LIVRE 1. SI
Est-ce pas bien aimer que de ne rien penser Qu'en la flere beauté, qui me fait insenser? Yivi-e du seul objet dont la rigueur me tue, Voir renforcer ma foy plus elle est combattoê, Servir d'ame et de cœur sans espoir d'aucun bien, Désirer toute chose et ne demander rien, Dis<!ourir sans discours, estre Taillant de crainte, N'avoir dedans l'esprit qu'une flgure emprainte, Pour un mot de travers souffrir mille trespas, Quitter pour un martel et repos et repas, Ne sentir des desdains mon ardeur refroidie, Et courir à la mort fuyant la maladie.
Telles sont mes amours, tels sont mes passetans ! Cependant, misérable, aucun bien je n'attans ; Hais plus je continué en ma course première, rius mon chemin s'esloigne et me trouve en arrière.
Las! pour comble d'ennny, je ne puis me tenir De penser au malheur qui me doit advenir; Et ce qui plus me trouble et renforce ma plainte, C'est lors que je prevoy qu'il faudra par contrainte Que ce divin esprit, dont je suis détenu, S'assujettisse aux loix d'un peut-estre inconnu. Et cède à la coustume aux amans si contraire, Qui l'or et la richesse au mérite préfère. Mais plustost que de voir ce desastre approcher. Que le ciel me transmué en pierre ou en rocher! Aussi bien s'il advient, ma douleur excessive Ne souffrira jamais qu'une heure après je vive. Toutesfois quand le ciel, pour m'outrager plus fort, !■ nvieroit à mon mal ce dernier reconfort, A l'instant pour jamais je quitteroy la France, Comme indigne de voir vostre aimable presance. Et m'en iroy choisir, triste et désespéré, Aux |)ays plus perdus quelque lieu séparé. Sauvage, inhabité, désert et solitaire, Tour maudire à mon gré la fortune adversaire. Et passerois ainsi le reste de mes jours. Compagnon des lions, des serpens et des oui-s. 11 est vray que je veux, quelque ennuy qui m'avienne, Que de vos yeux divins sans cesse il me souvienne ; Car, parmy les rochers et les antres secrets, Le matin et le soir, en faisant mes regrets, J'apprendray vostre gloire aux murmurans rivages. Aux oyseaux passagers et aux bestes sauvages, Oui \iendront pour ra'ouyr des forests d'alentour. Et plaindront en longs cris ma peine et mon amour.
Quand je n'en pourray plus et que ma voix lassée Sera de trop crier enrouée et cassée, Je m'en iray clioisir les arbi*es les plus droits» Pour graver sur l'escorce en mille et mille endroits Ce beau nom que j'adore, entre tous admirable, Qui me fait estimer mon travail agréable. Mais je suis trop certain qu'un tel esloignement Ne me souffriroit pas vivre si longuement ; Car du feu de vos yeux ma vie est allumée, Qui sera, les perdant, esteinte ou consumée.
ELEGIE Vil
Comme dedans un bois enrichy de fueillage, D'herbes, d'eaux et de fleurs, et tout couvert d'ombrage, Se branchent les oyseaux esmailles de couleurs, Soupirans doucement leurs plaisantes douleurs; Comme on voit dans un pré les fleurettes nouvelles Monstrer comme à l'envy leurs beautez naturelles, Ainsi dedans un cœur hautain et généreux Se retirent tousjours les desii*s amoureux, Les douces passions, les délectables peines, Et les chères langueurs dont les amours sont pleines, Qui ne doivent jamais un amant retenir, Yeu qu'un grand bien ne peut sans travail s'obtenir. Un cœur noble et gentil sans amour ne peut estre. Car avecques l'Amour Nature l'a fait naistre. Les a liés ensemble et les joint tellement. Qu'ils demeurent tousjours inséparablement. Comme le beau soleil et sa lumière claire. Comme l'ombre effroyable et la nuict solitaire, Comme la flamme vive et Tardante chaleur, Comme l'humide et l'eau, la fièvre et la douleur. Bref, quiconque est bien né sent tousjours dedans l'ame L'inévitable effort de l'amoureuse flame, Qui ne reçoit jamais de refroidissement. Car la parfaite amour dure éternellement; Mesme alors qu'il advient qu'elle a son origine D'une perfection dont la forme est divine, \ Qui la rend immuable et son cours arresté ; Car si rien est constant, c'est la divinité. Et voilà ce qui fait que l'Amour que je porte A vos beautez, madame, a la trempe si forte Que le tans ny la mort ne la pourraient changer, Ni voslre rigueur mesme autre part la ranger.
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Aussi, \H)ur dire vray, mou auiour j'ay fuuUêc ^^ur la perfection d'une si belle idée, Qu'il semble que le ciel en elle ait tout compris, Pour ravaler l'estime et l'orgueil de Cypris, Et qui, sillé d'erreur, ne le voudra pas croire, Qu'il vienne voir vos yeux, causes de la victoire Que vous avez sur moy, dont je m'estime lieui'eux, Bien qu'ils me soient à tort quelquesfois rigoureux : Yeux où l'enfant Amour lient son céleste empire, Yeux où le beau soleil tous les soirs se relire, Yeux, les lampes du jour, aux rayons gracieux, Qui font honte à la lune et aux astres des cieux, Qui font en mesme point ^'ivre et mourir ensemble, Qui font qu'en les voyant l'ame soupire et tremble, L'œil esperdu s'égare, et tout soudainement On perd sa liberté sans connoistre comment.
Qu'il vienne -voir après l'or de vos tresses blondes, Soit quand vous les laissez flotter comme des ondes, A l'abandon du vent, qui s'cmpestre dedans Les filets blonds dorez de vos cheveux pendans ; Soit quand vous les tenez sur le chef amassées, Les ayant par devant ordonnément dressées. Ou qu'avec un bonnet vous nous représentez D'ilylas ou d'Adonis les célestes beaulez.
Qu'il vienne voir ce front, large table d'yvoire, Plaine, claire et polie, où l'Amour à sa gloire Tient appendus devant les noms et les escus De tant de chevaliers heweusement vaincus. Le mien s'y reconuoist le plus haut de la bande, Et pense avoir acquis une gloire bien grande D'avoir vaincu celuy qui libre se gardoit, Et qui sans obeyr i chacun commandoit.
Mais cem'est grand honneur pour vainqueur reconuoist re Un dieu des plus grands rois le monarque et le maistie, Et lequel nonobstant tout seul ne m'eust donté, S'il n'eust eu pour secours vostrc unique beaulé, Beauté vraymenl parfaite et tellement extrême, Qu'elle iieut prendre Amour et le vaincre luy-mesnie, Ainsi qu'elle m'a pris, qui ne fey nul cfTorf, Sçachant que mon pouvoir ne seroit assez fort.
Las! que depuis ce tans j'ay passé de traverses. Que j'ay souffert d'eimuis et de peines diverses. Qui, troublant mon repos, toutefois me plaisoient, Quand je voyoy vos yeux, deux soleils qui luisoicnt Au centre de mon amc, et que, par leur présance Mon cœur s« nourrissait d'une douce espérance !
fit ELEGIES.
Mais, loi-squ'il me Talut de la cotir séparer Et, pressé du devoir, au camp me retirer, Où j'estois attendu d'une puissante armée, Qtie iiinn œil pouvoit rendre au combat animée, Dieu sçait les passions qu'il me falut sentir! Mais, voyant que l'honneur me forçoit de partir, Je m'en allay sans cœur, sans esprit et sans vie. Que je vous delaissay pour en estre servie; " Kt demouray, chetif à part moy languissant, Le ciel comme ennemy sans repos maudissant, Accompagné d'Amour, qui tout remply de rage, Me faisoit sans cesser quelque nouvel outrage : Dieu sans miséricorde, importun, furieux, Oui pour me travailler me suivoit en tous lieux, liraecompagnoit par tout, me livroit mille allaiines. Et ne doutoit l'effort de dix mille gendarmes, Ki de tant de soldats que j'avots à ï'entour. Sans me pouvoir garder des embusches d'Amour, Amour qui n'avoit seul l'entreprise dressée, Car il estoit sui\7 d'une troupe amassée Di' pensers ennemis qui cruels m'assailloient. Et de jour et de nuict mon esprit Iravailioient. L'un me faisoit songer à ma perte advenue, L'autre rendoit ma vie en espoir maintenue. L'autre me faisoit peur, lautre, plus gracieux. Vos divines beautcz offroit devant mes yeux. Mais, quand j'estoy charmé d'objet si désirable, Mes maux se faisoient doux, tout m'estoit favorable. L'aise enyvroit mon ame, et m'estimoy heureux D'eslre idolatrement de vos yeux amoureux. Souhaitant pour tout bien l'heure tant attendue Par qui vostre beauté devoit m'estre rendue. Et que, sans plus me voir de pensers enchanté, J'échangeasse à la fin l'ombre à la vérité.
Or j'ay si fort contraint le ciel par ma prière, Que je voy de rechef vostre belle lumiexe ; Je revoy les thresors de vostre poil doré. Les lys de vostre teint de roscs^ coloré; Je revoy le coral de vos lèvres jumelles. Qui ouvrent en riant des perles naturelles ; J'entr'oy ces doux propos qui me retiennent pris. Qui ravissent mes sens, qui charment mes espris, Kt bref, vous contemplant, bien-heureux, f imagine L'entier contentement de la troupe divine. Je jouys icy bas de la gloire des cieux, Et d'un homme mortel je suis égal aux dieux
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Sinon de ce poinl seul que leur oye est durable, Et inoy, dés que je i^ers vostre veuê adorable, Non bien léger s'envole aussi-tost que le vant, Et ma douleur me presse ainsi qu'auparavant.
Mais je m'estime heureux de vivre en telle sorte, I*ourveu que vous sçacliiez l'amour que je vous porte, Que vous preniez mon cœur, lequel vous est otrert. Que vous plaigniez le mal que pour vous j'ay souffert Et que je souffre encor, de la playe ciiielle ^Hie je receu, le jour que je vous vey si belle : (^le vous vous asseuriez de ma fidélité. Et que tous mes propos ne sont que vérité. Croyez qu'un noble cœur est franc de tromperie ; 11 demeure immobile, et jamais ne varie, D'aucune Action il ne sçauroit user.
Car la parfaite amour ne se peut déguisex. Joint que tant plus qu'un prince est grand et remarquable, Plus il se doit monslrer entier et véritable.
ELEGIE VUl
De tous ceux qui d'Amour ont senty la rudcbsc, Aggravez sous la joug d'une ingrate maislrcsse, Et qui pour le loyer d'avoir persévéré Ont par sa cruauté maint supplice endui-é, 11 ne s'en trouve point que ce dieu plein de rage Ait battu plus que inoy de tem|)csle et d'orage, Ne qui plus justement se puisse lamenter D'avoir comme sa loy veu sa peine augmenter. 11 m'a toujours choisi pour butte a sa colère, 11 m'a tousjours pressé comme son adversaire, Sans me donner relôche, et sans que mon devoir Ni mes longues douleurs l'ayent peu desraouvoir, Ni fléchir la rigueur de sa haine obstinée Contre ma patience, à souffrir condamnée.
Il est vray que quand seul j'estoy maistre de inoy, Rfjetlant dédaigneux son empire et sa loy, 11 sucroit son absynthe, et sous un doux visage Recelloit la rigueur de son mauvais courage; Et pour mieux déguiser sa flere cruauté, Il offrit à mes yeux vostre unique beauté, Riche d'attraits subtils, de regards et de llame, Qui percèrent mon cœur et voilèrent mon ame. Mais ce tourment nouveau m'estoit plaisant et doux, Tant j'aimay dés ce jour tout ce qui viejit de vous! Joint que bien tost après vous eustes connoissance
Combien pour vous aimer j'cnduroy de souffrance;
Et vous, comme déesse encline à la pitié,
Eustes le cœur touché d'un rayon d'amitié.
Me recevant pour vostre, et prenant davantage
Le mien qu'au mesme instant je vous laissay pour gage,
lequel, pour quelque ennuy qu'il ait peu soustenir.
Devers moy du depuis n'est voulu revejiir.
Ah ! qu'en ce tans heureux je sentoy de liesse, Me voyant favory de si belle princesse. Dont les yeux, gracieux qui doucement luisoienl, Mille feux amoureux dans mon ame attisoient ! De ses divins propos je prenoy nourriture, J'admiroy les Ihresors du ciel et de nature; Souvent par mes pensers aux cieux je m'enlevoy, Et, ravy de moy-mesme, en elle je vivoy.
0 tans heureux et doux ! ô saison désirable! ilelas 1 que ta faveur me fut lors peu durable ! Que mon printans fut court, et comme en un moment J'esprouvay le malheur d'un obscur changement ! Tout Testât de ce monde est un jeu d'inconstance. Mais encor en amour on voit moins d'asseurance ; Sa faveur est semblable à un beau jour d'hyver. Qui se pei*d aussi-tost qu'on le void arriver. Veu qu'en ce tans heureux, las ! je ne pouvoy croire Que le plus grand des dieux peust offenser ma gloire. Ce fut lors que mon heur en malheur se changea. Et que mon plus grand bien quand et vous s'estrangea.
Vous fustes mariée I ô dure souvenance ! Uelas! je meurs encor aussi-tost que j'y pansel Je sens renouveller mes antiques douleurs. Et faut que de mes yeux je verse mille pleurs. Mais ce qui m'aftligea d'un regret plus extrême Fut que je me trouvay sans vous et sans moy-mesmc ; Car ce nouveau mary jaloux vous enleva, Et mon cœur pour jamais d'allégresse priva ; Laissant la cour sans grâce, ennuyeuse et déserte, Et tous les beaux esprits qui gemissoient leur perle.
Ilelas I combien depuis ay-je esté travaillé ! Combien de fois la nuict, en sursaut éveillé, Ay-je arrosé de pleurs mon visage et ma couche, Ayant vostre beau nom à toute heure en la bouche, Et ne pouvant trouver de plus grand réconfort Que de crier sans cesse et d'imi)lorer la mort ?
Or durant les assauts de ma dure infortune, L'ennuy qui me pressoit autant que chose aucune. C'estoit que mon malheur n'estoit point entendu ;
LIVhK 1.
Cai' tyranniquement, vous m'aviez deffeiidu D'en faire aucune plainte, et de vous en escrire. Ainsi j'estoy contraint d'étouffer mon martire, Et mourir suffoqué sans m'oscr déceler, Ni d'un seul mot d'escrit mes ennuis consoler; Seulement vostre image en mon cœur si vivante Donnoit force à ma vie et la rendoit constante.
Voilà les doux plaisirs qu'Amour m'a fait senlii , Sans que de ses prisons j'aye voulu sortir. Encor n'est-ce la fin de ma griéve souffrance! J'ay sceu que vous doutez de ma persévérance, Et que ce que j'ay fait pour couvrir mon ardeur, Passoit en vostre endroit pour change ou pour froideur. Las ! est-ce le guerdon d'une foy si certaine? Faut-il qu'après l'angoisse et la mort inhumaine De brûler sans me plaindre, en vous obéissant, Je sois plus que jamais à grand tort languissant? Et qu'avec le destin vous faciez alliance Pour forcer tout d'un coup ma vie et ma constance?
Certes, vous avez tort, et ne sçauroy penser Qu'Amour, juste vengeur, ne s'en doive offenser. N'espérez toutesfois, ô chère Parthenie, Que j'en sois moins ftdelle à vostre tyrannie ! Car ainsi comme l'or plus il est refondu, Rebattu, martelé, plus luisant est rendu, Tout ainsi ma constance au plus fort des allannes, Des ennuis, des rigueurs, des soupirs et des larmes, Se monstrera plus belle et ne fléchira pas, Deussé-je en vous servant souffrir mille trespas. Car je croy qu'en mourant pour une beauté telle. On s'acquiert, comme en guerre, ime gloire immortelle.
ELECIE IX
En la saison première, après que toutes choses Furent de leur chaos ordonnément decloses, Loi-s que tous blancs de foy les mortels icy bas, Nouvelle œuvre du ciel^ seulement n'avoient pas Entr'eux le nom de vice, ains guidez d'innoçahce Faisoicnt bien par nature^ et non par connoissance ; Amour, puissant démon, qui, le premier des dieux, A voit franchy le sein du chaos ocieux. Ayant mis fin par tout au trouble et à la guerre, Amoureux des humains vint demeurer sur terre lUen au il Aist iipmortel, il ne les dédaignoit. Mais de jour et de nuict il les accompagnoit;
£i6 ELEGIES.
Il logeoit dans leurs cœurs, il échauffoit leurs âmes,
Et sous le doux effort de ses poignantes fiâmes,
Chacun, pour s*alleger, sa moitié choisissoit,
Ne cessant leur amour quand ce désir cessoit.
Lors tous vivoient conlans; l'amante esloit sans crainte
Que sous un beau semblant logeast une ame fainte,
Qu'on apprit aux soupirs quand ils dévoient sortir,
1 1 que mesmes les pleurs fussent duits à mentir;
La bouche estoit du cœur asseuré témoignage,
On ne s'amusoit point à farder son langage.
Ses yeux, sa contenance ; ains, sans dissimuler,
Qui plus avoit d'amour, mieux en sçavoit parler.
La beauté, la douceur, le mérite et l'adresse,
Estoient les seuls efforts pour vaincre une maistresse,
Simple et sans artifice, et qui ne sçavoit pas
User selon les tans de rigueurs ou d'appas.
Façonner un suu-ris, com|)oser ses œillades.
Pour rendre en se jouant les jeunes cœurs malades.
Mais, qui plus est aussi, l'or n'avoit aucun pris;
Carquans', perles, rubis, n'eussent meu lesespris
De la moindre bergère, ains l'amitié prisée i
Sur toute autre richesse estoit authorisée. |
Mais comme peu k peu le vice s'avança.
Et que cette saison en une autre passa, 1
Et que l'or jaunissant se iiiit en évidence.
Et que la fermeté fit place à l'inconstance, i
Qu'on se sceut déguiser, et qu'on sceut finement '
Au poids de la richesse estimer un amant;
Qu'on peut de cent façons couvrir sa fantaisie, I
Et du beau nom d'honneur masquer l'hypocrisie,
Amour tout estonné de voir si-tost changé |
Un peuple, qui n'aguere estoit si bien rangé.
Détestant leur malice, ainsi se prit à dire : j
« H faut, il faut, dit-il, qu'ailleurs je me relire; Ce peuple est misérable et ne connoist combien Il a par ma faveur receu d'aise et de bien. • '
L'efiet fust aussi pront que la voix prononcée; Car d'une aile à plein vol par le vague élancée, 11 se perd dans la nuê, où, souslenu de l'air, Pour dire ces propos il cessa de vuler :
« Tu t'en repentiras, race ingrate et chetive. Et, regrettant trop lard le bien dont lu te prive, Reconnoistras en bref combien sont differans Les vrais contenlemens des plaisirs apparans. i
I Colliers. 1