IMITATIONS DE L'ARIOSTE
AD PHILII'PUM PORTiEUM
Non levé forma prlor cast» Peneîdi nomen
Et Latonigense dura repulsa deilit, Post tamen in melius mutala cacimine cal an
Puhat, et ivtonsi tempora fronde Dei, Irarufnque Jovis seetira, tonUrna temnit
Usque virens fas.'us in monumenta sui, Nec, reor, in priscam veïlet revotuta figuram
Quœsttm fam» trïstia damna pâli.
Cinge, Ariosle, comas a'ernum virgine lauro
Sortem animo hanc revoeana ad fua fafa refcr, Et versus tandem, nova per miracda, senti
PoRTiEm famsB consula'isse tuae
' Ces initiales désignent vraisemblablement Pierre Pitbou, l'un des auleurs de la Satire Ménippée. Ce savant jurisconsulte a\ait vu le jour àTro.es, en 1B38, et mourut à Nogent-sur-Seine, en 1598. Il étudia sous Tunii-be et Cujas, Tut re(u avocat à vingt et un ans, mais aima mieux donner des con- ' sullations que de plaider. Ses opinions calvinistes le forcèrent de quitter mo*mentané:neQt la France, où l'édit de pacification de 1570 lui permit de rentrer. Iffaillit périr pendant la Saint-Barlhélemy, mais abjura par la suite le protestantisme. Son ouvrage le plus célèbre est son Traité des libertés de VÉglise gallicane^ réimprimé en 18ïl et 1825. Dans un Mémoire aux évéques, il essaya de démontrer qu'ils pouvaient rendre nulle l'excommunication lancée contre Henri IV : aussi le roi le noiniTw-l-il procureur général au parlement de Paris. On lui doit la première édition des Fables de Phèdre, demeurées jusqu'alors inconnues.