DU POUTRAIT DU SIEUR DE VA.NDES
UEDECIN DD ROY
AUTHEUR DES FLAMilES SAINTES
Amour, advisant ce portrait, Tout soudain le perça d'un trait, Pour se vanger des llammes saintes, Oui les siennes avoienl estaintes.
«Tu as mon ouvrage deffait, Dit le peintre; Amour, qu'as-tu fait, Laissant le vif, et ta sagette Perdant sur l'image muette ? »
Amour respond : «■ Je n'y puis rien; Rien n'y sert mon arc, mon lien; Si je l'approche, il faut me rendre.
Pour son art, ses vers et sa voix.
Au lieu d'un que je pense prendre.
Je deviens esclave de trois. »
A MADEMOISELLE DE GH A STEAUNEUr »
Je no veux désormais m'enquerir davantage Que tu peux avoir fait, larron malicieux, De tant de jeunes cœurs surpris en tant de lieux, Laissant mesmes au ciel marque de ton outrage.
Tu nous les ravissois pour bastir cet ouvrage. Ce royal CHASTEACNtcF, ton palais gracieux, Où tu vas reposer, las d'outrager les dieux, Y retirant tes feux, tes traits et ton cordage.
Devant ce Chasteauxeuf, pour embellir le front. Tu pens les plus beaux cœurs, comme les chasseurs font Des grands cerfs et sangliers qu'à force ils peu\ent prendre.
Le mien s'y fust peu voir au plus haut lieu planté; Mais pour ce que sans crainte il favoit résisté, 0 cruel, par despit tu l'as réduit en cendre !