LIVRE I
ie. suis las de mny-mesme et inc suis odieux; Bref, je ne puis mourir, et si je ne puis vivre.
Un jour Taveug^e Amour, Diane et ma maistresse, Ne pouvans s'accorder de leur dextérité, S'essayèrent de Tare à un but limité, Et mirent pour le prix leur plus belle richesse.
Amour gaigea son arc, et la chaste déesse Qui commande aux foresls, s^ divine beauté; Ma maistresse gaigea sa fieie cruauté.
Qui me fait consommer en mortelle tristesse.
Las ! ma dame gaigna, remportant pour guerdon La beauté de Diane et l'arc de Cupidon, Et la dure impitié dont son ame est couverte.
Pour essayer ses traits, elle a percé mon cœur ; Sa beauté m'esbloûit, je meurs par sa rigueur : Ainsi sur moy, chétif, tombe toute la perte.
Ayant (brûlé d'amour) gémi, crié, pleuré, Sans que vostre fh)ideur s'en peust voir attiédie, J'invoquay tant la mort, qu'une aspre maladie S'offre à me délivrer du marlire enduré.
J'avoy l'œil et le teint cave et deflguré; J'avoy pei-du l'esprit, la parole et l'ouïe. Et m'estimois heureux que la fln de ma vie Donnast fln aux rigueurs d*un mal si desploré.
Mais vous, belle tyranne, aux Nerons comparable, Feignant un œil piteux de me voir misérable, Me rendistes l'esprit pour revivre au tourment.
Las ! si quelque pitié peut en vous trouver place, Consentez à ma mort, je la requiers pour ^ace : « Le tyran est bénin qui meurtrit * prontement. »
Je le sçay trop, qu'il ne faut que j'espère, Brûlant pour vous, de me voir alléger ; Et toutesfois je ne veux m'estranger De vos beaux yeux, ainçois de ma miserr.
Le desespoir m'a rendu téméraire.
I Tue, assassine.
an DUNE.
J(^ voy le goufli'C et je m'y vay plongcnr : « Quand on ne peut éviter im danger, (Test le meilloiir d'y courir volontaire. »
Sentant au cœur l'amoureuse poison, Je serois Toi d'espérer guarison, Vu de quel trait ma poitrine e$t attainte ;
Puis des malheui'S qui sont prédestinez. Le seul remetle aux cœurs déterminés, r.'est de n'avoir espérance ny crainte.
Ny les dédains de son jeune courage ^ Moqueur d'Amour et de sa deïté ; Ny mon désir trop hautement porté, Ny voir ma mort escrite en son visage;
Ny mon vaisseau prest à faire naufrage, Le mast rompu, sans voile et sans clarté ; Ny les soucis dont je suis agité.
Ny la fureur du feu qui me saccage ;
Ny tant de pleurs sans profit respandus, Ny ses propos qui me sont deffendus, Ny de mon mal avoir la cognoissance ;
Ny la rigueur d'un triste éloignement Me sortiront de son obéissance :
« Douce est la mort qui vient en bien atmanl '.
Las ! que me sert de voir ces belles plaines Pleines de fruits, d'arbrisseaux et de fleurs, De voir ces prez bigarrez de couleurs, Et l'argent vif des bruyantes fontaines ?
C'est autant d'eau pour reverdir mes peines, D'huile il ma braise, à mes larmes d'humeurs. Ne voyant point celle pour qui je meurs, Cent fois le jour, de cent morts inhumaines.
Las ! que me sert d'estre loin de ses yeux Pour mon salut, si je porte en tous lieux
' Cœur.
* Imilé d'un sonnet italien qui débute de celte maniêrp :
Ne di selvaggio cuor féroce sdegno, Ne crude vogliu nel mio d:inno accoHe, Ne il veder già le mie speranxe morte. Ne il limgo alfanno lacrimoso e' ndegno. etc.
LlVlif I.
bj ses» icgaitJs les sagelles ' iiieuiiiifrfh t Autre penser dans mon cœur ne se lienl : (kiinmè celuy qui la fièvre soustient, Songe tousjoors des eaux cl des rivières.
L'aspre fureur de mon mal velicnienl Si hors de moy m*étrange et me retire, Que je ne sçay si c est moy qui soupire, Ny sous quel ciel m'a jecté mon tourment.
Suis-je mort? Non; fay trop de sentiment, Je suis trop >if et passible au martire. Suis-je vivant? Las ! je ne le puis dire Loin de vos yeux par qui j'ay mouvement !
Seroit-ce un feu qui me brûle ainsi l'ame? Ce n'est point feu : j'eusse esteint toute flame Par le torrent que mon dueil rend si fort.
Comment, Belleau*, faut-il que je l'appelle? Ce n'est point feu que ma peine cruelle. Ce n'est point vie, et si ce n'est point mort.
CHANSON
Coux qui peignent Amour sans yeux N'ont pas bien sa force cognuc; 11 voit plus clair qu'aucun des Dieux : Las ! j'ai trop essayé sa \ue !
Souvent, en pensant me sauver, Je m'égare aux lieux solitaires ; Mais il ne faut à me trouver Dans les plus sauvages repaires.
Quoy que je coure incessamment Par déserts, montagnes et plaines, 11 ne m'éloigne aucunement', Et me fait souffrir mille peines.
Helasî a-l-il mauvais regard?
De cent mille traits qu'il m'adresse,
• MèclK's.
X Rémi Beileau, poêle fameux, né à Xogeiil-le-Roli ou, en l.'ii8. Le iiKirquis d'Elbeuf, général des galères de France, remmena en Italie coiiinie pré»^ eepteur de son fils. II devint une des sept étoiles de la Pléiade, et sembla marquer une préféreiice ponr les descriptions de k nature. Il traduisit en vers les Ode* d'Anacréon, les Plténomèntê d'Ai-atus. On lui doit ime des plus anciennes pit'ces de notre théâtre, la lleconnaMMnet.il mourut Tannée même où on rimpriiua, en 1S77.
s 11 ne reste jmnais en arriére, jamais loin de moi.
- DIAiNE.
U lie uic frappe en nulle part
(Jii'au cœur, où touiyours il me blesse.
Il a donc des yeux et voit bien, A quelque but qu'il vueille aUaindre; Mais il est sourd et n'entend rien, On a beau soupirer et plaindre.
S'il eust ouy tant de i-egrets.
De cris, de sanglots et de plaintes, Que je lâche aux lieux plus secrets, Témoins de mes dures attaintes,
Quand il n'eust point eu d'amitié Et qu'il eust tout brûlé de rage, Je suis seur qu'il eust eu pitié Et qu'il eust changé de courage.
Que me faut-il donc espérer, Suivant ce Dieu plein de furie?
Il voit bien ]>our me roartirer, El n'entend rien quand je le }>rie.
On ne voit rien qui soit si solitaire Comme je suis» lors que je ne puis voir Ces deux beaux yeux, ma gloire et mon pouvoir, Dont l'orient mes ténèbres éclaire* '
Tout éperdu, je ne sçaurois rien faire Que sowpirer, me plaindre et me douloir, Blasmant la nuict, qui me fait recevoir De deux soleils une éclipse ordinaire.
Et dy tout bas : « Ah ! ce n'est pas à tort Que l'on te nomm.', ô Nuict! sœur de la Mort, Qui tant de fuis as mon ame ravie !
Durant le jour, je voy, j'ay mouvement. Es-tu venue? helas! cruellement.
On me ravit ma lumière et ma vie! »
Eloignant vos beautés *, je vous laisse en ina plaiM' Mon cœur, qui, comme luoy, point ne vous laissera : riustost d'un trait doré Venus vous blessera, riustost de vos rigueurs s'amollira la glace.
Ne vous attendez pas qu'aucun malheur le cha!»i>e, Car, auprès de vos yeux» rien ne l'offensera,
* X'éluii;n.int de vos beautés.
Veu que, inesine en brûlant, ass>cz lier il sera Qu'autre feu que du ciel n'ait puny son auducr. 'Traitez le bien ou raal, je n'en seray touclié; Car, pour dire le vray, c'est un cœur débauclié Que le plaisir des sens journellement enyvre :
Quand je veux l'étonner d'un mauvais traitement, 11 me repond, helas î trop véritablement, Que quiconque vous laisse est indigne de vivre.
Or que mon beau soleil loin de moy se relire, Que verrez-voiis, mes yeux, qui vous puisse éclairer? 11 vous faudra tousjours aveuglez demeurer, Soit que le jour s'abaisse ou qu'il commence à luire.
Or' que le ciel malin, pour assouvir son ire. Me ravit mon espoir, que pourray-je espérer? De tous contentemens je me veux séparer : Regrets, soucys, travaux, c'est vous que je désire.
On me verra seulet, par les bois écarter. Pour en mille hauts cris tristement m'éclatcr, Guidé de desespoir et d'amoureuse rage.
Si vous pouviez, mes yeux, me fournir tant de pleurs Que j'y peusse noyer ma vie et mes douleurs, Helas ! j'auroy tiré profit de mon dommage !
Pour estre absent du bel œil qui me tue, Las ! mon désir ne va diminuant ; Mais, dedans moy, tousjours continuant, Plus il me ronge et plus il s'évertue.
Un vain objet se présente à ma vue.
De cent pensas m'affolant et tuant, Et sens Amour perçant et remuant Mon cœur sanglant de sa griffe pointue.
Miséricorde! Amour, je te supply, Fay tant pour moy, que je mette en oubly Geste beauté dont ma douleur f rocede.
Las ! qu'ay-je dit? Amour, garde t'en bien : J'ayme trop mieux ne m' alléger en rien : Le mal est grand, mais pire est le remède.
Lors que le trait par vos yeux décoché Rompit le roc de ma poitrine dure,
24 DIAM^.
i'.c incsiiic Irail dont vous ni'avicz loucliê, Dans mon esprit grava vostre figure.
Vous n'avez rien de rare et de caché, De beau, de saint, du ciel et de nature, Qu'Amour subtil n'ait partout recherclié, Pour faire en moy vosti-e vive peinture.
Bref, mon esprit, ardant d'affections, Est un miroir de vos perfections, Où vous pouvez vous voir toute dépeinte.
Si ma foy donc ne vous peut enflamer, A tout le moins, vous me devez aimer Pour le respect de vostre image sainte.
Non Dieu ! mon Dieu ! que j'aimejoia déesse Et de son chef les trésors précieux !
Mon Dieu ! mon Dieu ! que j'aime ses beaux yeux , Dont l'un m'est doux, l'autre plein de rudesse I
Uon Dieu ! mon Dieu ! que j'aime la sagesse De ses discours, qui raviroient les Dieux, Et la douceur de son ris gracieux, Et de son port la royale haulesse!
Mon Dieu ! que j'aime à me ressouvenir Du tans qu'Amour me llst serf devenir!
Toujours depuis j'adore mon servage.
Mon mal me plaist plus il est violant; Un feu si beau m'égaye en me brûlant.
Et la rigueur est douce en son visage.
Elle pleuroit, toute palle de crainte, Lors que la Mort sa moitié monaçoit, Et tellement l'air de cris remplissoit, Que la Mort mesme à pleurer eust contrainte.
Helas ! mon Dieu, que sa grâce étoit sainte ! Que beau son teint, qui les lys effaçoit! Le trait d'Amour cependant me blessoit, Et dans mon ame engravoit sa complainte.
L'air, en pleurant, sa douleur ténooigna, I<e beau soleil de pitié s'éluigua.
Les vens esmeus retenoient leurs haleines;
Et sur la terre où tombèrent les pleurs De ses beaux yeux, amoureuses fontaines, Tout s'émaiUa de verdure et de fleura.
Je ne me plains de vostre cruauté A mes désirs Injustement contraire ; Je ne me plains que tout me désespère, Ky que le tans cède à ma loyauté.
Je ne me plains du vol que j'ay tenté, Jeune Dédale, aux périls téméraire; Quoy qu'il en soit, j'auray de quoi me plaire, Fondant aux rais d'une telle beauté.
Je ne me plains que l'eifort des jaloux De moy me prive en me privant de vous; Je ne me plains que tout me fasse craindre;
Mais, en souffrant tant de punitions, De desespoirs, de morts, d'alllictions.
Las ! je me plains que je ne m'ose plaindre !
Si c'est aimer que porter bas la vue, Que parler bas, que soupirer souvant.
Que s'égarer solitaire en rêvant, Brûlé d'un feujuii point ne diminue;
Si c'est aimer que de peindre en la nue. Semer sur l'eau, jetter ses cris au vaut, Chercher la nuict par le soleil levant. Et le soleil quant la nuict est venue;
Si c'est aimer que de ne s'aimer pas, Haïr sa vi», embrasser son trespas, Tous les amours isont campez en mon ame;
Mais nonobstant, si me puis-je louer Qu'il n'est prison, ny torture, ny flame, Qui mes désirs me sçeust fair avouer.
Las! que me sert, quand la douleur me blesse, Et que monjgu-ine cuit plus vivement, Que je proteste et jure incessamment De jamais plus ne revoir ma princesse !
Si chaud désir m'aiguillonne et me presse, (Quittant ses yeux, trop beaux pour mon tourment. <Ju'oubliaiit tout, et douleurs et serment, Je cours au lieu que jamais je ne laissi^
Des jeunes cœurs, l'enchanteur dangereux
Y lient caché quelque charine amoureux Qui m'ensorcelle et rend mon ame folle. Je veux tousjours la suivre et l'adorer, Et, sans rien voir qui me face espérer, Mon œil s'y tourne et mon penser y voUc.
Je le confesse, Amour, je te suis redevable, M'ayant fait aujoiird'huy de tant d'heur jouyssant; Et si tu m'as trouvé ferme en t' obéissant, J'en suis recompensé d'un heur incomparal[»Ie.
Sur la plus grand' chaleur de ce jour désirable, La beauté qui me blesse et rae tient languissant, Nonchalamment sus moy son beau chef abaissant, S'est laissée assoupir d'un sommeil agréable.
Ah! Dieu! que de clartez sur son front reluisoicnt! Que les lys blanchissans de son sein me plaisoient! Que de fleurs, que d'oeillets, que de roses vermeilles I
Que de cœurs prisonniers dans ses dorez cheveux ! Tu devois faire, Amour, favorable à mes vœux, Que je fusse tout œil pour voir tant de merveilles.
Marchands, qui recherchez tout le rivage more Du froid septentrion, et qui, sans reposer, A cent mille dangers vous allez exposer, Pour un gain incertain, qui vos esprits dévore,
Venez seulement voir la beauté que j'adfp(e,>- £t par quelle ricliesse elle a sçeu m'attiser : Et je suis seur qu'après vous ne pourrez priser Le plus rare trésor dont l'Afrique se dore.
Voyez les filets d'or de ce chef blondissant, L'éclat de ces rubis, ce coral rougissant. Ce cristal, cet ebene, et ces grâces divines,
Cet argent, cet y voire ; et ne vous contentez Qu'on ne vous montre encor mille autres rai^tez, Mille beaux diamans et mille perles fines»
Si tost qu'au plus matin in a Diane s'evcillc (0 Dieux! jugez mon heur!), je suis à son levor^ Kt voy tout le plus beau qui se puisse trouver Depuis les ludicais jusqu'où lliœbus souiiaetlle.
Ce n*est rien que le teint de l'Aurore vermeille, Ce n'est rien que de voir, aux longues nuicts d'hyvrr, Parmy le firmament mille feux arriver, Et n'est vray que le ciel cache plus de men'eille.
Je la vois quelquefois, s'elle se veut mirer, Esperdûe, eslonnée, et long-tans demeurer Admirant ses beautez, dont mesrae elle est ravie:
Et cependant (chestif !) immobile et poureux, Je pense au beau Marcis de soy-mesme amoureux, Craignant qu'un sort pareil mette fin à sa vie.
Celuy que l'Amour range à son commandement Change de jour en jour de façon différente ; Uelast j'en ay bien fait mainte preuve apparente. Ayant esté par luy changé diversement.
Je me suis veu muer, pour le commencement, En cerf qui porte au flanc une flèche sanglante ; Apres je devins cygne, et, d'une veix dolante, Je présagé ma mort, me plaignant doucement.
Depuis je devins fleur languissante et panchée, Puis je fus fait fontaine, aussi soudain sechée, Espuisant par mes yeux toute Teau que j'avois;
Or je suis salemandre et vy dedans la flame; Vais j'espère bioi-tost me voir changer en vois. Four dire incessamment les beautez de ma daine.
Par vos grâces, madame, et par le dur martire Qui me rend en aimant triste et désespéré, Par tous les lieux secrets où j'ay tant soupiré. Et par le plus grand bien qu'un amoureux désire ;
Par ces beaux traits qu'Amour dedans vos yeux retire, Par les lys de vos mains, par vostre poil doré. Et où rien de plus grand pourroit estre juré. Je l'appelle à témoin de ce que je veux dire :
Jamais d'autres beautés mon œil ne sera pris; Doux espoir de mes maux, cher feu de mes espris, * Vous serez ma recherche et première et dernière ;
Et mon cœur cessera d'idolâtrer vos yeux Lorsqu'on ne verra plus au soleil de lumière. D'eaux en mer, d'herbe aux prez, et d'estoilles aux cieui.
Pour me recompenser de tant de passion Que supporte mon cœur, dévot à ton service, Te l'offrant pour victime, en flambant sacriflco, Et me rendant pour toy compagnon d'Ixion :
Non, ne paye ma Iby d'aucune affection; ' Puis que c'est ton vouloir, il faut que j'obeîssr. Paye moy de rigueur, paye moy d'injustice, Je n'en puis estre moins à ta dévotion.
Preste moy seulement ccste œillade divine Qui me combla d'amour le cœur et la poitrine. Et qui d'un feu cuisant m'embrasa les espris,
Afin qu'en me jouant soudain je te regarde, Et que cent mille amours dans le sein je te darde, Âloi's tu seras prise au jeu que tu m'as pris.
Amour, quand fus-tu né? Ce fut lors que la terre S'émaille de couleurs et les bois de verdeur. De qui fus-tu conçeu? D'une puissante ardeur Qu'oisiveté lascive en soy-mesmes enserre.
Qui te donne pouvoir de nous faire la'guerro? Les divers mouvomens d'espérance et de peur. Où te retires-tu? Dedans un jeune cœur Que de cent mille traits cruellement j'enferre.
De qui fus-tu nourry? D'une douce beauté, Cui eut pour la servir jeunesse et vanité. De quoy te repais-tu? D'une belle lumière.
Crains-tu point le pouvoir des ans et de la mort ? Non; car, si quelque-fois je meurs par leur effoit, Aussi-tost je retourne en ma forme première.
Celle à qui j'ay sacré ces fleurs de ma jeuness<». Mes vers (enfans du cœur), mon service et ma foy, Par qui seule j'espère, en qui seule je croy, Des Jardins *, c'est ma cour, ma royne et ma princesse.
* Jean des Jardins, médecin de François I". Il élait venu au monde dans les environs de Laon, et professa les humanités avant d'étudier la médecine, r.eçu docteur en 1519, il enseigna bientôt l'art de guérir. La Pléiade lui t^nioi<|;nait une grande faveur, parce qu'il exhortait la jeunesse à apprendra