IQUE
Monsieur le Ministre,
Paris, le 24 octobre 1858.
Votre Excellence m’a ordonné de lui remettre une note écrite sur les modifications qu’il serait utile d’apporter à l’institution des Agrégés-préparateurs de l’École Normale, aussi bien pour éviter le renouvellement des abus auxquels elle a été mêlée, que pour lui donner toute l’efficacité dont elle est susceptible.
J’avais déjà commencé ce travail lorsque j’ai appris que M. le Directeur de l’École avait adressé à Votre Excellence le Rapport que je lui avais soumis à lui-même pour l’éclairer sur mes propositions. Je ne pourrais que reproduire ici les motifs allégués dans mon Rapport et je prends la liberté de prier Votre Excellence de vouloir bien v
1. L’institution dont Pasteur démontrait si clairement l’utilité a été maintenue à l’École. Le nombre des agrégés-préparateurs a atteint 10 en 1930; deux agrégés-répétiteurs ont été nommés pour les lettres.
Dans un Rapport pour la préparation du budget de 1931, M. Vessiot proposait une « mesure qui rendrait des services précieux, non seulement au secrétariat et à la surveillance, mais aussi à l’enseignement de l’École; et qui aiderait, dans les disciplines littéraires, à la formation de jeunes savants.
« Il s’agit de créer des postes d' agrégés-répétiteurs . Ces agrégés-répétiteurs seraient destinés à jouer, auprès des élèves de la section des lettres, le rôle d’initiateurs et d’entraineurs, qui est, dans la section des sciences, celui de nos agrégés-préparateurs. On compléterait leur service de répétiteurs par des services de secrétariat, de surveillance ou de bibliothèque, qui suppléeraient, à ces divers points de vue, à l’insuffisance de l’organisation actuelle.
« En ce qui concerne l’enseignement, cette création consoliderait l'institution d’exercices pratiques, ébauchée par M. Lanson, et dont le succès nous a déjà conduits, M. Bouglé et moi, à le renforcer, en faisant appel à notre agrégé-surveillant et à notre agrégé-bibliothécaire, spécialement rémunérés à cet effet. C’est là, du reste, une forme d’enseignements auxiliaires dont la Faculté des Lettres de l’Université de Paris a reconnu la nécessité pour ses élèves. C’est ce qu’on peut appeler l’organisation du travail par équipes.
« Je considère que cette création définitive d’agrégés-répétiteurs rendrait les plus grands services à l’École, à l’enseignement et à la recherche. » (Note de C. Bouglé.)