‹ Œuvres de PasteurChapitre 36 sur 68 · Fremy. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Fremy. Loc. cit., p

2. Liebig (J. von). Annales de chimie et de physique, 4“ sér., XXIII, 1871, p. 35.

3. Voici le texte original de ce passage dans Liebig (J. von). Ueber die Gâhrung nnd die Quelle der Muskelkral't. Annalen der Chemie u. Pharmacie , CLIII, 1870, p. 32 : « Die Bedeutung des pflanzlichen Organismus fur die Erscheinung der Gâhrung scheinl hiernach klar zu sein, insofern nur durch dessen Vermiltelung ein Albuminat und Zucker in der Flüssigkeit, worin sich der Hefenpilz entwickelt, zu der eigenthümlichen Verbindung, oder wenn man will, in der losen Form vorübergehend zusammentreten kônnen, in welcher allein sic als Bestandtheil des Pilzes eine Wirkung auf don Zucker âussern; wenn der Pilz nieht mehr wâehst, so lôst sicli das Band, was die Bestandtheile des Zelleninhaltes zusaramenhâlt, und es ist die in demselben eingetretene Bewegung, wodurch die Helenzellen eine Vorschiebung oder Spaltung der Elemente des Zuckers und anderer organischen Molecüle bewirken. » ( Notes de l’Édition.)

dement et incidemment : « An point de vue chimique, point de vue que je ne voudrais pas abandonner, un acte vital est un phénomène de mouvement et, dans ce sens, l’opinion de M. Pasteur n’est pas en contradiction avec la mienne et n’en est pas une réfutation (1). » C’est vrai. Et ailleurs :

« Il pourrait se faire que la seule corrélation entre Pacte physiologique et le phénomène de la fermentation fut la production, dans la cellule vivante, de la substance qui, par une vertu particulière, analogue à celle qu’exerce l’émulsine sur la salicine et l’amygdaline, déterminerait la décomposition du sucre en d’autres molécules organiques; Pacte physiologique, dans ce cas, serait nécessaire pour la production de cette substance, mais n aurait pas d’autre rapport avec la fermentation (2). » Ici, je ne contredirai encore pas.

Toutefois Liebig ne s arrête pas à ces considérations qu’il énonce comme en passant, parce qu’il sent bien que ce ne sont pour la défense de sa théorie que des faux-fuyants. S’il y eût insisté, ou s’il eût borné la sa contradiction, ma réponse eût été simplement celle-ci : Si vous admettez avec moi que la fermentation est corrélative de la vie, de la nutrition de la levûre, nous sommes d’accord sur le point capital. Si cet accord entre nous existe, occupons-nous, si vous le voulez, de la cause intime de la fermentation, ce qui est une seconde question fort distincte de la première. La science vit de solutions successives données à des pourquoi de plus en plus subtils, de plus en plus rapprochés de l’essence même des phénomènes. S’il s’agit de discuter la question de savoir comment les êtres organisés vivants agissent pour décomposer les matières fermentescibles, vous me trouverez encore combattant votre hypothèse du mouvement communiqué, parce que dans ma pensée la cause intime des fermentations doit être cherchée, le plus souvent, dans le fait de la vie sans air qui est propre à beaucoup de ferments.

Bref, voyons comment Liebig juge l’expérience de la fermentation par ensemencement d’un milieu minéral sucré si incompatible avec sa manière de voir (3). Après une discussion approfondie, il déclara cette expérience inexacte et mal fondée. Liebig n’était pas homme toutefois à nier sans motifs sérieux, dans le seul but d’échapper à une discussion embarrassante. « J’ai répété, dit-il, un grand nombre de

1. Liebig (J. von). Annales de chimie et de physique, 4* sér., XXIII, 1871 p. c.

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