.
Je ne crois pas qu’il existe dans la science, aussi bien en médecine qu’en chirurgie, un seul exejnple authentique, sérieusement, rigoureusement étudié, dans lequel on aurait trouvé un organe ou une portion d’organe en
— en dehors d’une action manifeste des ferments. Ces ferments proviennent de l’extérieur, VI, 6 à 9.
Jamais la — de l’œuf ne se produit en l’absence de ferments organisés, VI, 7, 38. Quand un œuf se putréfie spontanément, la — résulte de la pénétration dans l’œuf d’organismes microscopiques venus du cloaque ou de l’oviducte de la poule (recherches de Gayon), 7, 22, 40, 66 à 68.
Lorsque deux substances putrescibles sont en présence, l’une d’elles peut entrer en — sans que l’autre éprouve la moindre modification, VI, 19. Expériences de Chauveau sur la - — qui s’effectue dans le testicule d’un bélier auquel on a inoculé, avant le bistournage, des vibrions ou des bactéries ; un testicule prélevé sur un autre bélier par le bistournage, sans inoculation préalable, subit la dégénérescence graisseuse, VI, 19.
Discussions à l’Académie de médecine sur la — , VI, 1 à 20. Discussions avec Colin, 8, 9, 13 à 16.
Je tiens aujourd’hui de la manière la plus claire et en même temps la plus générale le secret de tous les phénomènes de la — et de la fermentation. Et les applications de mes idées me semblent immenses. Ainsi (Dieu veuille que cela ne soit pas une illusion) je me trouve préparé pour aborder ce grand mystère des maladies putrides dont je ne puis détacher ma pensée, quoique j’en mesure et la difficulté et le danger, VII, 8.
Voir Fermentation, Gangrène, Vibrion septique.
Pyrite. Dimorphisme de la — , I, 57.
Quartz. Tout porte à croire que le pouvoir actif du — vient de la disposition géométrique des molécules physiques, I, 21.
Propriétés optiques et cristallographiques, I, 118, 153, 308, 310.
Déviation du plan de polarisation, I, 317.
Faces héiniédriques, I, 319, 322.
Toute dissymétrie moléculaire est absente dans le — , I, 332.
Quinicine. I, 253, 340, 367.
Quinidine. I, 250, 254, 366, 367, 368.
Action de la chaleur sur la —, I, 255. Iodhydrate de —, 368.
Quinine. Combinaisons isomères des tartrates acides droit et gauche de - , I 236. Avantage qu’il y aurait à remplacer la — par la cinchonidine, 366.
Quinoïdine. I, 256.
Quinquina. Alcaloïdes des — . I, 252, 366.
Racémate. I, 115. — double de soude et d’ammoniaque, 87.
Voir Acide racémique, Dextroracémate de soude et d’ammoniaque, Lévora- CÉMATE, PaRATARTRATE.
Rage. De toutes les maladies, la — paraît être celle dont l’étud'e offre le plus de difficulté, VI, 575. La salive était la seule matière où l’on eût constaté la présence du virus de la — , 575. La salive inoculée par morsure ou par injection dans le tissu cellulaire ne communique pas la — à coup sûr, 575. En outre, l’incubation de la — dans ces conditions est longue, d’une durée variable, 575.
La — mue et la — furieuse procèdent d’un même virus, VI, 576.
Les symptômes de la — dépendent des points du système nerveux où le virus se localise, VI, 576.
Le virus de la — se rencontre dans le bulbe, dans tout ou partie de l’encéphale, dans la moelle, dans les nerfs et dans les glandes salivaires, VI, 577, 580, 574.
Le bulbe rachidien d’un animal ou d’un homme mort de — est toujours virulent, VI, 577.
Le virus rabique peut exister dans le liquide céphalo-rachidien, mais sa présence n’y est pas constante, VI, 581. Ce liquide peut donner la — quand il est limpide ; il ne peut pas la donner quand il est opalescent, 581.
Pour développer la — rapidement et à coup sûr il faut recourir à l’inoculation à la surface du cerveau, dans la cavité arachnoïdienne, à l’aide de la trépanation, VI, 574, 577. La — se déclare ainsi chez le chien au bout de 6, 8 et 10 jours, 574, 577.
Inoculation de la matière rabique dans le système circulatoire, VI, 577. — silencieuses, 577. — médullaires, 577, 580. L’inoculation de la salive ou du sang de rabique, non suivie de mort, par injection intraveineuse chez le chien ne préserve pas ultérieurement de la — à la suite d’une inoculation nouvelle de matière rabique pure faite par trépanation ou par inoculation intraveineuse, 577, 578.
Cas de guérison spontanée de — , VI, 578. Un chien inoculé, après avoir manifesté les premiers symptômes de la — , s’est guéri ; réinoculé à deux reprises par trépanation, il n’a pu devenir enragé, d’où possibilité d’une préservation, 578.
Modes de conservation du virus rabique avec sa virulence dans l’encéphale et dans la moelle, VI, 577, 581.
Essais infructueux de cultures du virus rabique soit dans le liquide céphalorachidien, soit dans d’autres substances et même dans la substance nerveuse fraîche extrade ù l’état de pureté d’animaux sacrifiés en pleine santé, VI, 581, 599.
Le bulbe rabique montre, à l’examen microscopique, des granulations moléculaires plus fines, plus nombreuses que le bulbe sain, VI, 581. Mode d’isolement de ces granulations, 581. Ces granulations sont-elles le microbe de la — ? note 1 de 582.
Quand on inocule le virus rabique dans une veine ou sous la peau, c’est ordinairement la — paralytique qui se manifeste, VI, 582. La trépanation, au contraire, donne le plus souvent la — furieuse, 582. On peut obtenir la —
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
furieuse par l’inoculation intraveineuse ou hypodermique, à la seule condition de se servir de très petites quantités de virus, 582.
L’inoculation du virus rabique, dilué au delà d’une certaine limite, est sans effet, VI, 582. Les inoculations de petites quantités ne créent pas l’immunité,
On peut rencontrer exceptionnellement la disparition des premiers symptômes de la — avec reprise du mal assez longtemps après, chez le chien et chez le lapin, VI, 578, 583. Ce fait s’observe assez souvent chez la poule,
Caractères de la — chez la poule, VI, 583.
Durée d’incubation de la — chez le lapin, VI, 587, 596, 604, 650, 668 ; chez le cobaye, 598.
Atténuation présumée du virus rabique par action du froid, VI, 583. Passage prétendu de la — de la mère au fœtus, VI, 583.
La propagation du virus de la périphérie aux centres nerveux se réalise par les nerfs et probablement aussi par le système sanguin, VI, 583, 584. Évaluation de la virulence du virus rabique par la durée d’incubation à la suite de la trépanation, VI, 594, 595.
Existe-t-il des chiens naturellement réfractaires à la — ? VII, 78, 79.
Le passage du virus rabique par diverses espèces animales (lapin, cobaye, poule, singe) permet de modifier la virulence de ce virus. Lorsque, par des passages successifs, le virus a atteint une sorte de fixité propre à chaque race, la virulence de ce virus est loin d’être la même, et diffère sensibleblement de la virulence de la — canine, VI, 584.
Atténuation d’un virus par passage de singe à singe, VI, 586, 599. Si l’on passe du chien au singe et ultérieurement de singe à singe, la virulence du virus rabique s’affaiblit à chaque passage, 586. Lorsque la virulence a été diminuée par ces passages de singe à singe, si le virus est ensuite reporté sur le chien, sur le lapin, sur le cobaye, il reste atténué, 586. L’atténuation dans ces conditions peut être amenée jusqu’au point de ne jamais donnei la au chien en créant néanmoins pour cet animal un état réfractaire,
Exaltation du virus par passages de lapin à lapin, de cobaye à cobaye, VI, 586, 596, 598. Quand la virulence est exaltée et fixée au maximum sur le lapin, elle passe exaltée sur le chien, 586.
Les faits de passages du virus rabique par animaux, tels que lapin et singe, permettent d’avoir des virus rabiques atténués de diverses forces, permettant de rendre les chiens réfractaires à la — , VI, 587, 599. Demande de nomination d’une Commission pour contrôler ce fait, 588. Rapport de la Commission, 753 à 758, 857 à 858, 600 à 602. .
Microbes pathogènes et vaccins (communication sur la faite au Congres
de Copenhague de 1884), VI, 590 à 602.
La méthode de prophylaxie par des virus rabiques de forces diverses provenant de passages sur animaux était d’application difficile et exposait à des accidents. Pasteur parvient à une autre méthode, pratique, prompte et sûre VI 603 à 610. Obtention d’un virus rabique pur, toujours identique a lui-même’ à la suite de passages successifs par le lapin, 604. Les moelles rabiques sont suspendues dans un air sec ; la virulence disparaît lentement jusqu’à s’éteindre tout à fait, 604. Moyen de rendre un chien réfractaire a ia 1 par inoculation sous la peau de moelles de plus en plus récentes,
Une moelle chauffée, rendue non virulente, a pu
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES
être vaccinale, VI, 550, 647.
L’état réfractaire peut résulter d’inoculations successives, chacune non virulente, grand fait qui pourra devenir dans l’application de la nouvelle méthode de prophylaxie de la — un progrès essentiel et ouvrir la voie la plus féconde à la prophylaxie d’autres maladies virulentes, VII, 407.
A plusieurs reprises j’ai obtenu des séries de moelles dont aucune, inoculée par trépanation à des lapins, n’avait donne la — et qui neanmoins avaient produit l’état réfractaire chez des chiens ou des cobayes auxquels on les avait inoculées, VI, 649.
La première vaccination antirabique pratiquée chez l’homme, VI, 605 à 607, 613, 618, 678.
Pour interpréter le mode d’action de la méthode de vaccination par les moelles rabiques il y a plusieurs hypothèses : diminution progressive de la virulence des moelles au contact de l’air sec ; ou appauvrissement en quantité du virus rabique contenu dans les moelles ; ou le virus rabique serait formé de deux substances distinctes et, à côté de celle qui est vivante, il y en aurait une autre, non vivante, ayant la faculté d arrêter le développement de la première, VI, 608, 609, 644, 645 ; VII, 406 ; autrement dit, une matière vaccinale serait associée au microbe rabique, celui-ci gardant sa virulence propre, intacte, dans tout’es les moelles en dessiccation, mais s y détruisant progressivement et plus vite que la matière vaccinale, VI, 645
La seconde vaccination antirabique chez l’homme, VI, 609, 613, 618, 679. Félicitations de Vulpian, Larrey et de Bouley après la communication de Pasteur sur la méthode pour prévenir la — après morsure, VI, 610 à 612. Résultats de l’application de la méthode pour prévenir la — après morsure, VI, 612 à 619. Pour convaincre les personnes prévenues ou hostiles, j’ai dressé des statistiques très sévères, j’ai exigé des certificats constatant l’état rabique du chien, je n’ai pas voulu traiter des personnes mordues dont les vêtements n’avaient pas été visiblement troués ou lacérés par les crocs de l’animal. Dans un certain nombre de cas suspects l’état rabique du chien a été établi par des inoculations de la matière nerveuse à des lapins ou à des cobayes, 613, 614. Sur 350 mordus vaccinés, 1 seul décès : Louise Peltier, 617, 680 ; démonstration que le virus qui a fait mourir Louise Peltier était le virus du chien et non celui des inoculations préventives, 618. Attaques contre Pasteur, 627 à 681.
Nécessité de créer un établissement vaccinal contre la — , VI, 619, 620, 621, 758, 760.
Nouvelle statistique de personnes traitées par la vaccination antirabique, VI, 623 à 627.
Décès de Russes vaccinés après morsures par des loups enragés, VI, 623 à 627, 635, 681, 890.
Nouvelle statistique, VI, 627 à 632.
Modification du traitement en le faisant plus rapide et plus actif pour tous les cas, et plus rapide et plus énergique encore pour les mordus de la face ou pour les morsures profondes et multiples, VI, 626, 632, 633, 634, note 1 de 640.
Expériences sur le chien, montrant qu’après inoculation intracrânienne du virus de la — des rues au chien on peut produire l’état réfractaire, VI, 634, 635, note 1 de 640, 657, 658.
Résultats des vaccinations dans les Instituts antirabiques de l’étranger, VI, 638 à 644.
Changements profonds qui s’établissent dans les propriétés du virus rabique
de chiens des rues lorsqu’on le fait passer de lapin à lapin un grand nombre de fois, VI, 650. Au début, l’incubation chez le lapin est de 15 jours ; la duree d’incubation décroît progressivement jusqu’à 6 jours, le virus rabique de passages par lapins est désormais fixé, 650, 668. Plus on s’éloigne du \irus du début, moins l’inoculation hypodermique est susceptible de déterminer la —, tout en donnant lieu cependant à un état réfractaire, 651. Durée de l’immunité chez les^ chiens vaccinés, VI, 651.
Réponses aux critiques de von Frisch sur les vaccinations antirabiques, VI, 652 à 658.
Note accompagnant la présentation du Rapport de la Commission anglaise de la dont la conclusion était une expression de confiance entière 'et unanime, VI, 659.
Lettre à propos de la mort par la — de Lord Doneraile qui fut mordu par un renard enragé et fut traité seulement onze jours après les morsures, VI, 661 à 664.
Considérations sur la fausse —, VI, 665, 666.
L’accroissement de la virulence par les passages de lapin à lapin est plus ou moins lent selon les virus rabiques, VI, 669.
Traitement de la — au Brésil, VI, 670.
La — (article résumant l’histoire de la — , la méthode de traitement par les vaccinations préventives, les attaques contre la méthode, les résultats), VI, 672 à 688.
Causerie sur la — (faite à l’Association amicale des anciens élèves de l’École Centrale des Arts et Manufactures), VII, 363 à 371.
Controverses a l’Académie de médecine : Attaques de Peter contre les vaccinations antirabiques. VI, 761. Discussion entre Dujardin-Beaumetz, Larrey, Brouardel, Chauveau, Verneuil, d’une part, Peter d’autre part, 763 à 767. Suite de la discussion : Grancher répond à Peter, au nom de Pasteur, 767 à 771 ; intervention de Dujardin-Beaumetz, 771, 776 à 779, de Brouardel 779 à 783. Nouvelle attaque de Peter, 783 à 795. Réponse de Brouardel, 795 à 797. Suite de la discussion : le Secrétaire perpétuel rapporte des faits concernant des soldats russes venus subir le traitement antirabique à Paris, puis lit une lettre de Grancher donnant les statistiques des vaccinations antirabiques à l’Institut Pasteur, 797 à 800 ; nouvelle attaque de Peter, 800 à 811 ; réponse de Vulpian, 812 à 825 ; de Brouardel, 826 à 831. Intervention de Peter après le retour de Pasteur à l’Académie de médecine, à la suite de sa maladie, 833, 834. Réponse de Pasteur, 834. Nouvelle intervention de Peter, 836 à 844. Réponse de Brouardel, 844 à 857. Intervention de Villemin, 857, de Charcot, 858.
Statistiques de l’Institut Pasteur pour le traitement préventif de la — , VI, 671, 860 à 870, 884.
Rapport de la Commission anglaise d’enquête sur le traitement de la — , VI, 870 à 883.
Travaux de Roux et Nocard sur la — , VI, 884.
Communications au Conseil d’Hygiène publique à propos de la —, VI, 885 à 893.
Attribution du prix Jean Reynaud à Pasteur pour ses travaux sur la — (Rapport de Vulpian), VI, 894 à 897.
Voir Salive (microbe de la).
Raisin. Levûre du — , II, 151, 152, 153, 154, 155 ; V, 125.
La levûre alcoolique de la bière est-elle identique à la levûre du — ? II, 155, 373.
Le suc naturel du — , exposé au contact de l’air, privé de ses germes, ne peut ni fermenter ni donner naissance à des levûres organisées, II, 369, 372, 378, 427 ; VI, 59.
Le germe de la levûre qui fait le vin provient de l’extérieur et non de l’intérieur des grains de — , II, 385, 396, 403, 428 ; V, 49, 54, 56, 126. Les poussières de la surface des grains de — et du bois de leurs grappes au moment de la maturité du raisin renferment des cellules germinatives donnant des levûres, 126 à 130. La levûre apparaît vers l’époque de la maturité du — et disparaît pendant l’hiver pour ne se montrer de nouveau qu’à la fin de l’été, 130. Même à l’époque de la grande maturité du — , tous les grains sont loin de porter, chacun individuellement, des germes de levûre, 133. Stérilité des germes de levûre quand on conserve les grappes de — pendant un temps suffisant, 135.
Expérience de Gay-Lussac relative au départ de la fermentation du moût de — par l’action de l’oxygène de l’air, son interprétation, II, 427 ; V, 53, 54 à 62.
L’expérience de fermentation du moût dë — quand on fait arriver de l’air ne peut se reproduire à toute époque de l’année, II, 429.
Les — sont souvent dans l’impossibilité de fermenter quand on les écrase par petites parties au contact de l’air, II, 453.
Pasteur propose la nomination d’une Commission par l’Académie des sciences pour trancher la question en litige entre Fremy et lui sur la provenance de la levûre qui fait fermenter le moût de — dans la cuve de vendange, II, 405, 410.
Jusqu’à quelle époque, après la vendange, les germes de la surface du bois des grappes gardent-ils la faculté de donner de la levûre ? V, 135.
Les germes diffèrent sur les grains et le bois des grappes suivant les époques de la végétation du • — , V, 136.
Explication de la méthode de Thomery pour conserver les — plusieurs mois après la récolte, II, 453.
Expérience des serres vitrées pour soustraire les grappes" aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains : les grains des grappes de plein air fermentent par les levûres du — ; les grains des grappes sous les serres ne fermentent pas, II, 541 à 547. La présence d’un ferment soluble existe pour Claude Bernard dans le jus du — mûr, surtout dans les jus des grains pourris, 532.
Le grain de — mûr entre en décomposition, à l’abri de l'air, par une sorte de vie continuée de ses cellules ou, au contact de l'air, par l’influence d’êtres microscopiques inférieurs, II, 534.
L’oxygène de l’air se fixe sur les grains de — écrasés et forme des produits alcooliques, II, 572.
L’alcool prend-il normalement naissance pendant la maturation des grains de — ? II, 574.
L’oxygène de l’air est nécessaire à la fermentation du moût de — , III, 170, 324, 391 ; V, 54.
Fermentation du moût de — , III, 473.
Le moût de — éprouve la fermentation alcoolique régulière, par opposition avec le moût de bière qui donne lieu à des fermentations spontanées, V, 9. Gaz contenus dans le moût de — , III, 176, 181, 393 ; dans le moût de — mûr, 183 ; non mûr, 183.
INDEX ANALYTIQUE ET SYJNTHÉTIQUE
Dosage de l’acidité totale du moût de — , III, 311.
Dosage du sucre du moût de — , III, 314.
Grains de — plongés dans le gaz carbonique, V, note 1 de 131, 210, note 1 de 210, 211, 212, 213. Voir Fruit.
Pourquoi le goût de la vendange diffèr'e-t-il de celui du — ? III, 461 ; V, note 1 de 210.
Influence de l’acide carbonique sur le goût et la saveur du moût de — , II, 393.
Je ne serais pas surpris que, par la conservation des — en grappes dans une atmosphère d’acide carbonique, on ne parvienne peut-être à créer des vins et des eaux-de-vie qui offriraient des propriétés spéciales et peut-être avantageuses, commercialement parlant, II, 393 ; III, 464.
Expériences sur le suc intérieur des grains de — , V, 49 ; résultats, 50. Étude de la poussière recouvrant les grains de — et la grappe de — à diverses époques, V, 126 ; à l’époque de la vendange, 129.
Voir Fermentation alcoolique, Fruit, Générations spontanées, Levûre alcoolique, Mycoderma vini, Saccharomyces pastorianus.
Rajeunissement. — , par le contact de l’oxygène, des cellules de levûre vieillies, usées, II, 580 ; V, 111, 114, 115, 165, 194.
— , du saccharomyces pastorianus, V, 139 à 145.
Raulin (liquide de). II, 363, 368 ; V, note 1 de 76, 260.
Récidive. La non — des maladies virulentes paraît générale, VI, 293, 294.
Non — du choléra des poules, VI, 301, 305 ; du charbon, 290, 316 à 322. Voir Immunité.
Religion. Il n’y a ici ni — , ni philosophie, ni athéisme, ni matérialisme, ni spiritualisme qui tienne. Je pourrais même ajouter : Comme savant peu m’importe. C’est une question de fait ; je l’ai abordée sans idée préconçue, aussi prêt à déclarer, si l’expérience m’en avait imposé l’aveu, qu’il existe des générations spontanées, que je suis persuadé aujourd’hui que ceux qui
les affirment ont un bandeau sur les yeux, II, 334.
Prétendre introduire la — dans la science est d’un esprit faux. Plus faux encore est l’esprit de celui qui veut introduire la science dans la , paice qu’il est tenu à un plus grand respect de la méthode scientifique, VI, 55. Je proteste énergiquement contre l’immixtion de la science dans les questions d’origine et de fin des choses. Malheureusement il y a aujouid’hui un courant de libre pensée, dans la mauvaise acception du mot, qui voudrait absolument introduire la science dans ces questions. La science ne doit s’inquiéter en quoi que ce soit des conséquences philosophiques de ses travaux. Si par le développement de mes études expérimentales j’arrivais à démontrer que la matière peut s’organiser d elle-même en une cellule ou en un être vivant, je viendrais le proclamer dans cette enceinte avec la légitime fierté d’un inventeur qui a la conscience d’avoir fait une découverte capitale, et j’ajouterais, si l’on m’y provoquait : Tant pis pour ceux dont les doctrines ou les systèmes ne sont pas d’accord avec la vérité des faits naturels. C’est avec la même fierté que je vous ai dit tout a 1 heure en mettant mes adversaires au défi de me contredire.: Dans 1 état actuel de la science, la doctrine des générations spontanées est une chimère. Et j’ajoute avec la même indépendance : Tant pis pour ceux dont les idées
ŒUVRES DE l'ASTEUR
philosophiques ou politiques sont gênées par m'es études. Est-ce à dire que dans mon for intérieur et dans la conduite de ma vie je ne tienne compte que de la science acquise ? Je le voudrais que je ne le pourrais pas, car il faudrait me dépouiller d’une partie de moi-même. En chacun de nous il y a deux hommes : le savant, celui qui a fait table rase, qui par l’observation, l’expérimentation et le raisonnement veut s’élever à la connaissance de la nature, et puis l’homme sensible, l’homme de tradition, de foi ou de doute, l’homme de sentiment, l’homme qui pleure ses enfants qui ne sont plus, qui ne peut, hélas ! prouver qu’il les reverra, mais qui le croit et l’espère, qui ne veut pas mourir comme meurt un vibrion, qui se dit que la force qui est en lui se transformera. Les deux domaines sont distincts et malheur à celui qui veut les faire empiéter l’un sur l’autre, dans l’état si imparfait des connaissances humaines, VI, 57. Je ne sais rien de plus bête que la persécution de l’idée religieuse dans le temps où nous sommes et qu’on applique le beau mot de libre pensée à ce qui en est la négation, VII, 358.
On ne demande pas à un malheureux : De quel pays ou de quelle — es-tu ? on lui dit : tu souffres, cela suffît, tu m’appartiens, et je te soulagerai !
Voir Générations spontanées, Philosophie, Vie.
Résistance vitale. Expériences de Pouchet sur la — des germes, II, 358.
Respiration. Les effets de la — me paraissent devoir être envisagés d’une autre manière qu’on ne le fait communément. Mes vues sur ce sujet m’ont été suggérées par les propriétés des cellules de la levûre de bière. Les cellules de la levûre reçoivent de la présence du gaz oxygène une vie, une activité extraordinaires. Si l’oxygène est présent, les cellules s’entretiennent dans un état de jeunesse et d’activité remarquables ; elles reçoivent de cette absorption comme une impulsion, une excitation ; elles sont mises dans un état de vie et de santé qui leur permet de prolonger leur vie pendant un assez long temps, sans plus avoir besoin de gaz oxygène, et de
façon à devenir des ferments énergiques. Une absorption répétée d’oxygène donne aux cellules une sorte de jeunesse permanente qui leur permet de poursuivre leur nutrition, leur multiplication à l’abri de l’air, et qui entretient par suite à un haut degré l’activité de la fermentation qu’elles peuvent provoquer. Je suis très porté à croire que dans l’économie animale il se passe des phénomènes du même ordre, c’est-à-dire que l’oxygène n’agit pas seulement comme source d’oxygène qui s’absorbe et qui opère des combustions, mais qu’il donne aux cellules une activité, une jeunesse d’où elles tirent la faculté d’agir ensuite et aussitôt après, en dehors de l’influence de
l’oxygène libre, à la manière des cellules-ferments. L’oxygène porté par les
globules du sang n’irait donc pas opérer par tout le corps des combustions, mais donner seulement aux cellules des organes une excitation, un état de vigueur et de santé propres à les faire fonctionner comme des cellules anaérobies, c’est-à-dire vivant en dehors de toute' participation du gaz oxygène libre et provoquant des phénomènes de fermentation. Sans cesse, dans le temps d’une inspiration et d’une expiration, l’oxygène communiquerait aux cellules l’activité dont il s’agit, suivie du fonctionnement de ces cellules comme cellules-ferments, II, 579, 580, 581.
Voir Oxygène.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Rouget des porcs. Mortalité par le —, VI, 524.
Le — est produit par un microbe, facilement cultivable, VI, 524, 529. Son aspect, 524. Inoculé au porc il amène promptement la maladie et la mort avec les caractères habituels du — spontané, 524, 529. Le Dr Klein s’est trompé sur la nature et les propriétés du parasite du —, 524, 528, 529.
Le — ne récidivé pas, VI, 525.
Vaccination du — à l’aide -du virus mortel atténué de cette maladie, VI, 525, 527 à 534. La vaccination par le microbe du — présente des difficultés qui tiennent à l’existence en France de nombreuses races de porcs, dont les réceptivités pour le — sont très variables, d’où nécessité de vaccins appropriés, 529, 530. Résultats de cette vaccination, 530. Durée de l’immunité,
Exaltation de la virulence pour le porc du microbe du — après passages du microbe de pigeon à pigeon, VI, 533.
Atténuation de la virulence pour le porc du microbe du — par passages du microbe de lapin à lapin ; les porcs inoculés avec le sang des lapins sont malades mais guérissent ; après leur guérison ils sont vaccinés contre le — mortel, VI, 533, 534.
Saccharomyces. Fermentation alcoolique par le — , II, 546, 547. Saccharomyces apiculatus. V, 125, 133, 136, 181. Origine du —, 126. Saccharomyces ellipsoideus. V, note 1 de 136, 181, 182.
Saccharomyces exiguus. V, 151.
Saccharomyces pastorianus (Levûre de Pasteur). V, 125, 133, note 1 de 150, 151, 259. Origine du — , 126. Polymorphisme du — 137. Affinités entre le — et les dematium, 137.
Les aspects différents du — au cours de la fermentation, V, 138. Le bourgeonnement ne se fait pas de la même manière lorsqu’une cellule est toute jeune ou qu’elle a vieilli hors d’un milieu nutritif, 139. Mode de vieillissement, 139. Mode d’épuisement de la levûre sans la faire périr, 140, note 1 de 141. Mode de rajeunissement, 139 à 145.
La levûre — doit être un organe détaché d’un végétal plus complexe, V, 147. La levûre fait partie de la levûre du raisin et de celle des fruits domes¬
tiques, de beaucoup de levûres spontanées en général, V, 158.
Variétés de — , V, 151.
Aspects différents du —, suivant le milieu sur lequel il a poussé, V, note 1 de 171.
Aspect physique du — à la surface des liquides, V, 173.
Le goût vineux de la bière paraît dû au —, V, 178.
Le — parmi les levûres de la vendange, V, 181.
Sainte-Claire Deville (Henri). Discours prononcé aux funérailles de — , VII, 319 à 321.
Saint-Hilaire (Isidore Geoffroy). Discours prononcé sur la tombe d’ -, VII, 269 à 270.
Salicine artificielle. Observations optiques sur la — . I, 189. Comparaison optique de la salicine naturelle avec la — de M. Piria, 195.
Salive (microbe de la). Inoculation à des lapins de la salive provenant d’un enfant mort de rage à l’hôpital Ste-Eugénie, VI, 395, 553, 557, 559, 560. La maladie obtenue n’est pas la rage, 554, 556, et n’est pas la septicémie, 555, 556. J’ignore les relations de cette maladie avec la rage, 554, 556, 557, 558, 564, 565. Discussion avec Colin, 558, 565, 568, 569, 570, 571, 572. A la suite de cette discussion une Commission est nommée, 570. Rapport de cette Commission, 751 à 753. Aspect du — dans les cultures et dans le sang, 557, 561, 562. Milieux de culture du — , 562.
Inoculation du — aux cobayes adultes qui restent indifférents, VI, 395, 532, 563. Le — est au contraire très virulent pour le lapin, 532, 563.
Inoculation du — au chien, VI, 554, 555.
Le — est trouvé dans d’autres cas de rage, VI, 367, 368, 570.
La salive de personnes enragées contient, outre le virus rabique non caractérisé encore par un microbe cultivable, un virus formé par un microbe spécial, qu’on peut cultiver facilement, et des microbes divers capables d’amener la mort du lapin par des désordres purulents très abondants et des accidents d’ordre septique, VI, 398.
La salive d’enfants morts de maladies diverses a amené la mort des lapins par le microbe dont il s’agit, enfin ce microbe a été retrouvé dans des salives de personnes en pleine santé : il est donc évident qu’il est indépendant du virus rabique, VI, 399, 571.
Cet organisme doit être un de ceux qui habitent les premières voies digestives, VI, 571.
Je n’ai jamais dit que c’était le microbe de la rage, VI, 368, note 1 de 399. Atténuation du - — par l’action de l’oxygène de l’air, VI, 399, 400, 401.
Le — exalte sa virulence par passages de cobayes à cobayes jeunes, et arrive facilement à tuer les cobayes plus âgés, VI, 532.
Le — après avoir accru sa virulence par passages successifs à travers le corps des cobayes se montre ensuite moins virulent qu’auparavant vis-à-vis des lapins, VI, 532. Dans ces nouvelles conditions il donne au lapin une maladie guérissable spontanément et le lapin devient réfractaire au microbe qui dans les conditions ordinaires est mortel pour lui, 532 ; VII, 81.
Milieu de culture du —, VI, 562.
Discussion avec Peter à propos de la maladie nouvelle provoquée par le — , VI, 450 à 452.
Discussion avec Colin au sujet du — , VI, 558, 565, 568, 569, 570, 571, 572.
Sang. Le — , retiré de la veine ou de l’artère, peut se conserver au contact de l’air privé de ses germes sans s’altérer, II, 170, 353, 373, 379, 380 ; V, 45 ; VI, 15, 59.
Cristaux du — , II, 170 ; V, note 1 de 45.
Comparaison entre la combustion produite par le mycoderma aceti et la combustion respiratoire qui s’effectue par les globules- du — , III, 61.
Sang de rate. VI, 162, 427. Guérison du — par l’emploi de la craie, 163.
Voir Charbon.
Saprophyte (Ce qu’on appelle aujourd’hui).
Les microbes peuvent être dépourvus de toute virulence, VI, 118.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Tout noire canal intestinal est rempli d’organismes microscopiques qui ne nuisent pas à notre santé. La physiologie générale de l’économie humaine nous apprend qu’il n’y a aucun inconvénient pour nous à avoir de ces organismes, IV, 720.
L homme porte sur lui ou dans son canal intestinal sans grand dommage les germes de certains microbes, prêts à devenir dangereux lorsque, dans des corps affaiblis ou autrement, leur virulence se trouve progressivement renforcée, VI, 337. t.
Le corps humain dans l’état de santé est fermé aux organismes microscopiques, quoique le canal intestinal soit rempli de certains d’entre eux et que, sans nul doute, parmi ceux-ci, il en est qui pourraient devenir très redoutables s’ils pénétraient dans un état de pureté suffisant à travers les parois du canal intestinal, VI, 498.
Un organisme microscopique inoffensif pour l’homme ou pour tel animal est un être qui ne peut se développer dans notre corps ou dans le corps de cet animal ; mais rien ne prouve que, si cet être microscopique venait à pénétrer dans une autre espèce, il ne pourrait l’envahir et la rendre malade, VI, 337.
Les organismes inférieurs, même les plus semblables en apparence, peuvent être les uns dangereux, les autres inoffensifs, et c’est fort heureux, car l’homme en est pour ainsi dire infecté, VI, 5.
— devenant pathogènes par affaiblissement du terrain : voir Flacherie et
Terrain.
Saveur. Le corps actif dissymétrique qui interviendrait dans l’impression nerveuse, traduite par une saveur sucrée dans un cas et presque insipide dans l’autre, ne serait autre chose que la matière nerveuse elle-même, matière dissymétrique comme toutes les substances primordiales de la vie, I, 387.
Science. Dans les — expérimentales on a toujours tort de ne pas douter alors que les faits n’obligent pas à l’affirmation, II, 629.
La théorie est mère de la pratique ; sans elle la pratique n’est que la routine donnée par l’habitude ; la théorie seule fait surgir et développe l’esprit d’invention. C’est à nous surtout qu’il appartiendra de ne point partager l’opinion de ces esprits étroits qui dédaignent tout ce qui, dans les —, n’a pas une application immédiate, VII, 131.
Il n’existe pas de — appliquée, mais seulement des applications de la —, III, 464.
Il n’y a pas de — appliquées. L’union même de ces mots est choquante. Mais il y a des applications de la —, ce qui est bien différent. Puis, à côté des applications de la —, il y a le métier représenté par l’ouvrier plus ou moins habile. L’enseignement du métier est l’apprentissage, VII, 187, 188. Il n’existe pas une catégorie de — auxquelles on puisse donner le nom de
— appliquées. Il y a la — et les applications de la — liées entre elles comme le fruit à l’arbre qui l’a porté, 215.
La — pure, dans ce qu’elle a de plus élevé, ne peut avancer d un pas sans foire profiter tôt ou tard l'es applications industrielles de ses précieux
résultats, VII, 6.
L’Allemagne a porté ses efforts sur les progrès de la — dans ce qu’ils ont de plus désintéressé ; elle a compris qu’il n’existe pas de — appliquées, mais seulement des applications de la —, VII, 218.
Ayant toujours l’application pour but, je ne la livrerai à vos espiits qu’avec l’appui solide et sévère des principes scientifiques sur lesquels elle repose. Dépouillée de ces principes, l’application n’est plus qu’un ensemble de recettes. Elle constitue ce qu’on appelle la routine. Or, avec la routine le progrès est possible, mais il est d’une lenteur désespérante, VII, 234.
Pas d’immixtion de la religion dans la — , VI, 57.
La — vit de solutions successives données à des pourquoi de plus en plus subtils, de plus en plus rapprochés de l’essence même des phénomènes, V, 256.
Dans les — d’observation on ne peut pas toujours prouver mathématiquement, mais elles valent beaucoup et assez, selon moi, pour que tout esprit non prévenu les accepte, VI, 39.
Il n’en est pas des — d’observation comme des mathématiques, et la démonstration absolue, rigoureuse d’une négation n’est pas possible, VI, 54.
Dans les — dites d’obs'ervation, l’illusion est si facile quand on ne s appuie que sur l’observation ! VI, 128.
En réfléchissant sur l’utilité qu’il y aurait à assurer plus vite l’acquisition définitive des vérités scientifiques, il m’est arrivé de former un vœu, bien superflu sans doute, parce que sa réalisation me semble fort difficile. J’ai regretté souvent qu’il n’y eût pas auprès de chaque académie ou société savante une sorte de laboratoire de contrôle où l’on s efforcerait de sépaiei l’ivraie du bon grain dans cet ensemble chaque jour plus grand des nouveautés de la — . Mais où trouver les hommes capables de se dévouer à une pareille œuvre ? Ceux qui seraient assez autorisés et doués d’invention pour s’en charger avec fruit préféreront toujours aller en avant pour leur propre gloire, au Heu de s’attarder à vérifier les travaux d autrui, VI, 216.
Il y a quelques semaines, dans de brillants comités secrets dont je ne suis jamais sorti sans être émerveillé par le talent de parole que j’y avais entendu déployer, vous vous demandiez comment l’Académie pourrait introduire, à un plus haut degré, dans ses travaux et dans ses discussions le véritable esprit scientifique. Laissez-moi vous indiquer un moyen qui ne serait certainement pas une panacée, mais dont l’efficacité m’inspire toute confiance. Ce moyen consisterait dans une sorte d’engagement moral pris par chacun de nous de ne jamais appeler ce bureau une tribune, de ne jamais appeler discours une communication qui y serait faite, de ne jamais appeler orateur celui qui vient dè prendre ou celui qui ia prendre la parole. Laissons ces expressions aux assemblées politiques délibérantes, qui dissertent sur des sujets où la preuve est souvent si difficile à donner. Ces trois mots, tribune, discours, orateur, me paraissent incompatibles avec la simplicité et la rigueur scientifiques, VI, 37.
Il y a encore une autre manière de paraître agir, mais non moins impuissante que la libéralité quand elle est privée d’institutions qui la fécondent : C’est celle qui consiste à former des commissions ou des congrès pour traiter des problèmes scientifiques, comme si des discours pouvaient jamais résoudre des questions d’épizooties, de maladies contagieuses, et plus généralement toutes celles que soulèvent les grands principes physiques qui intéressent l’avenir de l’agriculture et de l’humanité, VII, 18.
Plus le vrai savant a rassemblé de données positives, plus il a fait de conquêtes dans le champ de l’inconnu, plus il est réservé sur celles de l’avenir. Au contraire, plus un homme a vécu d’idées systématiques et chimériques, plus il a d’audace pour affirmer, parce que le propre des habitudes de sa pensée est de ne pas connaître de règle, VII, 30.
Il faut travailler par tous les moyens possibles à assurer dans un prochain avenir la supériorité scientifique de la France, VII, 199.
Impuissance de 1 esprit de système à rien édifier de durable dans l’ordre des — physiques et. naturelles, VII, 199, 200.
Facilité plus grande du travail scientifique à l’étranger qu’en France, VII,
Le hasard ne favorise Tiïlvention que pour des esprits préparés aux découvertes par de patientes études et de persévérants efforts, VII, 215.
Au point où nous sommés arrivés de ce qu’on appelle la civilisation moderne, la culture des — dans leur expression la plus élevée est peut-être plus nécessaire encore à l’état moral d’une nation qu’à sa prospérité matérielle, VII, 215, 216.
La découverte nouvelle, c’est l’enfant qui vient de naître, VII, 229.
Alliance possible et désirable de la — et de l’art, VII, 235.
Elle serait bien belle et bien utile à faire cette part du cœur dans le progrès des —, VII, 267.
La condition des lettres et des — est bien différente. Les chefsd œuvre de la littérature ont un caractère de beauté absolue qui est le principe tout à la fois de leur immortalité et de leur éternelle jeunesse. Si les grands écrivains de l’antiquité pouvaient renaître un moment, ils seraiènt charmés de voir que rien dans leurs œuvres n’a vieilli, et qu’après les mille vicissitudes par lesquelles l’humanité a passé depuis qu’ils ont cessé de vivre, le temps n’a fait qu’accroître le nombre de leurs admirateurs. Le sort des grands hommes dans les — est bien différent. Newton lui-même serait ébloui au récit des connaissances scientifiques de nos enfants. C’est que le propre des découvertes scientifiques est de se surpasser les unes les autres. Le champ de la — est inépuisable. Plus il est remué, plus grands sont les trésors qu’il offre à nos regards, VII, 280.
La — est une, et c’est l’homme seulement qui, en raison de la faiblesse de son intelligence, y établit des catégories, VI, 287.
La faiblesse de l’esprit humain nous oblige à distribuer l’ensemble des connaissances scientifiques suivant des points de vue divers, sources d’autant de — partielles, qui, à leur tour, tendent à se subdiviser progressivement par l’effet de ces innombrables acquisitions du savoir, brillantes ou obscures, que chaque jour voit éclore, et dont aucune n’est sans utilité et sans gloire, VII, 282.
La — n’a pas de patrie, ou plutôt la patrie de la — embrasse l’humanité tout entière. Mais, si la — n’a pas de patrie, l’homme de — doit avoir la préoccupation de tout ce qui peut faire la gloire de sa patrie. Dans tout grand savant, vous trouverez toujours un grand patriote. La pensée d’ajouter à l’honneur de son pays le soutient dans les longs efforts ; l’ambition tenace de voir la nation à laquelle il appartient prendre ou garder son rang le jette dans les difficiles mais glorieuses entreprises du savoir qui amènent les vraies et durables conquêtes. L’humanité profite de ces travaux qui lui arrivent de tous côtés ; elle compare, elle choisit, elle s’empare avec orgueil de toutes les gloires nationales, VII, 375.
Je me sens pénétré de deux impressions profondes : la première, c’est que la — n’a pas de patrie ; la seconde, qui paraît exclusive de la première, mais qui n’en est pourtant qu’une conséquence directe, c’est que la — est la plus haute personnification de la patrie. La — n’a pas de patrie, parce que le savoir est le patrimoine de l’humanité, le flambeau qui éclaire le monde. La — doit être la plus haute personnification de la patrie, parc'e
que de tous les peuples, celui-là sera toujours le premier qui marchera le premier par les travaux de la pensée et de 1 intelligence, VII, 309.
Les deux grandes choses qui ont fait à la fois la passion et le charme de ma vie : l’amour de la — et le culte du foyer paternel, VII, 360.
La — expérimentale est essentiellement positiviste, en ce sens que, dans ses conceptions, jamais elle ne fait intervenir la considération de 1 essence des choses, de l’origine du monde et de ses destinées. Elle n en a nul besoin. Elle sait qu’elle n’aurait rien à apprendre d’aucune spéculation métaphysique. Pourtant elle ne se prive pas de l’hypothèse. Nul, au contraire, plus que l’expérimentateur n’en fait usage ; mais c’est seulement à titre de guide et d’aiguillon pour la recherche et sous la réserve d’un sévère contrôle. Il dédaigne et rejette ses idées préconçues, dès que l’expérimentation lui démontre qu’elles ne correspondent pas a des réalités objectives, VII, 336. La a été la passion maîtresse de ma vie. Je n’ai vécu que pour elle et dans les heures difficiles, inséparables des longs efforts, la pensée de la patrie relevait mon courage. J’associais sa grandeur à la grandeur de la —, VII, 352.
Permettez-moi de vous donner un conseil que je me suis toujours efforcé de suivre et qui consiste à rester le plus longtemps possible dans un sujet. En toute chose, je crois, le secret du succès est dans les longs efforts. Par la persévérance dans la recherche, on finit par acquérir ce que j’appelle volontiers l’instinct de la vérité, VII, 363, 364.
Efforcez-vous d’apporter dans tout ce que vous entreprendrez l’esprit de méthode scientifique fondée sur les œuvres immortelles des Galilée, des Descartes et des Newton, VII, 373.
Cet enthousiasme que vous avez eu dès la première heure, gardez-le, mes chers collaborateurs, mais donnez-lui pour compagnon inséparable un sévère contrôle. N’avancez rien qui ne puisse être prouvé d’une façon simple et décisive. Ayez le culte de l’esprit critique. Réduit à lui seul, il n’est ni un éveilleur d’idées, ni un stimulant de grandes choses. Sans lui tout est caduc. Il a toujours le dernier mot. Ce que je vous demande là et ce que vous demanderez à votre tour aux disciples que vous formerez est ce qu’il y a de plus difficile à l’inventeur. Croire que l’on a trouvé un fait scientifique important, avoir la fièvre de l’annoncer et se contraindre des journées, des semaines, parfois des années à se combattre soi-même, à s’efforcer de ruiner ses propres expériences, et ne proclamer sa découverte que lorsqu’on a épuisé toutes les hypothèses contraires, oui, c’est une tâche ardue. Mais quand, après tant d’efforts, on est enfin arrivé à la certitude, on éprouve une des plus grandes joies que puisse ressentir l’âme humaine, et la pensée que l’on contribuera à l’honneur de son pays rend cette joi'e plus profonde encore. Si la — n’a pas de patrie, l’homme de — doit en avoir une, et c’est à elle qu’il doit reporter l'influence que ses travaux peuvent avoir dans le monde, VII, 419.
Je crois invinciblement que la — et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, que les peuples s’entendront, non pour détruire, mais pour édifier, et que l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante, VII, 427.
Voir Expérimentale (méthode).
Scissiparité (génération par). VI, 30.
Sel. De l’action des — sur les — lorsque les lois de Berthollet né sont pas
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
applicables, I, 21. De 1 action des acides sur les — , lorsque les lois de Berthollet ne sont pas applicables, 22. Les - doubles et les - acides n’existent-ils pas à l’état de dissolution ? 24.
Sel Seignette. I, 114, 215.
Séléniate de zinc. Dimorphisme du —, I, 52.
Septicémie puerpérale.
Voir Fièvre puerpérale.
Septicémie.
Maladie développée par le Vibrion septique : voir ce mot.
Septicémie purulente.
Voir Infection purulente.
Sériciculture. Importance de la — en France, IV, 9. La — est une industrie de tradition et de routine, 244. Nécessité de recherches expérimentales sur les principes de l’art d’élever les vers à soie, 247.
Conseils aux éleveurs, IV, 201, 210, 244 à 247, 255, noLe 1 de 446, note 2 de 566, 643 à 645.
La récolte des cocons a toujours été fort dépendante des conditions climatériques, IV, 270 à 272.
Rendement moyen dès éducations de vers à soie avant l’époque de la maladie, IV, 273 à 277 ; possibilité de l’accroître, 278.
Rapport de Dumas au Sénat sur l’état de la — en 1865, IV, 287 à 297. Observations sur ce Rapport, 297 à 302.
Rapport du Ministre de l’Agriculture à l’Empereur sur l’état de la — en 1865, IV, 302 à 306.
Discussion au Corps législatif sur l’état de la — en 1867, IV, 306 à 320. Rapport du Comte de Casablanca au Sénat, en 1868, sur les mesures à prendre pour venir en aide à la — , IV, 320 à 327.
Discussion, en 1869, au Sénat sur la — , IV, 327 à 332.
Rapport du Duc de Padoue sur la — , IV, 332 à 337.
Sur la — en Corse, par Maillot, IV, 401 à 403.
Procédés d’éducation au Japon, IV, 633 et note 1 de 633, 634 à 638.
De l’utilité des races indigènes de vers à soie plus vigoureuses. Procédé pour les obtenir, IV, 663.
Discussion à propos de l’expérimentation en —, IV, 667 ; à propos d’une note de M. Guérin-Méneville, 674 ; à propos d’objections de M. Destremx, 674 à 683.
Sur l’état de la — (en 1877), IV, 689 ; (en 1878), 690.
A propos des difficultés de la — (1880), IV, 726.
La — en 1881, IV, 729, 730.
Congrès international séricicole de Paris (1878), IV, 691 à 725.
Rendement en cocons par once de graine, IV, 731, 732.
Rapport sur les travaux de — de Bergis, Nagel, Cordier-Lamotte et Raulin, IV, 671.
Rapport sur la « monographie du cocon de soie » par Duseigneur-Kléber, IV, 684.
Rapport sur les travaux de Maillot, IV, 727.
Rapport sur l’atelier de grainage de MM. Deydier, d’Aubenas, IV, 736.
Il n’existe pas en France un seul lieu d’études permanentes POur ^ industries agricoles qui sont la fortune de nos riches contrées du Midi, , Note dë Pasteur à l’Empereur résumant ses travaux sur la , VII, 18 a Obstacles suscités par envie, négation du progrès, intérêts commerciaux ou déloyauté, au procédé proposé par Pasteur pour combattre les maladies qui ruinent la — , VII, 19.
Allocution prononcée à la séance de clôture du Congrès sericicole de Milan, VII, 308. Toast porté au banquet du Congrès séricicole de Milan, 309. Discours prononcé aux fêtes d’Aubenas en l’honneur de la —, VII, 352. Discours prononcé à l’inauguration de la statue de Jean-Baptiste Dumas, à Alais, VII, 423, 424. Toast porté au banquet qui suivit l’inauguration de la statue de J. -B. Dumas, 425.
Voir Corfuscule, Flacherie, Grainage (de vers a soie), Graine (de vers a soie), Pébrine, Vers a soie (maladie des).
Serres. Expériences des — vitrées pour soustraire les grappes aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains : les grains des grappes de plein air fermentent par les levûres du raisin ; les grains des grappes sous les — ne fermentent pas, II, 541 à 547, 564, 565.
Sesquioxyde de fer. Dimorphisme du —, I, 46.
Silos.
Voir Betterave.
Solénoïdes. Action des — , I, 363, 375.
Solution de Pasteur. II, note 2 de 468.
Sorbine. Deux acides nouveaux dérivés de la — , I, 353.
Soufre. Cristallisation du — , I, 31.
Dimorphisme du — , I, 41.
Soutirage. Nécessité des observations microscopiques à chaque — , III, 134. Bons effets du soutirage, III, 144.
Recommandations anciennes pour le premier — , III, 146.
Circonstances qui motivent la pratique du — , III, 152. On pourrait supprimer la pratique du —, 417.
Influence des —, III, 185, 401.
— de la bière, V, 176.
Spath. I, 406, 410, 412. Forme hémiédrique, 126. Lumière qui traverse un — ,
Spécificité [Pasteur n’achnettait pas que la — fût la règle, dans tous les cas]. Non spécificité dans la fermentation. Plusieurs fermentations peuvent avoir pour cause un même ferment, VII, 14.
Le ferment butyrique est capable de produire une foule de fermentations distinctes parce qu’il peut emprunter son élément carboné à des produits très divers, sucre, acide lactique, glycérine, mannite, etc. Quand on dit que chaque fermentation a un ferment qui lui est propre, il faut entendre
index analytique et synthétique
qu’il s’agit d’une fermentation considérée dans l’ensemble de tous ses produits. Cette assertion ne peut signifier que le ferment dont il s’agit ne sera pas capable d’agir sur une autre substance fermentescible et de donner lieu a une fermentation très différente. Il est encore tout a fait inexact de prétendre qu un seul des produits d’unë fermentation entraîne la présence d’un feiment déterminé. Trouve-t-on, par exempl'e, l’alcool au nombre des produits d une fermentation, ej, même tout à la fois l’alcool et l’acide carbonique, cela ne signifie point que le ferment doive être une levûre alcoolique des fermentations alcooliques proprement dites. La présence de l’acide lactique n entraîne pas davantage la présence obligée de la levûre lactique. Des fermentations distinctes peuvent, en effet, donner lieu à un ou même à plusieurs produits identiques, V, 217.
Pasteur s’élève contre une erreur qui lui a été très souvent prêtée, à savoir qu il aurait dit qu’il suffit qu’on voie naître de l’alcool et de l’acide carbonique dans une fermentation pour que la levûre de bière ou une de ses variété soit présente. Un ferment peut donner de l’alcool sans être, pour cela, de la levûre ordinaire proprement dite. Là où l’on constate la présence de l’acide lactique, il n’y a pas, nécessairement, de la levûre lactique ; une fermentation 'est caractérisée par tout l’ensemble des produits qu’elle donne ; c’est par convention, par moyen mnémonique que nous ne nommons les différentes fermentations que par le nom d’un de leurs produits ; on devrait, à la rigueur, les nommer tous, et alors il serait vrai de dire : Toutes les fois que vous rencontrerez une fermentation donnant alcool, acide carbonique, acide succinique, glycérine, etc., il y aura levûre de bière, et, si l’on pouvait aller plus loin dans la connaissance des produits dérivés de ce genre de fermentation, il serait possible d’affirmer que ce sera telle ou telle variété de levûre de bière qui sera présente et agent de la fermentation que l’on considère, et non telle autre, V, 335.
La substance restant la même, si le ferment change de nature, les produits obtenus changent également : sucre et levûre de bière, même sucre et ferment lactique, même sucre et ferment butyrique. C’est pourquoi je dis qu’une fermentation déterminée a son ferment déterminé. Mais 'est-ce à dire que je regarde comme impossible que la substance restant la même et le ferment changeant de nature on ne puisse pas avoir les mêmes produits qu’avec le premier ferment ? Il n’y a là rien d’impossible pour ma manière de voir. Dans les ferments de combustion, tels que le mycoderma vini, le mycoderma aceti, j’ai établi que ces ferments agissant sur le même corps le transforment dans les mêmes produits : ainsi le mycoderma vini provoque aussi bien que le mycoderma aceti la combustion par l’oxygène de l’air de l’acxde acétique en eau et en acide carbonique. Jusqu’ici je n’ai pas rencontré de ferments de réduction (tels que la levure de bière, le vibrion butyrique) pouvant donner lieu à quelque chose de semblable. Ce qui arrive fréquemment, c’est un même ferment qui fait fermenter des substances diverses, et naturellement avec formation de produits changeant plus ou moins avec la nature de ces substances ; ainsi le vibrion butyrique fait fermenter avec une égale facilité la glycérine et l’acide lactique en présence du carbonate de chaux ; en général, tous les vibrions me paraissent capables de provoquer la fermentation d’une série de matières fermentescibles très diverses de nature, V, 341, 342. Voir Fermentation.
[De ces différents passages de Pasteur sur la — des fermentations, il y a lieu de retenir que Pasteur avait l’opinion qu’un même ferment (par exemple le ferment butyrique) pouvait faire f'ermenter des substances
diverses et, d’autre part, qu’un produit d’une fermentation (par exemple l’acide lactique) n’est pas dû forcément à un ferment toujours le même. Mais il pensait que si l’on pouvait arriver à l’équation précise d’une fermentation on pourrait en déduire le ferment qui la produit : c’est là que résiderait la — .]
Non spécificité dans les maladies. Il n’existe pas de parasite puerpéral proprement dit, VI, 154.
Non spécificité dans les vaccinations. Il se pourrait qu'c les poules vaccinées pour le choléra fussent réfractaires au charbon : expériences tendant à le démontrer, VI, 315. Une maladie virulente peut-elle être dans certains cas vaccinatrice pour une autre maladie virulente ? VII, 76. Le microbe de la fièvre typhoïde du lapin peut vacciner les poules et les lapins contre le microbe du choléra des poules s’il n’est pas très virulent, 77
Spore. VI, 174.
Voir Corpuscule-germe.
Staphylocoque (ce qu’on appelle aujourd’hui).
Voir Amas de grains (organisme en).
Stéréochimie. Principes de ce qu’on appelle aujourd’hui la — , I, 238, 337.
Voir Arrangement moléculaire, Dissymétrie.
Streptocoque (ce qu’on appelle aujourd’hui).
Voir Chapelets de grains (organisme en).
Strychnine chlorée. I, 20. Tartrates droit et gauche de — , 234.
Substance soluble (formée par les organismes microscopiques).
Différences 'entre les fermentations proprement dites et les phénomènes dus à des — , V, 252, note 1 de 252, 334.
Toxine : Action du filtrat d’une culture du microbe du choléra des poules, VI, 309.
Vaccinations par — : Sur un mémoire de Roux et Chamberland intitulé :
« Immunité contre la septicémie conférée par des — s, VI, 462 à 466.
J’ai cherché à produire l’immunité dans les poules au moyen de — dans un bouillon de culture par la vie du microbe du choléra des poules, VI, 464.
Recherche de — vaccinales dans la maladie charbonneuse. Expériences, VI, 464 à 466.
Vaccination de Gamaleïa contre le choléra par des — vaccinales, VI, 548 à 550.
Substances dites aujourd’hui lytiques ou bactériophages : Beaucoup de
microbes paraissent donner naissance dans leur culture à des matières
qui ont la propriété de nuire à leur propre développement : c’est une sorte de poison du microbe : microbe du choléra des poules, microbe du rouget du porc, ctspcrgillus niger, peut-être virus rabique, VI, 308, 608, 609.
Le virus rabique serait formé de deux substances distinctes et, à côté de
celle qui est vivante, il y en aurait une autre, non vivante, ayant la faculté
d’arrêter le développement de la première, VI, 645 à 649.
Voir Diastase, Ferment soluble.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Substance végéto-animale de Fabroni. II, 80, 81 ; III, 85, 118.
Succinate de chaux. — , produit de la fermentation alcoolique, II, 62.
Sucre. Déviation du plan de polarisation du — , I, 317.
Expéi iences de développement des globules de levûre aux dépens du —, II, 38. Cellulose et matières grasses de la levûre constituées aux dépens c^u > ^l, 45, 67. Ce que devient le — dans la fermentation alcoolique, 52, 74, 77, 6o4. Transformation du — de canne en — incristallisable par le ferment, 55. Inversion du — de canne par les acides, 56. Production de levûre dans un milieu formé de — , d’un sel d’ammoniaque et de phosphates, 93, 129, 131. Étude des rapports de la levûre et du — , 102. Dans toute fermentation alcoolique une partie du — se fixe sur la levûre à l’état de cellulose, 113 ; à 1 état de matières grasses, 117. Fermentation alcoolique du — de canne, 127. Fermentation cellulosique du — dè canne, 456.
Sucre de lait. Voir Lactose.
Sulfamylates actifs et inactifs. I, 285.
Sulfate de magnésie. Formes cristallines du —, I, 124, 153, 154.
Sulfate de nickel. Dimorphisme du — , I, 52.
Sulfate de potasse. Modes de groupement dans le — , I, 33. Dimorphisme du -, 46.
Sulfate de soude. Germes de — dans l’air, I, 354.
Sulfotricarbonate de plomb. Dimorphisme du — , I, 51.
Sulfure d’argent. Dimorphisme du — , I, 46.
Sulfure de cuivre. Dimorphisme du — , I, 46.
Symétrie. Plan de — , I, 284, 372, 373, 395. Loi de — , 121, 125, 318, 397, 406.
Tartramide. Forme cristalline de la - — , I, 199, 209, 216. Combinaison de la — droite avec la malamide active, 227. Combinaison de la • — gauche avec la malamide active, 228.
Tartrate. Comment Pasteur eut l’idée d’une corrélation possible entre l’hémiédrie des — et leur propriété de dévier le plan de polarisation, I, 322. Historique des travaux de Pasteur sur les — , I, 369.
Action des — sur la lumière polarisée, I, 20, 22, 61, 65, 321, 416.
Déviation du plan de polarisation par le — d’ammoniaque, I, 25 ; le — de soude, 25, 26 ; le mélange des — de soude et d*’ammoniaque, 25 ; le — de potasse, 26, 27 ; le — double de potasse et de soude, 26 ; le mélange des — de potasse et de soude, 26 ; le — double de potasse et d’ammoniaque, 27.
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES. ' 4t
Formes cristallines de tous les — , I, 61. Hémiédrie de tous les — , 65 à 76,
78, 321. Formes cristallines du — neutre d’ammoniaque, 66, 214, 266 ; du —
neutre de potasse, 69 ; du — neutre de soude, 71, 222 ; du — double de
potasse et d’ammoniaque, 72, 215 ; du — double de soude et d’ammoniaque,
72, 215 ; du — double de soude et de potasse, 72, 215 ; du — neutre de chaux, 72, 222 ; du — neutre droit d’ammoniaque, 266, 267 ; du — neutre gauche d’ammoniaque, 266, 269 ; du — neutre droit de cinchonine, 201, 220.
— droits et gauches de cinchonine, I, 230.
— droits et gauches de brucine, I, 232 ; — droits et gauches de strychnine, 234 ; — droits et gauches de quinine, 236.
Résumé des observations sur les — : Ils sont hémiédriques, I, 321. Ils le sont dans le même sens, 322. Corrélation entre l’hémiédrie des — et leur pouvoir rotatoire, 322.
Fermentation du — de chaux, I, 342 ; par un vibrion vivant sans gaz oxygène libre, II, 159, 160, 161, 162 ; V, 222 à 228 ; VI, 186. Fermentation du — de chaux dans un milieu minéral, V, 222.
Fermentation du — d’ammoniaque, I, 342 ; II, 26.
Voir Acide tartrique, Bitartrate, Forme cristalline, Paratartrate.
Tartres bruts. — d’Autriche, I, 246, 248.
— de l’Alsace et de la Bourgogne, I, 247. — - d’Italie, 247. — de Hongrie et de Syrie, 247. — de Naples, 248. — de Saintonge, 248.
Température. Influence de la — sur la fécondité des spores des mucédinées, II, 206.
Influence de la — sur le développement des microorganismes dans l’organisme, VI, 118, 119.
Influënce de la — • de l’animal sur le développement des organismes microscopiques : les lapins chauffés auxquels on inocule le charbon ne périssent pas ; les poules refroidies contractent le charbon, VI, 200, 201, 210, 211, 215. 11 faudrait rechercher si, en élevant la - — du corps d’un animal auquel le charbon aurait été inoculé, il ne serait pas possible de s’opposer au développement de l’organisme microscopique et par suite de sauver la vie, VI, 211. Voir Chaleur, Charbon.
Ténacité. Ma seule force est dans ma — , VII, 390.
Terrain. On peut comparer ce qui se passe dans les fermentations à ce que nous offre un — dans lequel on ne place aucune semence. On le voit bientôt chargé de plantés et d’insectes divers qui se nuisent mutuellement. Il en est autrement si l’on sème un ferment déterminé et pur dans le liquide fermentescible, II, 10.
Importance du — dans le développement prédominant de tel ou tel ferment : les circonstances de neutralité, d’alcalinité, d’acidité ou de composition chimique des liqueurs ont une grande part dans le développement prédominant de tels ou tels ferments, parce que leur vie ne s’accommode pas au même degré des divers états des milieux (exemples), II, 10, 11, 12.
Si l’on sème des globules frais de levûr'e de bière dans le jus d’oignon brut, jamais ces globules ne se développent, alors que le ferment lactique se développe, II, 12. Au contraire, les globules de levure se développent dans le jus d’oignon bouilli, 12.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Influence de la nature azotée et minérale du milieu sur le développement de a levure de biere (albumine du blanc d’œuf, sérum du sang, liquides exprimes des muscles), II, 95, 96. H F
Milieux minéraux et milieux azotés pour le développement de la levûre de biere, II, 11, 31, 35, 95, 96 ; de la levûre lactique, 11, 12, 35.
L influènce du milieu, de l’appropriation de la matière azotée et des matières minérales à la vie.,de la levûre se manifeste quand un liquide sucré fermente sans ensemencement préalable avec une levûre déterminée : suivant le milieu, on verra se développer la fermentation alcoolique, la fermentation lactique ou les deux associées, II, 97.
L eau de levûre altérée est bien plus propre à la formation de la levûre lactique que l’eau de levûre fraîche, II, 98.
Dans un milieu la présence et la qualité des éléments minéraux ne sont pas moins essentielles que celles qui concernent les éléments organiques, II, 98. Les anaérobies peuvent devenir aérobies, et réciproquement, selon les conditions de vie : quand les ferments vivent uniquement en présence du gaz oxvgène libre, ils tombent dans la classe des êtres aérobies, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus ferments. Inversement quand les êtres aérobies, notamment toutes les moisissures, sont placés dans des conditions de vie où il y a insuffisance de gaz oxygène libre, ils deviennent, ferments, 435. Influence de 1 alcalinité ou de 1 acidité d’un milieu pour le développement des ferments des bactéries, des infusoires, des moisissures, II, 98 ; V, 34. Une moisissure peut changer d’aspect sous l’influence des conditions particulières dans lesquelles on l’a placée, V, 88, 205.
Aspects différents du mycoderma vini, selon qu’il vit en aérobiose ou en anaérobiose, V, fïg. IV, 96. Aspects différents du pénicillium, de l’ aspergillus et surtout du mucor suivant qu’ils vivent en aérobiose ou en anaérobiose,
113, fig. V et VI. Aspects différents du saccharomyces pastorianus suivant le milieu sur lequel il a poussé, note 1 de 171.
Par ces mots, vigueur des vers, j’entends la résistance plus ou moins grande qu’ils offrent aux maladies accidentelles, IV, 240. La contagion aurait d’autant moins de prise et de rapidité dans ses effets que les vers seraient plus robustes, 239.
La flacherie héréditaire serait la conséquence d’un affaiblissement de la graine ou des vers, IV, 233.
Dans la pébrine, c’est la présence des corpuscules qui fait tout le mal, encore faut-il qu’ils soient abondants. Dans la flacherie, c’est l’affaiblissement de la race qui permet le développement de ferments organisés dans le canal intestinal des vers, d’où résulte la fermentation de la feuille ingérée. Si elle est accidentelle, c’est le parasite vibrion ou le ferment en petits grains qui amènent l’impossibilité des fonctions digestives et la mort, IV, 279. La flacherie est héréditaire, non par un effet de parasitisme, mais par cause d’affaiblissement communiqué à la graine par des papillons nés de vers qui, eux, étaient atteints de flacherie. Cë n’est pas, à proprement parler, la flacherie elle-même qui est héréditaire, mais l’affaiblissement dont il s’agit et à la suite duquel la flacherie peut survenir nécessairement, par exemple dans tous les cas où l’éducation génératrice de la graine a éprouvé une mortalité sensible par cette maladie, 279.
Si j’étais amené, par des circonstances imprévues, à de nouvelles études sur les vers à soie, c’est des conditions propres à accroître leur vigueur que j’aimerais à m’occuper... J’ai la conviction qu’il serait possible de
découvrir des moyens propres à donner aux vers un surcroît de vigueur qui les mettraient davantage à l’abri des maladies accidentelles..., ce sont ces conditions propres à rendre les vers plus forts qu’il importerait extrêmement de déterminer par l’expérience, IV, 244.
Peut-être M. Duclaux trouvera-t-il un moyen de fortifier les jeunes vers, de façon à les mettre davantage à l’abri des maladies accidentelles, IV, note 1 de 633.
Cherchons les moyens de communiquer à nos races indigènes une vigueur nouvelle et, s’il se peut, exceptionnelle, IV, 664.
Bien que la fermentation de la feuille dans le canal intestinal soit accompagnée de la présence de divers organismes, par exemple de vibrions, ces organismes paraissent être un effet plutôt qu’une cause. Si l’on peut espérer guérir ou prévenir le mal chez des vers prédisposés constitutionnellement ou par leur alimentation à subir l’influence de la maladie des morts-flats, n’est-ce pas par des toniques qu’il faudrait essayer d’agir ?... IV, 568.
Le propre de la vie chez tous les êtres est de résister aux causes de destruction dont ils sont naturellement entourés. Quoi qu’il en soit, il faut s’efforcer d’aider à celte résistance contre les causes de mortalité et, dans l’espèce, on doit chercher à augmenter, par tous les moyens possibles, la vigueur des vers, IV, 245.
Un accroissement possible de la vigueur des vers à soie par unë exposition plus ou moins prolongée de la graine au froid de l’hiver ou à un froid artificiel a une importance capitale, IV, 247.
La santé ne se compose pas seulement de l’absence des maladies héréditaires possibles ou de la prédisposition plus ou moins grande à des maladies accidentelles. Entre des enfants de plusieurs familles, tous également bien portants, combien ne pourrait-on pas établir de différences dans la taille, dans la force corporelle, dans lès avantages extérieurs, dans mille circonstances, en un mot, qui toutes peuvent s’allier avec une bonne santé. Ces qualités, accessoires toutefois, ne sont pas indifférentes le jour où cës divers individus se trouvent soumis, par les conditions extérieures de leur vie, à des influences particulières plus ou moins capables d’altérer la santé, IV, 665.
Combien de fois cette résistance vitale est impuissante, combien de fois la constitution du blessé, son affaiblissement, son état moral, les mauvaises conditions du pansement n’opposent qu’une barrière insuffisante à l’envahissement dés infiniment petits dont vous l’avez recouvert, à votre insu, dans la partie lésée, VI, 124.
Je suppose que je sois né de parents phtisiques : tout le monde sait que je serai né avec une très grande prédisposition à la phtisie pulmonaire... Je serai chétif, malingre... Quel est le médecin qui en voyant cet enfant chétif, pâle, né de parents phtisiques, dira : Il est phtisique ! Il attendra pour vous dire : Cet enfant est phlisique, qu’il ait des tubercules dans les poumons. Jusque-là il n’a pas le droit de le dire, et -la prèuve, c’est que, si vous placez cet enfant dans des conditions de nourriture et dans des conditions climatériques convenables, très souvent vous le sauverez, et il ne mourra pas phtisique... U y a donc, je le répété, une différence essentielle entre une maladie avec ses caractères, c’est-à-dire la maladie prise en soi, et les causes prédisposantes, les occasions qui peuvent lui donner naissance. Je pense que tout le monde m’aura compris, et il y a peut-être
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
plus de rapport qu’on ne saurait le dire entre tous ces caractères relatifs à la phtisie pulmonaire et les caractères relatifs à l’affaiblissement qui détermine, pour ainsi dire forcément, la flacherie chez les vers, IV, 721. Résistance constitutionnelle dé certains animaux, VI, 307.
Réceptivités individuelles variablës, VII, 51.
Il ne faut pas l’oublier, dans l’état de santé, notre corps oppose naturellement une résistance au- développement et à la vie des infiniment petits. Dans les conditions physiologiques normales principalement et dans une foule de circonstances, la vie arrête la vie qui lui est étrangère. C’est un principe qui doit être sans cesse présent à l’esprit du médecin et du chirurgien, parce qu’il peut devenir souvent un des fondements de l’art de guérir, comme il peut constituer d’autres fois un des plus grands dangers dans le développement des maladies, VI, 92.
Je démontrerai que si toute amputation, toute plaie n’entraîne pas nécessairement la mort lorsqu’on s’affranc'hit des précautions antiseptiques inspirées par les résultats de mes travaux de ces vingt et une dernières années, cela est dû principalemnt à la vie, à la résistance vitale, VI, 109. Facilité avec laquelle la nature, prenant le dessus, se débarrasse de foyers purulents, VI, 128.
Dans le cochon d’Inde, le microbe trouve un milieu moins propre à sa propagation que celui de la poule. Il y localise ses désordres, si l’on peut ainsi dire, mais il est là néanmoins dans l’abcès qu’il a provoqué, prêt pour un développement meilleur dans un milieu de culture approprié, prêt aussi pour une culture plus facile dans un organisme vivant, celui de la poule par exemple, VI, 133.
Influence de la température de l’animal sur le développement des organismes microscopiques dans l’organisme, VI, 118, 119. Les lapins chauffés auxquels on inocule le charbon ne périssent pas ; les poules refroidies contractent le charbon, alors qu’à leur température ordinaire, elles ne le
contractent pas, 200, 201, 210, 211, 215. En élevant la température du corps de la poule à laquelle le charbon a été inoculé, on s’oppose au développement de l’organisme microscopique et la poule guérit, 215. L’eau de levûre propre au développement de la bactéridie charbonneuse et des organismes microscopiques les plus divers est impropre à la vie du microbe du choléra des poules ; n’est-ce pas l’image de ce qu’on observe quand un organisme microscopique se montre inoffensif pour une espèce animale à laquelle on 1 inocule ? VI, 295.
Si on inocule à des poules un peu du contenu de l’abcès provoqué au point d’inoculation à des cochons d’Inde du microbe du choléra des poules, ces poules meurent rapidement, tandis que le cochon d’Inde ne présente aucun désordre intérieur, VI, 296.
Un milieu de culture dans lequel on a ensemencé le microbe du choléra des poules, filtré, puis réensemencé est devenu impropre a une nouvelle culture du microbe du choléra des poules ; mais il peut cultiver d autres organismes microscopiques tels que la bactéridie charbonneuse, VI, 301,
nparaison entre les milieux de culture et l’organisme, VI 305, 30,. microbe du choléra des poules, par sa culture et son séjour dans le ps de la poule, reprend de la virulence, c’est-a-dire qu ayant vécu et nt formé un grand nombre de générations successives dans ce milieu, tevient plus apte à se propager et à vaincre la résistance vitale de lamà peu près comme on voit une race d’hommes ou d animaux s acc -
mater peu à peu dans un pays nouveau, y prospérer et résister peu à peu à des causes naturelles de maladie et de destruction, VII, 54.
L’immunité relative des moutons algériens me paraît être, comme tous les faits du même ordre, un effet de constitution, de résistance vitale, VI, 321, 322.
Tout notre canal intestinal est rempli d’organismes microscopiques qui ne nuisent pas à notre santé. La physiologie générale de l’économie humaine nous apprend qu’il n’y a aucun inconvénient pour nous à avoir de ces organismes, IV, 720.
L’homme porte sur lui ou dans son canal intestinal sans grand dommage les germes de certains microbes, prêts à devenir dangereux lorsque, dans des corps affaiblis ou autrement, leur virulence se trouve progressivement renforcée, VI, 337.
Un organisme microscopique inoffensif pour l’homme ou pour tel animal est un être qui ne peut se développer dans notre corps ou dans le corps de cet animal ; mais rien ne prouve que, si cet être microscopique venait à pénétrer dans une autre espèce, il ne pourrait l’envahir et la rendre malade. Sa virulence, renforcée alors par des passages successifs dans les représentants dë cette espèce, pourrait devenir en état d’atteindre tel du tel animal de grande taille, l’homme ou certains animaux domestiques. Par cette méthode, on peut créer des virulences et des contagions nouvelles. Je suis très porté à croire que c’est ainsi qu’ont apparu, à travers les âges, la variole, la syphilis, la peste, la fièvre jaune, etc., et que c’est également par des phénomènes de ce genre qu’apparaissent, de temps à autre, certaines grandes épidémies, VI, 337.
Les liquides de l’économie se comportent comme des milieux de culture pour les infiniment petits... Parmi les nombreuses espèces d’êtres microscopiques, beaucoup heureusement ne trouvent pas au sein de l’économie les conditions favorables à leur vie et à leur multiplication, VI, 497.
Je montrerai qu’on peut extraire de l’air et des eaux les plus salubres en apparence des dangers de mort épouvantables : ces dangers, nous y échappons, parce que la vie, l’état de santé opposent à cet envahissement de l’organisme microscopique une merveilleuse et providentielle résistance, VII,
Influence du milieu : Je comparerais volontiers les effets de ces cultures à ceux qu’on observe sur les plantes de nos climats lorsqu’elles sont transportées sous les tropiques ou dans les régions froides. Petites et rabougries dans un cas, elles peuvent changer de taille et de port sous les tropiques. Ramenées des tropiques dans les climats du nord, elles peuvent y reprendre leurs anciennes formes, VII, 368.
Voir Culture, Virulence.
Tétartoédrie. I, 264, 268, 273, 379.
Thénard. Discours prononcé à l’inauguration de la statue de — , VII, 267 à
Théories. Il y a des caractères très simples auxquels on reconnaît les — erronées. Généralement elles ne peuvent prévoir aucun fait nouveau, et toutes les fois qu’un fait de cette nature est découvert, ces — sont obligées, pour en rendre compte, de greffer une hypothèse nouvelle sur les hypothèses anciennes. Le propre des — vraies, au contraire, c’est d’être
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHETIQUE
l’expression même des faits, d’être commandées et dominées par eux, et de prévoir sûrement des faits nouveaux parce qu’ils sont enchaînés au premier. En un mot, le propre de ces — est la fécondité, II, 377.
C’est le propre des — vraies de conduire logiquement à des déductions que l’expérience n’a plus qu’à contrôler, II, 412.
Rien n’est commode comme les — qui ne sont pas l’expression obligée des faits, qui ne sont qu’hypothétiques. On les greffe d’hypothèses nouvelles quand de nouveaux faits viennent à se présenter ne pouvant cadrer avec l’hypothèse primitive, V, 254.
Rejetons les — que nous pouvons contredire par des faits probants, mais non par le vain prétexte que certaines de leurs applications nous échappent. Les combinaisons de la nature sont à la fois plus simples et plus variées que celles de notre imagination, VI, 297. [Pasteur a donné cette variante : la puissance des ressources de la nature est immense, très bornée est notre intelligence, 297].
Quand une — est erronée, il est toujours utile de se reporter à ses origines, aux faits premiers que l’auteur a invoqués pour l’édifier, aux erreurs qui l’ont séduit et engagé dans une voie où son imagination l’a emporté, VII, 64.
Thermochimie. A propos des êtres anaérobies, II, 611.
Voir Chaleur.
Thèse. — de chimie, I, 1 ; — de physique, 19.
Thuillier. Riographie de — , VI, 528.
Mort de — , envoyé en mission en Égypte pour y étudier le choléra, VI, 542. Discours prononcé à l’inauguration du médaillon de — à l’École Normale, VII, 388.
Tonneau. Importance du choix du , III, 192.
Conditions de l’abandon du vin en , III, 417.
Voir Entonnaison.
Torulacées. Définition, II, note 1 de 245 ; V, note 1 de 64. Conditions de développement, II, 140, 143, 199, 241, 252, 268
Torula. II, 244 ; V, 67, 68. . , RQ
— et mvcoderma vini sont probablement identiques, V, note 1 de •
Je n’ai pu voir se réaliser la transformation des - ou du mycoderma mm
en levûres alcooliques, V, 70. . r
Il existe des - levûres ou anaérobies et des - exclusivement aérobies, V,
Toxine (ce qu’on appelle aujourd’hui).
Filtrat d’une culture du microbe du choléra des poules, VI, 309. Voir Substance soluble (formée par les organismes microscopiques).
Transformisme. Buchner a annoncé que le transformer par cultures successives en bacilliis constaté, VI, note 1 de o93.
bacilhis anthracis peut se du foin, Pasteur ne l’a jamais
A une époque où les idées de transformation des espèces sont si facilement acceptées, peut-être parce qu’elles dispensent de l’expérimentation rigoureuse, il n’est pas sans intérêt de considérer que, dans le cours de mes recherches sur les cultures des plantes microscopiques à l’état de pureté, j’ai eu un jour l’occasion de croire à la transformation d’un organisme en un autre, à la transformation du mgcoclerma vini ou cerevisiæ en levûre, et que cette fois-là j’étais dans l’erreur ; je n’avais pas su éviter la cause d’illusion que ma confiance motivée dans la théorie des germes m’avait fait découvrir si souvent dans les observations des autres, V, 101.
Voir Aspergillus, Levûre de bière, Mycoderma aceti, Mycoderma vini, Torula.
Trécul. Controverses avec — . Voir Controverses.
Trépanation. VI, 580. Technique d’inoculation d’un virus rabique après — du lapin, 596.
Tripes (maladie des). IV, 190.
Tuberculose. Voir Phtisie pulmonaire.
Turin (École vétérinaire de). Controverses avec 1’ — . Voir Controverses.
Tyndall. Lettre de — -à Pasteur sur les générations spontanées, II, 447 ; V, 310.
Lettre de Pasteur à — , V, 344. Expérience de — sur les générations spontanées, II, 448 ; V, 311.
Urée. Fermentation de P — , II, 224.
Trouvera-t-on une réaction chimique propre à l’économie qui serait capable de transformer T — et qui partagerait cette propriété avec le ferment ammoniacal de l’urine ? VI, 54.
Transformation de P— en carbonate d’ammoniaque, II, 249 ; VI, 80 ; note 1 de 81.
Voir Urine ammoniacale.
Urine. L extraite directement de la vessie peut se conserver au contact de l’air, privé de ses germes, sans se putréfier, II, 170, 354, 373, 380 ; VI, 15, 59. Productions organisées dans 1’ — exposée au contact de l’air, II, 192, 247. L’ — portée à l’ébullition, puis mise en présence de l’air calciné, ne s’altère pas, 249. Si on ensemence dans cette — des poussières de l’air, elle s’altère, 250.
L’ — d’un homme sain ne renferme aucun germe, II, 462 ; V, 45. Discussion avec Bastian relative à la production d’organismes dans des — neutralisées par la potasse, II, 459 à 473.
Milieu de culture pour la bactéridie charbonneuse : le meilleur est P — rendue neutre ou un peu alcalinë, VI, 169.
Voir Urine ammoniacale.
Urine ammoniacale. III, 405, fig. II. Fermentation ammoniacale de l’urine, VI, 429.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
— par suite de ia présence et du développement d’une torulacée en chapelels de petits grains, II, 242 ; VI, note 2 de 81.
Ferment organisé qui produit les —, II, 380 ; V, 42 ; VI, 71.
Discussion à propos des — avec Poggiale, VI, 45, 52 à 54 ; avec Colin, 64 5 66, 77 à 80 ; avec Gosselin, A. Rohn, Bouillaud, Bouley, Dumas, Bussy, Blot, 71 à 76.
Fait observé par Traube sur'les — , V, 42 ; VI, 78.
Les — sont liées à l’existence d’un ferment organisé, notamment du ferment ammoniacal étudié par Van Tiëghem, ou à des bactéridies, ferments dont les germes seraient apportés de l’extérieur par le canal de l’urèthre, ou par le sang qui aurait pu lui-même prendre ce germe dans quelque partie du corps, par exemple par une blessure quelconque ou une communication avec le canal intestinal ; enfin ce germe peut être apporté par une sonde ou un instrument chirurgical, VI, 71, 72.
Ferment des — décrit par Van Tieghem, VI, 45, 54, 71, 81.
L’urine est ordinairement acide et cette acidité nuit au développement des germes de la fermentation. Dans les cas pathologiques où l’urine devient neutre ou alcaline, ces germes se développeraient avec la plus grande facilité, VI, 73.
Critique de l’opinion de Musculus : toute urine susceptible de devenir ammoniacale renfermerait un ferment soluble, VI, 82, 85.
Le ferment soluble de Musculus est produit par le petit ferment organisé de l’urée, VI, 83.
L’acide borique paraît propre à empêcher le développement du ferment organisé de l’urée, VI, 84, 140.
L’acide phénique est presque sans action sur le ferment organisé de l’urée, VI, 84.
Le ferment qui rend F —, même réduit en poussière sèche, conserve ses propriétés, VI, 91.
Tous les faits recueillis ont établi la preuve constante du ferment ammoniacal dans les —, VI, 91.
Voir Acide borique, Urine.
Usage. Un — quelconque est le fruit d’une expérience raisonnée, III, 145.
Vaccination. J’ai donné à l’expression de — une extension que la science, je l’espère, consacrera comme un hommage au mérite et aux immenses services rendus ’par un des Plus grands hommes de l’Angleterre, votre Jenner,
Vaccins par virus atténués au contact de l’oxygène de l’air. Principe general des virus-vaccins, VI, 332. On possède des virus-vaccins du charbon préparés par une méthode (atténuation par le vieillissement au contact de l’oxygène de l’air) susceptible de généralisation puisque, une première fois, elle a servi à trouver le vaccin du choléra des poules, 350, 351.
Durée de l’immunité après la — , VI, 354, 365.
Résumé des travaux de Pasteur sur la — du choléra des poules et du charbon (virus-vaccins), VI, 358 à 369. Communication faite au Congrès de médecine de Londres (1881), 370 à 378, 721 à 728.
La nouvelle — (discours de Bouley) à la séance publique annuelle des cinq académies, VI, 729 à 737.
De l’atténuation des virus (Communication faite au Congrès de Genève en 1882), VI, 391 à 411.
Controverse avec Koch et son école au sujet de l’atténuation des virus, VI, 403, 404, 405, 406, 413 à 440.
Vaccins par virus atténués au moyen de passages successifs a travers des organismes différents. Autre mode d’obtention d’un virus atténué pouvant servir à vacciner : passages successifs à travers des organismes d’espèces différentes, VI, 532, note 1 de 402 ; VII, 81. Atténuation de la virulence pour le porc du microbe du rouget du porc par passages successifs du microbe de lapin à lapin, VI, 533, 534. Atténuation du virus rabique par passage de singe à singe, 586, 599.
L’accoutumance à vivre chez une espèce, correspondant à une virulence déterminée, peut modifier l’accoutumance à vivre chez une autre espèce et diminuer la virulence propre à celle-ci et en faire pour elle un vaccin. Je ne saurais trop insister sur l’importance de ces faits parce qu’ils renferment le secret d’une nouvelle méthode d’atténuation et alors même que le microbe de la maladie virulente n’aurait pas été isolé et cultivé in vitro,
Vaccination par produits chauffés (vaccins chimiques), VI, 550, 647, note 2 de 548.
Vaccination par la toxine. Voir Substance soluble (formée par les organismes microscopiques).
Vaccination non spécifique. Contrairement aux prévisions (VI, 301) il se pourrait que les poules vaccinées pour le choléra fussent réfractaires au charbon : expériences tendant à le démontrer, VI, 315. Une maladie virulente peut-elle être dans certains cas vaccinatrice pour une autre maladie virulente ? VII, 76. Résultats nuis obtenus par le virus atténué d’une maladie pour protéger d’une autre maladie, 76, 77. Toutefois le microbe de la fièvre typhoïde du lapin peut vacciner les poules et les lapins contre le microbe du choléra des poules s’il n’est pas très virulent, 77.
Vaccination dans les maladies dont le microbe reste invisible. Longtemps encore l’art de prévenir les maladies sera aux prises avec des maladies virulentes dont les microbes échapperont à nos recherches. C’est donc un point scientifique capital que l’on puisse découvrir, à la rigueur, la vaccination d’une maladie virulente, sans avoir à sa disposition son virus propre et en restant dans l’ignorance de l’isolement et de la culture du microbe correspondant, VI, 600.
Voir Choléra des poules, Immunité, Rage, Rouget des porcs, Vaccination charbonneuse, Virulence, Virus.
Vaccination antirabique.
Voir Rage.
Vaccination charbonneuse. Pour la première fois l’idée vient à Pasteur de la possibilité d’une vaccination contre le charbon, VI, 367.
Méthode de vaccination de Toussaint, VI, 335, 339. Théorie de Toussaint, 340. Critique des assertions de Toussaint, 340. La méthode de Toussaint est très incertaine, 342.
Ne pourrait-on pas vacciner des moutons pour l’affection charbonneuse en
les soumettant préalablement et graduellement à des repas souillés des spores du parasite ? VI, note 2 de 256.
Difficulté d’obtenir une atténuation du virus charbonneux : les corpusculesgermes de la bactéridie, VI, 332, 333, 334. Il faudrait soumettre à l’action de l’oxygène de l’air le développement mycélien dans des circonstances où il ne pourrait fournir le moindre corpuscule-germe, 334.
On peut empêcher les spOr'és d’apparaître, VI, 334. A la température de + 16° les spores ne se forment pas, 334. Entre 42° et 43° les spores ne se forment pas, 334. On peut maintenir au contact de l’air pur entre 42° et 43° une culture mycélienne de bactéridies entièrement privée de corpusculesgermes. Dans ces conditions, après un mois d’attente, la culture est morte. En ce qui concerne sa virulence, la bactéridie en est dépourvue, déjà après huit jours de séjour à 42-43°. Avant l’extinction de la virulence la bactéridie charbonneuse passe par des degrés divers d’atténuation et, comme cela arrive également pour le microbe du choléra des poules, chacun de ces états de virulence atténuée peut être reproduit par la culture, 335. Chacun des microbes charbonneux atténués constitue pour le microbe supérieur un vaccin, 335. Dès lors il est facile de trouver dans ces virus successifs des virus propres à donner le charbon aux moutons, aux vaches, aux chevaux sans les faire périr et pouvant les préserver ultérieurement de la
maladie mortelle, 334, 335.
Le vaccin du charbon, VI, 343 à 345.
Compte-rendu des expériences faites à Pouilly-le-Fort sur la —, VI, 346 à 351 : Proposition de la Société d’agriculture de Melun, 347. Programme de l’expérience, 347, 348. Inoculation d’une culture d’un virus charbonneux atténué le 5 mai ; inoculation d’un virus atténué, mais plus virulent que le précédent, le 17 mai ; inoculation très virulente le 31 mai. Les résultats émerveillent l’assistance le 2 juin, 348, 349. Après l’incrédulité, l’enthousiasme et la confiance en la méthode, 350.
Protocole détaillé de l’expérience de Pouilly-le-Fort, VI, 697 à 720. Discussion sur l’expérience de Pouilly-le-Fort, VI, 351 à 357 ; à propos e la mort de la brebis pleine (discussion avec Blot), 351, 352. Discussion avec Colin 355 à 357. Critique de l’expériencè de Pouilly-le-Fort par Loeffler, élève’ de Robert Koch, note 1 de 392. Les animaux vaccinés résistèrent a l’inoculation du sang charbonneux aussi bien qu’ils l’avaient fait à 1 inoculation du virus cultivé, 734. Projet d’abandonner les 24 moutons vaccines aux conditions naturelles de la contagion, 366. Projet de placer les moutons et les vaches vaccinés un an après sur le champ ou 1 on a enterré tous
moutons morts, 367.
Réponse à un mémoire de Koch sur la —, VI, 418 a 440
Réponse à Koch à propos de la valeur pratique des -, VI, 460, 461. Paroles prononcées par Pasteur en remerciement de la rem's« d une médaille commémorative de l’expérience de Pouilly-le-Fort, VI, 382 a 385. Vaccinations effectuées depuis l’expérience de Pouilly-le-Fort, VI, 383, 384,
Accidents consécutifs à la —, VI, 386 à 390, 413.
Statistique sur la - portant sur 85.000 animaux, VI, 414 a 417.
A nronos de l’échec des vaccinations faites à Turin, VI, 4 a ., «^discussion avec Peter. 450 à 452; se référant à ses recherches ante rieures, Pasteur affirme que les professeurs de l'Ecole vétérinaire de Tu ont inoculé un sang à la fois septique et charbonneux : telle doit etie
cause de l’insuccès insolite de leurs expériences, 443. Échange de correspondance entre Pasteur et les professeurs de l’École vétérinaire de Turin, 444, 445, 453, 454, 455, 457.
— faites en Allemagne dans le domaine de Packisch et de Dlonie, VI, 459. Il faut tenir comple des différences de races. Il est des races de moutons beaucoup plus sensibles que les autres au point de vue du charbon, et alors le premier vaccin se trouve relativement trop faible pour leur permettre de résister au second vaccin ; il faut des vaccins spéciaux pour ces troupeaux, VI, 389. Il faut adapter la force du virus-vaccin à l’espèce sur laquelle on opère, 412, 413.
Il n’y a pas à être surpris qu’un troupeau qui vient de perdre dix bêtes par le charbon continue d’en perdre pendant la — : il n’y a préservation que huit à dix jours après que la 2e vaccination a été donnée, VI, 413, 414. Il ne faut pas attendre que les troupeaux soient frappés par le charbon pour faire l’inoculation, 441.
Pour préserver les moutons il ne serait pas nécessaire de les vacciner jusqu’à les rendre invulnérables pour le virus le plus virulent, VII, 59.
Durée de l’immunité acquise par les — , VI, 381, 382, 387, 441. Il faut revacciner les animaux tous les ans, 441.
- — des singes, VI, 353.
Recherche de substances solubles vaccinales dans la maladie charbonneuse ; expériences, VI, 464 à 466.
Voir Bactéridie charbonneuse, Corpuscule-germe, Virulence.
Vaccination contre le choléra des poules.
Voir Choléra des poules.
Vaccination contre la rage.
Voir Rage.
Vaccination contre le rouget des porcs.
Voir Rouget des porcs.
Vaccine. VI, 299, note 4 de 303, 353, 366.
Comparaison entre le vaccin du choléra des poules et la — dans ses rapports avec la variole, VI, 299.
Le fait de la — est unique, mais le fait de la non récidive des maladies virulentes paraît général, VI, 294.
A propos de la note de M. Chauveau sur la nature du virus-vaccin, VI, 469. Recueil du vaccin dans un grand état de pureté sur une génisse, ensemencement dans des liquides appropriés puis inoculation aux animaux, VI, 470. Relations qui peuvent exister entre la — et la variole humaines, VI, 471
Je ne crois pas qu’on ait des motifs sérieux de considérer le cow-pox et la variole comme distincts l’un de l’autre, VI, 669.
Discussion avec Depaul au sujet de la — , VI, 141 à 145.
Voir Variole.
Valérianate de morphine. Formes cristallines hémiédriques, I, 219.
Variole. Controverse et discussion avec Depaul au sujet de la — , VI, 141 à
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Discussion avec Jules Guérin, Blot et Depaul au sujet des relations qui peuvent exister entre la vaccine et la — humaines, VI, 471 à 473. Suite de la discussion avec Guérin, 474 à 489.
Durée de la préservation contre la — , VII, 56 à 59.
Voir Vaccine.
Variolisation. VI, 294, 298, 33$, 368.
Végétaux.
Voir Plantes.
Vendange. A peine le raisin est-il dans une cuve, que l’oxygène qui entoure les grains est absorbé et que la — (raisins mis en tas et écrasés) se trouve livrée à deux sortes de fermentations très distinctes : celle que l’on a l’habitude d’envisager seule, qui accompagne le développement des levûres proprement dites, et celle que développent les cellules du parenchyme des grains plongés dans des gaz inertes ou entourés d’un moût privé d’oxygène en dissolution. C’est à cette seconde nature de fermentation qu’il faut attribuer le goût tout particulier de la — . Il y aurait un grand intérêt à faire une étude attentive de ce mode de fermentation, des produits qui en résultent et de leur proportions naturelles. J’appelle sur ce point thute l’attention des œnologues, II, 569.
Profusion de germes de toute nature introduits dans une cuve de —, III,
Pourquoi le goût de la — (c’est-à-dire le jus des raisins mis en tas et écrasés) diffère de celui du raisin, III, 461 ; II, 393. Les diverses levûres de la — , V, 180. Le non égrappage de la - — facilite la fermentation, note 1 de 187.
Pratiques de la — dans le Jura, V, 187.
Vergnette-Lamotte. Controverses avec — : Voir Controverses.
Vers à soie (maladie des). Études sur la —, IV. Dédicace à S. M. l’Impératrice Eugénie, I. Origine des travaux de Pasteur sur la — , 5, 6, 7, 427, 436. Apparition de la — ; ses ravages, sa propagation en France, IV, 11 ; à l’étranger, 13. Apparences extérieures de la — , 14. Symptômes, 15, 16, 17, 18. Noms de la — : pébrine, gattine, maladie des corpuscules, morts-blancs ou morts-flats, maladie des tripes, maladie des petits, atrophie, 19, 20, pétéchie, 23, maladie de la graine, 48.
Les taches à la surface de la peau des vers malades. Historique, IV, 23 à 26. Opinions de M. de Ouatrefages, 23 à 28.
Recherches entreprises avant 1865 pour combattre la — , IV, 40. Remèdes proposés, 48 ; par Onesti, 50 ; par Béchamp, 50 ; par Brouzet, 50 à 52 ; remèdes au nitrate d’argent et a la créosote, 52 à 53.
La se compose de deux maladies distinctes, IV, 188 à 204, 574. Avant 1867,
on croyait à une — unique pouvant revêtir des formes diverses, 188. Indépendance des deux —, pébrine et flacherie, 190.
Quatre maladies bien caractérisées : la grasserie, la muscardine, la flacherie et la nébrine IV, 203. Différences entré les —, 279.
Rapport de Dumas au Sénat sur la- (séance du 9 juin 1865), IV, 287 à 302^ Rapport à l’Empereur par Béhic, ministre de l’Agriculture sur la - (19
juillet 1865), IV, 302 à 306.
Discussion au Corps législatif, le 17 mai 1867, sur la — , IV, 306 à 320. Rapport au Sénat par le Comte de Casabianca (séance du 28 juillet 1868) sur la —, IV, 320 à 327.
Discussion au Sénat, le 21 avril 1869, sur la — , IV, 327 à 332.
Controverses à propos de la — : Lettre à M. le Marquis de Bimard, IV, 577 ; lettre à M. Paul Eymard, 578, 579 ; lettres au Directeur du Moniteur des soies, 596 à 605 ; dépêche à M. le Comte de Rodez à propos d’une lettre publiée dans lè Moniteur des soies, 605.
Observations au sujet des notes de M. Béchamp et de M. Balbiani, IV, 468,
A propos d’une réclamation de priorité en faveur de M. Gaëtan Cantoni, IV, 639, 641, 732 à 735.
A propos d’une note de M. Guérin-Méneville, IV, 674.
A propos d’objections de M. Destremx, IV, 674 à 683.
Réponses à M. de Masquard, IV, 577, 725, 726.
Présentation à l’Académie des Sciences de l’ouvrage « Études sur la maladie des vers à soie », IV, 740 à 742.
Prix décerné à Pasteur par le Gouvernement autrichien pour la découverte d’un remède de la pébrine, IV, note 1 de 196, 733, 742 à 746.
Rapport sur le Grand Prix de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale attribué à Pasteur, IV, 747 à 750.
Médaille Copley décernée par la « Royal Society of London » à Pasteur pour ses recherches sur la fermentation et la pébrine, IV, 751 à 752.
Voir Corpuscules (des vers a soie), Flacherie, Grainage (des vers a soie), Graine (de vers a soie), Pébrine, Sériciculture, Terrain.
Vers de terre. Leur rôle dans l’étiologie du charbon, VI, 261.
Controverse avec Koch au sujet des — dans l’étiologie du charbon, VI, 409, 410, 411.
Voir Bactéridie charbonneuse (mode de transmission).
Vétérinaire. Il faut que la profession — ait à sa tête une élite de professeurs et de savants, VII, 389, 390.
Viande. Rapport sur des — de mouton congelées de La Plata, VII, 113, 114. Rapport sur une — charbonneuse, VII, 114.
Conservation des — par le bisulfite de chaux, VII, 107, 108.
Conservation des — par l’acide benzoïque hydraté, VII, 105 à 107.
A propos de l’introduction à Paris de — charbonneuses, VII, 121.
A propos d’un système de conservation de la — , VII, 123.
Vibrio lineola, iremulans, subtilis, régula, bacillus, II, 176.
— ciglaiæ, IV, note 1 de 193.
Vibrion. Vibrion butyrique : Voir Fermentation butyrique, Glycérine, Lactate
DE CHAUX, TaRTRATE DE CHAUX.
Vibrions de la putréfaction : Voir Putréfaction.
Vibrions de la flacherie : Voir Flacherie.
Vibrion septique : Voir ce mot.
Les — peuvent être aérobies, VI, 118.
Certains — sont inoffensifs, VI, 118. Un — que l’on trouve fréquemment à la surface des infusions de matières organiques végétales, exposé au contact de
l’air, est inoffensif, parce qu’il ne peut vivre à la température du corps des animaux, 118.
— dans les eaux communes, VI, 125.
Présence de — dans le pus des abcès, VI, 20, 26.
Abcès métastatiques dus à un — , VI, 126, 127.
Inoculation du — pyogénique à un lapin, VI, 153.
— pyogénique dans l’infection puerpérale, VI, 151 à 156.
Controverse à propos de la présence et la formation de — dans le pus des abcès, VI, 24.
Culture de — et produits principaux de la culture, VII, 38
Vibrion septique. Caractères du —, VI, 107 à 108.
Difficulté de la culture du —, VI, 113.
Le — est un organisme exclusivement anaérobie, VI, 113.
Essais de culture du — dans le vide ou en présence de gaz inertes tels que le gaz acide carbonique, VI, 114.
En exposant un liquide chargé de — au contact de l’air pur, on tue les vibrions et on supprime toute virulence, VI, 114.
Corpuscules-germes du vibrion septique, VI, 115.
Où les corpuscules-germes du — prennent naissance, VI, 115.
Le — n’est pas seulement un épiphénomène de la maladie, VI, 116, 117. Critique du poison soluble de la putréfaction, décrit par le Dr Panum,
Le — . exclusivement anaérobie, doit être ferment, VI, 117.
Les germes du — sont absolument stériles au contact de l’oxygène, VI, 120. Culture du —, VI, 121. Culture du — à l’état de pureté en un point central d’un morceau de chair musculaire, 123.
Formes du —, VI, 121. Aspect : il peut avoir une longueur démesurée ; il est rampant, tlexueux et écarte les globules du sang comme un serpent écarte l’herbe dans les buissons, VI, 184.
Modification de la virulence du - — - suivant les milieux de culture, VI, 121. La bactéridie charbonneuse et le — sont agents de contagion, de maladie et de mort, non parce qu’ils fabriquent des poisons chimiques, mais parce que l’économie animale peut leur servir de milieu de culture, VI, 126.
Les corpuscules-germes du — conservent leur vitalité dans l’alcool absolu et dans l’oxygène à une haute pression, VI, 172.
Action de l’oxygène à haute pression sur le vibrion septique, VI, 185, note 2 de 115.
Au moment de la mort ou avant même la mort il faut rechercher le — ; son siège par excellence se trouve dans la sérosité de l’abdomen, VI, 184. Le sang du cœur peut ne pas être virulent et le microscope ne pas y montrer de —, quoique ce dernier pullule et fourmille dans le corps, 184. Les sérosités contenant les — extrêmemènt virulents perdent toute vertu si on les
filtre, 184, 185.
Corpuscules-germes du —, VI, 185.
Placé dans l’alcool absolu, les corpuscules-germes du — conservent leur vitalité, VI, 185.
TVr>i'i nrnvîent. le — . VI, 185.
un mémoire
■se avec nocn au sujcl uu — , » -, — >
ire de Koch sur la vaccination charbonneuse, 418 à 440.
Sur un mémoire de Roux et Chamberland intitulé : et Immunité contre la septicémie conférée par dès substances solubles », VI, 462 à 466.
Voir Bactéridie charbonneuse (en particulier : Explication de l’expérience de Jaillard et Leplat), Putréfaction, Vibrion.
Vidange. Le vin mis en — , III, 167.
La — affaiblit le vin, III, 175.
Vie. Les produits immédiats essentiels de la — sont dissymétriques, I, 331, 373. Influence de la dissymétrie dans les phénomènes de la — , I, 342, 361, 376.
La dissymétrie paraît être une nécessité de la constitution des molécules qui se sont édifiées sous l’influence de la — , I, 401.
Au moment de l’élaboration des principes immédiats de la —, une force dissymétrique est présente, I, 341, 361.
La — est fonction de la dissymétrie de l’univers, I, 361, 375, 377.
La création de la — est-elle possible ? il faudrait introduire dans les réactions de laboratoire des influences d’ordre dissymétrique, I, 362. Les tentatives de Pasteur, 376.
Au moment de la formation d’une substance, alors que les atomes élémentaires qui doivent constituer la molécule du corps sont en présence et que la combinaison va se produire, une influence secrète groupe dissymétriquement les atomes s’il s’agit d’une combinaison de l’ordre vital : fait considérable qui touche aux conditions les plus cachées de la création et de la —, I, 402.
L’acte chimique de la fermentation est un phénomène corrélatif d’un acte vital, II, 77. (Voir Fermentation alcoolique, Fermentation lactique.)
La science est trop peu avancée pour espérer mettre en équation rigoureuse un acte chimique corrélatif d’un phénomène vital, II, 72.
On rencontre deux genres de — parmi les êtres inférieurs, l’un qui exige la présence du gaz oxygène libre, l’autre qui s’effectue en dehors du contact de ce gaz et que le caractère ferment accompagne toujours, II, 163. Partout la — se manifestant chez les productions organisées les plus infimes m’apparaît comme l’une des conditions essentielles des phénomènes de fermentation et de putréfaction, mais la — avec une manière d’être inconnue jusqu’à ce jour, c’est-à-dire sans consommation d’air ou de gaz oxygène libre, II, 165.
La — préside au travail de la mort, II, 166.
Après la mort la — reparaît sous une autre forme et avec des propriétés nouvelles, III, 11 ; VII, 5.
Les principes immédiats dès corps vivants seraient, en quelque sorte, indestructibles si l’on supprimait de l’ensemble des êtres que Dieu a créés les plus petits, les plus inutiles en apparence. Et la — deviendrait impossible, parce que le retour à l’atmosphère et au règne minéral de tout ce qui a cessé de vivre serait tout à coup suspendu, II, 169.
La mort né supprime pas la réaction des liquides et des solides dans l’organisme. Une sorte de — physique et chimique, si je puis ainsi parler, continué d’agir, II, note 1 de 181.
L’origine de la ■ — dans les infusions qui ont été portées à l’ébullition est uniquement due aux particules solides en suspension dans l’air, II, 263.
La matière peut-elle s’organiser d’elle-même ? II, 328.
Ah ! si nous pouvions ajouter [à la matière] celle autre force qui s’appelle la — ..., II, 333.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Moi aussi je pourrais dire en vous montrant ce liquide : J’ai pris dans 1 immensité de la création ma goutte d’eau, et je l’ai prise toute pleine de la gelée féconde, c’est-à-dirë, pour pai’ler le langage de la science, toute pleine des éléments appropriés au développement des êtres inférieurs. Et j’attends, et j’observe, et je l’interrogé, et je lui demande de vouloir bien recommencer pour moi la primitive création ; ce serait un si beau spectacle ! Mais elle est muette j Elle est muette depuis plusieurs années que ces expériences sont commencées. Ah ! c’est que j’ai éloigné d’elle, et que j’éloigne encore en ce moment, la seule chose qu’il n’ait pas été donné à l’homme de produire, j’ai éloigné d’elle les germes qui flottent dans l’air, j’ai éloigné d’elle la — car la — c’est le germe, et le germe c’est la — . Jamais la doctrine de la génération spontanée ne se relèvera du coup mortel que cette simple expérience lui porte, II, 342.
La doctrine des générations spontanées s’étaye, à notre insu, de ses affinités avec l’impénétrable mystère de l’origine de la — à la surface du globe, II, 197.
Le mot — signifie nutrition, développement. Lé mot aérobie signifie — , nutrition, développement au contact de l’air avec absorption de son oxygène. Le mot anaérobie veut dire - — , nutrition, développement hors du contact de l’air et sans participation aucune de l’oxygène de l’air, II, 480.
— latente des germes, II, 480, 481.
Les phénomènes de la — , d’après Claude Bernard. Pour lui, la — se compose dé synthèses organiques et de destructions organiques, et toutes les actions de décomposition organique se ramènent à des fermentations. Par ces conceptions sur les phénomènes de la — , Bernard croyait à une opposition obligée entre les phénomènes de - — ou de synthèse et les phénomèn'es de mort ou de destruction, entre la — • proprement dite et les fermentations, II, 527 à 530. Critique de cette opinion de Bernard : Tandis que ces mots,
— et fermentation, jurent dans son système, ils couvrent, suivant moi, la plus étroite solidarité, à la seule condition que la — ait lieu sans air, II, 530, 531.
La — ne saurait exister sur la terre, s’il n’y avait pas en même temps, non seulement la mort, mais la dissolution, qui en est la conséquence. Les infiniment petits jouent un rôle immense dans l’univers et la disparition des espèces microscopiques entraînerait toutes les autres dans une ruine commune, II, 653.
La fermentation est la conséquence de la — sans air, V, 219. Deux exemples de — sans air : fermentation du tartrate de chaux, 222 à 228, et fermentation du lactate de chaux, 228 à 241.
La — serait peut-être possible chez certains êtres inférieurs, alors même que la lumière solaire viendrait à disparaître, V, 263.
Le mystère de la — n’est pas dans les manifestations de la — chez lès êtres adultes, grands ou petits, il est tout entier dans le germe, dans la cellule embryonnaire et dans son devenir. Si vous ne comprenez pas la génération spontanée de l’huître, vous ne devez pas davantage comprendre celle d’une cellule : car tout le mystère de l’huître est dans la cellule d’où l’huître est sortie. Celte cellule embryonnaire étant donnée, la — de l’huître n’est plus soumise qu’à des actions physiques et chimiques, VI, note 1 de 25.
La — ne peut se définir. Ce qu’on en peut dire de plus clair, c’est qu’elle est le germe et son devenir., VII, 29.
Le mystère de la — n’est pas, selon moi, dans les manifestations qu’il revêt
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES. . 42
chez les êtres adultes, mais bien et uniquement dans l’existence du germe et de son devenir, VI, 63.
Rôle des êtres microscopiques dans le cycle de la — > et de la mort à la surface du globe, III, 11 ; VI, 46 à 52 ; VII, 4.
Le problème de la perpétuité de la — à la surface de la terre, VII, 3 à 7. La — est le germe, elle n’est qu’une transformation depuis l’origine de la création ; le germe a la propriété du devenir ; comparaison de ce devenir à celui qui réside dans le germe des espèces chimiques, lequel est dans la molécule chimique, VII, 27, 28.
Le germe et son devenir, voilà toute la — et tout son mystère ; le germe existant n’a plus besoin que de substances mortes et de conditions extérieures de température pour obéir aux lois de son développement, VII, 29. Provoquer une génération spontanée, ce serait faire un germe ; ce serait faire la — - ; ce serait résoudre le problème de son origine, VII, 29.
Après la mort, la — reparaît sous une autre forme et avec des propriétés nouvelles, VII, 5.
Les moisissures et les infusoires, les ferments organisés vivent et se reproduisent à l’abri de la lumière. Mais qui pourrait dire que ces êtres ne sont pas imprégnés d’ondes lumineuses pouvant se transmettre même par la génération? Qui sait si l’influence de la lumière ne.se transmet pas à travers des générations successives comme se transmet la — des espèces depuis l’origine du monde, VII, 27.
La génération spontanée, je la cherche sans la découvrir depuis vingt ans. Non, je ne la juge pas impossible. Mais quoi donc vous autorise à vouloir qu’elle ait été l’origine de la — - ? Vous placez la matière avant la — et vous faites la matière existante de toute éternité. Qui vous dit que le progrès incessant de la science n’obligera pas les savants, qui vivront dans un siècle, dans mille ans, dans dix mille ans..., à affirmer que la — a été de toute éternité et non la matière. Vous passez de la matière à la — parce que votre intelligence actuelle, si bornée par rapport à ce que sera l’intelligence des naturalistes futurs, vous dit qu’elle ne peut comprendre autrement les choses. Qui m’assure que dans dix mille ans on ne considérera pas que c’est de la — qu’on croira impossible de ne pas passer à la matière. Si vous voulez être au nombre des esprits scientifiques, qui seuls comptent, il faut vous débarrasser des idées et des raisonnements a priori et vous en tenir aux déductions nécessaires des faits établis et ne pas accorder plus de confiance qu’il ne faut aux déductions de pures hypothèses, VII, 30, 31. C’est par la — et par une puissance de reproduction supérieure qu’on peut espérer triompher d’une espèce animale, VII, 34.
Si la radiation solaire venait à s’éteindre, la — serait désormais impossible pour les grands végétaux, mais elle pourrait se continuer dans certains êtres inférieurs, VII, 4L
La — avec des aliments privés de microbes est-elle possible ? VII, 85.
Pour détruire des êtres qui se propagent selon les lois d’une progression de — effrayante, il ne faut pas utiliser des poisons minéraux qui tuent sur place, où on les dépose ; il faut plutôt, si j’ose le dire, un poison comme eux doué de — et, comme eux, pouvant se multiplier avec une surprenante fécondité (à propos du microbe du choléra des poules, agent destructeur des lapins), VII, 88.
Chez les êtres inférieurs, plus encore que dans les grandes espèces animales et végétales, la — empêche la — . Un liquide envahi par un ferment organisé ou par un être aérobie permet difficilement la multiplication d’un autre
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
organisme inférieur, VI, 177. La — arrête la — qui lui est étrangère, 92. Les microbes rentrent dans les lois générales de la — et de ses manifestations chez les espèces supérieures végétales ou animales. La seule différence consisterait dans la rapidité des variations chez les microbes, opposée à leur lenteur chez les grands êtres. Chaque cultufe d’un microbe, n’eûtelle qu une durée de vingt-quatre heures, représente des nombres immenses de générations successives, tandis que chez les êtres les plus élevés il faut, à 1 accomplissement de tels nombres de générations, des milliers et des millions d’années, VI, 531.
\ oir ^ Anaérobie, Dissymétrie, Fermentation, Générations spontanées, Matières animales et végétales, Oxygène.
Vieillesse. Comparaison de la — des êtres avec la - — des cellules de levûre, V, 194.
Vin. Études sur le — , III, 109. Ses maladies, causes qui les provoquent ; procédés nouveaux pour le conserver et pour le vieillir, 111. Avertissement de la première édition des « Études sur le — », 112. Lettre à l’Empereur Napoléon III, 112. Préface de la deuxième édition, 114.
Origine des travaux de Pasteur sur les maladies des —, III, 138, 402, 484. Différence de nature du — et du vinaigre, III, 80.
Le — peut être considéré comme la plus saine, la plus hygiénique des boissons, III, 152.
Le — est un excitant et un aliment, III, 356.
Causes des maladies des — , III, 115. Préjudices causés au commerce par ces maladies, 116. Le — est-il toujours en travail ? 117, 122. Opinion ancienne sur les causes des maladies des — , 117 ; d’après Fabroni, 117 ; d’après Chaptal, 121. Opinion nouvelle sur les causes des maladies des — et description de ces maladies, 122, 396.
Acescence : — acides, aigres, piqués, III, 123, 396. D’après Chaptal, 123 ; d'après Liebig, 124. L’acescence des — est causée par le mycoderma aceli, 125, 397. Étude des conditions dans lesquelles se produit l’acescence des — du Jura (Arbois), 129.
Maladie des — tournés, montés, qui ont la pousse, etc., III, 137. Sa fréquence, 138. Étude du parasite en forme de filament qui en est la cause, 139, 402 ; sa présence dans des — d’Arbois, 141. Acide acétique et acides volatils dans les — par action du parasite filiforme, 147. Influence du parasite sur la nature des principes immédiats des — , 152. Ressemblances et différences que présente le ferment filiforme avec le ferment lactique, 155, 402. Distinction entre le ferment de l’amer et celui des — tournés, 168. Goût de piqués des — de Champagne, des — clairets et mousseux du Jura, de la bière, 155. Maladie de la graisse : — filants, huileux, III, 155. Opinion de Chaptal et de François à ce sujet, 156. Ferment des — filants, 156, 404. Analogie entre le ferment des — filants et celui dès — tournés, 158.
Maladie de l'amertume, de l'amer, du goût de vieux, III, 159 ; d’après de Vergnette-Lamotte, 159, 363. Le parasite de l’amertume, 161, 401. Effets du vinage sur ce parasite, 166. Les deux phases de la maladie de l’amer, 166. Les — mis en vidange prennent souvent, par le seul fait de l’action de l’air, une amertume, 167. La maladie de l’amer s’accompagne souvent d’une altération de la matière colorante, 168. Distinction entre le ferment de. l’amer et celui dès — tournés, 168.
— atteints des trois maladies, de l’acescence, de l’am'ertume, des tournés, III, 403.
Ferments des - — - qui restent doux au moment de 1 entonnaison, III, 400. Ferments à ne pas confondre avec ceux des maladies des — , III, 404. Influence de l’oxygène de l’air sur le — , III, 170 et suiv., 389 à 395.
Étude sur la nature des gaz contenus dans le — et dans le moût de raisin, III, 176, 393.
Influence des soutirages sur le — , III, 185 ; du contact de l’air sur le , 187.
Ouillage et mycoderma vini, 188. L’oxydation lente fait vieillir le , 190,
411. Action malfaisante des cryptogames sur le — et action bienfaisante de l’oxygène de l’air, 190. Action du gaz oxygène sur le — - en tonneau, 189 ; sur le — soumis à l’ardeur du soleil, 191 ; sur le — en bouteilles, 193. Influence comparée de l’action de l’oxygène de l’air suivant que le est à l’obscurité ou à la lumière, 193. Les dépôts qui s’effectuent dans le non malade sont produits par l’oxygène de l’air, 195, 197. Le — ne changerait jamais de couleur s’il n’était pas soumis à l’influence de l’oxygène, 195, 197, 347. Le développëment des bouquets du —, comme le vieillissement, est produit par l’oxygène de l’air, 195. Bouquet du — de Bourgogne, 133, 145 ; du
— jaune, 136. Quelques semaines d’exposition du — à l’air et à la lumière produisent l’action de dix et vingt années de tonneau, 195, 350, 355. Action de l’oxygène de l’air sur les — qui voyagent, 201. Examen des trois sortes de dépôts dans les —, 198, 413. Matières colorantes des — 200, Application de l’aération à la production de la mousse dans le — de Champagne, 327 ; dans le — de pelle, 329.
Conservation des —, III, 203 ; procédés empiriques, 203 ; par le vinage, 204 ; par l’électricité, 205 ; par la congélation, 205, 221, 354, 367, 429 ; par des substances avides d’oxygène (acide sulfureux), 246 ; par l’acide formique, 247. Historique de la question de la conservation du — par le chauffage, III, 207. Procédé d’Appert, 210, 362, 426, 435, 444, 452 ; de J. -A. Gervais, 211 ; de Vergnëtte-Lamotte, 213, 352 et réclamation de priorité par celui-ci, 215, 425, 427, 435, 439, 446, 448, 450, 453, 454, 455, 459. Note de Thénard sur l’invention de la méthode de conservation des — par le chauffage, 217. Not'e de Balard sur -le même sujet, 218. Examen de ces notes, 226. Démonstration expérimentale des bons effets du chauffage sur les — - en bouteilles, 229. Rapport de la Sous-Commission chargée de constater les résultats des expériences sur la conservation des —, 234. Observations au sujet de ce Rapport, 240. Un certain degré thermique (Pasteur a indiqué des températures variant entre 50° et 100°) tue les germes des parasites du —, 240, 257, 377, 410, 420. Temps d’exposition à la chaleur, 357, 410, 420. Différences observées entre les — chauffés et les — non chauffés, 241 ; entre leur goût, leur couleur, leur dépôt, 244. Les — chauffés sont améliorés, 375, 420. Dégustation de — chauffés, 231, 234, 252, 359, 378. Le chauffage prévient les maladies, il ne les guérit pas, 358.
Application industrielle du chauffage dès ■ — , III, 248. Rapport de M. de Lapparent sur la valeur de ce procédé, 248 ; opinion de JMaurial, 251. Dégustation des — chauffés et des mêmes non chauffés par la Commission syndicale des — de Paris, 252 ; son rapport conclut à la supériorité constante du — chauffé sur le même — non chauffé, 256. Terrel des Chênes explique ses préférences pour la pratique du chauffage du — , 257. Application du procédé en Californie, 259 ; en Hongrie, 260 ; dans le Frioul, 261. « Pasteurisation » du —, 260, 371, 460. Manière de conduire les expériences, 261.
Chauffage du en bouteilles, 265, 412 ; en fût, 263. Appareils industriels pour le chauffage du - (par J. Raulin), 266. La Société d’encouragement pour 1 industrie nationale propose un prix pour les meilleurs appareils, 267. Étude des conditions que doit remplir un bon appareil, suivant la théorie de Pasteur, 268 ; appareils d’A. Pacinotti, 282 ; de Ch. Tellier, 283 ; de Privas et Thomas, 285 ; de Rossignol, 286 ; de Raynal, 288 ; de Holderer, 290 ; de Beaume, 291 ; de de Lapparent, 292, 294 ; de Sourdeval, 294 ; de Gervais, 296 ; de Terrel des Chênes, 298, 301 ; de Perrier frères, 301 ; de Giret et Vinas, 305 ; de Raulin, 309 ; de Régnault, 310.
Vue d ensemble sur le procédé de conservation des — par lë chauffage préalable (Lettre au rédacteur du Moniteur Vinicole), III, 343. Différence du procédé de Pasteur avec le procédé employé à Mèze, 345 ; dans le Midi, 345 ; à Cette, 348. Comité central agricole de Sologne. Rapport de Dumas sur le procédé de chauffage du — , 372. Brevet d’invention pour un procédé relatif à la conservation des —, 410.
Jë ne serais pas surpris que, par la conservation des raisins en grappes dans une atmosphère d’acide carbonique, on ne parvienne peut-être à créer des — et des eaux-de-vie qui offriraient des propriétés spéciales et peut-êtrè avantageuses, commercialement parlant, II, 393 ; III, 464.
Acide succinique et glycérine dans le — , II, 24, 50, 122 ; III, 324, 339, 482, 509. Dosage de l’acidité totale du —, 313. Nouveau procédé de dosage de l’acide tartrique du —, 315, 407, 408. Méthode pour étudier les principaux acides du — , 333. Présence de la gommé dans le — , 338. Sur la graisse des — , 342. Le - — renferme-t-il de l’acide lactique ? 153.
— vinés, III, 356.
Conditions pour favoriser l’extension du commerce des — , III, 116, 356. Résumé des résultats des étudës sur la conservation des — ■ (conditions de vieillissement et d’inaltérabilité), III, 418.
Hommage à l’Académie d’une brochure intitulée : Sur la conservation des — , III, 382 ; des « Études sur le - — , », 383 ; de la seconde édition des « Études sur le - — », 385.
Discussion au sujet de la priorité de l’invention de la méthode du chauffage pour conserver les — , III, 425. Polémiques avec Quesneville, directeur du Moniteur scientifique, Vergnette-Lamotte, Thénard, 427 et suivantes.
Grand prix décerné en 1867 aux « Études sur le — », III, 460.
Conversation avec le maire de Volnay sur la conservation des — de grands crus de la Bourgogne, III, 465, 469.
— faits avec des cépages américains, III, 470. Sucrage des —, 476. Fabrication artificielle du —, III, 482. Rapport sur une prétendue fabrication du — , 490 à 512.
Mode de préparation du - — - jaune (ou de Châtëau-Châlons), III, 134, 195.
Vin d’orge, III, 477 ; V, 7, 182.
Vin de paille, V, 137.
Vin de Péluse, V, 19.
Communication de Balard, en 1861, sur une altération spontanée de certains — , III, 483.
Rapport sur le mémoire de Boussingault sur la fermentation rapide des — ,
Rapport sur la falsification des —, III, 490. Méthodes d’analyse des —, 506. Recherches do la falsification par les matières colorantes, 495.
Voir Moût de raisin, Mycoderma vini, Raisin, Vinification.
Vins montés (maladie des).
Voir Vin.
Vins tournés (maladie des).
Voir Vin.
Vin de Champagne. Goût de piqué du — , III, 155: Application de l’aération à la production de la mousse dans le — , 327.
Vinage. Effets du — sur le parasite de l'amertume, III, 166. — -des vins français envoyés en Angleterre, 356. On pourrait supprimer la pratique du —, 417.
Vinaigre. II, 183. Procédé industriel de fabrication du — , 364.
Études sur le —, III, note 1 de 78. Mère du — , 4, 6, 7, 9, 28, 31, 34, 35. Nature et effets de l'a mère du — , 36. Nouveau procédé industriel de fabrication du —, 13, 73. Brevet pour la fabrication du - — ou acide acétique, 13. Procédé des copeaux de hêtre, ou procédé allemand, 10, 17, 45, 53, 78, 92. Procédé de fabrication du — d’Orléans, 18, 30, 45, 78, 92. Conservation du —, d’après Scheele, 28, 58. Anguillules du —, 33, 69, 96. Leçon sur le — de vin, professée à Orléans, 78. Fabrique de — de MM. Breton-Lorion, 79, 93. Transformation du vin en — , 79. Différence de nature du vin et du — , 80. C’est le mycoderma aceti ou fleurs du — qui assure cette transformation, 86. Conditions de la transformation du vin en — , 89. Formation du — , 90. Accidents dans la fabrication du — , 95. Maladies du — , 94. Moyens de les prévenir par le chauffage préalable, 99. Appareil de Rossignol pour le chauffage préalable du vin destiné à la fabrication du ■ — , 100.
Présentation à l’Académie des Sciences de l’opuscule intitulé « Études sur le — et sur le vin », III, 79.
Voir Acétification, Fermentation acétique, Mycoderme et Mycoderma aceti.
Vinification. A peine le raisin est-il dans la cuve que l’oxygène qui entoure les grains est absorbé et que la vendange se trouve livrée à deux sortes de fermentations très distinctes : celle que l’on a l’habitude d’envisager seule, qui accompagne le développement des levûres proprement dites,, et celle que développent les cellules du parenchyme des grains plongés dans des gaz inertes ou entourés d’un moût privé d’oxygène en dissolution. C’est à cette seconde nature de fermentation qu’il faut attribuer le goût très particulier de la vendange (raisin mis en tas). Il y aurait un grand intérêt à faire une étude attentive de ce mode de fermentation, des produits qui en résultent et de leurs proportions naturelles... J’appelle sur ce point nouveau toute l’attention des œnologues, II, 569.
Pratiqués de la —, d’après les travaux de Lavoisier et de Fabroni, III, 120 ; d’après Chaptal, 121. Pratiques ordinaires de la — dans le vignoble d’Arbois, 130. Utilité des observations microscopiques dans la —, 139. Certaines pratiques de la — , 146. L’art de la — a sa raison d’être dans les conditions mêmes de la vie et de la manière d’agir des parasites du vin, 152. Influence de l’oxygène de l’air dans la - — , III, 170, 389 ; son importance, 174. Expérience de Gay-Lussac, III, 170, 390. 11 faut dans la — distinguer l’action brusque et l’action lente de l’oxygène de l’air sur le vin, 175.
Opinions de Boussingault, et Berthelot, III, 172, 173, 392.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
Les principes de — se résument dans l’influence bienfaisante et indispensable dé l’oxygène de l’air et dans l’influence malfaisante de végétations cryptogamiques, III, 417. .
Le vin ordinaire, son goût, ses qualités, dépendent certainement, pour une grande part, de la nature spécifique des levûres qui se développent pendant la fermentation de la vendange. On doit penser que, si l’on soumettait un même moût de raisin à l’action de levûres distinctes, on en retirerait des vins de diverses natures. Au point de vue des applications pratiques, des études »
nouvelles devraient être entreprises dans cette direction. Les méthodes de culture et de manipulation des levûres exposées dans l’ouvrage « Études sur la bière » fourniraient des ressources précieuses pour ce genre de recherches, V, 182.
Il serait intéressant de savoir quelle serait la différence de qualité entre deux vins, dont les grains producteurs auraient été, dans un cas, parfaitement écrasés, les cellules du parenchyme disjointes autant que possible, et, dans l’autre, pour la plupart entiers, comme il arrive pour la vendange ordinaire,
V, note 1 de 210.
Voir Bouteilles (mise en), Cépage, Collage, Entonnaison, Évent, Méchage,
Ouillage, Soutirage, Tonneau, Vidange, Vtn, Vinage.
Virulence. Définition de la — , VI, 531, note 1 de 325.
Évaluation de la — du virus rabique par la durée d’incubation, VI, 591, 595.
Les microbes peuvent être dépourvus de toute —, VI, 118.
L’homme porte sur lui ou dans son canal intestinal sans grand dommage les germes de certains microbes, prêts à devenir dangereux lorsque, dans des corps affaiblis ou autrement, leur — se trouve progressivement renforcée,
Atténuation des virus : Voir Virus.
Atténuation de la — du microbe du choléra des poules, VI, 298. Le virus très virulent tue les poules ; le virus atténué les rend malades mais elles ne meurent pas ; si on les laisse guérir et qu’on les réinocule avec le virus très virulent, cette fois-ci le virus ne tue pas, 298, 305. En faisant passer le microbe atténué du choléra des poules de culture en culture la — reste la même, 299.
Cause de la diminution de la — : lè contact de l’oxygène de l’air, VI, 327,
Méthode pour obtenir des — progressivement décroissantes et finalement un virus vaccinal, qui ne tue pas, donne la maladie bénigne et préserve de la maladie mortelle : éloignement des époques des ensemencements, VI, 325,
Si l’on prend chaque variété de — comme point de départ de nouvelles cultures successives faites à intervalles rapprochés, la variété de — se conserve avec son intensité propre, VI, 327.
Que devient l’organisme microscopique du choléra des poules dans ces changements de — , VI, 327.
Un virus très virulent ne s’atténue pas, bien au contraire, en passant dans des poules vaccinées ou dans des poules neuves, VII, 48.
Résumé des recherches sur l’atténuation du virus du choléra des poules,
VI, 323 à 330.
Difficulté d’obtenir une atténuation du virus charbonneux : lès corpusculesgermes de la bactéridie, VI, 332, 333, 334. Il faudrait soumettre à l’action
de l’oxygène de l’air le développement mycélien dans des circonstances où il ne pourrait fournir le moindre corpuscule-germe, 334. On peut empêcher les spores d’apparaître, 334. A la température de + 16° les spores ne se forment pas, 334. Entre 42° et 43° les spores ne se forment pas, 334. On peut maintenir au contact de Pair pur entre 42° et 43° une culture mycélienne de bactéridie entièrement privée de corpuscules-germes ; dans ces conditions après un mois d’attente la culture est morte, 334. En ce qui concerne sa — la bactéridie en est dépourvue déjà après huit jours de séjour à 42°-43°. Avant l’extinction de la — la bactéridie charbonneuse passe par des degrés divers d’atténuation et, comme cela arrive également pour le microbe du choléra des poules, chacun de ces états de — atténuée peut être reproduit par la culture, 335. Chacun des microbes charbonneux atténué constitue pour le microbe supérieur un vaccin, 335. Dès lors il est facile de trouver dans ces virus successifs des virus propres à donner le charbon aux moutons, aux vaches, aux chèvaux sans les faire périr et pouvant les préserver ultérieurement de la maladie mortelle, VI,
Il est possible d’obtenir une bactéridie issue de la bactéridie la plus virulente et complètement inoffensive, comparable à ces organismes microscopiques qui remplissent nos aliments, notre canal intestinal, la poussière que nous respirons, sans qu’ils soient pour nous d'es occasions de maladie ou de mort, VI, 344. Autant de bactéridies de — diverses, autant d'e germes dont chacun est prêt à reproduire la — - de la bactéridie dont il émane, 345. Applications pratiques, 345.
Les virus atténués dans leur — n’ont que de petites différences avec les virus très virulents, VI, 363. Lorsque la bactéridie est très atténuée ses filaments sont plus courts, plus divisés, note 2 de 344.
Atténuation de la - — pour une espèce après passages successifs a travers PLUSIEURS ORGANISMES d’üNE ESPÈCE DIFFÉRENTE, VI, 532.
Atténuation de la — pour le porc du microbe du rouget des porcs par passages successifs du microbe de lapin à lapin, VI, 533, 534.
Le passage d’un virus rabique par diverses espèces animales permet de modifier la — de ce virus, VI, 584. Atténuation du virus rabique par passages de singe à singe, 586, 599.
Atténuation de la • — du microbe trouvé dans la fièvre typhoïde des chevaux, VI, note 1 de 402.
Atténuation de la — du microbe de la salive, VI, 399, 400, 401 ; exaltation de sa —, 532.
Atténuation de la ■ — du virus rabique : Voir Rage.
Atténuation de la — par les milieux de culture, VI, 121 ; VII, 80, 83. Retour a la virulence. De l’atténuation des virus et de leur retour à la —,
Retour possible de la — du microbe du choléra des poules par passages à travers l’organisme de petits oiseaux, VI, 336.
Un virus atténué du choléra des poules passant par les poules exalte sa • — ,
VII, 48. Plus est prolongée dans le corps de l’animal lq présence du parasite, plus grande, semble-t-il, devient sa — , 54.
Retour possible de la — de la bactéridie charbonneuse par passages successifs à travers des cobayes de un jour, puis de plus en plus âgés, VI, 336. L’accroissement de la — par les passages de lapin à lapin est plus ou moins lent selon les virus rabiques, VI, 669.
Obtention de — progressivement croissantes, VI, 531 à 533, note 1 de 402.
INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE
On exalte la — en profitant de la différence qui existe entre la constitution physique et chimique d’animaux d’espèces différentes, ou dans une même espèce ou race entre un s.ujet jeune venant de naître et un sujet adulte, VII, 83.
Exaltation de la — par les milieux de culture différents, VI, 121 ; VII, 80, 83. Apparition et disparition des épidémies. L’atténuation des virus par l’influence de l’air doit être l’un des^ facteurs de l’extinction des grandes épidémies,
La question du retour à la — est du plus grand intérêt pour l’étiologie des maladies contagieuses, VI, 336.
La — nous apparaît sous un jour nouveau qui ne laisse pas d’être inquiétant pour l’humanité, à moins que la nature, dans son évolution à travers les siècles passés, ait déjà rencontré toutes les occasions de production des maladies virulentes ou contagieuses, ce qui est fort invraisemblable, VI, 337. — variable d’un même virus ; explication de la gravité ou de la bénignité des épidémies et de l’extinction ou de la réapparition des grandes contagions, 324. Une épidémie qu’un affaiblissement de son virus à éteinte peut renaître par le renforcement de ce virus sous certaines influences (exemples : peste de Benghazy en 1856-1858, typhus des camps), 337.
Un organisme microscopique inoffensif pour l’homme ou pour tel animal est un être qui ne peut se développer dans notre corps ou dans le corps de cet animal ; mais rien ne prouve que, si cet être microscopique venait à pénétrer dans une autre espèce, il ne pourrait l’envahir et la rendre malade. Sa - — , renforcée alors par des passages successifs dans les représentants de cettë espèce, pourrait devenir en état d’atteindre tel ou tel animal de grande taille, l’homme ou certains animaux domestiques. Par cette méthode, on peut créer des — et des contagions nouvelles. Je suis très porté à croire que c’est ainsi qu’ont apparu, à travers les âges, la variole, la syphilis, la peste, la fièvre jaune, etc., et que c’est également par des phénomènes de ce genre, qu’apparaissent, de temps à autre, certaines grandes épidémies, 337.
Voir Bactéridie charbonneuse, Choléra des poules, Vaccination, Virus.
Virus. Le charbon doit-il être attribué à une substance de la nature des — ? VI, 167 à 171, 291.
De l’atténuation des — et de leur retour à la virulence, VI, 332, 338.
De l’atténuation des — (Communication faite au Congrès de Genève de 1882), VI, 391 à 411. Résumé des travaux de Pasteur sur l’atténuation des —, 391 à 394.
Les virus sont modifiables. Les - — ne sont pas des entités morbides. La virulence d’un — est essentiellement modifiable, on peut l’affaiblir ou l’exalter, VI, 531. Les — au lieu, comme on le supposait autrefois, d’être quelque' chose de fixe et d’immuable, des entités, sont au contraire quelque chose de variable, se modifiant sous l’action du temps, des circonstances climatériques, etc., 388 ; VII, 82.
Hypothèse qu’il existe deux —, l’un virulent, l’autre très atténué, VII, 53. Pasteur abandonne cette hypothèse, le — atténué pouvant revenir à la
virulence, 53, 54.
Définition d’un — fixe, VI, 531.
Possibilité de la longue incubation des , celui de la lage, par exemple.
Voir Vaccination, Virulence.
Virus invisible.
Voir Rage.
Virus rabique.
Voir Rage.
Virus-vaccin.
Voir Vaccination.
Wasserzug. Discours prononcé le
15 avril 1888 sur la tombe dé — , VII, 415.
Zymique. La classe des anaérobies pourrait être appelée la classe des — , c’est-à-dire des ferments. Les aérobies constitueraient par opposition la * classe des azymiques, II, note 1 de 178.
Anc"» Imprimerie de la Cour d’Appel, 1, rue Casseltc, Paris. — 1939.