DE CLAUDE DE BASTARNAY
SIECR D'aNTON
Juste postérité, qui liras la vaillance De tant de grans guerriers à jamais glorieux, (Jui par le fer vainqueur se sont ouvert les cieux. Achetant de leur sang le repos de la France,
Honore incessamment l'heureuse souvenance Du vaillant Bastarnay, digne race des dieux, Qui, dès le doux printans de ses ans gracieux, S'offrit pour son pays d'une belle asseurance.
Pour le recompenser de sa fidélité, Les dieux bénins luy ont le corps mortel osté, Luy donnant dans le ciel une gloire immortelle.
Car il luit maintenant en astre transformé, Et sera bien-heureux à bon droit estimé Qui naistra désormais sous planette si belle.