‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 38 sur 166 · SUR UN TRAVAIL DE J. BÉCHAMP SUR LES MICROZYMAS · texte numérisé non relu

SUR UN TRAVAIL DE J. BÉCHAMP SUR LES MICROZYMAS

Ce travail est de M. J. Béchamp, professeur à la Faculté libre de Lille et fils de M. A. Béchamp, doyen de cette faculté. Il a pour objet le phénomène de la putréfaction des matières organisées. Voici comment l’auteur définit le but de son travail : il veut montrer « que la putréfaction est produite par des êtres microscopiques auxquels M. A. Béchamp a donné le nom de microzymas , êtres qui sont capables d’évoluer et de se transformer en bactéries et que l’on retrouve dans tous les tissus de l’économie. »

Avant de parler de la théorie des microzymas qui est la théorie des globulins punctiformes de Turpin, depuis longtemps condamnée par le progrès de la science moderne, je dirai quelques mots de certaines assertions de l’auteur.

a La cause de la fermentation, dit-il, est aujourd’hui nettement connue. Tous les savants sont d’accord sur ce point, que la fermentation n’est que la manifestation de la vie d’êtres microscopiques qui se nourrissent des aliments dans lesquels ils sont plongés. »

Cette proposition, de quelque point de vue qu on 1 envisage et sans rien enlever au mérite des travaux antérieurs, résulte principalement de l’ensemble de mes propres études. Tel n’est pas l’avis de M. Béchamp. Il fait suivre en effet l’alinéa que je viens de citer des paroles suivantes : « MM. Schroeder et Dusch avaient apporté des preuves précises à cette manière de voir; ils ont montré que les milieux fermentescibles, absolument dépourvus des germes de l’air, ne s’altéraient plus, quelle que fût la durée. M. A. Béchamp, en 1857, apportait de nouvelles preuves en employant une autre méthode : il annihilait l’action des germes atmosphériques en introduisant préala-

1. Ces pages inédites ont été trouvées dans les papiers de Pasteur En marge Pasteur a écrit : « Très utile à publier. Arbois, ce 4 septembre 1884. Ce travail était reste a Ai bois

demiis la rédaction que j’avais faite en 1880. » ,

2 Béchump (J.). Sur la présence de l’alcool dans les tissus animaux, pendant la vie et apres

la mort, dans les cas de putréfaction, au point de vue physiologique et toxicologique. Annales de chimie et de physique, 5» sér., XIX, 1880, p. 406-421. (Notes de l Édition.)

blement dans le milieu altérable une substance antiseptique : acide phénique, créosote, etc. ; il rendait ainsi le terrain stérile en empêchant l’évolution des germes et arrivait aux mêmes conclusions que MM. Schroeder et Dusch. Enfin, M. Pasteur, à son tour, en répétant ces expériences et en les multipliant, est conduit à adopter l’opinion de ses devanciers. »

En conséquence, pour M. J. Béchamp, la cause de la fermentation est aujourd’hui nettement connue. MM. Schroeder et Dusch l’ont découverte. Son père, INI. A. Béchamp, a réédité cette découverte en en donnant de nouvelles preuves. Quant à M. Pasteur il a seulement répété et multiplié les expériences de ses devanciers « en adoptant leurs conclusions ».

Je vais remettre un peu de vérité dans ces fantaisies historiques en recourant à des dates précises et à des citations authentiques.

M. Béchamp père a publié, en 1855 [ Comptes rendus , t. XL, p. 436 (*)] une première note sur l’inversion du sucre de canne par l’eau pure ou par certaines solutions salines.

Voici la conclusion de ce travail : « De ce qui précède il me semble qu’il ressort évidemment que l’acidité d’un sel n’est pas comparable à l’acidité d’un acide, et que l’eau agit sur le sucre par sa nature d’acide, quoique indifférente aux réactifs colorés. » C’était là une conclusion que les faits ne justifiaient pas et trois ans après, en 1858, M. Béchamp revenant Sur le même sujet [Comptes rendus , t. XLVI, p. 44 (2)], reconnut l’erreur qu’il avait commise et s’exprima en ces termes :

« De nouvelles recherches qui font suite à celles dont j’avais présenté les résultats dans la séance du 19 février 1855 m’ont conduit à modifier de la manière suivante ma conclusion touchant l’influence que l’eau froide exerce sur le sucre de canne : 1° l’eau froide ne fait pas passer le sucre de canne à l’état de sucre lévogyre ; 2° la modification, lorsqu’elle a lieu, est le résultat d’une véritable fermentation. » Cette nouvelle conclusion est correcte en ce sens que l’inversion du sucre est la conséquence de la présence de moisissures formées dans les solutions.

Ainsi donc, en 1855 (19 février), M. Béchamp passe à côté de la vérité sur le rôle des moisissures dans l’inversion des solutions de sucre de canne.

1. Béchamp (A.). Note sur l'influence que l’eau pure et certaines dissolutions salines exercent sur le sucre de canne. Comptes rendus de l’Académie des sciences, XL, 1855, p. 436-438.

2. Ibid. De l'influence que l’eau pure ou chargée de divers sels exerce à froid sur le sucre de canne. Ibid., XLVI, 1858, p. 44-47. ( Notes de l’Édition .)

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En 1858 (4 janvier) il la constate; mais ce que le lecteur doit savoir, c’est que, entre le 19 février 1855 et le 4 janvier 1858, se placent mes deux premiers travaux sur les fermentations lactique et alcoolique (t), travaux qui ont établi la part prépondérante de la vie des organismes microscopiques dans les phénomènes de la fermentation. C’est dans le premier de ces mémoires, qui est du mois d’août 1857, que j’ai annoncé que le ferment lactique est un être organisé vivant, que les matières albuminoïdes ne sont pour rien dans la cause de la fermentation, qu’elles ne sont que l’aliment du ferment, etc... A peine ces premiers travaux avaient-ils paru que M. Réchamp, qui depuis 1855 était dans l’erreur sur le phénomène qu’il étudiait, qui avait méconnu l’action des moisissures sur le sucre, quoiqu’il eût remarqué leur présence ( voir la ligne 24 de sa Note de 1855), modifia aussitôt, sans en tirer la moindre conséquence, ses conclusions antérieures, non en 1857 comme le dit son fils, mais en 1858, le 4 janvier, c’est-à-dire plusieurs mois après la publication de mes premiers travaux.

Telle est la vérité.

L’assertion de M. J. Béchamp sur les travaux de MM. Schroeder et Dusch est-elle plus exacte? Le premier en France, j’ai fait connaître les remarquables travaux de ces savants observateurs, ainsi que ceux de Schwann et de tous mes devanciers, ainsi qu’on peut le voir dans la partie historique de mon mémoire de 1862 inséré dans le tome LXIV, 3e série du recueil des Annales (1 2). J’y renvoie le lecteur, car il est inutile que je reproduise ici les pages 14 à 21 de ce Mémoire où je rends justice à MM. Schwann, Schultz, Schroeder et Dusch, tout en marquant les profondes obscurités que leurs travaux laissaient encore dans le sujet, obscurités qui motivèrent de ma part le long et pénible travail que je consacrai à la question des générations dites spontanées.

J’arrive maintenant au principal objet de la Communication de M. J. Béchamp qui est la glorification de la théorie des microzymas de 51. A. Béchamp.

Que le lecteur me permette de citer textuellement les deux expériences que 51. J. Béchamp invoque à l’appui de cette théorie :

« Expérience I. — On prend 3 kilogrammes de viande de cheval très fraîche, en un seul morceau. On la plonge dix minutes dans de l’eau bouillante pour la coaguler à la surface. La masse totale est

1. Voir, tome II des Œuvres de Pasteur, p. 3-13 : Mémoire sur la fermentation appelée lactique; et p. 51-126 : Mémoire sur la fermentation alcoolique.

2. Voir, tome II des Œuvres de Pasteur, p- 210-294 : Mémoire sur les corpuscules organisés qui existent dans l’atmosphère. Examen de la doctrine des générations spontanées. ( Notes de l’Édition.)

placée le 8 juin 1879 dans un cristallisoir que l'on ferme avec un linge en tissu très serré. On constate au bout de quelques jours que la viande se gonfle par les gaz accumulés à l’intérieur. On met fin à l'expérience le 16 juillet 1879. Un peu de liquide s’est écoulé; on l'examine au microscope : il fourmille de vibrions...

« On ouvre le morceau de viande à l’aide d’un scalpel... On voit des microzymas libres très rares, des microzymas associés plus nombreux et une grande quantité de diverses bactéries : Bacterium lermo , articulation, capitatum, et même de rares leptothrix, mais pas un seul vibrion. Ce fait démontre bien que les germes de l'air n'avaient pas pénétré au centre de la masse. »

Voici la seconde expérience :

« Expérience IL — Le 10 juin, on prend 4 kilogrammes de viande de cheval fraîche, que l’on abandonne à elle-même pendant quatre jours; au bout de ce temps elle répand une légère odeur. Dans l’intérieur même de la viande existent des bactéries et beaucoup de microzymas associés. »

« On voit par ces expériences que la putréfaction se rapproche complètement dans son essence de la fermentation proprement dite. »

Je dois renoncer à discuter de pareils faits.

Je me borne à manifester ma profonde surprise que dans l’état actuel de la science, après tous les travaux effectués dans ces dernières années tant en France qu’à l’étranger, on puisse produire de telles expériences, où l’on ne retrouve aucune des précautions les plus élémentaires à l’aide desquelles, dans tous les laboratoires où l’on s’occupe aujourd’hui de recherches sur les êtres microscopiques, on éloigne les causes d’erreur inhérentes à ce genre d’observations.

Quand une théorie est erronée, il est toujours utile de se reporter à ses origines, aux faits premiers que l’auteur a invoqués pour l’édifier, aux erreurs qui l’ont séduit et engagé dans une voie où son imagination 1 a emporté. La prétendue découverte qui a trompé M. Béchamp remonte à 1866, c’est celle du microzyma de la craie, microzyma cretæ, car ce mot, hélas! est dans la science.

Laissons parler M. A. Béchamp :

Comptes rendus , t. LXIII, 1866, p. 451.

... « Mais indépendamment de ces restes d’êtres qui ne sont plus, la craie blanche contient encore aujourd’hui toute une génération d organismes beaucoup plus petits que tous ceux que nous connaissons, plus petits que tous les infusoires ou les microphytes que nous étudions dans les fermentations ; et non seulement ils existent, mais

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ils sont vivants et adultes, quoique sans doute très vieux (sic). Ils agissent avec une rare énergie comme ferments (j’emploie à dessein ce langage vulgaire), et, dans l’état actuel de nos connaissances, ils sont les ferments les plus puissants que j’aie rencontrés, en ce sens qu ils sont capables de se pourrir des substances organiques les plus diverses, etc... etc.

« Que l’on prenne au centre d’un bloc de craie sortant de la carrière ou depuis longtemps extrait, et aussi gros que l’on voudra, une Parcelle de matière, qu’on la broie et la délaye dans de l’eau distillée pure pour la regarder au microscope, et l’on verra dans le champ des points brillants, souvent très nombreux, agités d’un mouvement de trépidation très vif. Dans l’état actuel, on dirait qu’ils sont animés du mouvement brownien. Je ne l’ai pas cru et j’ai admis que ce mouvement appartenait en propre à ces molécules. Je les ai regardés comme des organismes vivants, les plus petits qu’il m’ait été donné de voir jusqu’ici (1 2). »...

Suivent des expériences sans la moindre rigueur scientifique et tout à fait de l’ordre de celles de M. J. Béchamp que j’ai citées tout à l’heure.

Lorsque je pris connaissance du travail de M. J. Béchamp dans le numéro de mars des Annales et où mes recherches étaient si profondément dénaturées au profit de savants étrangers et de M. Béchamp père, je me trouvais dans mon laboratoire avec MM. Chamberland et Roux. « Il faut en finir, leur dis-je aussitôt, avec cette théorie fantaisiste des microzymas. Je vous en prie, partez tout de suite pourMeudon, rapportez-enun bloc de craie d’un poids de quelques kilogrammes que vous prendrez vous-mêmes dans une des carrièresdu village. Vous répéterez les expériences de M. A. Béchamp avec la rigueur qu’elles nécessitent et auxquelles il n’a nullement songé. Le résultat ne saurait être douteux.

MM. Chamberland et Roux eurent l’obligeance de faire ce que je leur demandais et jamais il ne leur fut possible de produire avec la craie, extraite à froid du bloc, la moindre fermentation, le moindre organisme microscopique, en l’introduisant avec les précautions convenables dans des mélanges sucrés associés à des matières albuminoïdes, mélanges si propres à l’apparition des fermentations lactique, butyrique et autres et de leurs ferments correspondants (2).

1. Béchamp (A). Du rôle de la craie dans les fermentations butyrique et lactique, et des organismes actuellement vivants qu’elle contient. Comptes rendus de V Académie des sciences, LXIII, 1866, p. 451-45.5.

2. Voici le texte de la Note de MM. Chamberland et Roux, intitulée « De la non-existence du microzyma cretæ » ( Comptes rendus de U Académie des sciences , XC1I, 11° 20, séance du 16 mai 1881, p. 1165-1166) :

« Au mois de mai 1880, à la demande de M. Pasteur, nous nous sommes rendus dans les

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Le microzyma cretæ est une chimère et il en est ainsi de tous les autres microzymas que MM. Béchamp assurent être présents dans les tissus des animaux ou des végétaux et qu’ils voient par illusion pure se transformer en bactéries, vibrions, leptothrix, levûres, etc.

Les preuves surabondent depuis que j’ai démontré en 1862que le sang, l’urine, le corps tout entier, en dehors du canal intestinal, ne renferment dans l’état de santé ni êtres microscopiques ni germes doués de vie.

Les fermentations qui s'effectuent en dehors de l’organisme (le canal intestinal compris) sont sous la dépendance d’êtres microscopiques dont les germes sont extérieurs, empruntés à l’air, à l’eau, au sol. Les fermentations qui s’effectuent en dedans de l’organisme sont régies par les mêmes lois générales. Elles sont encore sous la dépendance de la vie de cellules, des cellules des organes, ne différant des cellules autonomes qui composent les êtres microscopiques des fermentations précédentes que par l’agglomération et la vie en commun, au sein d’un milieu nutritif sans cesse renouvelé. De part et d’autre les lois de la microbie règlent tout.

carrières de Meudon, où nous avons prélevé deux blocs de craie venant d’être extraits d’une galerie profonde, pesant environ 5 à 6 kilogrammes chacun, et nous les avons rapportés au laboratoire.

« Ges blocs ont été brisés en deux morceaux, et sur la tranche fraîche de chacun d’eux on a pris, à l’aide d’une tarière à gorge, flambée, quelques grammes de craie qui ont été introduits, avec toutes les précautions nécessaires, dans une série de tubes à essai renfermant de l’eau de levure sucrée à 5 pour 100 et préalablement éprouvés par un long séjour à l’étuve à 35°. On sait que ce milieu est très propre à la culture des organismes microscopiques, et en particulier à celle du ferment lactique et du ferment butyrique, surtout lorsqu’on y ajoute du carbonate de chaux. Une partie de ces tubes a été fermée à la lampe, une autre laissée en communication avec l’air par l’intermédiaire d'un tampon de coton flambé.

« Comparativement, on a ajouté dans des tubes semblables de la craie ordinaire, sans précautions particulières. Une portion de ces tubes a été également fermée à la lampe, une autre simplement obturée par un tampon de coton flambé. Quelques-uns des tubes fermés ont été chauffés pendant dix minutes à 115° dans un bain de chlorure de calcium.

« Tous ces tubes ont été divisés en deux séries : l’une a été mise à 30°, l’autre à 38°. Chaque série comprend des tubes à craie de Meudon, des tubes à craie ordinaire et des tubes chauffés à 115°.

« Au bout de vingt-quatre heures, tous les tubes non chauffés, fermés ou non fermés, soit à 30°, soit à 38°, qui ont reçu la craie du laboratoire dégagent du gaz, et, examinés au microscope, ils montrent des organismes variés parmi lesquels on distingue de nombreux articles de ferment lactique. Le sucre est interverti; une partie a disparu, et il est facile de mettre en évidence dans le liquide la présence du lactate de chaux.

« lous les tubes qui ont reçu la craie vierge .de Meudon ou qui ont été chauffés à 115° n ont subi aucune altération; ils sont restés parfaitement limpidest, n’ont point dégagé de gaz, et leur teneur en sucre n'a point changé. Us ne montrent, d'ailleurs, aucune trace d’êtres microscopiques. Aujourd’hui encore ces tubes sont dans l’état où ils étaient au commencement de l'expérience.

« Il résulte de là que la craie de Meudon s’est comportée comme la craie stérilisée par le ' chauffage, qu’elle ne contient dans son intérieur rien qui puisse donner naissance à des organismes microscopiques ou à des fermentations quelconques. En conséquence, les résultats annonces en 1866 par M. Béchamp, au sujet de ce qu’il a appelé Microzyma cretæ , sont controuvés ». (Notes de l'Édition.)

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[DISCUSSION SUR LES MÏCROZYMAS] (i)

M. Pasteur ^1 2) : C’est tout à fait occasionnellement que je suis venu aujourd’hui à l’Académie et je ne m’attendais nullement à y prendre une seconde fois la parole (3) ; mais je viens d’entendre M. Béchamp formuler des assertions si étranges qu’il m’est impossible de garder le silence.

Le microzyma est, pour moi, un être purement imaginaire; c’est la molécule organique de Buffon dont la science a fait justice depuis longtemps.

M. Béchamp : Nullement, je proteste.

M. Pasteur : Je connais bien l’histoire des idées par lesquelles a passé M. Béchamp; mais dans les sciences d’observation, il importe que les théories s’appuient sur des faits démontrables et bien observés. Or, je ne connais pas une seule expérience qui puisse faire admettre que les granulations moléculaires que nous connaissons tous et que M. Béchamp décrit sous le nom de microzymas se soient transformées en microcoques, en torula, en bactéries, en vibrions, en cellules de la levûre de bière.

En conséquence, si M. Béchamp a devant lui des expériences établissant les faits qu’il nous répète à satiété depuis des années, il est clair qu’il pourrait nous en présenter une au moins, qui démontrât d’une manière incontestable ces transformations. Que INI. Béchamp veuille donc prendre la peine de la produire devant une Commission désignée par cette Académie.

La théorie du microzyma a débuté par un fait extraordinaire. On aurait trouvé l’existence dans la craie des carrières de Meudon d’un organisme vivant, le microzyma crelæ, lequel pourrait se transformer en des bactéries, en des microbes et des ferments.

1. Bulletin de V Académie de médecine, séance du 4 mai 1886, 2° sér., XV, p. 666-C82. — Ont pris part à la discusssion dans cette séance : Béchamp, A. Guérin et Pasteur.

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