DÉLIVRÉ LE 28 JUIN 1871 A CLERMONT-FERRAND (PUY-DE-DOME
Je déclare prendre un brevet d’invention de quinze années pour un mode nouveau de fabrication de la bière qui consiste essentiellement dans la fermentation à l’abri de tout contact avec l’air.
Le moût, après cuisson, est dirigé dans des vases de bois ou de métal, refroidi dans un courant de gaz acide carbonique, puis mis en levain.
Ce procédé repose sur des données scientifiques nouvelles que j’exposerai ailleurs et desquelles il résulte que le contact de l’air entraîne les plus graves dommages dans la fabrication de la bière. Il est applicable aux bières faibles ou fortes, brunes ou blanches. Je désire que les bières fabriquées par mon procédé portent en France le nom de Bières de la revanche nationale, je dirai ailleurs pourquoi (1 2), et à l’étranger celui de Bières françaises.
Suppression des bacs refroidisseurs ;
Suppression des pertes par l’évaporation, les remplissages, etc. ;
Suppression des caves de conserve, au besoin;
Plus grande abondance du produit, et, nonobstant, augmentation de la force de la bière ;
Développement d’un bouquet très agréable;
Limpidité parfaite ;
Suppression de l’emploi des glacières, de la fermentation à basse température.
Tels sont quelques-uns des principaux avantages de l’application de mon procédé et quelques-unes des qualités des bières dites de la revanche.
Ce 26 juin 1871.